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Les civils du Valenciennois dans la Grande Guerre 1914-1918
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5 mai 2011

Les fusillés du 327

LES FUSILLES DU 327° Régiment d'Infanterie

 

Une fois de plus je déroge à la règle des civils, mais il s'agit du régiment de réserve de Valenciennes :

Le JMO du 327° RI est muet sur ce sujet,
par contre celui de la 51° Division situe l'action le 6 septembre 1914 :


puis le 7 septembre 1914


 

---------------------------------------------

 

 L'inventaire de la BDIC permet de retrouver les noms des 7 condamnés, et les fiches MDH de compléter avec les prénoms ; depuis, le site mémorialGenWeb a mis en ligne pour chacun une fiche que je reprends ici avec leur aimable autorisation : (cliquer pour accéder au site, accepter les conditions, revenir sur l'image et cliquer de nouveau)
 

 

  • BARBIEUX Eugène : (Identifiant MGW : 5206476)
     


 

  • CAFFIAUX Gabriel :  (Identifiant MGW : 5210732)
     


 

  • CLEMENT Palmyr : (Identifiant MGW : 5137855)
     


 

  • DELSARTE Alfred : (Identifiant MGW : 5409385)
     


 

  • DUFOUR Gaston (de Lecelles)  (Identifiant MGW : 5137850)
     

son nom figure au monument aux morts, et sa photo est sur le mur de l'enclos funéraire de Lecelles :

Ouvrir dans un nouvel onglet pour une image plus large

 

GDUFOUR[1]

 


 

  • HUBERT Désiré : (Identifiant MGW : 5137848)
     


 

  • WATERLOT François :  (Identifiant MGW : 6829716)
     

 


 

  • Il ne vous aura pas échappé deux dissonances dans les dates de décès : 
    • CLEMENT Palmyr, décédé le 9 septembre "de ses blessures", ce qui est peu habituel lors d'une exécution qui a eu lieu le 7 ! ( voir au bas de cette page)
       
    • WATERLOT François, décédé le 10 juin 1915 : surnommé "le fusillé vivant".

 
Voici l'extrait (partie en clair) correspondant du livre du Gal BACH

 

 
Ouvrir l'image dans un nouvel onglet pour zoomer

 

 
Ouvrir l'image dans un nouvel onglet pour zoomer

 

 

Quant à HUBERT Désiré, son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Trith St-Léger(Nord),

Trith St Léger

Afficher l'image pour la taille réelle

Cité qui lui a rendu hommage dans la revue locale à partir des données du livre de Odette Hardy-Hemery.

 

  • La carte du secteur , tirée du JMO de la 101e Brigade.(Zone Lachy-Les Essarts)
  • Certains sont déclarés MPLF aux Essarts (B) pourquoi d'autres le sont-ils au combat de Corfélix-Culot(s) (C) ????

et aussi de Barbonne au sud de Sézanne cette fois.... Pour brouiller les pistes  :??:  ??
(Quant à Clément "hôpital mixte d'Orléans-Loiret" le 9, c'est logique, mais qu'était-il donc marqué sur sa fiche d'admission ???)
 

  • Général de brigade René-Auguste-Emile Boutegourd (1858-1932) : Chevalier puis Officier puis Commandeur puis Grand Officier (06/07/19), chef de la 51e division de réserve (I), puis chef de la subdivision de Châtellerault et de la subdivision de Tours (I) (III), puis chef de la brigade territoriale B du secteur Nord de la région fortifiée de Belfort puis devient 214e brigade (I). [Avant la guerre: 42e brigade d'infanterie et subdivisions de région de La Roche-sur-Yon et de Fontenay (09), 41e brigade d'infanterie et subdivisions de région de Nantes et d'Ancenis (10, 11, 12, 13, 14).] [Après la guerre: en réserve.] (d'après genealogie.free) (Aucune poursuite n'a été engagée)

 

  • Le procès en réhabilitation s'est tenu en 1926, tous seront réhabilités le 22 décembre 1926 par un arrêt de la Cour d'Appel de Douai (réhabilitation des "Fusillés du 327e")

 

  • Références/sources : 
    "Triscope" N°6 , Trith St-Léger Décembre 2006 
    "Trith Saint Léger du premier âge industriel à nos jours" de Odette Hardy-Hemery. Editions Septentrion presses universitaires.
    "Fusillés pour l'exemple 1914-1915", Général André BACH edts Tallandier, pp 247&248

 

  • Fusillés de la Grande Guerre. Campagne de réhabilitation de la Ligue des Droits de l’Homme. 1914-1934 [F delta 1836] INVENTAIRE, Nicolas Veysset Nanterre B.D.I.C. Février 2005
     
  • SGA/Mémoire des hommes
          Il est à noter que seuls BARBIEUX, CAFFIAUX, CLEMENT, DELSARTE et HUBERT figurent dans la base des fusillés, il n'y a aucun dossier de jugement disponible et pour cause,  seulement une mention ""
     
  •  L'histoire des fusillés et principalement de WATERLOT est l'objet du livre d'Odette Hardy-Hemery "Fusillé Vivant"

9782070138111[1]

  • Un article, paru dans l'Humanité le 27/11/1921 :

L'HUMANITE 19211127 article 327(Cliquer pour agrandir, puis "afficher l'image")

  • Un second, toujours dans l'Huma,  le 27/11/1921

 

Huma 19220510b

 

 

  • Au cimetière de Moeurs-Verdey (Marne) une plaque rappelle leurs noms près du monument aux morts :

 

51-Moeurs Verdey 

(Photo J-F Python)

 

 

  •  Concernant CLEMENT Palmyre,  son décès (réel) a nécessité un jugement du Tribunal de Première Instance de Valenciennes le 19/09/1934, transcrit ensuite à Saint-Amand-les-Eaux :
     
    • Attendu qu'un acte de décès dressé par DELBECQUE Auguste officier de détail au 327eRI constate que le soldat CLEMENT Palmyre du 327e RI né le 23/02/1884 à Château l'Abbaye (Nord) (...) est décédé aux Essarts (Marne) le 7/09/1914. (...)
      Attendu qu'il résulte d'une enquête diligentée par M. le Ministre des Pensions que c'est à tort que cet ex-militaire fut porté décédé le 7/9/1914 aux Essarts. Qu'en réalité ce militaire ne fut que blessé à ces lieu et date ; transporté dans un train sanitaire, décéda en cours de route le 9/09 : son corps déposé à l'hôpital mixte d'Orléans fut inhumé au cimetière de cette ville, tombe 34. (...)
      Attendu que le soldat CLEMENT était encore vivant quand a été dressé le 7/09 l'acte de décès transcrit à St Amand
      .
      Qu'il y a lieu en conséquence de rectifier l'acte de décès .....

    La date du 7 septembre, et le lieu (Les Essarts), correspondent à l'exécution.
     

  •  Les Cahiers des droits de l'homme n° 16, du 10 juillet 1927, p. 372.
    Arrêt de la Cour de Douai.

    Rehab 01 Rehab 02

 

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10 avril 2013

1915 - Soldats Français décédés à et de Valenciennes

 Parmi ceux-ci, un civil "prisonnier civil" dont on ne sait quasiment rien :
 

BAECKE Gaston PRISONNIER CIVIL Valenciennes Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République 13 août 1915


 Les archives de la croix-rouge ont une fiche et une page de registre à son nom :

CICR Baecke Gaston fiche

 

   Et il existe une fiche guère plus complète sur le site Mémoire des Hommes :
 

 


 

Retour au tableau des nationalités par année

 

L'accès aux actes se fait  (via la vue et le n° d'acte) dans le registre de 1915 aux
Archives Départementales du Nord cote 3 E 5781

 

 

RETIF Lucien Charles
Soldat au 319°RI, 4°Btn, 17°Cie, Cl:1904
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles, Boulevard pater) le 02/01/1915
Acte n° 1 vue n° 1 en date du 02/01/1915
Né le 09 déc 1884 à Vaux sur seine (Seine et Oise)
 
RIVIERE Hippolyte
Soldat au 21°RI, Cl:1901
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles, Boulevard pater) le 20/01/1915
Acte n° 47 vue n° 13 en date du 20/01/1915
 
SERGEANT Alfred
Décédé à Beauséjour (Marne) le 16/02/1915
Acte n° 141 vue n° 36 en date du 20/09/1921
 
LAMBERT Jean Marcel
Décédé à Roclincourt (Pas de Calais) le 18/02/1915
Acte n° 144 vue n° 37 en date du 16/11/1921
 
DESCARPENTRIES Joseph Hippolyte
Décédé à Mesnil les Hurlus le 15/02/1915
Acte n° 145b vue n° 37 en date du 28/10/1920
 
MALECOT Alphonse
Décédé à Mesnil les Hurlus le 19/02/1915
Acte n° 146 vue n° 37 en date du 23/02/1921
 
ANTOINE Andr&
Décédé à Mesnil les Hurlus le 15/02/1915
Acte n° 147 vue n° 38 en date du 15/10/1920
 
LECERF Charles Henri
Décédé à Mesnil les Hurlus le 19/02/1915
Acte n° 148 vue n° 38 en date du 08/10/1920
 
DANCRE Ferdinand Emile Marceau
Décédé à Mesnil les Hurlus le 19/02/1915
Acte n° 149 vue n° 38 en date du 06/01/1921
 
DUHIEU Alexandre
Décédé à Mesnil les Hurlus le 19/02/1915
Acte n° 150 vue n° 38 en date du 20/03/1922
 
DOR Charles Louis
Décédé à Boi des Caures (disparu) le 25/02/1915
Acte n° 160 vue n° 41 en date du 04/07/1921
 
DREUMONT René
Décédé à Mesnil les Hurlus (marne) le 28/02/1915
Acte n° 166 vue n° 42 en date du 31/07/1922
 
BONNIER Jean Adomphe
Décédé à Beauséjour (Marne) le 28/02/1915
Acte n° 167 vue n° 43 en date du 26/01/1921
 
POTTIEZ Louis Joseph
Décédé à Beauséjour (Marne) le 02/03/1915
Acte n° 169 vue n° 43 en date du 24/03/1921
 
WAGRET Henri
Décédé à Beauséjour (Marne) le 02/03/1915
Acte n° 171 vue n° 44 en date du 10/01/1921
 
DELIGNE Constant Charles
Décédé à Mesnil lez Hurlus (Marne) le 03/03/1915
Acte n° 172 vue n° 44 en date du 06/01/1921
 
GREFFE Charles
Décédé à (Mesnil lez Hurlus (Marne)) le 03/03/1915
Acte n° 174 vue n° 44 en date du 25/11/1922
 
LEFEBVRE Emile Alfred Henri
Décédé à Beauséjour le 13/03/1915
Acte n° 197 vue n° 50 en date du 26/08/1920
 
BEAUMONT Georges paul Henri
Décédé à Minaucourt (Marne) le 15/03/1915
Acte n° 203 vue n° 52 en date du 10/12/1920
 
AMORY Emile Désiré
Décédé à Maizeray (Meuse) le 05/04/1915
Acte n° 252 vue n° 64 en date du 02/10/1920
 
GABET Jean Baptiste Henri
Décédé à Ripont le 26/04/1915
Acte n° 272b vue n° 69 en date du 30/07/1920
 
PATTE Louis Bruno Joseph
Décédé à Friedrichsfeld (Allemagne) le 23/04/1915
Acte n° 282b vue n° 71 en date du 27/08/1920
 
LENNE Louis Emile
Décédé à La Harazée (Marne) (Disparu) le 24/04/1915
Acte n° 283 vue n° 72 en date du 16/09/1921
 
LEDENT Arthur
Décédé à Les Eparges (Disparu) le 25/04/1915
Acte n° 287 vue n° 73 en date du 27/12/1921
 
LOISELEUX Constan(
Décédé à Lizerne (Belgique) (Disparu) le 26/04/1915
Acte n° 289 vue n° 73 en date du 27/07/1921
 
HIRSAUX Alfref
Décédé à Lizerne (Belgique) (Disparu) le 27/04/1915
Acte n° 291 vue n° 74 en date du 02/07/1921
 
DORISON Marcel
soldat au 27° RIT, Cl 1900
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles, Boulevard pater) le 27/04/1915
Acte n° 292 vue n° 74 en date du 28/04/1915
Né le 23 sep 1880 à Chatte (Isère) sic
 
WAILLIEZ Désiré
Décédé à Bois d'Ailly (Meuse) (disparu) le 05/05/1915
Acte n° 313 vue n° 80 en date du 06/08/1921
 
DEMENEZ Emile
Décédé à Bois d'Ailly (Meuse) le 05/05/1915
Acte n° 314 vue n° 81 en date du 23/05/1922
 
KRZMIESLY Joseph
Décédé à Au nord d'Arras (disparu) le 09/05/1915
Acte n° 317 vue n° 81 en date du 02/07/1921
 
CARRESE Théophile François Théodore
Décédé à Roclincourt (Pas dee Calais) le 09/05/1915
Acte n° 319 vue n° 82 en date du 23/03/1921
 
FRAPPART Eugène
Décédé à Neuville St-Vaast (Pas de Calais) (disparu) le 11/05/1915
Acte n° 320 vue n° 82 en date du 20/09/1921
 
MILLIET Honoré
Caporal au 17°RI, 10°Cie
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège Notre-Dame, Rue des Capucins) le 22/05/1915
Acte n° 352 vue n° 90 en date du 22/05/1915
Né le 12 août 1889 à
 
GALOIS Louis
Décédé à Niederzwechren (Allemagne) le 26/05/1915
Acte n° 365 vue n° 93 en date du 15/10/1920
 
BLAISE Paul
Soldat 2°Cie 26°RI
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles, Boulevard Pater) le 10/06/1915
Acte n° 403 vue n° 104 en date du 10/06/1915
 
BOULINGUIEZ Victor
Décédé à Hébuterne (Pas de Calais) le 10/06/1915
Acte n° 403 vue n° 104 en date du 15/10/1920
 
CRINELLE Léon
Décédé à Colincamps (Somme) le 13/06/1915
Acte n° 406 vue n° 105 en date du 12/01/1921
 
KENDT Mios Désiré
Décédé à Serre (Pas de Calais) (disparu) le 13/06/1915
Acte n° 407 vue n° 105 en date du 04/07/1921
 
GUSTIN Alfred
Décédé à Hébuterne le 13/06/1915
Acte n° 409 vue n° 105 en date du 14/03/1921
 
GOSSELIN Edmont
Décédé à Colincamps (Somme) le 13/06/1915
Acte n° 410 vue n° 106 en date du 26/01/1921
 
DUTERNE Jules
Décédé à Queunevières Oise le 16/06/1915
Acte n° 411 vue n° 106 en date du 02/07/1921
 
GREVIN Albert Grégoire
Décédé à Queunevières Oise le 16/06/1915
Acte n° 412 vue n° 106 en date du 24/08/1920
 
GABET Marcel
Décédé à Tranchée de Calonne (Meuse) le 20/06/1915
Acte n° 422 vue n° 109 en date du 20/04/1921
 
SCAVAIL Marcel
Décédé à Tranchée de Calonne (Meuse) (disparu) le 22/06/1915
Acte n° 424 vue n° 109 en date du 20/09/1921
 
FRANCOIS Alphonse
Décédé à Tranchée de Calonne (Meuse) (disparu) le 24/06/1915
Acte n° 427 vue n° 110 en date du 16/09/1921
 
MIRBANEL René Félix
Décédé à Grandpré (Ardennes) (Hôpital de ) le 06/07/1915
Acte n° 446 vue n° 115 en date du 16/09/1921
 
GUNDRAN Alphonse
Sergent 8°Cie 61° Chasseurs Français
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 15/07/1915
Acte n° 464 vue n° 119 en date du 16/07/1915
 
MALHIOT Léonard
Soldat 9°Cie 60°Btn de Chasseurs Français
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 28/07/1915
Acte n° 488 vue n° 125 en date du 28/07/1915
Né le 27 avr 1878 à Allegrat
 
BAECKE Gaston
PRISONNIER CIVIL
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 13/08/1915
Acte n° 519 vue n° 133 en date du 13/08/1915
 
MICHEAUX Auguste Celestin
Décédé à Rohrbeck (Allemagne) le 11/09/1915
Acte n° 584b vue n° 149 en date du 23/07/1922
 
BOUTELIEZ Maurice Joseph
Décédé à Auberive (Marne) le 25/09/1915
Acte n° 604 vue n° 154 en date du 14/03/1921
 
WANTY Léon
Décédé à Epine de Védégrange le 27/09/1915
Acte n° 608 vue n° 155 en date du 07/04/1922
 
WANTY Emile
Décédé à Souains (Marne) (disparu) le 28/09/1915
Acte n° 609 vue n° 155 en date du 02/07/1921
 
LIBRE Jules
Décédé à Somme-Py (Marne) (disparu) le 29/09/1915
Acte n° 612 vue n° 156 en date du 20/04/1920
 
GOUHIER René Georges
Soldat 1°Cie 126°RI
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/10/1915
Acte n° 618 vue n° 158 en date du 02/10/1915
 
DANJOU Henri
Décédé à Tahure (marne) (disparu) le 05/10/1915
Acte n° 636 vue n° 162 en date du 13/10/1921
 
THIERRY Marcel
Soldat 6°Cie 24°RI
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 06/10/1915
Acte n° 637 vue n° 162 en date du 07/10/1915
 
BODART Emile
Décédé à Maison de Champagne (Marne) le 06/10/1915
Acte n° 637 vue n° 162 en date du 19/12/1922
 
CAFFENNE Alfred louis Adolphe
Sous lieutenant au 127°RI
Décédé à Ferme Navarin le 07/10/1915
Acte n° 644 vue n° 164 en date du 28/07/1921
 
MAHIEU Henri Joseph
Décédé à Vigneulles les Hattonchatel le 10/10/1915
Acte n° 650 vue n° 166 en date du 05/01/1920
 
MINOT Gaston Jules
Décédé à Tahure (marne) (disparu) le 12/10/1915
Acte n° 657 vue n° 167 en date du 15/02/1922
 
BAULVIN Félix Jules
Décédé à Mourmelon le grand (Marne) (disparu) le 15/10/1915
Acte n° 661 vue n° 168 en date du 06/05/1921
 
LESIEUX Gustave
Décédé à Neuville St Vaast (P de C) le 30/10/1915
Acte n° 691 vue n° 176 en date du 25/08/1920
 
DUSSART Charles Henri Léon
Décédé à Pareid (Meuse) (disparu) le 05/04/1915
Acte n° 692 vue n° 176 en date du 04/07/1921
 
HERLIN Henri
Décédé à Tahure (marne) (disparu) le 31/10/1915
Acte n° 693 vue n° 176 en date du 11/07/1921
 
FELIX Achille Henri
Décédé à Gradoko (Serbie) (2km au Nord Ouest de) le 10/11/1915
Acte n° 718 vue n° 183 en date du 14/04/1921
 

Retour au tableau des nationalités par année

 


 

Liste alphabétique des 66 noms ci-dessus.

 

  Liste des affectations connues.

 

Noms Acte
AMORY, Emile Désiré 252
ANTOINE, Andr& 147
BAECKE, Gaston 519
BAULVIN, Félix Jules 661
BEAUMONT, Georges paul Henri 203
BLAISE, Paul 403
BODART, Emile 637
BONNIER, Jean Adomphe 167
BOULINGUIEZ, Victor 403
BOUTELIEZ, Maurice Joseph 604
CAFFENNE, Alfred louis Adolphe 644
CARRESE, Théophile François Théodore 319
CRINELLE, Léon 406
DANCRE, Ferdinand Emile Marceau 149
DANJOU, Henri 636
DELIGNE, Constant Charles 172
DEMENEZ, Emile 314
DESCARPENTRIES, Joseph Hippolyte 145b
DOR, Charles Louis 160
DORISON, Marcel 292
DREUMONT, René 166
DUHIEU, Alexandre 150
DUSSART, Charles Henri Léon 692
DUTERNE, Jules 411
FELIX, Achille Henri 718
FRANCOIS, Alphonse 427
FRAPPART, Eugène 320
GABET, Jean Baptiste Henri 272b
GABET, Marcel 422
GALOIS, Louis 365
GOSSELIN, Edmont 410
GOUHIER, René Georges 618
GREFFE, Charles 174
GREVIN, Albert Grégoire 412
GUNDRAN, Alphonse 464
GUSTIN, Alfred 409
HERLIN, Henri 693
HIRSAUX, Alfref 291
KENDT, Mios Désiré 407
KRZMIESLY, Joseph 317
LAMBERT, Jean Marcel 144
LECERF, Charles Henri 148
LEDENT, Arthur 287
LEFEBVRE, Emile Alfred Henri 197
LENNE, Louis Emile 283
LESIEUX, Gustave 691
LIBRE, Jules 612
LOISELEUX, Constan( 289
MAHIEU, Henri Joseph 650
MALECOT, Alphonse 146
MALHIOT, Léonard 488
MICHEAUX, Auguste Celestin 584b
MILLIET, Honoré 352
MINOT, Gaston Jules 657
MIRBANEL, René Félix 446
PATTE, Louis Bruno Joseph 282b
POTTIEZ, Louis Joseph 169
RETIF, Lucien Charles 1
RIVIERE, Hippolyte 47
SCAVAIL, Marcel 424
SERGEANT, Alfred 141
THIERRY, Marcel 637
WAGRET, Henri 171
WAILLIEZ, Désiré 313
WANTY, Emile 609
WANTY, Léon 608
 
Affectation Acte
126°RI 618
127°RI 644
17°RI 352
21°RI 47
24°RI 637
26°RI 403
27°RIT 292
319°RI 1
60°BC 488
61°BC 464

 


 

 

 

27 janvier 2020

Gazette des Ardennes : soldats français inhumés en Août 1914 dans le Valenciennois

 La (si décriée) Gazette des Ardennes, éditée par l'occupant, et paraissant dans les territoires occupés, ne faisait pas que publier des articles de propagande, glorifiant l'occupant et dénigrant les alliés : elle délivrait des informations qui dans une très large mesure se révèlent authentiques : des articles de journaux français libres, que l'on retrouve dans ceux-ci, même si parfois le texte en est réduit à l'essentiel, et surtout des listes que j'ai détaillées ici :

  • Victimes civiles des bombardements alliés
  • Soldats français inhumés derrière la ligne de front,
  • Ceux décédés en Allemagne, (dans les hôpitaux des camps)
  • Personnes décédées en territoire occupé,
  • La transcription de "Nécrologies Françaises" (tirées de journaux parisiens),
  • Prisonniers Français faits par les Bulgares,
  • Prisonniers en Turquie,
  • Prisonniers en Autriche,
  • Prisonniers ou morts en Macédoine,
  • Infirmiers échangés par convois,
  • Prisonniers transférés en Suisse,
  • ou spéciales, comme celles donnant :
    • des nouvelles de PG Ardennais au camp de Friedrichsfeld,
    • la liste des victimes de la catastrophe des 18-Ponts à Lille le 11/01/1916,
    • les morts de Gallipoli,
    • les noms des évacués vers les Ardennes.

 Il est d'ailleurs dommage qu'elles n'aient pu être lues en zone non occupée, censure oblige la Gazette n'y était pas diffusée, car les renseignements concernant les prisonniers par exemple auraient rendu service aux familles avant que la Croix-Rouge ne puisse visiter les camps et rendre compte.

 Je me suis ici intéressé aux Soldats français inhumés derrière la ligne de front, pour la courte période où le front, quasiment non défendu, émaillé de troupes que rien ne préparait et qui se sont sacrifiées, reculait depuis la frontière belge en direction de Valenciennes.

 L'animation ci-dessous, créée à partir du site carto1418 montre l'arrivée de la 1ère Armée Allemande sur notre frontière après sa traversée de la Belgique : le 21 Août elle atteint Bruxelles, seules 3 divisions territoriales (82e et 84e puis la 88e qui remonte vers Lille) affectées à des travaux de défense vont s'opposer à elle, alors que le Corps expéditionnaire Britannique - en orange- recule depuis Mons vers Le Cateau : Le 25 Août Valenciennes est définitivement envahie jusqu'au 2/11/1918.

 

Source: Externe
 La zone en grisé va de Mons à Cambrai

 L'image suivante, superposition des précédentes, montre clairement l'enfoncement du front face aux 1ère et 2ème armée allemandes qui avancent avec -encore, comme le prévoyait le plan Schlieffen, connu de l'état-major français- l'intention pour la 1ère armée de contourner Paris, devenu camp retranché, par l'ouest.

19140808-31
Du 8 au 30 Août 1914

La 84e division d'infanterie territoriale, qui est la plus proche du Valenciennois, est constituée comme suit en Août 1914 :

Infanterie

  • 167e brigade d'infanterie – général Paul André Marie ROEDERER
    • 25e Régiment d'Infanterie Territoriale
    • 26e Régiment d'Infanterie Territoriale
  • 168e brigade d'infanterie – colonel Victor Amédée d'HARCOURT
    • 8e compagnie du 27e régiment d'infanterie territorial
    • 28e régiment d'infanterie territorial

Cavalerie

  • 2 escadrons du 14e régiment de Hussards

Artillerie

  • 2 groupes de 75 du 44e régiment d'artillerie de campagne

Génie

  • Compagnie 4/1T du 4e régiment du génie

 

 Chaque bataillon est fort d'un peu plus d'un millier de fusils, nombreux sont ceux qui vont perdre la vie dans cette défense de la région qui leur a été assignée.
 L'historique du 27e RIT clame d'ailleurs le besoin de reconnaissance apparemment non respecté, page 2 :

H27RITp2

 

 C'est donc dans la Gazette des Ardennes que j'ai relevé, puis contrôlé les noms, en choisissant les villes suivantes :
Aulnoy, Avesnes-le-sec, Bouchain, Bruay-sur-Escaut, Condé, Crespin, Denain, Douchy, Escaupont, Fresnes, Haspres, Haveluy, Hordain, Marly, Monchaux, Quarouble, Raismes, Sepmeries, St-Aybert, Thiant, Valenciennes, Vicoigne,
qui figurent sur les listes n° 4, 11, 47, 49 et 50 ci-dessous (cliquer sur l'image pour l'agrandir, sur le n° de liste pour accéder à la page de la Gazette sur le site de l'université de Heidelberg.)

liste 04b liste11b liste47b liste49b liste50b
Liste n°4
11/06/1916
Liste n°11
30/07/1916
Liste n°47
26/04/1917
Liste n°49
29/04/1917
Liste n°50
01/05/1917

 

Y figurent 171 informations dont :

  • 3 inconnus (du 26e RIT à Escaupont, du 127e RI à Thiant et un garde-voies à Bouchain),
  • une fosse contenant 4 inconnus (à Vicoigne) et
  • un soldat connu de son seul matricule 8750 (à Crespin) du 26e RIT que je n'ai pas encore identifié. Ce dernier pourrait-être celui de l'état-civil spécial de Crespin. Le n° est trop élevé pour un matricule au recrutement de la Mayenne (par exemple) c'est donc probblement celui "au corps" mais que l'on ne retrouve pas parmi les 211 soldats du 26eRIT, morts dans le Nord en Août 1914 et qui ont une fiche Mémoire des Hommes. (Précisons que ce matricule au corps n'est pas indexé)

Ces inconnus, s'il le sont restés, reposent probablement à la nécropole nationale d'Assevent parmi 57 autres :

Source: Externe

57inconnus


2 ne sont pas décédés :

  • HAMON Romain Pierre, 26e RIT
    Indiqué inhumé à Haspres, mais son Etat Signalétique et des Services (ESS) indique :
    "Rappelé à l'activité au 26eRIT, arrivé au corps le 4 Août 1914, parti aux armées le 7/8, affecté au 330e RI le 30 décembre 1915. Disparu le 28/02/1916 à Champlon. Fait prisonnier le 28/02/1916. Interné à Hamelburg. Rapatrié le 18/12/1918."
  • L'HERMELIN Vital Théodore, 26e RIT
    Indiqué inhumé à Condé-sur-l'Escaut, mais son ESS indique :
    "Rappelé à l'activité au 26eRIT, arrivé au corps le 4 Août 1914, parti aux armées le 12/8. Prisonnier à Crespin le 24/8/1914. Interné à Altengrabow. Rapatrié le 8/01/1919;"

 

6 n'ont pu être formellement identifiés (pas de fiche Mémoire des Hommes, et/ou pas d'ESS connu) :

  • MARCOTTE Julien Joseph, 26e RIT, indiqué "127e RI" sur la Gazette. Différence qui peut s'expliquer par l'intégration d'hommes restés au dépôt de Condé du 127RI et intégré au 26e RIT face à l'urgence.
    Décédé le 24/08/1914 à Condé-sur-l'Escaut.
  • MORET -, 26e RIT
    Décédé le 25/08/1914 à Haspres.
     
  • DEMOR Louis, Garde-voies
    Décédé le 23/11/1914 à Bouchain.
  • DESPINOY Alfred, Garde-voies
    Décédé le ? à Bouchain.
  • GUILLOTIN Louis, Garde-voies
    Décédé le ? à Bouchain.

 



 Les 158 noms qui suivent et qui ont pu être contrôlés (fiche Mémoire des Hommes, ESS) sont cités dans l'ordre chronologique des décès.
Il y avait très peu d'erreur dans les patronymes, eu égard aux circonstances, aux moyens de l'époque et au fait que certaines informations transitaient par l'occupant peu au fait de la prononciation. L'exemple le plus caractéristique et qui mérite d'être signalé figure dans le registre spécial de Crespin, consacré uniquement aux soldats Français tués lors de l'invasion.

AD RENAULT Crespin

Il s'agit en réalité du soldat RENAULT Joseph Michel Florentin René, étudié ci-dessous.
 

  • Les régiments les plus fréquemment cités sont le 26e RIT (114) le 27e RIT (13) le 2e RIT (7) ainsi que 5 garde-voies.
  • Les lieux d'inhumations sont majoritairement Crespin (49), Haspres (35), Condé-sur-l'Escaut (25).
  • Les dates principales de décès sont le 24 Août 1914 (72) et le 25 Août (57). Les listes de la Gazette prennent en compte les soldats décédés après l'invasion, jusque fin 1914, dans les ambulances françaises devenues ensuite Lazarett de l'occupant.

Lorsqu'elle publiait ses listes, la Gazette des Ardennes n'était donc pas si menteuse (tout l'art de la propagande)
 

Les liens sous les noms conduisent à la fiche Mémoire des Hommes.
IMPORTANT : avec la disparition de Flashplayer, les liens vers les actes aux Archives Départementales du Nord ont été totalement modifiés, et ne pourront être remplacés dans les messages qu'au fur et à mesure. Me contacter le cas échéant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • WALLERAND Jules, Douanier de la capitainerie de Blanc-Misseron, Corps militaire des Douanes, 2e Btn de Douaniers.
    Décédé le 24/08/1914 à St Aybert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • CRINON Louis, 1er Régiment d'artillerie à pied
    Décédé le 08/09/1914 à Quarouble.

 

  • ROY Léon, 27e RIT
    Décédé le 09/09/1914 à Denain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 janvier 2025

Octobre 1918, le 221e régiment d'infanterie de réserve allemand combat au sud de Valenciennes

 

A partir d’octobre 1918 jusqu’à l’armistice, le 221e régiment d’infanterie de réserve allemand recule méthodiquement d’une ligne fortifiée à l’autre : Siegfried, Hermann, Anvers-Meuse, ralentissant ainsi l’avance des armées alliées .

Je traduis ici le chapitre 14 de l’Historique du régiment, "Standhaft und treu" (Ferme et fidèle) édité en 1925, ne gardant que les parties essentielles à la compréhension, il passe au sud de Valenciennes, puis dès avant l’armistice, passe en Belgique d’où il regagne l’Allemagne avec armes et bagages, en ordre et sans ennui lors la traversée du pays, pour être accueilli chaleureusement par la population dès la frontière belgo-allemande passée le 17/11/1918. (Chapitre 15)

 


 

Chapitre XIV

Retraite

Du 5 octobre au 9 novembre I9I8

 

La tragédie ne pouvait plus être évitée. La guerre était tranchée au détriment de l'Allemagne. A partir de la mi-septembre, le front bulgare en Macédoine et le front turc en Palestine se dissolvaient et le 26 septembre, le premier armistice, celui entre l'Entente et la Bulgarie, était signé.

Sur le front occidental, la situation était désespérée. Les attaques se succédaient sans interruption. Sans tenir compte des lourdes pertes, largement compensées par l'arrivée massive de divisions américaines, Foch ne laissa pas aux troupes allemandes le temps de se rétablir un tant soit peu. Même s'il était possible de résister aux assauts de l'ennemi sur les positions arrière, il n'était plus possible de briser ou de paralyser la volonté d'attaque des armées de l'Entente. Les divisions épuisées et fortement décimées ont dû être progressivement retirées et n'ont pas pu être remplacées par des forces fraîches ; de nouvelles forces n'étaient plus disponibles. Comme il n'y avait pas non plus de remplaçant, 22 divisions allemandes ont dû être dissoutes jusqu'au début du mois d'octobre

Depuis la fin septembre, une nouvelle bataille offensive faisait rage sur tout le front, de la côte à l'Argonne. Le foyer de cette ardente lutte se trouvait près de Cambrai, où la 17e armée se trouvait avec son aile gauche, et où les Anglais faisaient les plus grands efforts pour percer. C'est là que la 48e division de réserve, qui aurait dû être mise au repos, fut jetée et s'acquitta de son devoir de façon admirable.

 

 

1.- Bataille défensive entre Cambrai et St. Quentin

 

Le 1er bataillon a été déployé le 5 octobre à 6 heures du matin en rase campagne près d'Iwuy au nord-est de Cambrai et s'est immédiatement dirigé via Naves et Cagnoncles vers Cauroir où il s'est installé et a formé, avec le 2e bataillon de réserve du 222e régiment d'infanterie et le 2e bataillon de réserve du 223e régiment d'infanterie, le régiment d'intervention de la 208e Division d’infanterie.

Dans le courant de la journée suivante, les sections de transport du IIIe et du IIe bataillon sont également arrivées. Les 9e et 11e compagnies se sont également rendues à Cauroir avec leur état-major, tandis que le reste du IIIe bataillon s'est installé à Awoingt. Le reste du bataillon a pris ses quartiers à Awoingt. Le 3e bataillon a été logé à Rieux. La division devait prendre la relève de la 3e division d'infanterie de marine. Le soir, le 1er bataillon reçut l'ordre de prendre la position de combat du 3e bataillon de réserve du 6e régiment d'infanterie au sud de Cambrai. Il avança compagnie par compagnie et occupa la position avec la 3e, la 1re et la 2e compagnie ; à gauche, il était relié au 4e régiment de remplacement. La 4e compagnie fut placée en réserve sur le remblai de la voie ferrée. Le secteur voisin de droite, qui était jusqu'alors occupé par le Ier bataillon de réserve du 6e régiment d'infanterie, a été repris le lendemain soir par le IIIe bataillon avec les 10e et 9e compagnies. Les 11e et 12e compagnies ont été retirées comme réserve. A droite du régiment se trouvait le régiment d'infanterie de réserve 222. Le 2e bataillon s'est retranché comme bataillon d'attente sur le remblai du chemin de fer près d'Awoingt. La position n'était constituée que par endroits d'une tranchée continue, le plus souvent d'entonnoirs d’obus aménagés pour la défense.

Le régiment avait été engagé juste à temps pour la plus forte poussée que les Anglais avaient entreprise contre le front entre Cambrai et Saint-Quentin. Après une nuit très agitée, le 8 octobre, à 5 heures et demie du matin, les tirs de barrage les plus violents commencèrent. Au bout d'une demi-heure, l'infanterie ennemie s'est lancée à l'assaut, mais a subi les plus sanglants revers. Le régiment défendit héroïquement sa position. Mais plus au sud, la percée anglaise avait réussi. Dès 7 heures 30 du matin, on apprenait que le régiment voisin de gauche, le régiment de remplacement n° 4, avait été victime d'une attaque de tanks et que Tommy avançait en direction du nord-est. Les 1ère et 2ème compagnies, qui se trouvaient à l'aile gauche, furent prises à revers et s'inclinèrent dans un combat acharné sur trois côtés ; seuls quelques hommes parvinrent à se sauver vers la 3ème compagnie, qui forma immédiatement un cordon de flanc et repoussa toutes les attaques. Une contre-attaque du 2e bataillon en direction de Niergnies a été lancée. Le bataillon, dirigé personnellement par le commandant du régiment, le major Gluszewski, s'est avancé, mais a été désorganisé suite au fort tir de barrage et a été contraint par les mitrailleuses ennemies de prendre de nouveau position en avant Niergnies.

La contre-attaque s'est soldée par un échec, dû en grande partie à la disparition des chefs ; le commandant de bataillon de longue date, le capitaine Kohlrausch, qui faisait déjà partie du régiment depuis l'été 1915, et trois commandants de compagnie ont dû être portés blessés hors du champ de bataille. Toute liaison avec l'état-major du régiment, qui avait participé à l'assaut en première ligne, avait été perdue ; il ne revint pas. Le brave major Gluszewski, qui tenta d'échapper à la captivité lors de son évacuation, fut tué, tandis que son aide de camp, le lieutenant Wilhelm Bade, apprécié de tout le régiment, succomba plus tard à une pneumonie en captivité en Angleterre. Ainsi, la contre-attaque n'a pas apporté le soulagement escompté pour les 1er et 2e bataillons. Ceux-ci étaient encore fortement menacés sur le flanc et à l'arrière. Déjà à 10 heures 30 du matin, l'ennemi a tenté de couper le régiment à partir du chemin creux de Niergnies. Avec des tanks, il a chargé des deux côtés de la ligne de chemin de fer. La 4e compagnie s'est déployée avec l'état-major du bataillon et a réussi à stopper l'ennemi dans une lutte acharnée. Trois tanks anglais se trouvaient en face de la ligne : l'un avait été mis hors de combat par une mitrailleuse légère de la 4ème compagnie, un autre par la 1ère compagnie M.G. et le troisième par un coup direct du groupe de lance-mines légers. Même les attaques ultérieures, lancées dans la journée aussi bien contre le flanc que contre la position principale, se sont effondrées. La troupe a beaucoup souffert du feu intense de l'artillerie, qui s'est abattu sans interruption sur le champ de bataille, et des nombreux aviateurs qui ont précédé leurs vagues d'infanterie et qui, à l'aide de mitrailleuses, devaient démoraliser le défenseur. A la tombée de la nuit, l'Anglais a lancé une nouvelle offensive. Après une préparation d'artillerie efficace, ses lignes d'attaque avancèrent et, cette fois, il réussit à l'extrême gauche. Après avoir épuisé toutes ses munitions - le ravitaillement ayant échoué en raison de l'absence de commandement régimentaire - la 3e compagnie a dû abandonner à l'ennemi sa position courageusement défendue et n'a pu sauver que quelques hommes. Le bataillon de réserve du régiment d'infanterie de réserve 222, bataillon Reuter, qui arrivait sur les lieux, fut immédiatement lancé à la rencontre de l'ennemi qui s'était enfoncé et le fit s'arrêter. La position du régiment était en grande partie sauvée. Mais pour les divisions voisines de gauche, l'effondrement était trop profond pour qu'il puisse être corrigé par des contre-attaques.

En conséquence, le XIVe Corps de réserve donna l'ordre de se replier dans la nuit vers la position Siegfried III. Les préparatifs nécessaires furent immédiatement entrepris. Les blessés graves qui ne pouvaient pas être emmenés furent rassemblés au poste de commandement du IIIe bataillon, où ils furent laissés sous la surveillance d'un brancardier de la 3e compagnie. Dans chaque section de compagnie, il devait rester une section jusqu'à 2 h 30 du matin. Le gros de la troupe a quitté la position à 2 heures. Une demi-heure plus tard - les compagnies se trouvaient encore en marche à travers Cambrai - les arrière-gardes avancèrent et, en même temps, tous les ponts, passerelles et tunnels de la ville furent détruits par les pionniers. L'Anglais, alerté de la retraite, a alors tiré à l'artillerie lourde sur toutes les rues à l'arrière. Fatigués, les restes des compagnies arrivent entre 4 et 5 heures du matin à Avesnes-lez-Aubert, où le régiment s'installe comme réserve de la division.

« Entre Cambrai et Saint-Quentin, la bataille est à nouveau engagée» annonçait le rapport quotidien officiel allemand du 9 octobre. « En utilisant des masses d'artillerie énormes et en regroupant des véhicules blindés et des escadrilles d'aviation, l'Anglais, en association avec les Français et les Américains, a attaqué notre front de Cambrai à Saint-Quentin. Sur l'aile nord de l'attaque, après un combat acharné, l'assaut de l'ennemi a été brisé vers midi à l'ouest de la route menant de Cambrai à Bohain ».

 

2.- Combats devant et dans la position Hermann

 

Les débris du 1er bataillon ne suffisaient plus pour former une unité de combat. Comme on ne pouvait pas espérer de remplacement, le bataillon a dû être dissous. L'ancien premier bataillon a cessé d'exister ; après s'être vaillamment défendu lors de la dernière bataille, il a disparu avec les honneurs. Les restes furent provisoirement transférés au 2e bataillon en tant que 4e compagnie. Les chevaux ont été répartis entre les deux bataillons, tandis que les véhicules libérés ont été transférés à l'étape. Le Rittmeister [chef d’escadron] von Obernitz prend le commandement du régiment.

Dans l'après-midi du 9 octobre, le régiment reçut l'ordre de prendre une position à environ 2 km au sud-ouest d'Avesnes, car l'Anglais était passé à l'attaque sur les lignes nouvellement occupées en direction du Cateau. Vers 6 heures du soir, l'ordre était exécuté ; le 2e bataillon se trouvait au nord, le 3e bataillon au sud de la route. Les attaques de l'ennemi furent accompagnées de succès ; le corps voisin de gauche dût céder du terrain.

En conséquence, le XIVe Corps de Réserve a dû se replier la nuit suivante sur la ligne Bordure sud d’Iwuy-St-Aubert-Bordure ouest de St-Python. A 10 heures du soir, le régiment se mit en route pour le bois à 1 km au sud-ouest de Montrécourt, où il se mit en réserve divisionnaire à 10 heures. Le lendemain, le bois fut pris sous le feu de l'artillerie ennemie, contre laquelle les compagnies se protégèrent en s'enfonçant dans le sol. Du reste, cette journée s'est déroulée sans incident. Ce n'est que le 11, peu avant midi, que le régiment fut alerté : dans le secteur voisin de droite, près de la 18e division de réserve, l'ennemi, voulant forcer la percée sur Valenciennes, avait débordé la position du régiment d'infanterie de réserve 84 et était en marche sur Villers en Cauchies. Le 3e bataillon s'y est immédiatement mis en marche avec la 9e batterie du régiment d'artillerie de campagne 48 pour se jeter sur l'ennemi. Il se déploya dans la direction du clocher, mais trouva la place libre ; le régiment d'infanterie de réserve 84 avait réussi à repousser l'Anglais et à réoccuper ses anciennes lignes.

Le IIIe bataillon a alors pris ses quartiers d'alerte dans la partie nord-est du village et s'est protégé par différentes gardes de campagne. A 4h20, la position du régiment d'infanterie de réserve 84 était à nouveau enfoncée. Certes, l'incursion a pu être bloquée par des réserves de la 18e division de réserve, mais la position était devenue intenable. Le corps d'armée devait prendre de nouvelles positions dans la nuit sur la ligne Bouchain—Haspres—ruisseau de la Selle. Malheureusement, à 9 heures du soir, les bataillons se dirigèrent par SauIzoir vers le triangle de routes au sud-ouest de Vendegies et bivouaquèrent vers 1 heure du matin au ferme Canonne comme réserve de la division. Dans la matinée, le IIIe bataillon a été ramené à la sucrerie de Vendegies pour permettre aux hommes de se reposer. Le soir, on entendait un grand bruit de combat ; l'ennemi avait suivi les arrière-gardes et s'était fixé sur la rive ouest de la Selle. Plusieurs batteries austro-hongroises se sont déployées et sont intervenues dans le combat.

 

Haussy

 

Pendant la nuit, la position et le terrain à l'arrière, en particulier le triangle routier de Vendegies, ont été soumis à un feu intense de l'ennemi. La situation était très tendue ; l'ennemi préparait sans aucun doute de nouvelles attaques. L'infanterie anglaise a d'abord fait preuve de retenue. C'est pourquoi, le soir du 13 octobre, le IIe bataillon, fortement éprouvé par les pluies de terre persistantes, a pu prendre ses quartiers de repos dans la sucrerie, après avoir été relevé par le IIIe bataillon. Les deux jours suivants n'apportèrent pas non plus l'attaque attendue. Le 14 au soir, les deux bataillons se sont à nouveau relevés mutuellement.

Le 16, à 6 heures du matin, les positions de l'aile gauche de la division et des sections voisines de gauche furent prises sous un feu nourri et une heure plus tard, Haussy était aux mains de l'ennemi. Le régiment d'infanterie de réserve 223, qui tenait l'aile gauche de la division et qui était extrêmement menacé sur son flanc, fut d'abord subordonné au IIe bataillon. A 8 heures 30 minutes, le IIIe bataillon fut mis en marche vers Maison bleue. Une contre-attaque fut ordonnée ; elle devait être exécutée par la 202e brigade cycliste, ainsi que par le IIe bataillon de réserve du régiment d'infanterie 223 et les deux bataillons du régiment. Le IIe bataillon s'est développé et a progressé à la hauteur 99. Il a toutefois été contraint d'arrêter son action en raison d'un fort tir de barrage de l'artillerie anglaise. Les compagnies se sont enterrées sur la hauteur et ont attendu l'obscurité, où la tentative de repousser l'ennemi a été répétée. Et cette fois-ci, la contre-attaque fut un succès total. Le IIIe bataillon s'est d'abord avancé dans la zone d'attente du IIe bataillon et s'y est déployé des deux côtés du chemin de la ferme Canonne vers Haussy ; la 10e compagnie a progressé à droite, la 11e compagnie à gauche du chemin ; la 9e compagnie a suivi la 11e compagnie pour assurer le flanc gauche, tandis que la 12e compagnie a été maintenue en troisième ligne. Dans la première charge, la 10e compagnie a atteint la ligne de chemin de fer sans rencontrer de résistance sérieuse, mais elle n'a pas été rejointe, ni à droite ni à gauche. La 11e compagnie, en revanche, n'a pas progressé aussi facilement. En association avec la brigade cycliste, elle a nettoyé la route d'Haussy vers la ligne de chemin de fer des postes ennemis et, soutenue par la 9e compagnie qui s'est placée à droite de la 11e, elle a progressé jusqu'à la ligne de chemin de fer. Outre des pertes sanglantes extrêmement élevées, l'ennemi dut laisser 20 hommes prisonniers à la 11e compagnie et 4 à la 9e compagnie. La situation était rétablie. Magnifique : les compagnies s'étaient bien battues.

Malheureusement, les mérites du régiment n'ont pas été pris en compte dans le rapport quotidien allemand du 17, qui annonçait ce qui suit :

« Dans le secteur de la Selle, l'ennemi a pénétré dans notre ligne à Haussy. Des bataillons de cyclistes ont repoussé l'ennemi dans une contre-attaque et ont repris l'ancienne position ».

Le général von Mudra, qui commandait la 17e armée depuis le 12 octobre en tant que successeur du général Otto von Below, rendit un hommage particulier au IIIe bataillon dans un ordre d'armée dont l'extrait était le suivant :

,,. . . Le XIVe corps de réserve, qui constituait le pivot souvent attaqué de l'ensemble du mouvement Hermann, peut lui aussi se targuer d'une série de belles performances individuelles dans ces combats. Lors des durs combats au nord de Haussy, des bataillons de la 48e division de réserve, à savoir les Ier et IIIe bataillons du régiment d'infanterie de réserve 223 sous le commandement du Rittmeister Ammann, le IIe bataillon 223 sous le commandement du capitaine von Wachter et le IIIe bataillon du régiment d'infanterie de réserve 221 sous le commandement du capitaine Mennecke, se sont battus avec un courage remarquable. . . . . »

Pendant la nuit, les formations ont été mises en ordre et la liaison a été établie des deux côtés. La 12e compagnie, en tant que compagnie de réserve du IIIe bataillon, a trouvé dans un chemin creux une couverture favorable contre les tirs ennemis. Le IIe bataillon, qui s'était tenu prêt en tant que réserve lors de la contre-attaque, a été logé dans le local du bataillon de réserve du régiment d'infanterie 223. L'artillerie ennemie s'était tue. Il semble qu'elle ait dû reconstituer son stock de munitions, qu'elle avait fourni en abondance  le jour précédent .L'aube allait montrer dans quel état de fatigue l'ennemi se trouvait. Le mousquetaire Voss, 9e compagnie, qui revenait d'un transport de prisonniers à Haussy, découvrit soudain devant une maison un certain nombre de faisceaux de fusils. Pensant avoir rejoint sa troupe, il entra dans la maison et trouva, à son grand étonnement, la cave densément occupée par des soldats anglais. Le fusil à la main, il les fit sortir un par un et livra 54 (! !) prisonniers. Comme le IIIe bataillon occupait un secteur situé en dehors de la bande de combat de la division, il a été relevé dans la soirée par le 25e régiment d'infanterie de la 208e division d'infanterie, puis a pris en charge le secteur adjacent à droite du 1er bataillon de réserve du 22e régiment d'infanterie, ainsi que le secteur de compagnie de gauche du IIIe bataillon de réserve du 223e régiment d'infanterie. De droite à gauche, les 9e, 12e, 11e et 10e compagnies ont été engagées. Le IIe bataillon est resté dans la zone de réserve.

Le IIIe bataillon de réserve du régiment d'infanterie 223 fut placé sous les ordres du chef de régiment, qui commandait la section gauche du régiment, en tant que bataillon droit. Les positions occupées jusqu'alors par l'armée depuis le 9 octobre n'avaient toutes été conçues que comme des positions intermédiaires. La position principale, qui devait être tenue en toutes circonstances, était la position dite Hermann, qui longeait le ruisseau de l'Écaillon et qui avait été creusée en moyenne jusqu'aux genoux pendant le mouvement de retraite et munie d'un mince barrage de fils de fer. A 5 heures de l'après-midi du 18, l'ordre arriva d'occuper cette position avec le gros des troupes. Après que le 1er bataillon du régiment d'infanterie de réserve 222 et le 3e bataillon du régiment d'infanterie de réserve 223 se soient déployés en tant que troupes d'arrière-garde sur l'ensemble du secteur de la division, les 2e et 3e bataillons se sont retirés à minuit et se sont repliés sur la position Hermann.

 

 (………………………)

Le repli : de Villers-en-Cauchies à La Flamengrie (clic pour zoomer)

3.- Bataille de Valenciennes

 

A la mi-octobre, l'offensive générale de l'Entente s'était arrêtée. Grâce à un habile recul du front par étapes, les armées allemandes avaient échappé aux tentatives d'encerclement de l'ennemi de la côte à la Moselle et s'étaient installées sur la position Hermann-Hunding. Mais Foch ne voulait pas laisser les troupes allemandes se reposer et ordonna donc l'attaque, qui commença d'abord par les nouvelles lignes allemandes entre Solesmes et Le Cateau. Le 24 octobre, elle fut étendue vers le nord jusqu'à l'Escaut.

 

Escarmouche à Vendegies

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« A la 48ème Division de Réserve. »

« Aux braves troupes du XIVe Corps de réserve pour la victoire défensive d'aujourd'hui félicitations et remerciements. Continuez à couvrir courageusement le flanc sud menacé de l'armée. »

Signé. Von Mudra Commandant en chef de la 17e Armée

 

 

Vendegies sur Ecaillon
(Récit du Lieutenant W. Meissinger, de Friedberg (Hesse) 12e. Compagnie)

 

Après des journées de combat difficiles et heureuses à Haussy, sur la ligne de chemin de fer Valenciennes-Le Cateau, nous nous sommes installés dans la position Hermann, bien préparée, au sud de Valenciennes, à la sortie du beau petit village de Vendegies sur Ecaillon, jusqu'alors totalement épargné par les destructions de la guerre. Le régiment n'était plus composé que de deux bataillons ; les compagnies comptaient en moyenne à peine 20 hommes. Cependant, un sentiment tranquille de supériorité sur l'Anglais nous remplissait lorsque nous occupions les nouvelles positions et que nous reconnaissions leur splendide disposition et leur force.

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Enfin, après un dernier assaut infructueux, le courage des Anglais fut brisé. Ils disparurent dans la cuvette et, peu après, nous pûmes les voir s'enfuir de l'autre côté, en groupes clairsemés, dans une fuite folle et désordonnée. Deux mitrailleuses lourdes, trois mitrailleuses légères, le canon anti-tank et le lance-mines dont les servants poussaient des cris de joie et donnaient à Tommy la bénédiction fatale sur le chemin tant qu'il était encore accessible. Une volonté de combattre tenace, un sang-froid glacial et une ferme confiance en sa propre supériorité avaient permis au régiment de remporter un magnifique succès. Ce jour-là, l'Anglais n'osa plus intervenir. Grâce à l'inébranlabilité de notre secteur de front, il n'avait pas réussi à atteindre l'objectif de l'attaque, à savoir envelopper l'aile gauche de la 17e armée et ainsi prendre Valenciennes.

La journée de Vendegies
(Par le lieutenant Eugen Himmen, de Lüdenscheid, Compagnie de mitrailleuses)

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Maresches—Villers-Pol

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L'attaque s'est arrêtée au cimetière de Maresches, où un violent tir de barrage de l'artillerie ennemie, appuyé par des mitrailleuses anglaises, a empêché toute autre avancée. La 12e compagnie, qui s'était avancée à l'extrême gauche, n'a progressé que d'un petit pas ; elle a prolongé vers la droite le flanc replié de la 8e compagnie. L'ancienne position n'a pas été reprise ; elle était perdue. Plus au nord, l'ennemi avait remporté de grands succès et atteint les faubourgs de Valenciennes. Il ne restait plus au commandement général qu'à adapter sa position au tracé général de la ligne. Vers minuit, le régiment se retira et s'installa sur la ligne cimetière au nord de Maresches – point 104 – carrefour à 500 m au nord-ouest de Villers-Pol.

Le jour de la bataille, le rapport britannique annonçait ce qui suit : « Dès le début de la matinée, les troupes anglaises et canadiennes ont attaqué aujourd'hui au sud de Valenciennes sur un front d'environ 6 miles. Après des combats acharnés, au cours desquels nous avons à nouveau infligé de lourdes pertes à l'ennemi, nous avons franchi le passage du Rhône, pris les villages de Maresches et d'Aulnoy et atteint les lignes de chemin de fer dans la banlieue sud de Valenciennes. L'ennemi a opposé une forte résistance, notamment au nord de Maresches et dans le village d'Aulnoy ».

Le 2e bataillon avait presque entièrement disparu de la scène. Il avait suivi le triste sort de l'ancien 1er bataillon et avait cessé d'exister. Il avait été vaincu sans qu'il y ait eu de faute de sa part ; l'honneur de ses armes n'avait pas été entaché. Les restes de la 8e compagnie furent répartis entre les deux autres bataillons, de sorte que le régiment disposait maintenant de deux bataillons de trois compagnies d'infanterie chacun. Chaque compagnie comptait 12 à 15 hommes.

Vue aérienne de Jenlain, aux environs duquel se sont déroulés les derniers combats

Dans la position nouvellement occupée, le 3e bataillon s'est arrêté à droite, le 1er bataillon à gauche, qui a fait la jonction avec le 1er bataillon du 359e régiment d'infanterie. Au lever du jour, l'Anglais a poursuivi ses attaques. Après une préparation d'artillerie d'environ une heure, ses vagues d'infanterie ont avancé. Le régiment a pu tenir ses lignes, mais plus à droite, tout refluait. Les hommes n'étaient plus en état de se battre, ils étaient complètement démoralisés. Le 3e bataillon, avec sa 9e compagnie, s'est barricadé sur la droite, et quelques minutes plus tard -- à 8h10 du matin -- l'ordre a été donné de se replier immédiatement sur la route Jenlain-Villers-Pol. A droite du régiment, le 63e régiment d'infanterie  a été engagé à la place du 222e régiment d'infanterie de réserve. L'ennemi n'a pas progressé ; il n'avait plus non plus la force de choc nécessaire ; il n'a pris chaque jour que la quantité de terrain que son activité d'artillerie lui a permis d'obtenir comme terrain parfaitement préparé. Le résultat était là. Comme le front était fortement enfoncé à Valenciennes, la division fut reprise le 3 novembre à 3 heures du matin dans la ligne de la lisière ouest de Wargnies-Le-Grand—Maison blanche. La 9e compagnie est restée en avant comme compagnie d'arrière-garde. L'après-midi à 2 heures, le bataillon de droite, 3e bataillon en plus de la 9e compagnie, fut relevé par le 2e bataillon de réserve du 222e régiment d'infanterie et mis à disposition comme réserve derrière le 1er bataillon. Peu de temps après, l'Anglais est passé à l'attaque, ce que la compagnie d'arrière-garde, la 9e compagnie, a évité ; mais l'ennemi n'avait pas le cran de courir contre la ligne principale de résistance. Il est resté sur la hauteur.

Les compagnies se réduisaient de plus en plus ; pour les reconstituer, on fit venir plusieurs hommes du train régimentaire qui étaient devenus excédentaires suite à la dissolution des anciens 1er et 2e bataillons, et on les incorpora dans les compagnies dans la mesure où ils étaient aptes à faire la guerre. Quelques remplaçants plus âgés, venus d'Ukraine, sont également arrivés et ont été provisoirement affectés au 3e bataillon en tant qu'unité de combat spéciale.

 

 

Le dernier jour du 2e bataillon

 (Par le lieutenant Siegfried Lange, de Greifswald, 2e bataillon)

(………………………)

 

Wargnies-le-Grand, dernier jour de grand combat

 

Le 4 novembre, l'ennemi a repris l'attaque avec la plus grande énergie sur un front de 60 km. Grâce au ravitaillement bien organisé, le stock de munitions de l'ennemi s'était reconstitué le jour précédent, à tel point qu'une grêle de projectiles s'abattait sur la position et le terrain en arrière. Les tirs de barrage avaient commencé à 6 heures du matin dans la section gauche de la division et se sont étendus peu après à la section du régiment. Les compagnies qui se trouvaient en terrain découvert et qui n'avaient creusé que de petits trous se sont retrouvées exsangues. Lorsque les colonnes d'assaut ennemies se sont avancées à 7 heures 30 min. du matin, les équipes ont pris les armes dans un dernier effort et ont ouvert des brèches sanglantes dans les rangs des assaillants. Mais rien n'y faisait. A certains endroits, Tommy pénétra dans les lignes très clairsemées, qui n'étaient protégées par aucun obstacle naturel ou artificiel, et les encercla. Les restes des compagnies refluèrent, complètement désorganisés, et ne s’arrêtèrent qu'à la lisière ouest de Meaurain. Pleinement conscient de sa victoire, l'ennemi continua à charger. Mais soudain, il fut stoppé. L'Oberleutnant Meyer, qui commandait le bataillon de réserve, lança contre lui les 10e et 12e compagnies, qui s'établirent dans le chemin creux au sud-est de Jenlain et brisèrent la force de frappe ennemie. La 9e compagnie, engagée pour sécuriser le flanc gauche, fut entraînée dans un mouvement de recul et subit de lourdes pertes, poursuivie par le feu des mitrailleuses ennemies. A présent, les 10e et 12e compagnies devaient également abandonner leur point d'appui vaillamment défendu si elles ne voulaient pas courir le risque d'être encerclées de tous côtés par l'Anglais. Elles prirent une position défensive à la hauteur 117 au sud de Bry, qui fut maintenue jusqu'au soir contre des détachements ennemis plus faibles. Mais comme il n'y avait pas de jonction, à la tombée de la nuit, la défense s'est repliée sur la ligne Roisin—La Flamengrie le long de la frontière franco-belge. Le 3e bataillon reçut le secteur au sud de Roisin, le 1er bataillon se plaça à gauche.

 La bataille était perdue. Le commandement suprême de l'armée décida de reprendre la position Anvers-Meuse avec l'ensemble du front. Comme la 48e division de réserve était complètement épuisée et hors d'état de combattre, elle fut relevée en première ligne dans la nuit du 5. Laissant derrière elles de faibles arrière-gardes, les compagnies se retirèrent à minuit et marchèrent via Bellignies vers Erquennes, où elles prirent de où elles prirent de piètres cantonnements civils. La position principale, qui passait sur la rive est du ruisseau de Grand-Honnelle, fut occupée par de nouvelles troupes. Les arrière-gardes restèrent sous la direction de l'état-major du régiment, qui prit ses quartiers à Gussignies, où l'église située en hauteur permettait de bien voir tout le terrain devant nous.

L'ennemi, qui n'avait pas remarqué notre départ, commença dans la matinée un feu meurtrier sur Bry, que les arrière-gardes évitèrent ; elles rejoignirent leurs bataillons à Erquennes.

 

4.- Epuisé

 

Complètement brisées dans leur esprit et dans leur corps, les compagnies arrivèrent à Erquennes et s'y reposèrent. Le village semblait être un pays de conte de fées pour les équipages, loin des tirs ennemis. Vers midi, alors que la plupart d'entre eux avaient dormi, la vie et l'activité reprirent. Des appels ont été lancés pour savoir qui était encore là. Ici, des gens se lavaient de la tête aux pieds, là, d'autres nettoyaient leurs vêtements. Des chants retentissaient, des airs drôles et sérieux. C'est ainsi que le souvenir des terribles épreuves de ces derniers temps a été conjuré.

La division reçut l'ordre de se rendre à Nivelles, au sud de Bruxelles, pour y travailler à l'aménagement de la position Meuse-Anvers, sur laquelle les troupes de première ligne devaient se replier progressivement en combattant. Le 6 novembre à 8 heures du matin, le régiment s'est dirigé en bloc vers Blaugies, où il est resté jusqu'à 4 heures de l'après-midi. Il s'est ensuite remis en route et a marché dans des conditions extrêmement difficiles - les routes détrempées par les pluies de campagne persistantes étaient encombrées de colonnes et de troupes épuisées - jusqu'à Hyon près de Mons. Après un jour de repos, le régiment partit le 8 à 7 heures du matin et atteignit par Roeulx le village de Marche-les-Ecaussines, et le lendemain, vers midi, il arriva à Nivelles, qui était encombré de troupes et n'offrait que de très mauvais cantonnements. L'après-midi, les officiers ont chevauché jusqu'au canal le long duquel se trouvait la position Meuse-Anvers ; elle était déjà délimitée et sa construction devait commencer le lendemain. Mais les choses n'allèrent pas aussi loin.

 


 

 

Chapitre XV

Retour au pays et dissolution

10 novembre au 22 décembre 19I8

 

Les événements s'étaient précipités. Après la défaite des Bulgares et des Turcs, l'Autriche-Hongrie s'était également effondrée. Elle avait accepté dans la nuit du 3 novembre les conditions d'armistice imposées par l'Entente. En Allemagne, la situation était désespérée. La révolution s'était imposée. L'empereur avait été contraint d'abdiquer. Des négociateurs allemands avaient franchi le front pour signer l'armistice inconditionnel dans la forêt de Compiègne, le quartier général de Foch. La guerre était terminée.

 L'armée de campagne fut rapatriée.

 

1 .- Marche vers le Rhin

Le 10 novembre à 7 heures 30 du matin, le régiment a quitté Nivelles et s'est dirigé vers Bousval en passant par Genappe. En cours de route, des bruits coururent que la République était proclamée en Allemagne. Elles devaient se confirmer. Au lieu de cantonnement, le commandant du régiment reçut l'ordre de la division d'informer les troupes de la nouvelle situation en Allemagne en lisant un appel du Conseil des commissaires du peuple. A 10 heures du soir, le commandant a fait aligner le régiment en carré sur la place de l'église et, entouré de l'état-major du régiment, a lu l'appel sans ajouter un mot.

Le 11 novembre, le régiment passa par Mont-St-Guibert, Nil-St-Vincent et Sart-Risbart. Le lendemain, il marcha par Thorembais, Noville et Boneffe, où le IIIe bataillon resta, tandis que le 1er bataillon, sous son nouveau commandant, le capitaine Steindorff, continuait jusqu'à Branchon. Les rues grouillaient de prisonniers de guerre français et belges qui, décorés de petits drapeaux, se hâtaient de rentrer chez eux.

Des troupes de prisonniers russes ont également été rencontrées à de nombreuses reprises. Selon les conditions de l'armistice, en vigueur depuis le 12 novembre à midi, la zone occupée devait être évacuée dans les 15 jours, et dans les 15 jours suivants, la rive gauche du Rhin devait également être évacuée. Pour le commandement, le rapatriement de toute une armée dans ce délai incroyablement court était une tâche difficile. Ce n'est que grâce à la discipline qui régnait encore malgré tout dans les troupes de campagne qu'il a été possible de remplir l'engagement pris. Les troupes de la division se sont dirigées vers le Rhin en un seul bloc, en parcourant jusqu'à 35 km par jour.

Poursuivant sa marche vers le sud-est, le régiment se déplaça le 13 novembre via Hemptinne, Meeffe vers Oteppe, où le 1er bataillon fut cantonné, et Huccorgne, qui a été attribué au IIIe bataillon. Le lendemain, le IIIe bataillon passa par Moha, Antheit et Ampsin, tandis que le 1er bataillon traversait encore la Meuse à Amay et se dirigeait vers les hauteurs de St-Séverin. Une méchante rigueur hivernale s'était installée, qui se faisait désagréablement sentir pendant la nuit. Le 15 novembre, le 1er bataillon se rendit à Ivoz via Neuville-en-Condroz, où il rejoignit le 3e bataillon qui avait franchi la Meuse le matin et qui avait marché le long du fleuve. En formation divisionnaire, le 309e régiment fit son entrée à Seraing, un faubourg de Liège, au son de la fanfare. Toutes les maisons étaient pavoisées de drapeaux français et belges ; des photos du roi Albert étaient exposées dans les vitrines. Le 1er bataillon s'installa à Vaux-sous-Chévremont, tandis que le IIIe bataillon se reposait à Chaudfontaine. Le lendemain, le régiment se rendit à Verviers en passant par Fraipont, Pepinster, où la population se montra en partie très provocante ; mais grâce à la discipline bien observée des hommes, il n'y eut nulle part de manifestations fâcheuses. C'est de là que le régiment partit le 17 à 6h15 du matin et franchit la frontière belgo-allemande à 10h15 du matin [probablement au niveau de Membach, la frontière ayant été modifiée après l’armistice, Eupen devenant belge], après une marche par Stembert et Goé. Les compagnies ont été accueillies avec joie par des femmes et des hommes allemands. Le conseil d'ouvriers et de soldats d'Eupen, qui s'était également préparé à les accueillir, a été chassé par les hommes de la compagnie de tête. Le lendemain, le régiment passa par Rötgen, Lammersdorf et Rollesbroich, où il reçut un accueil chaleureux et hospitalier de la part de la population. De là, le lendemain, le groupe a traversé les magnifiques paysages montagneux de l'Eiffel, via Hürtgen, pour rejoindre Brandenberg.

 

(……………………………..).
 

Le retour vers l'Allemagne ( clic pour accéder à la carte)

 

 

 

 

10 mai 2013

Militaires et Civils (prisonniers, fusillés) décédés durant la Guerre.

Les registres étant en cours de dépouillement, la liste actuelle - publiée dans la largeur admise pour ce blog - est chronologique, et sera réorganisée une fois terminée, elle est destinée aux éventuels descendants ou membres de la famille de ces soldats qui en feraient une recherche sur Internet. Le cas échéant, je complèterai leur actuel lieu d'inhumation.

Bien qu'il s'agisse généralement de militaires, je reste dans le cadre de ce blog, car les civils voyaient couramment passer les cortèges se rendant au cimetière, et lorsqu'une cérémonie religieuse catholique avait lieu, il n'était pas rare que des enfants de chœur de la commune accompagnent le desservant, ce qui fut le cas de mon père.

 

PICT8279

 

 (Mises à jour en cours)

 Décédés à Valenciennes 1914 1915 1916 1917 1918 1919  Total
Français
(Militaires prisonniers ou décédés au combat et civils fusillés)
114 66 24 30 79 41 354
Allemands (Militaires) 104 107 175 239 426 17  1058
Australiens, Britanniques, Canadiens, Indiens, Irlandais
(Militaires prisonniers)
et Belges
5
dont 1 Belge
34 10 51
dont 8 Belges
7 Belges 1 108
Russes & Roumains
(Militaires prisonniers)
    12 122 1, cité
ci-dessous
   135
Total Annuel 223 207 221 442 513 59  1665

 

 

                  Dès le début des hostilités, l'état-civil de Valenciennes fait état des décédés pour fait de guerre dans ses registres, la cité est occupée le 25 Août 1914 et les services municipaux continuent de fonctionner sous la férule de l'occupant.
Les soldats de toutes nationalités, alliés prisonniers, allemands soignés dans les ambulances de la commune, civils fusillés sont normalement répertoriés durant les années 1914, 1915, 1916 et au début de 1917.

Les principales ambulances sont

  • L'Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République.
  • L'Ambulance du Collège de Jeunes Filles, Boulevard Pater (parfois dénommée Lycée de J.F.)
  • L'Ambulance du Collège Notre-Dame, Rue des Capucins.
  • L'Ambulance des Petites Sœurs de Pauvres, 22 Avenue Duchesnois (actuellement n° 104), les Petites Sœurs officieront également faute de place dans divers autres lieux .

Ces édifices existent toujours, quasiment à l'identique.

 

    Le 13 Juillet 1917, les actes (de Valenciennes) portent la mention "heure actuelle de l’Hôtel de Ville", précisant ainsi que les territoires occupés sont à l'heure allemande, soit une heure d'avance ; écrit ainsi, c'est l'horloge qui est mise à l'heure, pas nécessairement l'esprit des administrés, forme de résistance passive à l'occupation. Dans les registres d'Uccle (Belgique) en Juin 1918 - pour au moins un acte transcrit à Valenciennes-  l'heure est suivie de la mention "trentième degré longitude est Greenwich", ce qui est la limite Est de l'empire colonial belge, où l'horaire est également GMT+2, comme l'heure d'été allemande, imposée le 1er juin 1916, et qui rechangeait au 30 septembre.

   De même à partir de Mai 1917, il y a décalage important dans l'enregistrement des décès de militaires, qui se font en Juillet pour Mai et Juin en Aout pour Juillet, etc ...... Plus aucun décès de soldat allemand ne sera enregistré après le 8 septembre 1917. Les derniers à apparaitre dans les 3 premiers jours d'octobre sont des régularisations du trimestre précédent, avec la mention "dressé sur l'ordre de la Commandanture" qui remplace la déposition réglementaire de 2 témoins.

Par la même occasion plus aucun décès de militaire allié, ni même de prisonnier Russe ou Roumain ne sera enregistré dans les Ambulances et Hôpitaux.
 
   Il n'y aura plus en 1918 que des civils, prisonniers -parfois "ouvriers"- ou fusillés, dont les actes seront dressés avec une courte mention permettant de les distinguer ; seuls les actes des fusillés sont dressés sur l'ordre de la Commandanture.

   Avec l'avancée alliée, des civils réfugiés des communes entre Cambrai et Valenciennes apparaissent dans les registres de même que des Belges, et dès la libération de Valenciennes le 2 novembre, nombre d'entre eux furent d'abord soignés dans l'ambulance que tenaient les Petites Sœurs des Pauvres au 22 ( actuel 104) de l'avenue Duchesnoy, qui est devenue ambulance britannique : la "2nd Casualty Clearing Station"(1) qui y restera jusqu'en juillet 1919 ; y seront également soignés des militaires Français prisonniers rapatriés, dont certains y décéderont.

On y trouve aussi l'acte de décès d'une femme née à Tbilissi, actuelle capitale de la Géorgie, peut-être venue avec les prisonniers  requalifiés en travailleurs après la paix signée avec la Russie.

 

  • MOUKAMET Djanal, Civile, née le 20 mai 1899 à Tifliss (Russie)
    Décédée le 11/12/1918 à l'Ambulance des Petites Sœurs des Pauvres N°2
    CCS Anglaise Avenue Duchesnoy, n°21.
    Acte n° 986 Vue 250.

 

     Dès Février 1919, les jugements de décès sont transcrits dans les registres, terminant ainsi la chaine administrative reconnaissant la mort (le plus souvent avec la mention "Pour la France") de soldats nés ou résidant à Valenciennes. Sont transcrits aussi - conformément à la loi, mais non traités ici - les décès de civils hors de la commune (de naissance ou de résidence). Tous ces actes devaient faire l'objet d'une mention marginale dans le registre de l'année de décès, au plus près de la date de celui-ci, ce qui est  rarement le cas.

 

Soldats valenciennois décédés durant la guerre : Transcriptions rédigées en 1919 (en cours)
  

(1)Casualty Clearing Station

Ce poste d'évacuation sanitaire faisait partie de la chaîne d'évacuation des blessés, plus en retrait de la ligne de front que les postes de secours et les ambulances de campagne.
Appartenant au Royal Army Medical Corps, le travail de la CCS était de traiter un homme pour qu'il puisse rejoindre son unité, ou, dans la plupart des cas, pour lui permettre d'être évacué vers un hôpital de l'arrière. Ce n'était pas un endroit pour un séjour de longue durée.

Les CCS sont généralement situées sur ou à proximité des lignes de chemin de fer, pour faciliter le mouvement des blessés depuis le champ de bataille et vers les hôpitaux. Bien que de taille relativement importante, les CCS déménageaient fréquemment -d'où le travail conjoint des personnels des Royal Engineers et des hommes de l'Army Service Corps-, notamment dans le sillage des grandes attaques allemandes au printemps 1918 et l'avance des Alliés à l'été et à l'automne la même année. Beaucoup de CCS ont été ensuite déplacées vers la Belgique puis l'Allemagne avec l'armée d'occupation en 1919. Les emplacements de ces postes d'évacuation peuvent souvent être identifiés aujourd'hui par les nombreux cimetières militaires qui les entouraient.

 

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17 juillet 2017

Otages en Lithuanie (IV) : des chiffres et des noms.

 

<< IIIe partie                                                                                               Ve partie >>

 

     En travaillant sur les données du CICR, incontestablement les plus fiables et complètes après croisement avec les rares autres données concernant les otages en Lithuanie (partie de la Russie occupée par l'Allemagne) on peut dégager quelques statistiques et regrouper quelques noms. Malheureusement les catégories socio-professionnelles ne sont que très rarement indiquées, et peu d'entre elles ont publié après-guerre un livre d'or de leurs victimes et déportés. Il ne faut donc pas s'étonner de ne retrouver que les membres du clergé (du moins une partie de ceux-ci si l'on en croit les témoignages), distingués dans les années 1920 par la nation.

 

     Ainsi, les 596 noms listés par le CICR avec leur lieu de résidence (Wohnort) permettent d'obtenir une répartition par département. Rappelons qu'il s'agit de départements occupés (à l'exclusion de ceux dits "annexés" que l'Allemagne considère comme siens depuis 1870.)

front dep
Le front est celui du 31/12/1917 (source)

     C'est donc dans les départements suivants (classés par nombre d'otages) que l'occupant a fait son choix :

  • Nord : 313 otages,
  • Ardennes : 131 otages,
  • Aisne : 69 otages,
  • Pas-de-Calais : 27 otages,
  • Meurthe-et-Moselle : 25 otages,
  • Meuse : 18 otages,
  • Somme : 8 otages,
     et une demi-douzaine de noms soit sans mention de lieu soit d'origine trop incertaine ("Fontaine")
     

     Il est assez logique que le département du Nord ait fourni le plus d'otages, le train étant parti de Lille.


En bleu le trajet est représenté sur route, peu différent de celui par rail qui n'existe pas avec MyMaps.
En rouge le trajet par rail depuis la frontière germano-russe, tracé à la main en suivant les voies.


 

 

Pour le Nord voici les villes ayant fourni le plus d'otages (9 sur les 139 communes citées, ayant donc fourni au moins 1 otage)

  • Douai : 25 otages,
  • Lille : 20 otages,
  • Roubaix : 12 otages,
  • Condé : 9 otages,
  • Croix : 8 otages,
  • Tourcoing : 8 otages,
  • La Madeleine : 7 otages,
  • St. Amand : 7 otages,
  • Valenciennes : 7 otages,

     C'est Douai qui a le triste privilège d'avoir fourni le plus d'otages (25) suivi par Sedan (22) puis Lille (20). Redisons une fois encore qu'il s'agissait de citoyens choisies dans 3 catégories (énoncées par l'occupant) : "Riches, Aisés, Pauvres", désignés dès l'invasion pour servir de "garantie" à l'exécution de ses volontés, ou pour protéger des lieux stratégiques (des bombardements aériens par exemple). Il faudrait pour chacun une investigation locale pour connaître sa profession, mais on a un petit échantillon avec quelques-unes de celles qui étaient disponibles :
     Receveur des impôts, Président de cour appel, Cultivateur, Juge de paix, Pharmacien, Maître de conférence, Adjoint au maire, Magistrat à la cour, Instituteur, Industriel, Brasseur, Professeur, Architecte, Prêtre, Médecin.

 

Ainsi à Valenciennes les 7 otages de représailles (dont j'ai parfois la date de naissance) sont MM. :

DUPONT DE ST.OUEN Fernand Propriétaire Né le 31 décembre 1858
EWBANK Georges Propriétaire Né le 26 décembre 1855
GIRAULT Alexandre    
GRAVIS Henri Notaire Né le 25 mars 1868
LESQUESNE Charles Pharmacien  
LEST Victor Administration des douanes Né le 11 juin 1862
TROMONT Charles Conseiller municipal  

 

     Bien entendu, la Gazette des Ardennes en profite pour donner dans son édition du 27 avril 1918 des messages des otages, quelque-uns ! Pourquoi seulement 39 ? Comment ont-ils eu connaissance de ces quelques noms se disant tous en bonne santé au camp près de Wilna ? (Plus quelques groupes anonymes ... ?). D'autant que je n'ai pas trouvé trace de l'un d'entre eux : Gerant ou Gorant de Valenciennes, .... à moins que ce ne soit GIRAULT Alexandre? Et que certains prénoms ne coïncident pas toujours.

GDA 19180427


     Voici les 38 autres que l'on retrouve dans les listes de la croix-rouge, en croisant les informations pour corriger les erreurs ..... Ceux qui ont acheté le journal - ou se le sont prêté - ont dû être déçu, d'autant qu'il fallait connaitre les communes dépendant par exemple de la Commandature de Poix-Terron dans les Ardennes, ou ce que recouvre "le groupe des otages réunis de Mohon" !
Le CICR ne donne qu'un seul nom pour chacune de ces deux villes : JAQUEMIN Em. de Mohon et JEANJOT Ernest de Poix-Terron.

SOUCOURT-HARMEL Pierre Angecourt Ardennes
PRESSOIR Léon Carignan Ardennes
MARTINET Paul Charleville Ardennes
BOBLIQUE Émile Omont Ardennes
WAHART Charles Villers Le Tourneur Ardennes
JAMEIN Philogène Vouziers Ardennes
KLEINE Charles Cons La Grandville Meurthe-et-Moselle
DAUSSE Camille Gorcy Meurthe-et-Moselle
DE LAMBERTY Raymond Longwy Meurthe-et-Moselle
GERMAINE Alfred Longwy Meurthe-et-Moselle
MARTIN Hubert Longwy Meurthe-et-Moselle
GUELORGET Charles Montmédy Meurthe-et-Moselle
FÉRRY Paul Réhon Meurthe-et-Moselle
FÉRRY Gustave Villers La Montagne Meuse
BRUYRE Paul Artres Nord
D'HAUSSY Georges Artres Nord
SANDRART Albert Felleries Nord
DELATTRE Édouard Ferrière La Grande Nord
GUIMBELLOT Maurice Ferrière La Grande Nord
WALLÉRAND Jules Ferrière La Grande Nord
BAUCHEZ Henry Jeumont Nord
THOMAS Hermann Jeumont Nord
DESMARESCAU Louis Landrecies Nord
GUILBAULT Désiré Lille Nord
THIRIEZ Julien Lille Nord
STIEVENARD Gustave Marpent Nord
AUTIER Antoine Maubeuge Nord
CHATELEYN Félix Roubaix Nord
LEPERS Georges Roubaix Nord
LEPOUTRE ? Roubaix Nord
TROCKAY Jules Rousies Nord
CARON Hubert St-André Nord
BELTETTE Achille Tourcoing Nord
LELEU Achille Tourcoing Nord
MALARD Albert Tourcoing Nord
TIBERGHIEN Louis Tourcoing Nord
GRAVIS Henri Valenciennes Nord
PIÉTON Théophil Wignehies Pas-de-Calais

     Hormis les noms cités (plus BELTETTE Achille qui est noté de Tourcoing et non de Roubaix au CICR), la mention "tous les otages de Tourcoing" recouvre MM. DEMORY Henri, LEURENT Joseph, PIERPONT Arthur et ROBBE Henri.
 

Lallart

 

Le Clergé

   Il est une catégorie qui dispose de son livre d'Or, mais recensant seulement ceux qui ont été distingués - civils ou militaires -, c'est celui "du clergé et des congrégations". Les témoignages, comme celui de Ferré citent volontiers une cinquantaine de prêtres parmi les otages, je n'ai à ce jour retrouvé que 33 d'entre eux, dont une moitié de Nordistes, parfois sans grande précision.

     Certains ont été décorés après la guerre, parfois à titre posthume : "L.H." pour la Légion d'honneur, "MRF" pour la médaille de la reconnaissance française, "MVI" pour la médaille des victimes de l'invasion. "Br" pour bronze, "Ag" pour Argent.
L'un deux est cité à l'ordre du pays, l'intitulé complet en est :

"Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de"

 

NOM Prénom Né le Lieu de Naissance Affectation Dep. Remarque Distinctions
ALVIN Anselme 13/07/1870 Maretz Paillencourt 59   MVI Br
BEAUSSART Jean 1889   Haubourdin 59   MVI Br ; MRF Br
BODESCOT Jules 06/11/1858 Auchy-les-Hesdin Rumaucourt 62   MVI Ag ; MRF Br
BOURGUIGNON Alex 1872   Condé les Autry 08 Décédé à l'hopital de Vilna  
BOUXIN Emile 17/08/1855 Marquigny Deville 08   MVI Br
COLLANGETTES Gabriel 31/08/1889 Reims St Martin de Laon 02   MVI Ag
DEGREMONT Paul 22/05/1881 Paillencourt Bettrechies 59   MVI Br
DELARRA Laurent 05/07/1867 Douai Fourmies 59 Institution St Pierre MRF Ag ; MVI Br
DELATTRE Paul 25/07/1873 Halluin Loos-les-Lille 59   MVI Br
DELESALLE Auguste 04/07/1851 Marcq en Baroeul Lannoy 59 Décédé des suites à Lille en janvier 1919 L.H.
DESCHREVER Emile 12/12/1857 Lille Cambrai 59   A l'ordre du pays ; MVI Br
DIENNE Ernest 11/07/1872 Cambrai Condé/Escaut 59   British War Medal ; MVI Br
DROULERS Albert 22/12/1887 Tourcoing Loos-les-Lille 59   MRF Ag
DUTERTE Augustin 28/05/1860 Merlimont Marquette-les-Lille 59   MRF Br ; MVI Br
FLAMENT Émile 03/07/1864 Englefontaine Œuvres diocésaines 59   Méd recon Brit ; MVI Ag
GOUBÉ Félix 03/03/1879 Templeuve Roubaix 59    
GRISON Gustave 1858 Halluin Lesquin 59   MVI Br
JOUITTEAU Gabriel 27/01/1874 St Laurent sur Sèvres (85) Carvin 62   MVI Br
LALLEMANT Georges     Sedan 08    
LAROCHE Louis     Singly 08    
LEGRAIN Arsène 15/11/1870 Port-à-Binson Pauvres 08   MVI Br
LELEU Achille 13/03/1874 St-Pol-sur-Mer Tourcoing 59   MVI Br
LEMIRE Oscar 05/05/1863 Happencourt Mennevret 02   MVI Br
LEROUX Jules 19/11/1862 Roubaix Marais-de-Lomme 59   MVI Ag
MAITREBUT Louis 13/07/1868 Charleville Signy-l'Abbaye 08   MVI
MARGOLLÉ Gaston 08/04/1874 Aire-sur-la-Lys Carvin 62   MVI Ag
MATHIEU Jules 10/07/1874 La neuville les Wassigny Saulces-Champenoise 08   MVI Br
PÉCHENART Léonce 23/02/1864 Monthermé Attigny 08   MVI Br
Père Louis-Marie O.M.C           Oeuvre musicale écrite en captivité  
PHILIPPART Émile     Launois-sur-Vence 08    
QUIÉVREUX Camille 14/07/1862 Serain Serain 02   MVI Br
SION Fleury 17/05/1862 Annoeullin Fressain 59   MVI Br
VANTHUYNE Charles 06/11/1870 Bois-Grenier La Chapelle d'Armentières 59   MVI Br

 

Il n'y a que 3 photos issue des groupes en détention parmi celles qui figurent dans les mémoires de Ferré :
 

Abbé Leleu Abbé Quiévreux Abbé x
Abbés LELEU, QUIEVREUX et inconnu

 

On retrouve parfois la trace de certains autres otages dans les listes du Journal Officiel, comme celui du 11/03/1923 :
 .

FRAY Florimond 02/09/1858 Lille Secr. Gen. Mairie de Roubaix 59 Décédé le 27/01/1919 MRF Br

  ..

A suivre ..........

7 juin 2011

LONDON GAZETTE 12 Septembre 1919

   La London Gazette publie dans son supplément du 12 Septembre 1919 ( 15 septembre 1919) une liste de volontaires (essentiellement Belges et Français, parfois avec confusion des nationalités) attachés à l'Armée Britannique en France, section I, section II et C.O.A. (qui connait la signification de ces catégories ?) avec mention "Died" réservée à ceux qui ont été exécutés.

        Je liste ici-dessous les noms et localités rectifiés des erreurs d'OCR, sans corriger l'orthographe d'origine. Certains figurent dans la liste des 52 fusillés de Gand de la page Alfred PAGNIEN.

 


 

LG

31551.
THIRD SUPPLEMENT TO The London Gazette 
Of FRIDAY, the 12th of SEPTEMBER, 1919.

The Gazette is registered at the General Post Office for transmission by Inland Post as a newspaper. The postage rate to places within the United Kingdom, for each copy, is one halfpenny for the first 6 ozs., and an additional halfpenny for each subsequent 6 ozs. or part thereof. For places abroad the rate is a halfpenny for every 2 ounces, except in the case of Canada, to which the Canadian Magazine Postage rate applies.

 

 

 


 

 

MONDAY, 15 SEPTEMBER, 1919.


War Office, 
15th September, 1919.
The names of the undermentioned are to be added to those brought to notice for distinguished and gallant services and devotion to duty by Field Marshal Sir Douglas Haig, K.T., G.C.B., G.C.V.O., K.C.I.E., Commander-in-Chief of the British Armies in France, in his despatch of the 8th November, 1918. (Published in the Supplements of the London Gazette dated 20th, 23rd, 27th, 28th, 30th, & 31st of December, 1918, Nos. 31077, 31080, 31083, 31085, 31088, & 31089 respectively) 

VOLUNTEER SERVICE ATTACHED TO THE BRITISH ARMY IN FRANCE (SECTION 1.).
Belgian Subjects.

Alaerts Monsieur J. Louvain.
Anderlack Monsieur F. Jambes.
Asseloos Monsieur L. Bruges.
Baland Monsieur L. J. E. G. Tournai.
Barthélémy Monsieur F. J. Liége. (Died.)
Bax Monsieur P. J. Turnhout.
Bekaert Monsieur C. L. Antwerp.
Belot Mademoiselle E. La Buissière.
Betrancourt Monsieur A. Schaerbeek.
Billemont Mademoiselle G. M. G. M. Charleroi
Bodson Monsieur M. St. Josse-ten-Nood (Died.)
Bogaert Monsieur A. Termonde.
Bogaert Monsieur A. Termonde.
Bogaert Monsieur E. Termonde.
Bogaert Mademoiselle E. Termonde.
Boonen Monsieur P. H. Ophoven.
Bornauw M. 1'Abbé A. Termonde
Bourgeaux Monsieur H. J. G. Kessel-Loo
Bourguignon Mademoiselle M. Fepin-par-Haybes (France).
Braeckelaire Monsieur N. A. Molenbeek St- Jean.
Brouez Monsieur J. Ath.
Busschaert Monsieur L. Mouscron.
Butin Mademoiselle L. St. Gilles.
Byn Monsieur M. Gand. (Died.)
Capelle Monsieur R. A. E. M. Courtrai.
Clynans Monsieur A. J. Vieux-Turnhout.
Coibion Monsieur E. A. J. Habay-la-Neuve.
Coigne Monsieur A. L Courtrai. (Died.)
Coigne Monsieur M. J. Courtrai.
Collet Madame Vve. A. Brussels.
Colson Monsieur M. Tournai.
Coninx-Oben Madame H. M. Neerpelt.
Coppin-Tonglet Madame I. Jambes.
Corbisier Monsieur J. B. Brussels.
Cornelis Mademoiselle M. G. S. Sottegem.
Courtens Monsieur J. M. A. Raevels.
Crabs Monsieur H. Virton.
Crucifix M. 1'Abbé J. St. Servais.
Cuvelier Monsieur V. Arlon.
Danckaert Monsieur E. E. Looz.
Daras Monsieur F. Roisin.
Daras-Fontaine Madame O. Roisin.
Dassy Monsieur A. A. G. Ixelles.
Debacker Monsieur A. A. Mouscron. (Died.)
De Baeremaecker Mademoiselle J. Gand.
Debersaques Monsieur F. Oyghem.
Debouvries Madame F. Pecq.
Degeaive-Maricq Madame M. Brussels.
Degraeve Monsieur C. L. M. Laeken.
Dehant Mademoiselle E. Berchem Ste.Agathe.
De Hert Monsieur F. Alost.
De Keyser Monsieur J. Audenaerde.
Delaruelle Monsieur A. Wachtebeke. (Died.)
Delcourt Monsieur J. Roisin.
de Liedekerke Madame la Comtesse M. Brussels.
De Lombaert Mademoiselle I. Brussels.
Delpierre Monsieur L. E. Wiers Hainaut.
Demeyer Mademoiselle S. M. Dampremy.
Deneef Monsieur L. Eecloo.
De Neve Monsieur J. T. Mons.
Denisse-Bogaerts Madame L. E-eckeren.
Depage Madame Vve. H. Brussels.
Depoorter Monsieur R. A. A. Rumbeke.
Derache-Grandmaison Madame Vve. H. Liége.
De Raeymaeker Monsieur F. J. H. Etterbeek.
de Roest d'Alkemade Monsieur le Baron G. Brussels.
Derudder Monsieur C. C. Rethy.
Deschryver Monsieur C. Froyennes.
Deschryver Mademoiselle J. Froyennes.
Dessauvage Monsieur A. I. Rumbeke.
De Stoop Monsieur J. Courtrai.
Devred Monsieur J. C. L. G. Arlon.
De Waeghe Rev. Frère E. Louvain
della Faille d'Huysse Mme. la Baronne A. Huysse.
Dirickx Monsieur P. J. J. Antwerp.
Dognies Monsieur A. G. Nivelles.
d'Oultremont Monsieur le Comte L. Brussels.
d'Oultremont-de-Merode Madame la Comtesse R. Brussels.
Druyts Monsieur P. M. Merxplas.
Ducarreaux Monsieur P. L. Mons.
Du Four Monsieur F. Turnhout.
Eggremont Monsieur R. Worteghem.
Ernult Monsieur Victor Brussels.
Everaert Monsieur H. C. Courtrai.
Everbecq M. 1'Abbé E. Templeuve.
Eykholt Monsieur M. Lommel. (Died.) 
Finet Monsieur T. Cuesmes.
Frenay-Derache Madame L. Liége. (Died.)
Geerinckx Monsieur A. L. S. Sleydinge.
Geypen Monsieur J. P. Baelen.
Ghislain Monsieur A. Hornu.
Ghyselen Monsieur V.. Chateau d'Ere-lez-Tournai
Gillet Monsieur P. A. J. M. Habay-la-Neuve.
Goossens-Mathys Madame O. Ath.
Grenez Mademoiselle E. Frasnes-lez-Buissenal.
Grentz Mademoiselle L. Liége.
Haerens Monsieur C. A. Maria-Leerne.
Haulot Monsieur E. Marcinelle.
Hebette Monsieur E. Namur.
Hendrikx Mademoiselle D. M. Lommel.
Hessal Monsieur F. Wanze Liege.
Hessal Mademoiselle G. Wanze, Liége.
Hessal Mademoiselle G. Wanze, Liége
Hessal Madame J. Wanze, Liége
Hofman Monsieur M. A. Courtrai. (Died.)
Hoste Monsieur C. Oost-Eecloo. (Died.)
Hubaut Monsieur A. Dottignies.
Jacobs Monsieur L. D. Gand.
Janssen Monsieur A. Raevels.
Jonas Monsieur R. Brussels.
Jonniaux-Galens Madame F. Ledeberg-lez-Gand.
Kairis Monsieur A. P. J. Cuesmes
Lambrecht Mademoiselle F. Gand.
Lamote-Bomberna Madame E. Wenduyne.
Laurent Monsieur C. Roisin. (Died.)
Laurent Monsieur G. Angreau.
Leemans Monsieur J. Lierre. (Died.)
Leemans Mademoiselle M. Lierre.
Lejeune Monsieur E. M. J. Arlon.
Leroux Monsieur M. Wachtebeke.
Lesire Monsieur N. Brussels.
Lesire-Debeve Madame B. Brussels.
Leunis-Francq Madame A. Antwerp.
Liepin Monsieur J. Irchonwelz.
Macquet Monsieur G. Bruges.
Maes Monsieur A. Brussels.
Maes-Meurice Madame M. J. Brussels.
Marquenie Monsieur G. Wachtebeke.
Marquis Monsieur R. G. Brussels.
Maton Monsieur A. Boussu. (Died.)
Maton Mademoiselle J. Boussu.
Meired Monsieur J. E. Rochefort. (Died.)
Mertens Madame Vve M. Parc-Heverlé.
Michels Monsieur G. Deynze.
Michels Monsieur M. Deynze.
Morand Monsieur L. Cambrai.
Naets Monsieur 1'Abbé R. Louvain.
Nicolas Monsieur A. Thibessart.
Nicolas Mademoiselle R. C. L. Marbehan.
Nyssen Rev. Père L. Borgerhout.
Obert Madame la Vicomtesse L. Brussels.
Osselaer-Staquet Madame L. Brussels.
Papegnies Monsieur H. Flobecq.
Paquet Rev. Père J. B. Brussels.
Pauwels Monsieur J. H. Borgerhout.
Pauwels Monsieur P. J. Beverloo.
Peeraer Monsieur J. Merxplas.
Peera'er Mademoiselle L. L. Merxplas.
Peeters Monsieur J. Schaerbeek.
Peeters-Crispeels Madame J. Schaerbeek.
Petit Mademoiselle H. L. S. Anderlecht.
Peys Monsieur F. A. Lommel.
Peys Madame M. J. V.. Lommel.
Philippart Rev. Père H. Tournai.
Pigeolet Mademoiselle F. Schaerbeek.
Pittoors Monsieur G. C. F. Blauwput, Louvain
Polet M. l'Abbé E. Givry.
Polet Monsieur E. Jumet.
Prouvost Monsieur P. Mouveau (France).
Reynaert Monsieur E. Bruges.
Rigo Monsieur P. C. Blauwput Louvain
Rivière Mademoiselle M. La Buissière.
Robiette Monsieur P. M. A. Petegem.
Roose Monsieur E. Orleans (France).
Rouard Mademoiselle M. Arlon.
Schepkens Monsieur E. H. Baelen-Wezel.
Schepkens Monsieur J. A. F. Lommel-Kerkhoven.
Schepkens Monsieur M. P. Kerkhoven.
Schepkens Monsieur P. Kerkhoven.
Schepkens-Meukens Madame Kerkhoven.
Schreppers Monsieur F. T. Baelen-Wezel.
Schreppers-Vangeel Madame C. Baelen-Wezel.
Servais Monsieur A. J. Montigny-le-Tilleul. (Died.)
Servais M. 1'Abbé L. Habay-la-Neuve.
Standt Monsieur C. Kessel-Loo.
Stekke-Borremans Madame M. Herinnes-Enghien.
Stevens Monsieur F. L. Schaerbeek.
Stievenart Monsieur L. Mons.
Struyf Monsieur F. P. Santvliet.
Tips-Baens Madame C. Moll-Wezel.
Toch Monsieur F. Ledeberg-lez-Gand.
Touchart Monsieur P. Neuville St. Remy.
Trouillet Monsieur A. Roisin. (Died.)
Uytebrouck Mademoiselle L. A. A. Heverlé, Louvain,
Uyttendaele Monsieur A. Meirelbeke-lez-Gand. .
Vallons Monsieur L. P. Heverlé, Louvain
van Aerschot Monsieur J. H. D. Brussels.
van Aerschot Mademoiselle M. Brussels.
Van Biervliet Rev. Père A. Esschen.
Van Damme Mademoiselle M. Ixelles.
Van der Meersch Monsieur C. J. Gand (Died.)
Van der Smissen Monsieur L. L. Peer.
Van de Woestyne Monsieur E. Eecloo (Died.)
Van Malder Monsieur D. Laeken.
Van Malderen Monsieur A. Jette.
Van Nieuwenburg Monsieur P. Hansbeke.
Van Pelt Monsieur J. Turnhout.
Van Schoote Monsieur E. E. M. Gand.
Vasseur-Theron Madame M. St. Denis.
Verbiest Mademoiselle M. P. Lommel.
Verbiest-Tempels Madame L. Lommel.
Vercoutere Monsieur E.. Tournai. (Died.)
Verhooghe Monsieur M. G. Mechelen s/Meuse.
Verschoore Mademoiselle F. H. Courtrai.
Verschoore Monsieur P. H.. Courtrai.
Verschoore Monsieur V. L. Courtrai.
Vervaeke Monsieur O. O. Mouscron.
Waneuken Mademoiselle H. St. Josse.
Wanty Monsieur G. J. Soignies
Wauthy Monsieur J. M. Wez. (Died.)
Wilbaux Monsieur J. Tournai.
Wilbert Monsieur A. (Fils) Boussu-Haine.
Willekens Monsieur J. B. Baelen-Wezel.
Willems Mademoiselle H. Canne
Willems Monsieur L. Canne
Willems-Coolen. Madame L. Canne.
Willockx Monsieur V. A. Nimy-lez-Mons.
Willscheid Monsieur A. St. Ghislain.
Wilryckx Monsieur J. M. L. Turnhout
Wilryckx Mademoiselle J. Lierre.
Windey Mademoiselle M. Brussels.
Wirix Monsieur F. F. Kessel-Loo.
Wouters-Tips Madame V. Kerkhoven.
Wuilbaut Monsieur E. Escautpont.



French Citizens.

Bar Monsieur V. Valenciennes.
Barbare Monsieur A. Marcoing. (Died.) 
Beauval Monsieur G. Escaudoevres-par-Cambrai.
Beltette Monsieur A. V. A. Tourcoing..
Benoit Monsieur A. Noyelles-sur-Escaut 
Blondiaux Monsieur A. Noyelles-sur-Escaut (Died.)
Bulcourt Monsieur H. Saulzoir 
Buzin Monsieur C. Villers-Pol. (Died.) 
Capelier Monsieur N. J. B. (Frere Frumence) Estaimpuis
Cappelle Monsieur C. St. André-lez-Lille.
Constenoble Mademoiselle M. M. (Soeur Marie-Thérèse) Lille
Cordonnier Monsieur C. M. C. Haubourdin (Nord)
Dautigny-Ehrmann Madame J. Lille.
Declercq-Delannoy Madame A. Tourcoing.
Declercq Mademoiselle L. Tourooing.
Delacroix Monsieur L. St. Quentin. (Died.) 
Delacroix Monsieur L. St. Quentin.
Delacroix-Lefèvre Madame G. St. Quentin.
Desmoulin  Monsieur C. Villers-en-Caucheis. (Died.)
Desmoulin Monsieur E. Villers-en-Cauchies. (Died.)
Desmoulin Monsieur V. Villers-en-Cauchies. (Died.)
Dienne Monsieur E. E. C. Condé-sur-Escaut.
Dubus Monsieur A. P. M. J. Lille.
Dufour Monsieur C. Fresnes.
Durant Madame I. Recquignies-par- Maubeuge
Duvillier Monsieur A. F. J. Tourcoing.
Faux Monsieur L. Vieux Condé. (Died.) 
François Monsieur L. Canmbrai. (Died.) 
Gernez Monsieur S. Denain.
Hanaker Monsieur A. St. Quentin.
Hanaker Monsieur L. St. Quentin.
Hanaker Monsieur R. St. Quentin.
Hecquet Monsieur A. J. Lille.
Helard Monsieur M. E. Bruay-sur-Escaut.
Hodo Monsieur F.  
Kindts Monsieur R. Crois-par-Lille.
Lambrecht Monsieur A. Tourcoing.
Lanciaux Monsieur A. Bermerain.
Lanciaux-Carpentier Madame M. Bermerain.
Lecat Mademoiselle A. A. Rumegnies. (Died.)
Leclercq Monsieur F  (Died.)
Lefèbvre Monsieur E. (Died.)
Lefebure Monsieur J. A. J. Kain-lez-Tournai.
Lemaire Monsieur T. G. Cambrai.
Leroux Monsieur E. L. M. J. G. Nechin (Hainaut).
Lesage Monsieur C. G. V. (Frère Cyrille) Estaimpuis.
Leu Monsieur C. E. J. (Frire Félicien) Wattrelos.
Mallet Monsieur J. Marcoing.
Manier Monsieur G. H. Lille.
Marié Madame Vve. Paris.
Marié Madame J. Paris. (Died.) 
Marié Monsieur M. Paris.
Marlier Monsieur E. Marcoing.
Masse Mademoiselle J. Marcoing.
Masse Monsieur P. Marcoing. (Died.) 
Masse Monsieur P. (fils) Marcoing.
Meunier Monsieur A. Charleville.
Monier Monsieur H. Bermerain. (Died.) 
Montardier Mademoiselle G. Paris.
Parsy Madame A. Marcoing.
Parsy Monsieur L. Marcoing. (Died.) 
Pinte M. l'Abbé J. L. Roubaix.
Poppe Monsieur G. V. Lille.
Portel Monsieur F. J. Tourcoing.
Pradoura Monsieur A. Hermies.
Reynaud Madame M. Tourcoing.
Robaert Monsieur J. St. Quentin.
Tellier Monsieur F. L. Cambrai.
Touchart Monsieur H. V. Neuville St. Remy
Tredez Monsieur P. C. Carvin. (Died.) 
Van den Berghe Monsieur X. F. St. Andre-lez-Lille.

 


VOLUNTEER SERVICE ATTACHED TO THE BRITISH ARMY IN FRANCE (SECTION II.).
Belgian, Subjects.

Adam Monsieur H. Angleur.
André-Telder Madame M. C. Welkenraedt.
Apers Mademoiselle V. M. Wachtebeke.
Auteveld Monsieur E. L. P. Louvain.
Baert M. le Vicaire A. Gand.
Baete-d'Hondt Madame S. Lokeren.
Barbay Monsieur G. La Calamine.
Basse Monsieur R. Gand.
Bastyns Monsieur L. V. Putte-Staebroeck.
Baury Monsieur A. Liége.
Belboom Monsieur G. Fouron-le-Comte.
Benit Mademoiselle A. Fayt-lez-Seneffe.
Berthus Monsieur J. J. Petit-Lanaye.
Beydler-Tinel Madame M. Belcels.
Boelens Monsieur J. A. Uccle.
Born Monsieur H. Montzen.
Boulanger Monsieur A. Beyne-Heusay.
Bourguignon Monsieur L. J. D. Lanaye.
Braecke Mademoiselle E. Moerbeke-Waes.
Brandt Monsieur J. Moresnet-Neutre.
Bruyninckx Monsieur A. P. Louvain. (Died.)
Burssens Monsieur G. Antwerp.
Buyck Monsieur C. Moerbeke-Waes.
Byn Mademoiselle E. Gand.
Cantillon-Bauwens Madame J. D. Antwerp.
Cardinaels Monsieur R. Hamont-Loo.
Ceulemans Monsieur C. Antwerp.
Chabon-van de Broeck Madame H. Neeroeteren.
Chevalier Monsieur J. Angleur.
Choquet Monsieur L. Ixelles.
Clukers-Verbist. Madame M. Antwerp.
Collard Monsieur M. Seraing.
Colin Monsieur J. M. Fouron St. Martin.
Colin Monsieur M. J. Fouron St. Martin.
Colleaux M. le Ministre L. Brussels.
Colleaux-Frisque Madame J. M. Gembloux.
Colson Monsieur H. Eben-Emael.
Coolen Monsieur H. Turnhout.
Coolen Monsieur J. Opsinnich.
Cuitte Monsieur T. F. Bressoux.
Cuypers Monsieur L. Staebroeck.
Daems-Daemen Madame I. Cappellen.
Dammen Monsieur L. Antwerp.
Daout Monsieur A. Namur.
De Bakker Monsieur C. Beirendrecht.
De Bakker Mademoiselle M. C. Beirendrecht.
De Beaume Monsieur J. P. V. Schaerbeek.
De Beukelaer Monsieur J. M. J. Antwerp.
Debie Monsieur F. Esschen.
De Bie Monsieur P. Antwerp.
Debie-De Munter Madame H. Esschen.
De Block Monsieur F. A. Bourg-Léopold.
Debolle Monsieur E. Mons.
Debolle Monsieur O. Mons.
Debruyne Monsieur E. Antwerp.
Deckx Monsieur J. Staebroeck.
De Clerk Monsieur H. Putte, Cappelle
De Coninck Monsieur J. Antwerp.
De Dobbeleer Monsieur A. Hal.
De Herdt Monsieur C. F. F. Antwerp.
De Herdt-Schultz Madame A. M Antwerp. (Died.)
Dejace Monsieur A. Ans.
De Kerf-Vanhoyweghe Madame S. Borgerhout.
Delavignette Monsieur T. Welkrenraedt.
De Letter Monsieur A. Wachtebeke.
De Letter Monsieur T. Wachtebeke.
Delfosse Monsieur F. Louvain. (Died.) 
Delfosse Mademoiselle M. Louvain.
Delfosse-Mommens Madame B. Louvain.
Delmotte Monsieur L. Cuesmes.
Delmotte Monsieur R. Cuesmes.
Delrés Monsieur A. Liége. (Died.) 
Demaesschalck Mademoiselle E. Wachtebeke.
De Meyer Mademoiselle E. Loochristy.
De Mol Monsieur F. Exaerde.
De Mol-de Meyer Madame M. Exaerde.
Demunck Monsieur A. J. J. Angleur. (Died.) 
Depreeuw Monsieur G. G. Sinay-Waes.
De Rechter M. le Docteur Brussels.
De Snyders Monsieur P. F. Burght Waes.
Dethier Monsieur E. Liege.
De Vos Mademoiselle A. Wachtebeke.
Devos Monsieur D. Nimy.
De Vuyst Monsieur F. Gand.
De Vuyst de Raeve Madame I. Gand.
De Wilde Monsieur D. Wachtebeke.
De Wilde Monsieur L. Antwerp.
Donneux Monsieur P. T. Brussels.
Donneux-Van Der Elst Madame F. Brussels.
Douterlot Monsieur F. H. Verviers.
Dreesen Monsieur J. L. Molenbeek-St. Jean.
Duerloo Monsieur H. Esschen. (Died.) 
Duerloo-Quick Madame R. Esschen.
Ego Monsieur A. F. A. Antwerp.
Fabre Monsieur T. Antwerp.
Feyen Monsieur E. Staebroeck.
François Monsieur J. Brussels.
François Monsieur P. Antwerp.
Frisque Monsieur A. Gembloux.
Frisque-Halleux Madame E. M. Gembloux.
Garot Monsieur P. H. E. Liége.
Geerinck Monsieur F. Lokeren.
Geerinck Monsieur R. Lokeren.
Gérard Monsieur G. J. Jemeppe sur Meuse.
Gerard-Lempereur Madame M. Jemeppe-sur- Meuse.
Gerhards Monsieur H. Fouron St. Martin.
Giltaix Monsieur A. Liége.
Giltaix Monsieur D. Liége.
Giltaix Monsieur L. Liége.
Gombeer Monsieur J. L. Antwerp.
Goris Monsieur H. Vieux-Turnhout.
Goyers Monsieur J. H. Anderlecht.
Grégoire M. le Gouverneur G. Liége.
Grohin Monsieur F. A. Bourg-Léopold.
Haems Monsieur J. Antwerp.
Hagelstein Monsieur M. Moresnet.
Hanselaer Monsieur A. Zele. (Died.) 
Hanskens Monsieur E. P. Laeken.
Hauseux Monsieur J. Welkenraedt.
Heirman Monsieur A. Mont St. Amand.
Heirman Monsieur E. Exaerde.
Heirman Monsieur T. St. Nicholas-Waes. (Died.)
Helinck Monsieur G. A. Borgerhout.
Hendrick Monsieur A. Nimy.
Henrot Monsieur C. Herstal. (Died.) 
Hermans Monsieur A. Schaerbeek.
Hermans Monsieur F. C. Heppen (Limbourg).
Hermans Mademoiselle I. Heppen (Limbourg).
Heuschen Monsieur H. Hanset-Eupen.
Heusy Monsieur A. Ougrée.
Heusy-Scheepers Madame M. Ougrée.
Hofman Monsieur A. J. Antwerp. (Died.) 
Holsters Mademoiselle M. E. Antwerp.
Holsters Monsieur P. J. Antwerp.
Holsters-Verschueren Madame M. L. Antwerp.
Horsten Monsieur J. F. Berchem.
Hufkens Monsieur L. Petit-Lanaye.
Jacobs Monsieur J. Woluwe St. Etienne.
Jacobs Monsieur J. B. Vosselaer.
Jacobs Monsieur L. Vosselaer.
Jacquet Monsieur J. Liége.
Janssens Monsieur A. Staebroeck.
Janssens Monsieur B. L. Brussels.
Janssens Monsieur F. Staebroeck.
Janssens Monsieur J. Antwerp.
Julien Monsieur J. J. Couillet.
Julien-Mommens Madame M. Couillet. (Died.)
Lagaert Monsieur O. L. Bourg-Léopold.
Laureys Monsieur L. A. Antwerp.
Lacroix Monsieur P. J. B. J. Brussels.
Leclercq Monsieur F. F. F. Lamorteau.
Leclercq-Charlier Madame M. O. Lamorteau.
Lecocq Monsieur A. Seraing.
Lefèvre Monsieur M. J. E. Molenbeek St Jean. (Died.).
Legros Monsieur J. Liége.
Lejeune Monsieur C. Nimy.
Lejeune Monsieur J. Woluwe St. Lambert.
Lenssens Monsieur J. Antwerp.
Leysen Monsieur J. Desschel.
Logen Monsieur F. Jemeppe-sur-Meuse.
Luickx Monsieur A. Lokeren.
Lyssens Monsieur G. J. Antwerp.
Machiels Monsieur P. Esschen.
Machiels-Van Dyck Madame C. Esschen. (Died.)
Maes Monsieur F. E. Antwerp.
Maes Monsieur G. Antwerp.
Maes Mademoiselle R. Moerbeke-Waes.
Maes-Van den Broeck Madame P. Antwerp.
Malaise Mademoiselle A. Brussels.
Malaise Mademoiselle E. Beyne-Heusay.
Malfait Monsieur J. Antwerp.
Mardaga Monsieur J. J. Asch.
Martens M. le Dr. J. Wachtebeke.
Massin Monsieur J. Nivelles-Lixhe.
Matton Monsieur E. L. Anderlecht.
Meelberg Mademoiselle J. A. Schaffen-lez-Diest
Mellaerts Monsieur O. Hal
Mertens Monsieur P. Herderen.
Michiels Monsieur M. P. Antwerp.
Mooren Monsieur H. Kessenich.
Mortehan-Piedboeuf Madame E. Athus.
Mouchart Monsieur A. St. Servais.
Mouchart-Diddem Madame F. St. Servais.
Mouillard Monsieur O. Huy.
Nihart Monsieur J. J. Liége.
Nihart-Kepenn Madame A. Liége.
Nys-Van Welkenhuysen Madame L. Hasselt.
Ooms Mademoiselle L. C. Oostham.
Op't .Rood Monsieur C. Molenbeersel.
Otten-Aldenhoff Madame M. Welkenraedt.
Paquot Monsieur R. Gemmenich-Hofken.
Parren Monsieur: P. Kessenich-Hees.
Pee Monsieur I. A. Antwerp.
Pee Monsieur J. C. Antwerp.
Peters Monsieur E. Esschen
Peters-Kleuters Madame M. Esschen.
Pluymackers Monsieur J. Liége. (Died.) 
Pollet Monsieur J. Diest.
Post Monsieur P. A. Hingenest Winthan.
Préat Monsieur A. Couillet.
Preat-Gerard Madame J. Couillet.
Prie Monsieur L. Hamont.
Reinartz Monsieur S. Gemmenich.
Remouchamps Monsieur E. Liége.
Rigo Monsieur P. C. Kessel-Loo.
Rodelet Monsieur F. Liége.
Rogghe Monsieur G. Wachtebeke.
Rombauts-Lodeweickx Madame J. Staebroeck
Scheepers Mademoiselle E. Ougrée.
Scheepers Monsieur L. Ougrée.
Schiepers Monsieur J. H. Canne.
Schobyn Monsieur J. Staebroeok.
Schrymeckers Monsieur C. Moresnet Neutre.
Schrymeckers Monsieur J. Moresnet Neutre.
Schrymeckers Monsieur V. V. Moresnet Neutre.
Schuddinck Monsieur G. Antwerp.
Schurgers Monsieur P. J. Genck.
Schutters Monsieur J. A. Laeken.
Segers Mademoiselle J. C. Heverlé.
Servais Monsieur J. H. L.. Welkenraedt
Servais-Zeguers Madame M.. Welkenraedt.
Sielbo Monsieur G. L. Berohem.
Simonet Monsieur P. A. Chatillon.
Simonet-Rossignon Madame F. Chatillon.
Sivissen Mademoiselle T. Liége.
Smal Monsieur E. Dison Verviers. (Died.) 
Spelier Monsieur G. C. Cappellen. (Died.) 
Spelier-Saint Hubert Madame Vve. M. S. Cappellen.
Steffens Monsieur G. Moresnet Neutre.
Steins Monsieur P. J. J. H. Fouron-St. Martin.
Stroobants Monsieur J. Louvain.
Struelens Mademoiselle J. Molenbeek-St. Jean
Tallon Monsieur A. E. Heverlé.
Termont Monsieur P. Berchem (Antwerp).
Theyssen Monsieur F. Hamont.
Thomas Monsieur E. H. Antwerp.
Tobie Monsieur J. Antwerp.
Toelen Monsieur L. Oostham.
Torfs Monsieur J. Beverloo.
Tournaye Monsieur L. Liege.
Uyttendaele-Lengerveen Madame J. Esschen.
Vallentyn Monsieur N. Gemmenich.
Vallentyn Monsieur P. Gemmenich.
Van Aerde-Vissers Madame M. P. Cappellen.
Van Barel Monsieur E. Antwerp.
Van Droogenbroek Monsieur J. B. Jette St Pierre.
Van den Berghe Monsieur A. A. Antwerp.
Van den Bogaert Monsieur V. L. Antwerp.
Van den Brille Monsieur E. A. N. Liége.
Van den Broeck Monsieur A. Sinay-Dis.
Van den Inden-Dantzenberg Madame T. Kessenich
Van der Biesen Monsieur L. Baelen.
Van der Eedt Monsieur D. Sttaffelaere.
Van der Wilt Monsieur A. Puers.
Van de Velde Monsieur C. D. Exaerde.
Vandevelde Monsieur P. Antwerp.
Vandevenne Monsieur H. S. Deurne (Genevinne).
Vandevenne-Sas Madame L. Deurne-lez- Diest.
Van den Vonder Monsieur F. Antwerp.
Van den Vonder Monsieur H. Antwerp.
Van Gaever Monsieur A. Antwerp. (Died.) 
Van Gaever Monsieur R. Antwerp.
Van Grunderbeek Mademoiselle V. Baelen.
Van Hecke Monsieur A. Antwerp. (Died.) 
Van Hentenryck Monsieur G. H. F. St. Trond.
Van Herck Monsieur F. Cappellen.
Van Herck Mademoiselle J. Cappellen.
Van Herck Mademoiselle L. Cappellen.
Van Herck-Ibens Madame V. Cappellen.
Van Hoecke Mademoiselle B. Wachtebeke.
Van Hoecke Mademoiselle D. Wachtebeke.
Van Hoorebeek Monsieur A. J. M. Termonde.
Van Horebeke Monsieur L. Termonde.
Van Hove Monsieur J. F. Brussels Cureghem. (Died.)
Van Hove-Lepot Madame M. J. Brussels Cureghem
Van Onsem Monsieur C. St. Gilles-lez-Termonde.
Van Onsem Monsieur E. St. Gilles-lez-Termonde.
Van Onsem-Heyvaert Madame J. St. Gilles-lez-Termonde.
Van Overbeke-Toelen Madame M. Bressoux.
Van Schepdael Monsieur U. Molenbeek-St. Jean.
Van Schepdael-Peeters Madame A. Molenbeek-St. Jean
Vanspaendonck Monsieur M. J. Antwerp.
Van Staey Monsieur J. Gand.
Van Thielt-Toelen Madame C. Bourg-Léopold.
Vasbinder Monsieur J. Aubel.
Verbeek Monsieur E. Niel.
Vergeylen Monsieur F. J. Louvain. (Died.) 
Vergeylen-Dupont Madame Vve. M. Louvain.
Vermeeren Mademoiselle I. Wachtebeke.
Vermeylen Monsieur J. Antwerp.
Verschraegen Monsieur C. Moerbeke-Waes .(Died.)
Verschraegen Monsieur E. Moerbeke-Waes. (Died.)
Verstraeten Monsieur V. Deurne.
Vertessen Monsieur A. C. Antwerp.
Vertessen Monsieur L. J. Oostham.
Viermans Monsieur L. Selzaete.
Vingerhoedt-Daemen Madame M. Putte-Cappellen.
Wathelet Monsieur H. Nandrin. (Died.) 
Wesemaele Monsieur A. Ledeberg.
Westerlinck Monsieur C. E. Antwerp.
Weyens Monsieur A. Merxem.
Weymiens Monsieur G. Cappelle-au-Bois.
Weymiens Monsieur H. Cappelle-au-Bois.
Willekens Monsieur C. Baelen.
Willems Monsieur L. G. Antwerp.
Wyns Monsieur E. Staebroeck.




French Citizen.

Devleeschouwer Mademoiselle S. Chauny (Aisne).




British Subject.

Owens Mr. J. London.



VOLUNTEER SERVICE ATTACHED TO THE BRITISH ARMY IN FRANCE (C.O.A.).
Belgian Subjects.

Beckers Monsieur L. Brussels.
Fosty Monsieur A. Le Mesnil.
Gilman Monsieur A. Tilff.
Marten M. 1'Abbe J. J. Hamois-en-Condroz
Moinet Monsieur E. Cul-des-Sarts.
Nagelmackers Monsieur G. Liége.
Nagelmackers Monsieur M. Liége.
Tamenne-Pierre Madame O. Marchienne-au- Pont.
Toussaint Monsieur A. F. Jambes.



French Citizen.

Cauwes Monsieur G. Valenciennes.

 




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Friday, 1 August, 1919.
Price Four Pence Net.

2 janvier 2019

Civils récompensés, Médaille de la reconnaissance Française (2)

     Lorsqu'est créée en 1917 la Médaille de la reconnaissance Française, il s'agit de, je cite :

Remercier et distinguer les auteurs des actes de dévouement accomplis dans l'intérêt public, à l'occasion de la guerre et pendant la durée des hostilités.

     Les décrets parus au Journal Officiel de la République Française permettent aujourd'hui de retrouver les noms de ceux et celles qui l'ont reçue, malgré le peu d'information que représente la citation.
J'ai déjà traité le JO du 10/02/1924 dans ce blog, je fais de même ici avec celui du 11/03/1923.

3mrf
 

  • 100 noms de récipiendaires des 3 classes : Vermeil, Argent, Bronze,
  • 41 femmes et 59 hommes, tous civils,
  • de 4 départements occupés : AISNE (34), ARDENNES (1), NORD (63), SOMME (1),
    ainsi qu'une civile de PARIS, mais qui ne pouvait que se trouver au nord du front.

J'ai pu les répartir en 3 catégories :

  • Aide aux soldats : essentiellement ceux que la fermeture du front avait isolé de l'armée alliée.
    52 hommes et femmes sont dans ce cas, au moins 82 soldats sont ainsi hébergés et cachés, en ne comptant a minima que 2 pour la mention "plusieurs". (Français, Anglais, Russes).
    Certains ont également obtenu des Britanniques une médaille : The Allied Subjects' Medal, parfois une lettre de remerciements.

    Le maximum semble être le cas de "7 soldats cachés par la même personne durant toute la durée de l'occupation".

    Il s'agit également de jeunes gens désireux de passer par la Hollande pour rejoindre la France libre (non comptabilisés)
     
  • Espionnage dont la détention et le lâcher de pigeons, jusqu'à la possession d'oeufs :
    17 sont dans ce cas.
     
  • Civils condamnés, otages, déportés, exécutés ou décédés : 31.

 

Les voici, en commençant pour chaque catégorie, par les dames :

     Les peines encourues, appliquées avec sévérité comme savait le faire l'occupant, vont de la peine de prison de quelques mois à 20 ans, parfois assortis d'amende (à payer en Marks) ou de la déportation pour plusieurs années, à la peine capitale.

Seuls ceux qui survécurent jusqu'à leur libération peu après l'armistice verront leur temps écourté.

     Quelques cas ont été traités sur ce même blog, auquel cas un lien renvoie vers le sujet (nom souligné et repéré par *) ;
pour d'autres les archives du Ministère de la Défense, de la Croix-Rouge, de la Légion d'honneur permettent d'en savoir un peu plus sur le bénéficiaire, parfois les circonstances.
J'ai ajouté ce que je savais, indiqué sous leur citation, en complétant au fur et à mesure.
 

C'est parfois TOUTE LA FAMILLE qui est affectée:

  • DEMOULIN de Villers en Cauchies (Nord) : le père décédé en captivité, la fille et deux fils, l'un fusillé, l'autre décédé en captivité.
     
  • BERTEAUX - BEAUBE de St. Michel (Aisne) : les 2 parents, 2 filles (dont l'une figure au JO du 19/06/1923), un beau-fils. (marqués "¤"). (l'une des filles est traitée avec le JO du 19/06/1923).
    Un fils : BERTEAUX Georges Fernand, né en 1891, mort pour la France à Maricourt le 25/09/1914.
     
  • ALLIOTTE de Vieux-Condé (Nord) : les deux frères : Victor, arrêté à 15 ans, et Émile. Un 3e frère mort pour la France.
     
  • CAVALLIER père et fils de Crécy-sur-Serre.

 

Aide aux soldats, département du NORD

  COTTEREAU Mathilde (Mme Veuve, née Guilbert). À Douai (Nord)
  Argent


Pour avoir donné asile à trois soldats français a été emprisonnée par les Allemands à Douai et Valenciennes où elle à subi pendant 13 mois 1917-1918 toutes les rigueurs du régime cellulaire. Pendant sa détention tout ce qu'elle possédait chez elle a disparu.
Mathilde Augustine GUILBERT née le 07/03/1867 à Metz-en-Couture (Pas-de-Calais) de Adolphe et SOILLEUX Valentine, elle avait épousé à Arras le 29/05/1893 Achille Alexis COTTEREAU né le 30/04/1860 à Meaucé (Eure-et-Loir) et décédé à Armentières le 12/10/1906.
 
GRIÈRE Marie-Catherine (Mme Veuve, née Brugnet). Ménagère à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli en août 1914 deux soldats français blessés les a soignés hébergés leur a procuré des vêtements civils et leur a facilité le retour dans les lignes françaises.
 
BRUYÈRE Juliette-Emilienne (Mme, née Bisseux). Herbagère à Fourmies (Nord)
  Vermeil



Pour avoir refusé d'être dénonciatrice a été sauvagement brutalisée par les gendarmes allemands puis pour rébellion condamnée à 2 ans. A son retour de captivité n'a pas craint de s'exposer à nouveau à la fureur de l'ennemi en cachant et hébergeant jusqu'à l'armistice trois soldats évadés.
Née le 28/12/1871 à Laigny (Aine) de Adolphe et PLISSON Eugénie, elle épouse BRUYERE Arcène en 1899 ; le CICR la localise à la prison de Siegburg le 24/08/1916.
 
CAPON Marie-Thérèse-Victoire (Mme, née Bourry). Ménagère a Douai (Nord)
  Bronze Du 1er octobre à fin décembre 1914 a caché un commissaire spécial du service des renseignements bloqué à Douai par l'occupation ennemie au risque d'être punie de prison et même de mort ; n'a pas hésité à le soustraire aux recherches des Allemands jusqu'à ce qu'il ait réussi à s'évader.
*
CARDON Marie-Louise (Mme, née Maton). Ménagère au Cateau (Nord)
  Argent Pour avoir caché et nourri pendant 13 mois un soldat anglais blessé a été condamnée à 20 ans de travaux forcés.
 
DEHAUT Julie-Pauline-Joséphine (Mme, née Fortrie). Ménagère à Roubaix (Nord)
  Argent

Condamnée à deux ans de prison pour avoir recueilli un soldat français. A subi deux années de cellule.
Née à Comines (Nord) le 13/08/1865 de Edouard et HOULIEZ, Julie elle épouse Charles DEHAUT le 06/04/1896 ; sa fiche de recherche au CICR donne les lieux de détention : la forteresse de Siegburg-Brückberg en juillet 1915 puis Düsseldorf (novembre 1916).
 
DEMAJAUX Blanche-Ismérie (Mme, née Gain). À Maubeuge (Nord)
  Bronze A facilité la rentrée en France de plusieurs jeunes gens en a fait évader quatre. Pour ces faits a été condamnée à six mois de prison.
 
DEPEAUX Philomène-Marie-Hélène (Mme, née Lesage). Ménagère à Lille (Nord)
  Vermeil



Ayant donné asile à des soldats français et caché leurs armes lors de la prise de Lille par les Allemands fut dénoncée par un traître et condamnée à mort le 15 juillet 1915 par le conseil de guerre. Après commutation de cette peine subit 26 mois de cellule en Allemagne où elle endura de graves privations qui ébranlèrent sa santé.
Née le 01/07/1966 à Caëstre (Nord) de Pierre et PETITPREZ Catherine. Elle épouse le 17/02/1912 à Lille Augustin Benjamin DEPEAUW de Blaringhem (Nord). En 1916 on trouve son nom sur une liste du CICR à Siegburg, cette même liste où figurent Louise de Bettignies et Jeanne de Belleville, ou Juliette Bruyère dans cette même page, puis à Limbourg a/Lahn en mai 1917. C'est à chaque fois son 3e prénom, Hélène, qui est utilisé.
 
DIBON Adrienne-Zoé-Maria (Mme, née Devriend). Cafetière à Lille (Nord)
  Bronze


Après la prise de Lille en 1914 a recueilli trois soldats français les cacha pendant 6 mois jusqu'au jour de leur départ pour la Hollande. Arrêtée en 1916 pour d'autres faits semblables traduite en conseil de guerre.
Née DEVRIENDT Adrienne Zoé Maria le 02/04/1882 à St-Sylvestre-Cappel (Nord) de Charles et THOORIS Prudence, mariée à François DIBON le 12/06/1909 ; né à Ercé-près-Liffré (Ille-et-Vilaine) le 12/10/1881, celui-ci fera toute la guerre au 50e puis au 207e R.A.C.
La seule fiche aux archives du CICR concerne Maria DEVRIENDT, sans certitude, et ne contient pas d'information de détention.

Elle décède à Cassel le 13 décembre 1937. Hormis la médaille de la reconnaissance française, elle avait reçu la médaille des défenseurs de Lille (guerre 1914-1918), et avait été citée (sans les faits lui valant le conseil de guerre) au JO du 04/16/1920 : Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de
 
LELONG Antoinette-Sidonie (Mme, née Hainaut). Débitante de boissons à Cambrai (Nord)
  Bronze En 1915 a caché un soldat français pendant 8 mois a été pour ce fait arrêtée et emprisonnée du 23 décembre 1915 au 4 janvier 1916.
 
MEUNIER Hortense (Mme, née Fourcherot). À Hautmont (Nord)
  Argent


A caché chez elle d'août 1914 à janvier 1917 un soldat de l'armée britannique a été pour ce fait emprisonnée par les Allemands pendant dix-sept mois à Avesnes et à Valenciennes.
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Elle recevra de la part des Britanniques la médaille d'argent récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes :
The Allied Subjects' Medal
.
 
NOISETTE Angèle-Aurélie (Mme, née Huide). Ménagère à Robersart (Nord)
  Bronze


Le 25 août 1914 a fait preuve d'initiative en signalant à des troupes anglaises un détachement de prisonniers français qui se repliaient et risquaient d'être exposés aux coups de ces derniers. Les a sauvés ainsi d'une mort certaine.
Angèle Aurélie RUIDE, née le 23/01/1894 à Ribeauville (Aisne) de Camille et MENNECHEZ Marie. Mariée à Constant Noisette à Robersart le 05/06/1916.
 
ADAM Fernand-Ghislain (M.) Mécanicien d'auto à Hautmont (Nord)
  Argent



Se trouvant en pays occupé et exempté du service militaire pour infirmité fit passer en Hollande un certain nombre de recrues ayant manifesté le désir de rejoindre leur corps. Dénoncé et arrêté en novembre 1915 subit en Allemagne 3 ans et demi de travaux publics.
Né à Hautmont le 25/12/1890 de Célestin et CANGE Héléna ; décédé à Hautmont en 1969.

ESS ADAMextrait de son Etat des Services

Une fiche aux archives du CICR permet de reconstituer, au moins en partie, ses détentions : Rheinbach en Juil. 1916, Cassel-Wehlheiden en Nov. 1916
 
ALLIOTTE Victor (M.) Mineur au Vieux-Condé (Nord)
  Argent


A, au péril de sa vie, servi de guide à des jeunes gens mobilisables qui désiraient franchir la frontière hollandaise. Arrêté et condamné par les Allemands le 7 décembre 1916 n'a été libéré qu'après l'armistice fin 1918.
Né le 22/04/1901 à Vieux-Condé, de Alfred et HARTTMANN Joséphine, décédé à Vieux Condé en 1968. Sa fiche de recherche au CICR signale qu'il n'a que 15 ans lorsqu'il a été arrêté. Fin juin 1917 il est au camp de Limbourg a/Lahn, transféré depuis la prison de Siegburg. Libéré, il effectue son service militaire au 6e bataillon de Chasseurs à cheval, et participera de mai à octobre 1923 à l'occupation de la Rhur.
  • Son frère Émile, né le 06/01/1895 est également arrêté, les archives du CICR le situent fin mai 1917 au camp de Limbourg a/Lahn, venant du camp de Rheinbach.

Les deux fiches portent la mention "fait prisonnier à Valenciennes le 24/4/1917", indiquant probablement ainsi la date à laquelle ils ont été transférés en Allemagne.

  • Leur frère Jules, né le 18/06/1892, soldat au 91e R.I. est porté disparu au Bois Bollante (Meuse) le 13 juillet 1915. (Sa fiche Mémoire des Hommes). Le jugement de décès sera transcrit le 08/04/1921.
 
BIRON Laurent-Cyprien (M.) Directeur d'école à Cambrai (Nord)
  Bronze Se trouvant à Cambrai pendant l'occupation allemande a caché deux ans un sous-officier français.
 * CARDON Gustave-Arsène (M.) Marchand de volailles au Cateau (Nord)
  Argent En 1914 a été sur le champ de batailles recueillir des soldats anglais blessés en a caché et nourri un pendant 13 mois. Condamné à 20 ans de travaux forcés. Libéré à l'armistice.
 
CARLIER Louis (M.) Marchand de cycles à Flers-en-Escrebieux (Nord) ancien maire de Flers-en-E.
  Bronze

A tenu caché et ravitaillé pendant toute la durée de l'occupation 7 militaires français échappés des mains des Allemands.
Né à Flines les Raches (Nord) le 12/09/1873 de Louis et VILLETTE Marie, conseiller municipal de Flers en Escrebieux, faisant fonction de maire pendant l'occupation. Fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1938. Aucun détail ne figure dans son dossier.
 
DEMAILLY Charles-Eugène (M.) Agent d'assurances à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli et nourri pendant un an demi un soldat du 25° R. I. territoriale.
 
DENIS Alexandre (M.) Chef de chantier aux établissements du Nord-Est à Trith-Saint-Léger (Nord)
  Argent
Condamné à 45 jours de cellule pour avoir ravitaillé des militaires prisonniers.
Il existe au CICR une fiche de recherche à son nom (âge 68 ans) en février 1918 le cherchant à Giessen. L'enquête conclut en avril qu'il n'y a jamais été, étant probablement resté en France occupée.
Il est né le 15/12/1849 à Nantes de Ange et KERVADEC Thérèse. La demande au CICR était déposée par sa soeur, Carmélite.
 
DEVENELLE Jean-Louis (M.) Maréchal ferrant à Englefontaine (Nord)
  Bronze

Condamné à 6 mois de discipline pour avoir prévenu un soldat anglais que sa retraite était découverte.
DEVENELLE Jules-Louis, né à Englefontaine le 24/07/1863 de Florenton et VAILLE Juliette. Pas de fiche au CICR, mais une attestation dans les archives britannique d'une lettre de remerciements pour l'aide apportée (P.O.W. Helpers)
 
DEVIDLER Julien (M.) Ingénieur à Cambrai (Nord)
  Bronze Fin août 1914 a recueilli quatre soldats français blessés du 26e R. I. territoriale et les a soignés avec l'aide du docteur Capon. A hébergé trois d'entre eux jusqu'en février 1915. Le quatrième étant décédé des suites de ses blessures. A caché un autre soldat d'août 1915 à avril 1916
 
FLAMAND Ildefonse-Antoine dit Alphonse (M.) Journalier à Rumegies (Nord)
  Bronze



En juillet 1917 a facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers et évadés. Arrêté le 4 novembre 1917 a été incarcéré à Saint-Amand, Malines puis Anvers (Belgique) où il fut condamné le 17 janvier 1918 à 6 mois de prison a été libéré le 12 juin 1918. A eu beaucoup à souffrir pendant sa détention.
FLAMENT Antoine Ildephonse, né à Maubray (B) le 24/03/1861.
 
HARDY Alfred-Aimé (M.) Coupeur tailleur à Anor (Nord)
  Bronze En septembre 1914 et en 1915 a caché et ravitaillé puis facilité le départ pour la Hollande de deux soldats français appartenant le premier à la garnison de Maubeuge et le deuxième a celle de Givet. A caché ces deux soldats pendant 7 mois.
 
HUARD Auguste (M.) Maçon à Trith-Saint-Léger (Nord)
  Bronze Emprisonné pour avoir hébergé et assisté un prisonnier russe évadé.
 
MOREAU Saurin-Jean-Charles (M.) Comptable à Cambrai (Nord)
  Bronze A fait évader de l'hôpital 106 à Cambrai puis a recueilli et hébergé pendant toute la durée des hostilités un soldat du 25° régiment d'infanterie.
 
FLINOIS Edouard-Pierre (Feu M.) Horloger à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli et nourri pendant 2 ans 3 soldats français dont un blessé.

Aide aux soldats, départements de l'AISNE et des ARDENNES

 
FRICOTEAUX Cloride-Virginie (Mme Veuve, née Roger). À Anguilcourt-le-Sart (Aisne)
  Argent


A subi un an de réclusion pour n'avoir pas dénoncé aux Allemands deux tirailleurs restés dans les lignes ennemies en 1914. Sous la même imputation, son mari maire d'Anguilcout-le-Sart a été condamné à mort et fusillé à Laon le 14 mars 1916.
Née à Brissay-Choigny le 30/04/1868 de Louis et VASSEUR Virginie, elle épouse Aristide FRICOTEAUX le 06/02/1886 à Brissay-Choigny (Aisne).
On la trouve à Limbourg a/Lahn en mai 1917, venant de Laon où elle a été incarcérée le 15/02/1916.
Rappelons que les soldats ABDELKADER et BEN TUALI ont été fusillés le 16/02/1916 à Laon, ce qui a entraîné un mois plus tard l'exécution de MM. FRICOTEAUX maire, EVRARD adjoint et DERBOIS garde-champêtre d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) pour assistance. (Tous trois décorés de la Légion d'honneur à titre posthume : JO du 26/09/1922), leurs noms figurent au monument aux morts d'Anguilcourt.

Anguilcourt
(source:geneanet)

 
MILAN Lucie-Emilie (Mme Veuve, née Wargnier). Débitante à Pont-Saint-Mard (Aisne)
  Argent



A caché chez elle deux soldats du 148° régiment d'infanterie du 5 septembre 1914 au 7 février 1915 et a cherché à faciliter leur évasion. Arrêtée le 8 février 1915 avec son enfant et condamnée en Allemagne à dix ans de travaux forcés. A passé trois ans en prison à Aix-la-Chapelle et deux mois de cellule.
Née à Caumont (Aisne) le 18/12/1882 de Louis et TARGY Elisabeth, mariée en 1904 à Edouard MILAN né en 1882, décédé en 1907 au Portugal. 2 fiches dans les archives du CICR attestent de sa présence à Ziegenhain bei Cassel en novembre 1917 et janvier 1917.
 
PHILIPPE Emilie-Armande (Mme Veuve, née Morville). Vannière à Sorbais (Aisne)
  Argent




A caché chez elle et nourri un soldat français du 2 novembre 1914 au 25 janvier 1917. Ce militaire ayant été découvert. Mme Philippe passa au conseil de guerre et fut condamnée à quatre ans et demi de prison. Elle fit neuf mois de prison à Siegburg après avoir été dépouillée d'une somme de 1.445 fr par les Allemands qui détruisirent son habitation et son mobilier.
Armande-Emilia MORVILLE, née à Laigny le 03/02/1860 de Hyppolite et LAURENT Marceline, mariée en 1882 à PHILIPPE Louis décédé en 1902. Sa fiche aux archives de la Croix-Rouge confirme qu'en Mars 1917 elle était détenue à Siegburg. (NB : les archives du CICR l'indiquent née le 20/01/1854).
 
PINARD Marie (Mme Veuve, née Carlier). Ménagère à Dercy (Aisne)
  Bronze Lors de la retraite d'août 1914 a recueilli à son passage à Dercy un soldat du 15e régiment d'infanterie malade et incapable de marcher. L'a caché et nourri pendant quatre mois. Lui a procuré des vêtements civils a pu ainsi le faire échapper aux recherches des autorités allemandes.
 
PINGUET Marie-Juliette (Mme Veuve, née Délions). Domestique à Vouel par Tergnier (Aisne)
  Argent



En décembre 1916 a refusé de révéler à l'ennemi le refuge d'un soldat français caché à Vouel ; condamnée à 3 ans de prison par le conseil de guerre allemand de Chauny a été déportée en Allemagne et emprisonnée à Siegburg du 17 janvier 1917 au 8 novembre 1918. A supporté jusqu'à des menaces de mort avec un grand courage.
Née DELIONS Marie Juliette le 06/05/1878 à Viry-Noureuil (Aisne) de Louis et VEILLOT Françoise, mariée en 1895 à Saint-Sulpice PINGUET né en 1870 et décédé en 1910. Sa fiche aux archives du CICR (au nom de PINQUET et qui porte la date de naissance erronée du 26/05/1877) atteste de sa présence -venant de Chauny- à Siegburg en janvier 1917 puis à Limburg a/Lahn en mai 1917.
 
ALLART Héléna-Claire (Mme, née Danloue). Employée à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze Le 28 août 1914 a recueilli et caché un soldat français du 10e régiment d'infanterie territoriale jusqu'en mars 1917 époque de l'évacuation de la ville. A de même soustrait son mari sergent au même régiment aux recherches des autorités allemandes en le faisant passer pour son frère.
 ¤
BEAUBE Marguerite-Blanche (Mme, née Berteaux). Ménagère à Saint-Michel (Aisne)
  Argent

A logé et ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Condamnée à 6 ans de travaux forcés (27 mois d'internement).
Née le 18/07/1888 à Wignehies de Charles et FAITROP Mathilde (ci-après), mariée à BEAUBE Paul Émile en 1910 ; celui-ci sera également déporté (voir plus bas). Elle figure dans les archives du CICR, à Siegburg en novembre 1916, (sur cette même liste figurent notamment Louise de Bettignies, Jeanne de Belleville et Mme DEPEAUW ci-dessus), au pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch puis au camp de Gardelegen en 1918. Le parcours semble être le même que celui de sa mère.
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BERTEAUX Mathilde-Amélie (Mme, née Faitron). À Saint-Michel (Aisne)
  Argent


Condamnée à 6 ans de travaux forcés pour avoir logé pendant quelques jours et avoir ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Internée en Allemagne pendant 27 mois.
FAITROP Mathilde Amélie, née à Origny-en-Thiérache le 30/01/1866 de Hubert et DUBOIS Catherine, mariée à Charles Felix BERTEAUX (ci-dessous) le 21/02/1887, mère de Marguerite Blanche (ci-dessus), décédée en 1953. Les archives du CICR permettent de la localiser après son arrestation le 29/08/1916 : à Siegburg en Oct.& Nov. 1916, à Limburg a/Lahn en Juil. 1917, au pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch en Août 1918, à Gardelegenen Sept. 1918.
 
BOULANGER Elvire-Jeanne (Mme, née Philippe). Vannière à Sorbais (Aisne)
  Bronze

Condamnée à 6 mois de prison pour avoir contribué à cacher pendant plusieurs années un soldat français.
Sur la même page de registre de Siegburg que PHILIPPE Emilie ci-dessus, figure PHILIPPE El(a/o)ira cultivatrice, née le 24/06/1900 à Sorbais, bien jeune pour être déportée. Il y a hélas parfois des accumulations de petites erreurs dans les registres de prisonniers civils ... Seule PHILIPPE Germaine Léonie est née à Sorbais le 24/01/1900.
 
DESJARDINS Ida (Mme, née Frenois). À Lesquielles-Saint-Germain (Aisne)
  Bronze Condamnée le 27 avril 1915 par le conseil de guerre d'Etreux pour avoir hébergé un soldat anglais à 9 mois de cellule peine réduite par la suite à 6 mois fut emmenée dans le camp de représailles d’Arvath (Allemagne) où les privations ont gravement altéré sa santé.
Née le 13/04/1888 à Malzy (Aisne) de Théophile et TUBOEUF Marie, mariée à Eugène DESJARDIN en 1910.
 
GUÉANT Uranie-Marie (Mme, née Toupet). A Saint-Michel (Aisne)
  Argent



Condamnée par le conseil de guerre allemand siégeant à Hirson à trois ans d'emprisonnement pour avoir hébergé un aviateur français. A été internée à Siegburg. L'insuffisance de la nourriture et les mauvais traitements ont gravement altéré sa santé.
L'une de ses deux fiches aux archives du CICR la signale née à Agnicourt (Aisne) le 19/10/1878. En nov. 1916 et juin 1917 elle est internée à Siegburg, salle 1, baraque 8, en septembre 1917 à Limburg a/Lahn.

A noter : Elle avait déjà fait l'objet d'une citation pour la même médaille également d'argent au JO du 04/09/1921 qui précise que l'aviateur était venu en mission à St-Michel, et termine par "A fait preuve du plus louable dévouement patriotique".
 
SALANDRE Rosa (Mme, née Rousseau). À Vaux-sous-Laon (Aisne)
  Argent



Étant à Vouel a été condamnée le 9 décembre 1916 à 3 ans de prison pour n'avoir pas dénoncé un soldat français caché chez son père. A subi 23 mois de cellule à Siegburg. A supporté avec courage les mauvais traitements et les privations que l'ennemi lui a fait subir et qui ont gravement altéré sa santé.
Rose Hélène ROUSSEAU, née à Condren (Aisne) le 11/01/1887 de Joseph et BROYART Isménie, mariée  en 1905 à Raymond SALANDRE né en 1881. Emprisonnée initialement à Chauny, se trouvait à Siegburg en janvier 1917, puis à Limburg a/Lahn en mai 1917.(source CICR)
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BEAUBE Paul-Émile (M.) Mouleur à Saint-Michel (Aisne)
  Argent

A logé et ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Condamné aux travaux forcés à perpétuité (27 mois d'internement).
Né le 31/03/1889 à St Michel, de Jean Baptiste et FLEURY Zélie, il épouse Marguerite-Blanche Berteaux (voir ci-dessus) le 12/07/1888. Il est incarcéré à Rheinbach en Nov. 1916 et à Cassel/Wehlheiden en Jan. 1917.
De la classe 1909, il avait été ajourné puis exempté, maintenu tel car "en pays envahi à la mobilisation" (Hirson est envahi par la 2e armée allemande le 28 août 1914). Ce n'est qu'en 1957 qu'il sera comme de rares autres considéré comme déporté-résistant.

Beaube DR

 
BERNARD Eugène-Albert dit Camille (M.) Herbager à Sorbais (Aisne)
  Bronze

Condamné à l’amende et à la prison pour avoir gardé chez lui pendant trois mois un soldat français blessé.
Né à Laigny (Aisne) le 28/09/1878 de Albert HUTIN Marie.
 ¤
BERTEAUX Charles-Félix (M.) Ouvrier de fonderie à Saint-Michel (Aisne)
  Argent


Condamné à 15 ans de travaux forcés pour avoir logé pendant quelques jours un aviateur français puis l’avoir ravitaillé pendant 11 mois. Interné en Allemagne pendant 27 mois.
Né le 19/11/1859 à Fourmies (Nord) de Eugène et ESCOTTE Sidonie, mariée à FAITROP Mathilde (ci-dessus) le 21/02/1887. Les archives du CICR gardent la trace de son passage à Rheinbach en Oct. 1916 et à Cassel/Wehlheiden en Jan. 1917. Il décède en 1945.
 
BOSSUS (M. l'abbé) Curé à Vaux-sous-Laon (Aisne)
  Vermeil



Pour avoir coupé des fils téléphoniques puis reçu et caché des soldats français a été condamné le 6 novembre 1915 à 15 ans de travaux forcés. A accompli 3 ans de cette peine dans les conditions les plus pénibles confondu avec les forçats allemands de droit commun et traité comme eux.
BOSSUS Gustave Nestor, né le 22/01/1874 à St-Quentin de Jean Baptiste et DAILLENCOURT Nestorine. Une première perquisition avait été faite le 19/10/1915 dans l'église et le presbytère.
Il est incarcéré à Diez puis à Giessen en Nov. 1916, à Cassel Wehlheiden en Janv. 1917.
(source CICR)
Surveillé de nouveau par l'occupant de 1940, emprisonné en 1941, il est tué le 23/04/1944 dans le bombardement de Laon où une rue porte son nom.
 
CONTANT Julien (M.) Employé à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze





En août 1914 a recueilli et caché un soldat anglais aux besoins duquel lui et sa femme ont pourvu jusqu'en octobre 1914. A la suite de dénonciation et de recherches de l’autorité allemande M. Contant a réussi à s'échapper et à se tenir caché pendant 27 mois malgré les recherches opérées de tous les côtés par l'ennemi pour le découvrir tandis que sa femme arrêtée et traduite devant un Conseil de guerre était condamnée à 12 ans de travaux forcés.
ASM_tIl existe aux Archives Nationales du Royaume-Uni deux Medal Cards attestant de la remise à Monsieur CONTANT Julien et à Mme CONTANT Marguerite de la médaille de bronze de récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre ; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes : The Allied Subjects' Medal

Mme CONTANT Marguerite dispose d'une fiche aux archives de la Croix-Rouge : en novembre 1916 elle était au camp de Delitzsch, et en juillet 1915 à Siegburg-Brückberg.


Elie Fleury raconte dans le tome 1 de "Sous la botte" disponible sur Gallica l'histoire de trois soldats anglais dépassés par l'avance allemande en 1914 et cherchant de l'aide auprès des habitants de St-Quentin (voir également PREUX Théophile ci-dessous)

(....) avec leur camarade MacNell, ils avaient quitté leur uniforme et endossé des habits civils chez un honnête manouvrier du quartier Pontoile, M. Amédée Marié qui, ensuite, les avait congédiés en leur souhaitant bonne chance...
MacNell avait été recueilli aussitôt par le ménage Contant. Madame Contant était la sœur de notre fidèle valet de chambre, Octave Damaye.[dénoncé] Mac Nell fut arrêté le 20 octobre. M. Contant avait eu le temps de sortir de chez lui par derrière et, condamné à mort par contumace, se cacha chez les Damaye où les Allemands ne cessèrent de le chercher pendant près de trois ans. Il leur échappa finalement, mais quelle existence ! Sa femme, Madame Contant, fut condamnée par le conseil de guerre en quinze ans d'emprisonnement. Elle accepta sa condamnation avec une admirable sérénité. Et l'Anglais fut expédié en Allemagne.
N'ayant que le nom de ce dernier, (peut-être MacNeil) il n'a pas encore été possible de trouver sa trace dans un camp de prisonniers.
 
DELACOURT Joseph-Benjamin (M.) Inspecteur de police à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze



Resté à son poste a aidé des prisonniers français et alliés cachés en territoire occupé à rentrer en France avec la population évacuée en leur procurant des fausses cartes d'identité. A été en outre emprisonné pendant 3 semaines sous l’inculpation d'espionnage et relâché faute de preuves.
Né le 18/03/1874 à Prémont (Aisne) de Jean et MARLIOT Aimée.
 
DHIRSON Virgile (M.) Cultivateur à Saint-Algis (Aisne)
  Bronze


A hébergé pendant 15 mois un soldat français demeuré dans les lignes ennemies. Traduit devant un conseil de guerre est parvenu à se faire acquitter mais il avait subi 59 jours de détention préventive à la prison d'Hirson. Était veuf et père de cinq enfants.
Né le 22 mars 1867 à Saint Algis, de Joseph et MORLAIN Delphine, il épouse en 1892 GOSSE Espérance qui décède en 1912.
 
GRIMBERT Alexandre (M.) Débitant à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze S'étant soustrait aux réquisitions ennemies fut de ce fait condamné deux fois à l'emprisonnement avait hébergé pendant 3 mois deux soldats français restés cachés dans la ville de Saint-Quentin après le combat des 27 et 28 août 1914.
Né le 17/03/1862 à Paris 10e (sous réserves).
 
MARCQ Ernest (M.) Cultivateur ferme de la Belle-Perche à Landouzy-la-Cour (Aisne)
  Argent A caché en janvier et février 1915 un soldat blessé à Voulpaix en août 1914. En octobre 1916 a donné l'hospitalité à deux jeunes réfugiés belges qui le dénoncèrent ensuite pour espionnage. Condamné à cinq ans de prison pour avoir favorisé l’espionnage a été détenu à Longwy et Avesnes a été ensuite hospitalisé à Maubeuge jusqu'à l'armistice.
 
MORET Alphonse-Charlemagne (M.) Herbager à Erloy (Aisne)
  Argent


Condamné à trois ans de réclusion a été emmené et emprisonné durant vingt mois à Reinbach. Attitude courageuse soixante-dix-huit ans. Avait caché un soldat français chez lui.
Né le 22/001/1845 à St-Algis (Aisne)
 
PARADIS Alfred (M.) Chauffeur à la compagnie du Nord à Crépy-en-Laonnois (Aisne)
  Argent


Condamné à dix-huit mois de cellule par les Allemands pour avoir ravitaillé des soldats français cachés dans la forêt de Crépy-en-Laonnois. Déporté le 5 juillet 1915 en Prusse n'est rentré à Crépy-en-Laonnois qu'en octobre 1918.
Né à Crépy en Laonnois le 15/11/1895 de Adrien et GET Anna, son dossier de la croix-rouge fait état de la prison-forteresse de Siegburg-Brückberg en 1915, des camps de Wittlich en 1916 et de Limburg a/Lahn en 1917.
 
PIOT Léon-Julien (M.) Cultivateur à Béthancourt-en-Vaux (Aisne) maire de sa commune
  Vermeil




A facilité en septembre 1914 dans des conditions dangereuses pour lui le passage des lignes allemandes à deux groupes importants de soldats français. A cherché à faire évader un jeune Cherbourgeois de 16 ans qui repris par eux a été fusillé. Traduit devant un conseil de-guerre a failli avoir le même sort a été emmené comme otage pendant 22 mois à la frontière belge.
Né le 24/10/1863 à Béthencourt de Jules et LEMOINE Marie, Chevalier de la Légion d'honneur en 1923. Son dossier relate les faits pour lesquels il est décoré :
Le matin du 10 septembre 1914(1) averti de la présence de 173 soldats français arrivés dans la nuit, va les chercher seul à moins de 100 mètres de la route où passent les allemands et les conduit dans un endroit bien à l'abri (où il les fait ravitailler). Le soir donne aux officiers (148e Rgt d'infanterie) toutes indications utiles et des bûcherons du pays les conduisirent jusque vers Lagny-Oise où tout indique qu'ils ont pu traverser les lignes ennemies.
Le lendemain 25 hommes de divers régiments dont une dizaine de gendarmes arrivent à l'aube dans sa cour à 30 mètres du passage des allemands. Il les ravitaille provisoirement, les fait conduire en forêt où il leur procure des vivres avec l'aide des habitants de Caillouel.
Le 18 septembre il fournit encore des moyens d'évasion à un jeune homme qui malheureusement est arrêté par l'ennemi. M. Piot est arrêté à son tour. Traduits devant un Conseil de guerre, tout deux sont condamnés à mort. Ce n'est qu'après l'énergique intervention de M. Noël, maire de Noyon que M. Piot fut gracié.
A rendu les plus grands services à la population de la commune en sa qualité de maire, fonctions qui lui valurent en février 1917 [le 10](2) d'être enlevé comme otage. N'est rentré qu'après l'armistice épuisé et malade.
(1) A cette date, l'ennemi a déjà largement dépassé le village (rond bleu sur la carte ci-dessous) : la 1ere armée allemande aborde déjà Villers-Cotterets 50km plus au sud.

19140910 BeV
voir sur le site carto1418

(2) Sa fiche dans les archives du CICR précise le jour mais pas le lieu de détention

 
PREUX Théophile-Gustave (M.) Tisseur à Saint-Quentin (Aisne)
  Vermeil





Du 29 août 1914 au 7 février 1915 a recueilli et caché un soldat anglais qui découvert par l'ennemi fut fusillé. Condamné à mort par le conseil de guerre a vu sa peine commuée en 15 ans de travaux forcés. Emmené en Allemagne le 14 mars 1915 a été détenu dans les camps de Werden Dusseldorf et Cassel jusqu'au 20 novembre 1918 a subi avec courage les mauvais traitements qui lui ont été infligés et qui ont gravement altéré sa santé.
ASM_t
Né le 06/10/1866 à Estrée (Aisne) de Pierre et DUBAILLE Marie. 2 fiches aux archives du CICR confirment son incarcération à Werden en Août 1915 et à Cassel-Wehlheiden en novembre 1916. Sa medal card aux archives britanniques indiquent qu'il a reçu la médaille de bronze de récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre ; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes :
The Allied Subjects' Medal.

Sur 3 soldats britanniques cachés, 2 ont été exécutés à St-Quentin le 8 mars 1915 et inhumés au cimetière du nord, celui caché par la famille Preux est :

Hughes, John, Rifleman 10234 2/Royal Irish Rifles, 20 ans, né le 5 mars 1895 et domicilié à Crumlite.
Elie Fleury raconte cet épisode dans le tome 1 de "Sous la botte" disponible sur Gallica :
Voici comment il entra en relations avec les Preux. C'est Madame Preux qui parle :
— Le 29 août, un pauvre Anglais mal habillé était blotti rue Pontoile et pleurait, Mes enfants m'ont dit : « M'man, viens voir,» c'est un quiot Anglais, prends-le. — Nous aurons des ennuis, que je réponds. » Finalement, il vint à la maison. Quand je lui demandai comment il s'appelait, j'ai compris " Henri. " Il me dit que son père était mort au Transvaal et que sa mère restait veuve avec un fils de dix-sept ans et une fille de quatorze. Je le traitais comme un enfant. J'en ai eu dix-sept. Il m'en reste huit. Henri ne sortait jamais ; il n'eut ni un geste, ni un mot déplacés avec mes quatre jeunes filles ou ma belle-fille. La Ville me donnait dix sous pour lui comme à chacun de nous. Il n'était pas "frayant" et trouvait tout très bon. S'il a été élevé dans l'opulence, il ne nous l'a jamais fait voir (il était ouvrier mineur!). Le soir, il couchait sur la table où on lui mettait un matelas.
Trahis par une femme du quartier attirée par la récompense 2 passent en conseil de guerre :
Hands et Hughes passèrent donc devant le conseil de guerre, avec Preux, le 11 février 1915. Leur attitude fut très digne, surtout celle de Hughes.
— Pourquoi ne vous êtes-vous pas rendus ?
— Parce que notre roi nous a envoyés ici pour nous battre ou pour mourir.
— Vous connaissiez l'affiche ?
— Oui, mais on peut mettre ce qu'on veut sur une affiche, cela ne crée pas le droit.
(......)
Les deux Anglais, sur l'avis du conseil de guerre, furent condamnés à mort par " le chef de justice ", qui était, en l'occurrence, le général von Nieber ; Preux fut gratifié de quinze ans de forteresse ;
La sentence fut signifiée aux deux jeunes gens le matin même de leur exécution, c'est-à-dire le 8 mars 1915. Ils furent autorisés à se promener dans les couloirs de la prison. De 11 heures du matin à 3 heures de l'après-midi, sans forfanterie et sans adresser la parole aux autres détenus, ils chantèrent des chansons irlandaises et, au moment de partir, distribuèrent autour d'eux les menus objets dont ils pouvaient disposer. A défaut du trèfle irlandais, ils avaient épinglé à leur casquette quelques violettes avec une feuille de lierre que leur avait fait parvenir Madame Preux. John Hughes avait demandé en grâce à embrasser celle-ci — sa maman, comme il l'appelait. Impossible, lui répondit le directeur de la prison
L'abbé Verleye, professeur d'anglais à l'institution Saint-Jean, fut autorisé à voir Hughes, qui était catholique et dont il me dit qu'il avait d'excellents sentiments. A 5 heures de l'après-midi, une voiture bâchée vint prendre les deux condamnés à la prison pour les transporter à la caserne, près de la poudrière et sous la halle. Ils écoutèrent la sentence signée Bernstorff que lut en anglais le lieutenant Cohn, affecté à un service de ravitaillement à Lesdins. Ils se serrèrent la main et se dirent simplement : " Good Bye ! " Puis on leur banda les yeux et les trois hommes réglementaires furent placés devant chacun d'eux, à quelques pas. Le capitaine von Maretz commanda le feu. Ils tombèrent frappés chacun de deux balles dans la région du cœur et d'une balle dans la tête.

(Le 16 février 1921, la dénonciatrice passe devant la cour d'assises de l'Aisne, à Laon, et, reconnue coupable malgré ses dénégations, s'entend frapper de la peine de la relégation à vie dans une enceinte fortifiée.)

 

SALVADOR Antoinette-Marguerite-Rose (Mme, née Boulnois). À Condé-lès-Herpy par Château-Porcien (Ardennes)   Argent


 
Condamnée à 15 mois de prison pour avoir en 1916 recueilli et nourri pendant onze mois deux soldats russes évadés avec l'intention de regagner les lignes françaises. A subi sa peine à Valenciennes. A dû abandonner trois enfants en bas âge.


Née à Coeuvres-et-Valsery (Aisne) le 17/06/1890 de Jules et MARTIN Sidonie, mariée à Louis Gabriel SALVADOR le 19/01/1907 à Nouvron-Vingré.

 

Détention et lâcher de pigeons (Espionnage) département du NORD

 * FAUX Céline (Mme Veuve, née Defossez). Au Vieux-Condé (Nord)
  Argent Condamnée à 10 ans de travaux forcés pour avoir caché son mari déposé à Bavay par un avion allié avec mission de relâcher munis de renseignements des pigeons voyageurs. A subi pendant sa détention les pires traitements.
 
BOSQUELLE Yvonne-Denise-Marie (Mme, née Wilmont). Cultivatrice à Rumegies (Nord)
  Vermeil


Ayant découvert dans une de ses terres une cage renfermant un pigeon a rempli le questionnaire et lâché le pigeon. Arrêtée pour ce fait fut condamnée à 12 ans de travaux forcés. Une de ses filles qui l'avait aidée dans sa tâche fût fusillée.
Yvonne Denise Marie Antoinette WILMONT, née le 03/03/1878 à Rumegies de Cyrille et EMAILLE Céline , mariée à Louis BOSQUELLE en 1877.
Je n'ai pas trouvé de fiche au CICR.
Il y a confusion entre Régina et Angèle LECAT, fusillée pour les faits reprochés. Régina fille de Mme Bosquelle, qui comme sa mère a fait de la prison, est décédée à Maubeuge en 1993.
 
DELEFORTRIE Irma (Mme, née Catel). Couturière à Marcq-en-Barœul (Nord)
  Bronze


En 1915 se trouvant en pays occupé par l'ennemi recueillit un pigeon voyageur porteur de demandes de renseignements sur les troupes allemandes ; le confia à un service de contre-espionnage qui fit parvenir aux armées alliées les renseignements demandés.
Née le 07/05/1875 à Camphin en Pévèle de Henri et LAINGNEL Louise, elle épouse DELEFORTRIE Joseph le 04/11/1899 à Marcq en Baroeul.
 
DEBOUVRY Anna-Maria-Hortense-Joseph (Mlle). Cultivatrice à Genech (Nord)
  Argent


Condamnée à un an de détention pour avoir trouvé un panier renfermant deux pigeons et les avoir relâchés. A souffert pendant sa détention de la faim et des mauvais traitements.
DEBOUVRY Anna Maria Hortense-Joseph née à Genech le 07/09/1873 de François et LECLERCQ Anne Marie.
 
DEBOUVRY Berthe-Eugénie-Joseph (Mlle). Cultivatrice à Genech (Nord)
  Argent


Ayant trouvé deux pigeons les a rendus à la liberté malgré un ordre de l'autorité allemande. Condamnée pour ce fait à un an de prison a souffert pendant sa détention de la faim et des mauvais traitements.
S'il s'agit de la soeur de la précédente, ses prénoms sont Berthe Virginie Marie, née à Genech le 12/02/1873.
 
DURIEUX Divine (Mlle). Ménagère à Maubeuge (Nord)
  Argent


Arrêtée et condamnée à mort pour détention de pigeons voyageurs par le Conseil de guerre allemand en 1915. Peine commuée en 10 ans de détention puis en deux ; subit le régime cellulaire des prisonniers pendant 14 mois.
Une fiche aux archives du CICR la signale détenue à Siegburg-Brückberg en juillet 1915 et en novembre 1916. Les 2 listes  la disent venant de Douai, mais il est plus que probable qu'elle soit née le 30/07/1860 à Louvroil, de Charles et LECLERCQ Laurence.
 
DUMONT Arthur-Joseph (M.) Instituteur en retraite à Genech (Nord)
  Vermeil


Pour avoir lâché des pigeons porteurs de renseignements relatifs aux armées allemandes a été condamné à 11 ans de travaux forcés. A toujours fait preuve du plus grand courage.
Né le 12/03/1859 à Louvencourt (Somme) de Cyr et CAUET Virginie. (pas de fiche CICR)
 
DUTERTE Emile-Joseph (M.) Quincaillier à Linselles (Nord)
  Argent





Le 17 juin 1915 à la suite d'une perquisition ayant amené la découverte à son domicile de quelques œufs de pigeons fut condamné à 350 marks d'amende. Ayant refusé de payer fût emprisonné pendant 40 jours et au bout de ce temps invité à transiger pour 50 marks. Sur nouveau refus fut traduit en conseil de guerre à Valenciennes et condamné à mort. Peine commuée en celle de déportation en Allemagne. Fut interné pendant toute la durée des hostilités.
Né le 07/07/1876 à Linselles de Louis et POLLET Maria. Les archives du CICR conservent 3 fiches : en août-septembre 1915 il est à Holzminden (n°4041, Baraque C. 11-87), l'une des fiches de recherche ("sans nouvelle depuis mars 1916") mentionne qu'il est ramené de Russie (sans précision(1)) à Holzminden et qu'il travaille dans un commando dépendant de Holzminden : l'entreprise d'équipements de chauffage Centralheizungswerke AG basée à Hanovre ; fin juillet 1916 il est à Limburg a/Lahn venant de Düsseldorf, il y est encore en juin 1918.
(1) Les otages déportés en Russie occupée étaient des civils encore libres, partis en janvier 1918 et revenus en juillet.
 *
LAFRANCE Laure-Juliette (Feue Mme, née Lacroix). Ménagère à Nomain (Nord)
  Vermeil

Condamnée à mort par les Allemands pour espionnage au profit des armées alliées a été fusillée à Tournai le 31 octobre 1917 [à 16h].
Née LACROIX Flore Juliette le 11/04/1886 à Wattrelos (Nord) de Jacques et VANDENBERGE Uranie, faite Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume par décret du 23/09/1923. C'est l'une des des 10 femmes fusillées pour espionnage par l'occupant.

 

Espionnage départements de l'AISNE et du NORD

 
DELACROIX Gabrielle (Mme Veuve, née Lefèvre). À Saint-Quentin (Aisne)
  Vermeil





A fait preuve du plus grand patriotisme en prêtant son concours au service organisé en région occupée pour renseigner les alliés sur les mouvements des-troupes allemandes. Arrêtée, le 25 août 1916 est traduite devant un conseil de guerre et condamnée à 10 ans de travaux forcés. A subi sa peine en Allemagne jusqu'à l'armistice. Son mari, arrêté dans les mêmes conditions, est condamné à mort et décédé dans la prison la veille du jour fixe pour l'exécution.
Née Gabrielle Angélina LEFEVRE le 17/05/1874 à Gricourt (Aisne) de Virgile et LEFEVRE Marie-Divine elle épouse Louis DELACROIX, né à Vendelles en 1864, le 11/12/1891. Elle décède à Strasbourg en 1966.
Les archives du CICR donnent des informations sur son parcours, les adresses de la famille à prévenir sont celles de sa belle-famille, Delacroix Marie-Louise et Joseph.
Après la prison de St-Quentin on la trouve à Siegburg en janvier 1917, Limbourg a/Lahn en mai 1917, le pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch puis le camp de Gardelegen en juillet 1918.

Les archives belges ont gardé la trace des membres du réseau Marié (voir le sujet sur ce même blog) Louis DELACROIX y a une fiche à son nom.

Source: Externe

 
DEMOULIN Philomène (Melle). Ménagère à Villers-en-Cauchies (Nord)
  Bronze



Pendant les années 1914-1916 a donné asile à des agents du service secret des armées alliées, son père et ses deux frères ont été, pour le même motif, emmenés en Allemagne. Un de ses frères a été fusillé. Son autre frère et son père sont morts en captivité.
Philomène DEMOULIN est née le 12 avril 1883 à Villers-en-Cauchies, de Edouard et MOREAU Philomène. Bien qu'indiqué "Melle" dans la citation, elle était mariée depuis le 26/06/1906 à Henri GARDEZ.
Celui-ci mobilisé, affecté au 3e R.I.T. à Maubeuge depuis le 3 Août 1914 est fait prisonnier à la reddition de la place le 7/9/1914 et ne sera rapatrié que le 3/12/1918, après avoir connu (notamment) les camps de Münster III & I, Senne III et Dulmen.
  • Son père Edouard Demoulin né le 28/07/1858 à Villers en C. est décédé à Mons (B) le 31 août 1916 à 58 ans.

Les deux frères sont :

  • Voltaire Demoulin, né le 1er décembre 1887 à Villers-en-Cauchies fusillé le 27/12/1916 à St-Quentin (29 ans)

Source: Externe

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1923 (motifs non détaillés).
Le récit de l'exécution -fort mal organisée- figure dans le livre "Sous la botte" de Elie Fleury tome 2, disponible sur Gallica :

SLB_226

   
  •  Clotaire Demoulin né le 07/04/1897, décédé en 1918 (21 ans) ; on le retrouve dans les archives du CICR, au Strafanstalt (pénitencier de) Reigenbach en 1917, puis de celui de Brandenburg an der Havel en janvier 1918.
 
DELSART Léon (M.) Cultivateur à Nomain (Nord) ; maire de Nomain
  Argent

A été condamné par les Allemands a 10 ans de travaux forcés comme responsable d'une affaire d'espionnage ; est resté pendant 20 mois dans les prisons allemandes.
Né le 8 décembre 1883 au Quesnoy (Nord) de Antoine et BASET Suzanne, Léon Delsart poursuit ses études jusqu'au niveau du brevet, en 1903, il accomplit son service militaire au 8e Dragon à Sedan, nommé brigadier. Agriculteur à Nomain (Nord), il y exploite la ferme des Wattinettes (50 hectares) de 1909 à 1945.
Ses activités patriotiques lui valent d'être arrêté par les Allemands le 26/04/1917. Condamné par le conseil de guerre allemand aux travaux forcés à perpétuité, il est incarcéré pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en décembre 1917, à Limburg a/Lahn en janvier 1918 puis au pénitencier de Brandenburg an der Havel, la défaite allemande provoque sa libération le 20 novembre 1918. 
Député du Nord de 1932 à 1936. (sources Assemblée Nationale et CICR)
 
DESORMEAUX Nestor (M.) Ajusteur a Vicq (Nord)
  Argent


Arrêté en 1915 pour avoir coupé les communications téléphoniques allemandes, a subi de longs mois de prison, puis de cellule, et enfin jusqu'à l'armistice, de travaux forcés.
Né le 03/05/1899 à Vicq, de Louis et MARIAGE Marie. Une fiche  aux archives du CICR le situe à Holzminden en février 1917.

Desormeaux Barthelemy, tué "par une balle allemande " le 01/12/1914 à Vicq est un cousin (au 5e degré) de Nestor Desormeaux
 
FIEVET Romain (M.) Trieur de laines à Roubaix (Nord)
  Argent


Arrêté pour espionnage le 18 avril 1917, et condamné à 10 ans de travaux forcés par le conseil de guerre allemand de Gand. Déporté en Haute-Silésie, y a été contraint au travail dans les mines jusqu'à l'armistice.
Né le 10/03/1892 à Roubaix, de Louis et HUYGENS Sophie. Les archives du CICR le situent successivement à Limburg a/Lahn puis au pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en janvier 1918, enfin au camp de Brandenburg en avril 1918
 
FRANÇOIS Jean-Baptiste (M.) Garde de nuit à la Cie des mines d'Anzin à Bruille-Saint-Amand (Nord)
  Argent


Condamné à mort pour espionnage en janvier 1917. Sa peine ayant été commuée en celle des travaux forcés à perpétuité, fut envoyé au camp de Werden (Rhur) et mis en cellule jusqu'au 23 novembre 1918.
Né le 08/10/1857 à Nivelle (Nord)de Jean-Baptiste et GRAS Rosine. Sans information au CICR
 
GÉRARD Emile-Firmin (M.) Ajusteur à Vicq (Nord)
  Argent


Arrêté le 10 janvier 1916, pour avoir endommagé des fils télégraphiques. A été condamné à un an de prison cellulaire et interné à l'expiration de sa peine dans divers camps de l'Allemagne.
Né le 22/09/1896 à Quarouble (Nord) de Charles et FLAMME Eugénie. On le retrouve interné à Holzminden le 27/04/1917.
"Non recensé en temps utile par suite d'un cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert 3 mois au 127e RI.
Il recevra (JO du 06/04/1939) la Médaille des prisonniers civils, déportés et otages de la grande guerre
 
LEGROS Auguste-Augustin (Feu M.) Menuisier à Salomé (Nord)
  Vermeil


Arrêté le 24 février 1916 comme suspect d'espionnage, traduit en conseil de guerre, condamné à 1 an d'emprisonnement et 2 000 marks d'amende, a été emmené en Allemagne et interné au camp de Lüttringhausen, où il est décédé le 24 janvier 1917.
Né le 23/06/1850 à Salomé de Charles et FAUQUENOY Catherine. Interné d'abord à Friedrischfeld, il décède d'insuffisance cardiaque (Herzschwäche) à 66 ans au camp de Lüttringhausen.(source CICR)

Otages départements de l'AISNE et du NORD

 
PAROCHE Louise-Marie (Mme, née Lépissier). À Dizy-le-Gros (Aisne)
  Bronze
Emmenée comme otage et emprisonnée pendant 2 ans à Siegburg.
Née le 1er Août 1868 à Dizy le Gros, LEPISSIER Louise Marie épouse Joseph Abel PAROCHE à Dizy le 16/07/1888. Sa fiche aux archives du CICR la signalent faite prisonnier à Montcornet et internée à Limbourg a/Lahn, ou elle apparaît sur les registres de mai 1917, après un séjour à Siegburg.
 
BASTIN Léo (M.) Menuisier à Aniche (Nord) âgé de dix-sept ans à la déclaration de guerre
  Bronze

Agé de dix-sept ans à la déclaration de guerre, fut emmené comme otage en Allemagne. A subi pendant 50 mois les mauvais traitements des camps de représailles.
Né le 12 mars 1897 à Aniche de Léon et SCHMIDT Léa. La Croix-Rouge indique qu'il est "pris à Aniche le 23/9/1914". Il est interné à Hassenberg puis transféré à Holzminden dont il figure sur les listes de juillet 1915 comme Schreiner (charpentier). Il y apparaît dans le bulletin des réfugiés de novembre 1915 :
"Bastin Léo, baraque 49, Brœunschire"
puis dans celui d'avril 1916 (toujours sous l'intitlé "Holzminden":
"Bastin Léo Bar. 4, Osterwald Mayenfeld Arbeits Com. Dittorf, Aniche"
Il aurait donc été détaché dans une compagnie de travail, au camp d'Osterwald Meyenfeld près d'Hanovre, quelques 100km plus au nord, ouvert en juillet 1915 comme annexe d'Holzminden et qui compte en octobre 1915 1000 travailleurs agricoles, prisonniers civils des pays occupés.
 
FRAY Florimond-Louis (M.) Secrétaire général de mairie à Roubaix (Nord)
  Bronze



Otage de représailles, à quatre reprises différentes, à Lille du 2 au 15 novembre 1914, à Roubaix du 27 juillet au 8 septembre 1915, à Daigny du 27 avril au 15 novembre 1916, en Lithuanie, du 6 janvier au 2 juillet 1918, a supporté avec courage les plus dures épreuves.
Né le 2/09/1858 à Lille de Jean-Baptiste et FOUQUE Célina. Son nom apparaît dans la liste des otages de représailles en Lithuanie. Il décède le 27/01/1919.

Civils condamnés, déportés, décédés, départements de l'AISNE, du NORD et de la SOMME

 
BASELY Elise-Eva (Mme, née Lemaitre). Ménagère à Villers-sur-Nicole (Nord)
  Argent



Se trouvant en pays occupé en colonne de moisson résista courageusement aux brutalités d'un soldat allemand. Condamnée pour ce fait subit sa peine en cellule puis fut envoyée en colonne sur le front où par son attitude elle fit l'admiration de ses compagnes.
Née à Villers-Sire-Nicole le 25/02/1898 de Charles et LIENARD Alphonsine, mariée en 1920 avec BASELY Henri. Pas de fiche au CICR
 
BOUCNEAU Hélène-Estelle (Mme, née Wavrin).
  Bronze

Cultivatrice à Beaufort (Nord) condamnée à 3 ans de prison le 21 janvier 1917 pour avoir résisté à un ordre de balayer la route.
Née WAVRIN Hélène Stelle le 17/08/1866 à Ferrière-la-Petite (Nord) de Jules et JENOT Stelle, elle épouse Camille BOUCNEAU le 18/06/1892 à Mazinghien (Nord).
Sa fiche aux archives du CICR porte le nom BONCUEAU (confusions N/U fréquentes dans les registres allemands) et atteste de sa présence à Aix-la-Chapelle (Aachen) en février 1917.
 
FAYT Marie-Louise (Mme, née Tricoteux). À Baranton-sur-Serre (Aisne)
  Argent



Ayant refusé de livrer des armes à l'autorité allemande a été traduite pour ce fait en conseil de guerre condamnée à deux ans de cellule peine qu'elle a subie avec courage et dignité à la prison de Siegburg près Cologne. Le mari tué à l'ennemi, deux enfants en bas âge.
Née le 27/11/1891 à Toulis-et-Attencourt (Aisne) de Alexandre et GATEAU Marie, mariée à FAŸT Louis Polydore le 04/09/1909 à Barenton-sur-Serre (Aisne). Celui-ci, né le 01/05/1885 à Mesbrescourt-Richecourt (Aisne) avait effectué son service au 9e régiment de cuirassiers de 1906 à 1908. Rappelé au 245e RI à la mobilisation générale, il est tué le 22/11/1914 à La Neuvillette (sa fiche Mort pour la France).
Ils avaient eu 2 enfants : Antoinette Odile née le 18/08/1911 et Marie Germaine née le 08/08/1913, toutes deux à Verneuil-sur-Serre (Aisne).

Les registres du CICR situent Marie-Louise, après sa "capture" (Gefangennahme) à Autremencourt le 31/03/1916, d'abord à Siegburg en mai 1916 (avec Louise de Bettignies) et en novembre 1916, puis à Limburg a/Lahn en mai 1917 (avec la princesse de Croÿ et Mmes Fricoteaux et Guéant ci-dessus).
Elle décède en 1976.

Note : les enfants avaient donc 2½ ans et 4½ ans au départ de leur mère.
 
MATHIAS Marthe-Pauline (Mme, née Dupont). Directrice d'école à Buironfosse (Aisne)
  Argent Arrêtée le 3 novembre 1917 et enfermée pendant soixante-huit jours de cellule au pain sec et à l'eau sans feu. Condamnée le 11 décembre 1917 à un an et demi de réclusion et à 2.350 marks d'amende pour avoir rédigé un journal de guerre fait circuler des journaux français et avoir caché des objets d'art.
 
PEINGNEZ Anna-Victoria (Mme, née Lalou). Fabricante de broderies à façon à Paris
  Bronze


Condamnée à 9 mois de prison pour avoir manifesté des sentiments germanophobes et insulté un officier. Emprisonnée à Aix-la-Chapelle et Bonn ; a fait 3 mois de cellule à Cologne.
Le récit très détaillé de l'arrestation et de la détention de Mme Peingnez, épouse du maire de Beaurevoir (Aisne) est disponible sur Gallica : "La captivité d'une Française en 1916".  L'officier était le compte Albert von Hindenbourg, neveu du maréchal.
 
AGACHE Marthe-Juliette (Mlle). Employée de bureau a Lille (Nord)
  Bronze


Condamnée par les Allemands à cause de son ardent patriotisme; a observé pendant la longue durée de sa détention l'attitude la plus courageuse malgré les souffrances et les privations qu'elle dût subir.
Le dimanche 26 décembre 1915 paraissait dans le Bulletin de Lille n°117 l'avis suivant, reproduction d'une des nombreuses affiches émises par l'occupant :
 
Justice militaire Allemande
"Les dénommées Marthe Agache, de Lille, 35, rue Sainte-Catherine et Gabrielle Agache, née Rouzé, de Lille, rue Sainte-Catherine, 35, sont condamnées chacune à un an de prison, et Madame Marie Gérard, de Fives, rue Malsence, 58, à 6 mois de la même peine, pour s'être entremis dans l'envoi et la réception de correspondances illicites, avec des personnes de la partie du territoire français non occupé et du territoire neutre, contrevenant ainsi à la proclamation du commandant en chef, en date du 4.2.15."
"Pour la même raison, le voyageur de commerce Eugène Warny, de Tournai, rue Guillaume-Marlier, 43, est condamné à un an et six mois de prison."


Marthe Juliette AGACHE est née le 4/10/1880 à Lille de Henri et DEROUBAIX Sophie.
Gabrielle AGACHE née ROUZÉ le 9/04/1887 à Sainghin-en-Weppes a épousé Albert Florent Agache frère de Marthe. On retrouve les deux belles-soeurs côte à côte sur 3 listes aux archives de la croix-rouge : "capturées" le 26/11/1915 elles sont en janvier et novembre 1916 à Siegburg, le 8 février 1917 à Holzminden.
WARGNY Eugène, voyageur d'affaires (Handelsreiziger), né à Olsene (B) le 2/11/1887 ; en juin 1917 se trouve au camp de Senne, venant de Eberfeld.
 
DUBRAY Raymond-Joseph (M. l'abbé). Curé de Floyon (Nord)
  Argent


Malgré son grand âge a constamment donné l'exemple du courage et de la confiance a été à diverses reprises arrêté brutalisé et condamné à la prison et à l'amende en raison de ce que l’ennemi appelait « son influence néfaste ».
Né à Maubeuge, le 23 octobre 1848, de Victorien et GARIN Sophie, ordonné à la Noël de 1877, vicaire à Sebourg, curé de Flaumont en 1882, de Floyon en 1889, décédé le 16 février 1933.
Dubray
source geneanet

Express du midi 19220118
L'express du Midi (18/01/1922)

 
BALENGHIEN Émile (M.) Entrepreneur de plafonnage à Tourcoing (Nord)
  Bronze


Condamné à 7 mois de cellule par les Allemands pour avoir voulu rentrer en France libre par la Hollande. Libéré a subi une nouvelle condamnation à 10 jours de cellule et 3 mois de travaux forcés pour avoir refusé d'obéir aux ordres de l'ennemi.
Né à Lille le 31/05/1865 de Valentin et DESFONTAINES Séraphine il épouse LECOMTE Marie Juliette le 10/11/1898 ; les archives du CICR le situent, après sa "capture" à Courtrai le 05/04/1917, successivement à Siegburg puis à Limburg a/Lahn en juin 1917 puis à Holzminden en septembre 1917. Il y est accompagné de son fils, écolier de 17 ans, Etienne (Léon Emile) né à Tourcoing le 05/12/1900.
 
BARTIER François (M.) Tisserand à Troisvilles (Nord)
  Argent


Victime de brutalités de gendarmes et de soldats allemands parce qu'il refusait de travailler pour l'ennemi laissé évanoui et sans soins pendant plusieurs jours subit ensuite 1 an de prison cellulaire à Clèves (Allemagne)
Né le 05/04/1857 à Troisvilles de Jules et BOITTIAUX Joséphine ; le CICR le situe à Friedrichsfeld/Wesel venant de Kleve (Clèves) en mars 1917.
 
BAUDET Maurice-Jules-Arthur (M.) Industriel à Saint-Amand (Nord)
  Bronze


Adjoint au maire de Saint-Amand a été arrêté et détenu à diverses reprises par les Allemands. À fait preuve d'un absolu dévouement à l'intérêt de ses concitoyens pendant toute la durée de l'occupation allemande.
Né le 15/03/177 à Saint-Amand de Charles et BERTEAUX Céline, y décédé le 14/09/1929. (pas de fiche CICR)
 
BENOIT Georges-Jean-Baptiste (M.) Instituteur à Lille (Nord)
  Argent


Excellent patriote. Condamné à 10 ans de travaux forcés par un conseil de guerre allemand a été interné pendant 28 mois. Au cours de sa détention a conservé une attitude très courageuse malgré les privations qu'il dut endurer.
Né à Wisembach (Vosges) le 25/09/1861 de Jean Baptiste et BINNE Marie, il est à Rheinbach en juin 1916, à Cassel-Wehlheinden en janvier 1917, à Hameln en février 1918
 
BLIN Arthur-Edouard-Virgile (M.) Garde champêtre municipal à Harbonnières (Somme)
  Bronze





Demeuré à Harbonnières pendant la majeure partie des hostilités continua à exercer ses fonctions avec le plus grand dévouement ; lors de l'arrivée de l'ennemi assura le départ des blessés français auxquels il prodigua des soins. En septembre 1914 fournit d'utiles renseignements aux troupes françaises lors du recul des Allemands. Après de violents bombardements assura au péril de sa vie le ravitaillement des vieillards de la commune.
Né le 02/03/1869 à Harbonnières de Baptiste et CATILLON Ernestine.
 
BOUILLON Joseph (M.) Employé de bureau à Anzin (Nord)
  Bronze

Né en 1895 a tenté de rejoindre les armées françaises ; a été arrêté à Bruxelles et condamné à 6 mois de cellule qu'il a accomplis.
Né le 23/09/1895 à Douai de Fidèle et CAPIAUX Louisa.
 
BRASSEUR Thulia-Augustin (M.) Contremaître mécanicien à Lille (Nord)
  Bronze


Arrêté le 10 octobre 1915 condamné à 3 mois de cellule et à la déportation en Allemagne a subi en captivité des mauvais traitements et des privations qui l'ont rendu incapable de tout travail.
Né à Maubeuge le 30/08/1853 de Joseph et LEFEVRE Catherine, sa fiche aux archives du CICR le mentionne à la prison de Siegburg Brückberg et rentré à Maubeuge le 27/01/1916.
 
CAVALLIER Louis-Jules-Eugène (M.) Surveillant au lycée Lakanal à Sceaux
  Bronze




Se trouvant à Crécy-sur-Serre, Aisne, arrêté comme suspect à l'âge de dix-sept ans et demi contraint d’exécuter des travaux pénibles et dangereux fut déporté.
Né le 21/01/1897 à Crécy-sur-Serre de Louis Henri et FEVRIER Joséphine.  Il n'y a pas de fiche à son nom au CICR, mais on en trouve une au nom de son père, pharmacien à Crécy-sur-Serre, né à Mesnil-St-Nicaise (Somme) le 20/07/1870.
Louis Henri Sainte Marie CAVALLIER était interné à Siegburg en septembre et décembre 1916, à Limburg a/Lahn en mai 1917 : il avait été condamné à mort pour avoir caché un soldat français ; gracié, il fit 30 mois de travaux forcés. (citation au JO du 14 juillet 1919)
BOMI
Bulletin officiel du ministère de l'intérieur Décret du 30/10/1920

 

 
DAVAINE Séraphin (M.) Brigadier de police retraité à Saint-Amand (Nord)
  Bronze

Soixante ans à la guerre ancien agent de police a été emprisonné à deux reprises 24 heures pour refus d'obéissance ; maltraité à différentes reprises.
Né le 13/03/1854 à St-Amand de Séraphin et COPIN Julie.
 
DÉBATS Julien-Léon-Benoit (M.) Architecte a Lille (Nord)
  Bronze A fait preuve de courage civique en résistant aux exigences injustifiées de l’ennemi. Condamné pour ce fait et interné en Allemagne ; pendant 20 mois a supporté la prison et les privations sans jamais se laisser atteindre par le découragement.
 
DEMULLIEZ Henri (M.) Vicaire à Wattrelos (Nord)
  Bronze


Arrêté en septembre 1915 a fait 6 semaines de cellule a été ensuite détenu à Cologne puis au camp de Gütersloh, de Celle-Schloss et d'Havelberg n'est rentré en France que le 20 décembre 1918.
DEMULIER Emile Henri Joseph né à Tourcoing le 1/12/1876 François et SELOSSE Marie-Thèrèse, les noms des camps (déformés au JO, rectifiés ci-dessus) sont attestés par les archives du CICR ; sa fiche mentionne que le 12/04/1918 il était à l'abbaye de Beuron (Bade-Wurtemberg). il est décédé à Coudekerque-Branche le 20/10/1955.
 
DOUEZ Emile-Louis (M.) Commissaire de police à Lille (Nord)
  Bronze A été l'objet de nombreuses perquisitions en pleine nuit et à la suite de l'une d'elles a été emprisonné comme suspect d'espionnage. A été séquestré plusieurs fois dans des usines pour n'avoir pas voulu fournir des indications aux Allemands.
 
DUPONT Charles-René-Edouard-Joseph (M.) Cultivateur à Bevillers (Nord)
  Argent


Arrêté en Belgique le 1er juin 1915 au moment où il tentait de franchir la frontière hollandaise emprisonné a refusé de dénoncer les personnes ayant facilité son départ et a été interné en Allemagne pendant trois ans et demi (Holzminden et Senelager).
Né à Bevillers le 11/03/1897, sa fiche aux archives de la Croix-Rouge porte la mention "fait prisonnier à Kalmetut", en réalité Kalmthout dans la province d'Anvers, à 3km de la frontière hollandaise. Probablement d'ailleurs ne savait-il pas que celle-ci était barrée par le "Dodendraag" (câble de la mort), clôture électrifiée dressée par l'occupant le long de la frontière belgo-néerlandaise, à moins qu'un passeur ne l'accompagnât.

doodendraad

"Non recensé en temps utile, cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert 3 mois au 3e dragons.
Son état signalétique et des services porte cependant un décompte de sa captivité comme déporté résistant, incluant celle-ci comme service militaire actif dans la zone de combat :

DR DupontIl décède à Etroeungt en 1973

 
FLAMENT Alexandre-Albert (M.) Employé des postes à Laon (Aisne)
  Bronze


Condamné à 3 ans de prison pour avoir défendu une jeune fille malmenée par des Allemands. L'a été une seconde fois à 2 ans de travaux forcés a subi en entier les peines qui lui avaient été infligées.
FLAMANT Alexande Albert, né le 05/04/1874 à Vincy-Roeuil-et-Magny (Aisne) de Louis Léopold et ANTOINE Lucie, selon le CICR, fait prisonnier à La Neuville sous Laon le 30/01/1916, il est à Wittlich en novembre 1916 et à Limburg a/Lahn en juillet 1917.
 
FONTAINE Edouard-Cyrille (M.) Cultivateur à Fontaine-au-Bois (Nord)
  Bronze


A rendu service à la population de sa commune pendant le bombardement et l'évacuation grâce à son courage et à son sang-froid.
Né le 16/03/1875 à Fontaine-au-Bois, de Edouard et DUTRIEUX Adolonisse.
 
FROEHLY Paul-Dominique (M.) Débitant de tabac à Lille (Nord)
  Argent



En juin 1917 à 18 ans a tenté de rentrer en France par la Hollande. Arrêté à Esschen a été emmené à Anvers et a subi 6 mois de cellule. A l'expiration de sa peine a été transporté en Allemagne et interné dans de camp de Holzminden jusqu'en novembre 1918.
Né le 22/04/1899 à Tourcoing de Joseph et FOVEAU Anselmia, le CICR le mentionne à Holzminden en novembre 1917.
"Non recensé en temps utile, cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert au 1er puis au 5e régiment de Cuirassiers.
Le décompte de ses campagnes est le suivant :
Contre l'Allemagne du 29/06/1919 au 23/10/1919,
Occupation de la Rhénanie du 24/10/1919 au 24/03/1921.
(il sera de nouveau mobilisé de septembre 1939 à juillet 1940)
Son état signalétique et des services porte cependant un décompte de sa captivité comme déporté résistant, incluant celle-ci comme service militaire actif dans la zone de combat :
ResistanceIl décède à Tourcoing le 21/12/1962
A noter que le nom est écrit FROCHLY dans les actes, jusqu'à la demande de rectification faite en 1982.
 
GUERY Augustin-François (M.) Docteur en médecine a Fresnes (Nord)
  Bronze



Faisant fonction de maire pendant l’occupation a été l'objet de sévices de la part de l'autorité ennemie a comparu plusieurs fois devant Le conseil de guerre et a été emprisonné comme otage. A administré la commune dans les meilleures conditions et donné gratuitement ses soins aux malades et blessés de Fresnes et des environs.
Né le 04/07/1861 à Villers-Pol de Florimond et GRAPIN Mélanie.
 
POISSONNIER Henry (M.) Curé doyen à Crécy-sur-Serre (Aisne)
  Bronze


Arrêté comme otage le 17 janvier 1918 en captivité au camp d'Holzminden du 8 février au 31 juillet 1918 a supporté avec courage et dignité les mauvais traitements qui lui furent infligés par l'ennemi.
Prénommé Jean Louis Henri, né le 23/10/1857 de Jules et MOREAU Laurence à Origny Ste-Benoite (Aisne), il entre dans les ordres en 1881. Il est signalé le 21/02/1918 à Holzminden.(source CICR)
 
PUCHAUX Louis-Maurice (M.) Instituteur à Pleine-Selve (Aisne)
  Bronze




Resté à son poste pendant l'occupation est intervenu fréquemment auprès de l'autorité allemande en faveur des habitants et a collaboré au ravitaillement. A été condamné par le conseil de guerre de Maubeuge en juillet 1918 à 500 marks d'amende pour avoir fait évader son fils prisonnier civil. Fait prisonnier civil et incorporé à Cologne s'est évadé.
Né le 28/05/1866 à Benay (Aisne) de Charles et DUPONT Catherine.
 
MOUNY Jean-Baptiste (Feu M.) Cultivateur à Lappion (Aisne)
  Argent


Condamné par le conseil de guerre allemand à 18 mois de prison pour voies de fait envers un gardien allemand. Est décédé en 1917 au camp de Siegburg à la suite des mauvais traitements subis au cours de sa captivité.
MOUNY Jean-Baptiste "dit Fer(di)nand" né le 19/12/1864 à La-Ville-au-Bois-les-Dizy (Aisne) de Zéphyrin et LEROUGE Hortense, marié à JARDIN Augustine le 15/11/1884 à Lappion. Le CICR le dit -d'après les documents des camps- capturé à Sissone le 15/09/1916, à Siegburg en novembre 1916 où il décéde à 52 ans le 25/02/1917.
 *
SAUVAGE Albert-Jean-Baptiste (Feu M.) À Condé-sur-Escaut (Nord)
  Vermeil


A été tué par des soldats allemands après avoir fait preuve du plus pur patriotisme et du plus grand courage.


A voir sur ce même blog
12 novembre 2016

Le p'tit Quinquin

 

Desrousseaux

Il n'est nul besoin de présenter la Marseillaise du Nord, berceuse (canchon dormoire) écrite en ch'ti en 1853 par le poète lillois Alexandre Desrousseaux (1820-1892) (photode l'agence Meurisse ; source Gallica).

Pour bien illustrer ce qu'elle représente pour les gens du Nord (de la France) voici d'autres paroles écrites par un prisonnier et parues dans le Journal des Réfugiés du Nord du 23 août 1916 pour célébrer le retour au pays. 

 

RduPays

En voici les paroles, peu lisibles sur l'original :

                Air du Ptit Quinquin, de Desrousseaux


                            1er Couplet
Amis Caimberlots on' cainchonnette
Jé m'sus bin promis d'vos avertir
N'avé d'aimbitieux ni d' déshonnête
Al' peut malgré tout vos divertir
Fait sus un'ai qui soulage
Al' va parler du village
No coer d'el prison s'envol'ra
Jusqu'à no mason.

                                 Refrain
       C'est mi qui vos l'dis
       Qui vos l'erdis
       Mes bons amis,
       La guerre au pays
       A' n' dur'ra mi toudis.

                            2e Couplet
C' n'est mi ré d'parler pourvu qu'in r'vienne,
Qu' tous nos avons dit d'un air gaillard :
J'vorau, mes amis, qu'in s'in souvienne
In s' faisint moins d' bile et moins d' pétard
Puisque c'est ainsi qu'in l'nomme
Dit'z au "cafard" : min bonhomme
T' véras m'vir ed'main
Aujourd'hui t' peux passer tin c'min!

                            3e Couplet
El' jour attindu, lé v'la qu' t'approche
I'n peut pus tarder, ça c'est certain :
No fimme al' va v'nu, avec el' mioche,
Nos r'querre à la gare un bé matin ;
Quind nos saut'rons pà l' portière,
Avec un' larme à l' paupière,
D' joie et d'émotion
In imbrass'ra l' population.

                            4e Couplet
El' gosse i' nos f'ra s' baise à bouquette
Comme in sait les faire à no pays
I dira naïf, lorgnint l' musette :
C'est i' vrai papa qu' t'erviens d' Paris ?
Mère' m'a dit qu' si j'étais sage
T'a'lais m' rapporter d' voyage
Un bé tis dada,
Et pis cor du biscuit d' soldat.

                            5e Couplet
J'ara du rabiot dins les caresses
Qu'ins f'ra d' tous côtés, mêm' sus les yeux ;
L' fimme al' nos dira dins ses tindresses :
T'as dû t'innuyer dis min tiot fi'ux ?
Nos li répondrons, no tiote
Caracho, rabot', rabote
C'est bin intindu
In va rattraper l' timps perdu.

FERNAND DE CODRY

 

    Il s'agit ici comme indiqué du patois de Cambrai, plus proche du picard que le Rouchy, dans lequel l'auteur n'a pas abusé - par exemple des "Ch" - n'accentuant pas ainsi les déformations du français.
On remarquera simplement l'antépénultième vers du 5e couplet "Caracho, rabot', rabote" directement issu du russe хорошо, работа работа (bien, travail travail), évoquant ainsi la proximité avec des prisonniers de cette nationalité.

 

    Pour qui veut se remémorer "Le p'tit Quinquin", j'ai choisi une version du grand Raoul (de Godewaersvelde) qui s'est fait la voix douce et la chante bien comme une berceuse, certaines autres interprétations prêtant fort peu à l'endormissement :

 

"Le p'tit Quinquin" ( Canchon dormoire)

{Refrain}
Dors, Min p'tit quinquin,
Min p'tit pouchin, Min gros rojin
Te m'fras du chagrin
Si te n'dors point ch'qu'à d'main


Ainsi, l'aut' jour eun' pauv' dintellière,

In amiclotant sin p'tit garchon
Qui d'puis tros quarts d'heure, n'faijot qu'ed braire,
Tâchot d'lindormir par eun' canchon.
Ell' li dijot : Min Narcisse,
D'main, t'aras du pain d'épice
Du chuc à gogo
Si t'es sache et qu'te fais dodo !
{au Refrain}


Et si te m'laiche faire eun'bonn'semaine

J'irai dégager tin biau sarrau,
Tin pantalon d'drap, tin giliet d'laine...
Comme un p'tit milord te s'ras farau !
J't'acat'rai, l'jour de l'ducasse
Un porichinell' cocasse,
Un turlututu,
Pour jouer l'air du capiau-pointu...
{au Refrain}


Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques

Vir les marionnett's. Comme te riras,
Quand t'intindras dire : "Un doup pou' Jacques !"
Pa' l'porichinell' qui parl' magas.
Te li mettras din s'menotte,
Au lieu d' doupe, un rond d'carotte !
It' dira merci !...
Pins' comme nous arons du plaisir !...
{au Refrain}


Et si par hasard sin maite s'fâche,

Ch'est alors Narcisse, que nous rirons !
Sans n'n'avoir invi', j'prindrai m'n air mache
J'li dirai sin nom et ses surnoms,
J'li dirai des fariboles
I m'in répondra des drôles
Infin un chacun
Verra deux pestac' au lieu d'un
{au Refrain}


Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme

J'vas dire eun' prière à P'tit Jésus
Pou' qu'i vienne ichi, pindant tin somme,
T'fair'rêver qu'j'ai les mains plein's d'écus,
Pour qu'i t'apporte eun' coquille,
Avec du chirop qui guile
Tout l'long d'tin minton,
Te poulèqu'ras tros heur's de long !...
{au Refrain}


L'mos qui vient, d'Saint'Nicolas ch'est l'fête

Pour sûr, au soir, i viendra t'trouver
It' f'ra un sermon, et t'laich'ra mette
In d'zous du ballot, un grand painnier.
I l'rimplira, si t'es sache,
D'séquois qui t'rindront bénache,
San cha, sin baudet
T'invoira un grand martinet
{au Refrain}


Ni les marionnettes, ni l'pain n'épice

N'ont produit d'effet. Mais l'martinet
A vit' rappajé l' petit Narcisse,
Qui craignot d'vir arriver l'baudet
Il a dit s'canchon dormoire...
S'mèr' l'a mis dins s'n ochennoire :
A r'pris sin coussin,
Et répété vingt fos che r'frain.
{au Refrain}

{Refrain}
Dors, mon petit bébé,
Mon petit poussin, mon gros rouquin
Tu me feras du chagrin
Si tu ne dors pas jusqu'à demain.


Ainsi l'autre jour une pauvre dentellière,

En langeant son petit garçon
Qui depuis 3/4 d'heure, pleurait sans cesse,
Tâchait de l'endormir par une chanson.
Elle lui disait : Mon Narcisse,
Demain, tu auras du pain d'épice
Du sucre à gogo
Si tu es sage et que tu fais dodo !
{au Refrain}


Et si tu me laisses faire une bonne semaine

J'irai dégager ton beau sarrau,
Ton pantalon de drap, ton gilet de laine...
Comme un petit milord tu seras faraud !
Je t'achèterai, le jour de la fête paroissiale
Un polichinelle cocasse,
Un turlututu,
Pour jouer l'air du Chapeau-pointu...
{au Refrain}


Nous irons dans la cour de Jeannette-aux-Vaches

Voir les marionnettes. Comme tu riras,
Quand tu entendras dire : "Un sou pour Jacques !"
Par le polichinelle qui parle mal.
Tu mettras dans sa menotte,
Au lieu de sou, un rond de carotte !
Il te dira merci !...
Pense comme nous aurons du plaisir !...
{au Refrain}


Et si par hasard son maître se fâche,

C'est alors, Narcisse, que nous rirons !
Sans en avoir envie, je prendrai mon air méchant,
Je lui dirai son nom et ses surnoms,
Je lui dirai des fariboles
Il m'en répondra des drôles
Enfin, chacun
Verra deux spectacles au lieu d'un
{au Refrain}


Alors, ferme tes yeux, dors, mon bonhomme

Je vais dire une prière au Petit Jésus
Pour qu'il vienne ici, pendant ton somme,
Te faire rêver que j'ai les mains pleines d'écus,
Pour qu'il t'apporte une brioche,
Avec du sirop qui dégouline
Le long de ton menton,
Tu te pourlécheras pendant trois heures !...
{au Refrain}


Le mois prochain, de Saint Nicolas c'est la fête

Pour sûr, le soir, il viendra te trouver.
Il te fera un sermon, et te laissera mettre
Sous la cheminée un grand panier ...
Il le remplira, si tu es sage,
De "je-ne-sais-quoi" qui te rendront heureux,
Sinon, son baudet
T'enverra un grand martinet.
{au Refrain}


Ni les marionnettes, ni le pain d'épice

N'ont produit d'effet. Mais le martinet
A vite calmé le petit Narcisse,
Qui craignait de voir arriver le baudet
Il a dit sa berceuse ...
Sa mère l'a mis dans son berceau,
A repris son coussin [de dentellière],
Et répété vingt fois ce refrain.
{au Refrain}

 

 A noter que le "doup' (double)" dont il est question dans la version patoise est une survivance du doublon de l'occupation espagnole.

double

 

 

     La version proposée n'a probablement pas été la seule à s'inspirer de la musique très connue de Desrousseaux, et le thème du P'tit Quinquin reste fédérateur ; ainsi dès septembre 1940 parait le bulletin de l'Amicale des Réfugiés du Nord (au sens très large) :

export

 

     J'avais déjà présenté dans un sujet sur les rapatriés cette photo de 1916 l'agence de presse Rol, parue dans Gallica et légendée ainsi :

Un petit quinquin [au milieu des bagages sur le quai de la gare], réfugié du Nord,
rapatrié à Evian

Rol

 


 

    Le même Journal des Réfugiés du Nord du 23 août 1916 présente une autre de "Nos Marseillaises", en l’occurrence "Les Enfants de Valenciennes", dont je n'ai retrouvé aucun enregistrement tel que nous l'entendions lors de concerts, dans les kiosques à musique des jardins de la ville ; si un lecteur dispose d'une version, merci d'avance.

EdV

 

5 mai 2013

1918 - Soldats Français décédés à et de Valenciennes, civils fusillés

             3 Civils fusillés au lieu-dit "Le Rôleur" le 23 février figurent dans cette liste ;leurs actes sont "Dressés sur l'ordre de la Commandanture, signé Von Witzendorff, Major et Commandant" :

  • LEGRAND Henri
  • BEAUVOIS Nicolas
  • THUILLIEZ Pierre Joseph

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L'accès aux actes se fait  (via la vue et le n° d'acte) dans le registre de 1918 aux
Archives Départementales du Nord cote 3 E 5784

 

 

DOREMUS Edouard
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes (Hospice Général canton sud) le 15/01/1918
Acte n° 53 vue n° 15 en date du 15/01/1918
Né le 10 avr 1897 à Sancourt
 
MIGNOT Alfred
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes (Hospice Général canton sud) le 02/02/1918
Acte n° 94 vue n° 25 en date du 03/02/1908
Né le 08 nov 1859 à Ribemont
 
MOREAU Octave
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes (Hospice Général canton sud) le 16/02/1918
Acte n° 122 vue n° 32 en date du 16/02/1918
Né le 16 août 1869 à Recquignies
 
LEGRAND Henri
Civil Fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit "Le Rôleur", Canton Est) le 23/02/1918
Acte n° 140 Dressé sur l'ordre de la Commandanture, signé Von Witzendorff, Major et Commandant. vue n° 37 en date du 26/02/1918
Né le 07 fév 1885 à Quesnoy/Deule
 
BEAUVOIS Nicolas
Civil Fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit "Le Rôleur", Canton Est) le 23/02/1918
Acte n° 141 Dressé sur l'ordre de la Commandanture, signé Von Witzendorff, Major et Commandant. vue n° 37 en date du 26/02/1918
Né le 04 juin 1864 à Rieux
 
THUILLIEZ Pierre Joseph
Civil Fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit "Le Rôleur", Canton Est) le 23/02/1918
Acte n° 142 Dressé sur l'ordre de la Commandanture, signé Von Witzendorff, Major et Commandant. vue n° 37 en date du 26/02/1918
Né le 01 fév 1870 à Carnières
 
BLAS Jean Baptiste
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 23/03/1918
Acte n° 176 vue n° 46 en date du 24/03/1918
Né le 683 à Quiévy
 
PLANCHON Kules Alfred
34° Bataillon d'ouvriers civils, 1° Compagnie
Décédé à Sedan (Hospice de la citadelle) le 26/03/1918
Acte n° 241 vue n° 62 en date du 01/05/1918
Né le 07 oct 1896 à Valenciennes
 
DURIEU Elie Georges
Militaire
Décédé à Morisel (Somme) le 04/04/1918
Acte n° 191 vue n° 50 en date du 21/03/1923
 
LEGRAND Emile
Militaire
Décédé à Valenciennes le 06/04/1918
Acte n° 198b vue n° 51 en date du 05/03/1959
 
MUREZ Ferdinand Jules Gustave
Militaire
Décédé à Roye (Somme) le 08/04/1918
Acte n° 200 vue n° 52 en date du 10/01/1922
 
DELEPINE Gaston
Militaire
Décédé à Latilly (Aisne) le 31/05/1918
Acte n° 315 vue n° 81 en date du 14/03/1928
 
POSTILLE Etienne
Militaire
Décédé à Le Port (Oise) le 31/05/1918
Acte n° 316 vue n° 81 en date du 04/04/1921
 
POTTIER Emile
Militaire
Décédé à Chaudun ( Aisne) le 02/06/1918
Acte n° 319 vue n° 82 en date du 08/02/1922
 
FOLLET Auguste Marie
Militaire
Décédé à Secteur de Bligny (Marne) le 05/06/1918
Acte n° 320 vue n° 82 en date du 26/01/1922
 
BISIAUX Henri
Militaire
Décédé à Grand Rosières (B) le 08/07/1918
Acte n° 378 vue n° 96 en date du 12/03/1927
 
QUIVY Emile Désiré Léopold
Militaire
Décédé à Wattenschied (Allemagne) le 12/07/1918
Acte n° 387 vue n° 99 en date du 05/01/1920
 
CROIX Leon
Militaire
Décédé à Courthezy (Marne) le 15/07/1918
Acte n° 391 vue n° 100 en date du 08/06/1922
 
MONIER Antoine Eloi
Militaire
Décédé à Pressier Hurlu (Aisne) (Ferme de Martinpré) le 21/07/1918
Acte n° 400 vue n° 102 en date du 14/03/1921
 
JASPART Arthur
Ouvrier Civil Français
Décédé à Guise Aisne (Lazaret de l'Atelier des chemins de fer militaires Allemands) le 09/07/1918
Acte n° 444 Dressé sur l'ordre de la Commandanture signé: illisible Médecin Chef du Lazaret, vue n° 113 en date du 12/08/1918
Né le 26 déc 1898 à Valenciennes
 
BECU Aimable
Militaire
Décédé à Siry-Salsogne (Aisne) (Disparu) le 08/08/1918
Acte n° 437 vue n° 111 en date du 13/12/1921
 
DOMBRET Maurice Charles
Ouvrier Civil Français
Décédé à Secteur de Bligny (Marne) (Disparu) le 10/08/1918
Acte n° 439 vue n° 112 en date du 06/05/1921
 
DELABY Antoine Eloi
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 21/08/1918
Acte n° 464 vue n° 118 en date du 21/08/1918
Né le 07 août 1877 à Aniche
 
GOSSELIN Maurice
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Sur la voie de chemin de fer, gare de débord, canton sud) le 23/08/1918
Acte n° 468 vue n° 119 en date du 23/08/1918
 
KENDEL Ahmed
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Sur la voie de chemin de fer, gare de débord, canton sud) le 23/08/1918
Acte n° 471 vue n° 120 en date du 24/08/1918
Né le en 1881 à Borjouned (Algérie)
 
LEDIEU Victor
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Sur la voie de chemin de fer, gare de débord, canton sud) le 23/08/1918
Acte n° 472 vue n° 120 en date du 24/08/1918
Né le 28 déc 1898 à Vertain
 
GAMEZ Julius
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Sur la voie de chemin de fer, gare de débord, canton sud) le 23/08/1918
Acte n° 474 vue n° 120 en date du 24/08/1918
Né le en 1894 à Saint Python
 
GAISSE Marcel
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République, Canton Sud) le 23/08/1918
Acte n° 475 vue n° 121 en date du 24/08/1918
Né le 646 à Valenciennes
 
DELFOSSE Alphonse
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République, Canton Sud) le 23/08/1918
Acte n° 476 vue n° 121 en date du 24/08/1918
Né le 334 à Vertain
 
DELATTRE Raymond Félix Joseph
Militaire
Décédé à Noyon (Aisne) le 29/08/1918
Acte n° 482 vue n° 122 en date du 26/04/1922
 
HURIAUX Gilbert Valère
Militaire
Décédé à Coucy le Château (Aisne) (près de la ferme de Nogentel) le 31/08/1918
Acte n° 485 vue n° 123 en date du 10/01/1921
 
CACHEUX Maurice
Civil
Décédé à Sedan (Décédé à l'ambulance de Sedan) le 10/08/1918
Acte n° 803Dressé sur l'ordre de la Commandantur. Signé : Illisible. vue n° 205 en date du 26/10/1918
Né le 322 à Valenciennes
 
BALLEUX Eugène
Militaire
Décédé à Vauxaillon (Aisne) le 02/09/1918
Acte n° 490 vue n° 124 en date du 17/11/1922
 
BILLIET Etienne Edouard Joseph
Militaire
Décédé à Cerny (Aisne) le 02/09/1918
Acte n° 491 vue n° 125 en date du 04/01/1921
 
GODEM Aquila Achille Ulysse
Cultivateur
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 03/09/1918
Acte n° 495 vue n° 126 en date du 04/09/1918
Né le 30 juil 1878 à Hon Hergies
 
RUBIN Jean Baptiste
en cours d'évacuation de Cambrai
Décédé à -- (--) le 10/09/1918
Acte n° 518 vue n° 132 en date du 10/09/1918
Né le 6592 à Cambrai
 
BISSIAU Adolphe
Militaire
Décédé à Lihue (Somme) le 06/09/1918
Acte n° 595 vue n° 152 en date du 13/12/1921
 
LIBERAL Joseph
prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 04/10/1918
Acte n° 623 vue n° 159 en date du 04/10/1918
Né le 70 à Monchy le Preux
 
DESFRENE Marius Joseph
disparu par un fait de guerre
Décédé à Sedan le 06/10/1918
Acte n° 632 vue n° 161 en date du 25/04/1923
Né le 30 oct 1898 à Valenciennes
 
MARTINAGE Gaston Edmond
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes le 05/10/1918
Acte n° 635 vue n° 162 en date du 06/10/1918
Né le 27 fév 1899 à Lille
 
VEUBELOT Arthur
Militaire
Décédé à Aure Marvaux le 09/10/1918
Acte n° 652 vue n° 166 en date du 16/01/1922
 
PILLOIS Maximin Bastiani
Militaire
Décédé à Combats de la Souche ( Aisne le 12/10/1918
Acte n° 691 vue n° 176 en date du 07/09/1922
 
CARLIER François
Militaire
Décédé à Mons (disparu) le 16/10/1918
Acte n° 733 vue n° 186 en date du 14/04/1921
 
DUBOIS Paul
Militaire
Décédé à Bilsen (B) (Province de Limbourg) le 27/10/1918
Acte n° 812 vue n° 207 en date du 10/12/1920
 
VANHOOF René Désiré
Militaire
Décédé à Entre Château-Thierry et Nogent l'Artaud (Disparu) le 24/11/1918
Acte n° 913 vue n° 232 en date du 04/07/1921
 
MARRIER Raymond Gontran
Soldat 3°Escadron du train E.M. Convoi automobiles Section T.P.111
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 02/12/1918
Acte n° 951 vue n° 241 en date du 03/12/1918
Né le 14 juil 1891 à Guitinières (Charente-Inférieure)
 
DAYEZ Henri
Militaire
Décédé à Machelen(B) le 01/12/1918
Acte n° 828 vue n° 211 en date du 10/01/1927
 
CLAIE Désiré Henri
Maréchal des logis de Gendarmerie
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres Avenue Duchesnoy, n°21) le 03/12/1918
Acte n° 957 vue n° 243 en date du 04/12/1918
Né le 28 juil 1872 à Strazeele
 
GRENON Fernand
Soldat au 3° Escadron du train Convois automobiles Section TP 111
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 06/12/1918
Acte n° 964 vue n° 244 en date du 06/12/1918
Né le 04 fév 1886 à Sainte Gemme (Seine Inférieure)
 
CANCADE Antoine Joseph
Soldat au 49°RI français (Centre de rapatriement des PG)
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 07/12/1918
Acte n° 987 vue n° 250 en date du 10/12/1918
Né le 03 mar 1891 à Saint-Etienne (Loire)
 
DENNETIERE Paul Henri
Soldat au 21° Génie
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 08/12/1918
Acte n° 988 vue n° 250 en date du 10/12/1918
Né le 13 nov 1883 à Bersée
 
BAGUE Augustin
Soldat au 44RIC ( PG français)
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 14/12/1918
Acte n° 1005 vue n° 255 en date du 15/12/1918
Né le -- à --
 
PILLON A
Caporal au 236°RI, Prisonnier de guerre français
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 15/12/1918
Acte n° 1007 vue n° 255 en date du 15/12/1918
Né le 39 ans à --
 
MONFORT Mathurin
Soldat au 201RI, PG français
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 15/12/1918
Acte n° 1009 vue n° 257 en date du 16/12/1918
Né le -- à --
 
SAID BEY GUERBI
Soldat français tirailleur
Décédé à Valenciennes (Hospice de l'Hotel-Dieu, Canton Nord) le 18/12/1918
Acte n° 1014 vue n° 258 en date du 18/12/1918
Né le en 1893 à Alger
 
BOLLE Richard Louis
Soldat au 13°RI, prisonnier de guerre français, rapatrié
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'asile des petites sœurs des pauvres N°2 CCS Anglais, Avenue Duchesnoy, n°21) le 23/12/1918
Acte n° 1034 vue n° 263 en date du 25/12/1918
 

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Liste alphabétique des 56 noms ci-dessus.

 

  Liste des affectations connues.

 

Noms Acte
BAGUE, Augustin 1005
BALLEUX, Eugène 490
BEAUVOIS, Nicolas 141
BECU, Aimable 437
BILLIET, Etienne Edouard Joseph 491
BISIAUX, Henri 378
BISSIAU, Adolphe 595
BLAS, Jean Baptiste 176
BOLLE, Richard Louis 1034
CACHEUX, Maurice 803
CANCADE, Antoine Joseph 987
CARLIER, François 733
CLAIE, Désiré Henri 957
CROIX, Leon 391
DAYEZ, Henri 828
DELABY, Antoine Eloi 464
DELATTRE, Raymond Félix Joseph 482
DELEPINE, Gaston 315
DELFOSSE, Alphonse 476
DENNETIERE, Paul Henri 988
DESFRENE, Marius Joseph 632
DOMBRET, Maurice Charles 439
DOREMUS, Edouard 53
DUBOIS, Paul 812
DURIEU, Elie Georges 191
FOLLET, Auguste Marie 320
GAISSE, Marcel 475
GAMEZ, Julius 474
GODEM, Aquila Achille Ulysse 495
GOSSELIN, Maurice 468
GRENON, Fernand 964
HURIAUX, Gilbert Valère 485
JASPART, Arthur 444
KENDEL, Ahmed 471
LEDIEU, Victor 472
LEGRAND, Emile 198b
LEGRAND, Henri 140
LIBERAL, Joseph 623
MARRIER, Raymond Gontran 951
MARTINAGE, Gaston Edmond 635
MIGNOT, Alfred 94
MONFORT, Mathurin 1009
MONIER, Antoine Eloi 400
MOREAU, Octave 122
MUREZ, Ferdinand Jules Gustave 200
PILLOIS, Maximin Bastiani 691
PILLON, A 1007
PLANCHON, Kules Alfred 241
POSTILLE, Etienne 316
POTTIER, Emile 319
QUIVY, Emile Désiré Léopold 387
RUBIN, Jean Baptiste 518
SAID BEY GUERBI, 1014
THUILLIEZ, Pierre Joseph 142
VANHOOF, René Désiré 913
VEUBELOT, Arthur 652
 
Affectation Acte

 


 

 

 

2 avril 2013

1914 - Soldats Français décédés à et de Valenciennes et civils fusillés

     Les archives départementales du Nord ayant mis en ligne les registres de décès des années de guerre, j'entreprends ici le relevé des soldats Français déclarés dans ces registres, et donc décédés sur le territoire de la commune, dans différents hôpitaux, ainsi que ceux -originaires de la commune mais non y décédés- dont le jugement de décès émis après guerre a été transcrit dans les registres, puis fait l'objet d'une mention marginale au plus près de la date réelle de décès.

 

Parmi ces noms figurent ceux de 2 civils fusillés  :

  • CAZER Horasse Fusillé Valenciennes   26 sep 1914

 

  • DELBECQUE Augustin Prêtre, fusillé par les troupes allemandes Valenciennes Place Vauban 17 sep 1914  

     

Les actes fournissent parfois des renseignements complémentaires sur ces soldats, notamment en ce qui concerne leur affectation, que je transcris telle que dans l'acte.

 

Retour au tableau des nationalités par année

 


 

L'accès aux actes se fait  (via la vue et le n° d'acte) dans le registre de 1914 aux
Archives Départementales du Nord cote 3 E 5780

 

 

BOURSIER François Joseph
Soldat au 26 RIT Cl. 1896 Mle 844
Décédé à Valenciennes (Hôpital Général) le 24/08/1914
Acte n° 538 vue n° 138 en date du 25/08/1914
Né le 30 juil 1876 à St Denis de Gastines (Mayenne)
 
MONTRON Ernest
Soldat au 26 RIT Cl. 1897
Décédé à Valenciennes (Amb. Collège Jeunes Filles, 8 Bd Pater) le 25/08/1914
Acte n° 539 vue n° 140 en date du 25/08/1914
 
JOSEPH Fernand
Soldat au 14° R. Hussard 1°Esc.
Décédé à Valenciennes (Amb. Collège Jeunes Filles, 8 Bd Pater) le 28/08/1914
Acte n° 548 vue n° 143 en date du 28/08/1914
 
MARTIN Auguste
Soldat au 27 RIT 6°Cie.
Décédé à Valenciennes (Amb. Collège Jeunes Filles, 8 Bd Pater) le 28/08/1914
Acte n° 549 vue n° 143 en date du 28/08/1914
 
TRICHON Eugène
Soldat au 27 RIT 12°Cie
Décédé à Valenciennes (Amb. Collège Jeunes Filles, 8 Bd Pater) le 28/08/1914
Acte n° 550 vue n° en date du 28/08/1914
 
BOURGES Isaïe
Soldat au 26 RIT 2°Cie Cl:1897, Mle 684
Décédé à Valenciennes (Amb. Collège Jeunes Filles, 8 Bd Pater) le 30/08/1914
Acte n° 554 vue n° 144 en date du 31/08/1914
 
CAILLE Antoine Désiré
Décédé à Le Préfère le 30/08/1914
Acte n° 555b vue n° 145 en date du 23/07/1919
 
VERDIER Henri
Décédé à Robelmont (B) le 22/08/1914
Acte n° 531b vue n° 136 en date du 29/02/1920
 
SCHNEIDER Prosper
Décédé à Condé sur Escaut le 24/08/1914
Acte n° 536b vue n° 138 en date du 09/06/1920
 
MARIN Paul
Décédé à Bellefontaine le 22/08/1914
Acte n° 534b vue n° 136 en date du 02/07/1920
 
LECLERCQ Victor
84RI
Décédé à le 20/08/1914
Acte n° 526b vue n° 133 en date du 10/07/1920
 
HERDEWYN Emile
Décédé à Neufchateau (B) le 20/08/1914
Acte n° 524b vue n° 133 en date du 22/07/1920
 
CRETEUR mais libellé de Alondeau 533b
Décédé à le 04/09/1914
Acte n° 532b vue n° 136 en date du 23/07/1920
 
ALONDEAU Henri Auguste
Décédé à Neufchateau (B) le 22/08/1914
Acte n° 533b vue n° 136 en date du 23/07/1920
 
BROUILLARD René
Décédé à St Laurent sur Othain (Meuse) le 24/08/1914
Acte n° 539b vue n° 140 en date du 23/07/1920
 
DRANCOURT Emile
Décédé à Le Cateau le 01/09/1914
Acte n° 542b vue n° 141 en date du 23/07/1920
 
DUVANT Edmond
Décédé à Romedenne le 24/08/1914
Acte n° 544 vue n° 142 en date du 26/07/1920
 
HIANCE Pierre Paul
Décédé à St Gérard (B) le 23/08/1914
Acte n° 535 vue n° 138 en date du 30/07/1920
 
VANHAENACKER Léon
Décédé à Mariembourg le 25/08/1914
Acte n° 540 vue n° 141 en date du 17/08/1920
 
RAIMOND Raymond Marcellin
Décédé à Longuer le 20/08/1914
Acte n° 527 vue n° 134 en date du 23/08/1920
 
DECAUDIN Olivier François
Décédé à Longuyon (M&M) (24/08/1920 (sic)) le 24/08/1914
Acte n° 543b vue n° 142 en date du 24/08/1920
 
COGET Emile
Décédé à Houdrigny (B) le 22/08/1914
Acte n° 530 vue n° 134 en date du 26/08/1920
 
RASEZ Elie
Décédé à Beaumont le 28/08/1914
Acte n° 545b vue n° 142 en date du 26/08/1920
 
DEUDON Aimable Gaston
Décédé à Marienbourg le 25/08/1914
Acte n° 546b vue n° 142 en date du 26/08/1920
 
TOURILLE Adolphe
Décédé à La Hery la Viéville le 31/08/1914
Acte n° 556b vue n° 145 en date du 26/08/1920
 
LEGRAND henrri
Décédé à St Gérard le 23/08/1914
Acte n° 528b vue n° 134 en date du 27/08/1920
 
GEORGE René Alphonse
Décédé à Hastières (B) le 23/08/1914
Acte n° 529b vue n° 134 en date du 27/08/1920
 
QUILLET Albert Felix Ernest
Décédé à Houdrigny (B) le 22/08/1914
Acte n° 547 vue n° 143 en date du 30/08/1920
 
COUPE Emile Louis paul
Décédé à La Prefere (Ardennes) le 30/08/1914
Acte n° 553 vue n° 144 en date du 30/08/1920
 
GALIOT Georges
Décédé à Neufchateau (B) le 20/08/1914
Acte n° 523b vue n° 133 en date du 12/09/1920
 
FLAMME Jules
Décédé à Virton le 22/08/1914
Acte n° 548b vue n° 143 en date du 15/09/1920
 
LERMISSION Gabriel François
Décédé à Yoncq (Ardennes) le 28/08/1914
Acte n° 552 vue n° 144 en date du 08/10/1920
 
MALAQUIN (Rayé) Henri
Décédé à Bellefontaine le 22/08/1914
Acte n° 536b vue n° 139 en date du 08/10/1920
 
TIETARD Georges Paul
Décédé à Anthée (B) le 23/08/1914
Acte n° 549 vue n° 143 en date du 20/10/1920
 
DEGREAUX Henri
Décédé à Neufchateau (B) le 22/08/1914
Acte n° 531b vue n° 136 en date du 02/11/1920
 
LEMOINE Emile
Décédé à Fumay (Ardennes) le 26/08/1914
Acte n° 541 vue n° 141 en date du 04/11/1920
 
LAURETTE Désiré Sylvestre
Décédé à Marienbourg le 25/08/1914
Acte n° 550 vue n° 143 en date du 10/11/1920
 
DEGREAUX Henri
Décédé à Neufchateau (B) le 22/08/1914
Acte n° 551 vue n° 144 en date du 20/11/1920
 
LERMISSION Gabriel Francis
Décédé à Yoncq (Ardennes) le 28/08/1914
Acte n° 557 vue n° 145 en date du 26/11/1920
 
LEBEAUX Jacques
Décédé à St Gérard (B) le 23/08/1914
Acte n° 559 vue n° 147 en date du 27/11/1920
 
HELLEIN Marcel Léon
Décédé à Rossignol le 22/08/1914
Acte n° 560 vue n° 147 en date du 08/12/1920
 
LECLERCQ Victor
Décédé à Ouhaye (B) le 20/08/1914
Acte n° 521 vue n° 132 en date du 06/01/1921
 
MARCHANDISE Olivier
Décédé à Neufchateau (B) le 20/08/1914
Acte n° 522 vue n° 132 en date du 10/01/1921
 
GROS Renaud Paul Henri
Décédé à Landifay (Aisne) le 29/08/1914
Acte n° 554 vue n° 144 en date du 24/03/1921
 
ROPPE Jules Albert
Décédé à Haudrigny (B) le 22/08/1914
Acte n° 561 vue n° 147 en date du 28/03/1921
 
BOUSSER Marcel Joseph
Décédé à Neufchateau (B) (disparu) le 22/08/1914
Acte n° 542 vue n° 141 en date du 02/07/1921
 
COUPE Fernand
Décédé à Mariembourg le 24/08/1914
Acte n° 537 vue n° 138 en date du 27/07/1921
 
PETIT Marcel
Soldat au 27RIT, 8° Cie Mle:174 Cl:1899
Décédé à Valenciennes (Collège de Jeunes filles, 8, Boulevard pater) le 01/09/1914
Acte n° 563 vue n° 148 en date du 02/09/1914
 
DUPONT Théodule Louis
Décédé à s.l. le 01/09/1914
Acte n° 564 vue n° 148 en date du 23/03/1921
 
BURETTE Jean Baptiste
Décédé à Maubeuge le 07/09/1914
Acte n° 567 vue n° 149 en date du 23/08/1920
 
DIERYKX VISSCHERS Jean Joseph
Décédé à Saint Gérard (B) (disparu) le 23/08/1914
Acte n° 568 vue n° 149 en date du 10/08/1922
 
FAVERGEON Ernest Paul
Caporal clairon au 27RIT, 9°Cie Mle:15.192
Décédé à Valenciennes (Hôpital Militarisé) le 04/09/1914
Acte n° 574 vue n° 150 en date du 04/09/1914
Né le 29 jan 1874 à Chatenay (Seine)
 
GOSSET Adolphe
Décédé à Montmirail (disparu) le 06/09/1914
Acte n° 578 vue n° 151 en date du 13/08/1921
 
LUNEL Auguste
Soldat au 27RIT Cl:1895, de la Sarthe
Décédé à Valenciennes le 06/09/1914
Acte n° 580 vue n° 152 en date du 07/09/1914
 
FALCE Victor
Décédé à Maubeuge le 07/09/1914
Acte n° 580 vue n° 152 en date du 03/08/1921
 
SCHENIDRE Charles Emile
Décédé à Thieblemont (Marne) le 07/09/1914
Acte n° 582 vue n° 152 en date du 23/08/1920
 
SULTAIRE Paul
Décédé à Maubeuge le 07/09/1914
Acte n° 581 vue n° 152 en date du 27/08/1920
 
GUIDEZ Joseph
Décédé à Corfelix (Somme) le 08/09/1914
Acte n° 583b vue n° 153 en date du 23/07/1919
 
SEGARD Louis Désiré
Décédé à la Fere Champenoise le 09/09/1914
Acte n° 586b vue n° 153 en date du 23/08/1920
 
LEFEBVRE Louis Alexandre
Décédé à Favresse (Marne) le 10/09/1914
Acte n° 588 vue n° 154 en date du 06/05/1921
 
SALLARD Eugene
Soldat au 27 RIT, Cl:1899 (Mayenne)
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles, 8, Boulevard Pater) le 11/09/1914
Acte n° 589 vue n° 154 en date du 11/09/1914
 
FOUGNIES Emile Joseph
Décédé à Maurupt (Marne) le 14/09/1914
Acte n° 597 vue n° 156 en date du 30/08/1920
 
GERMAIN Jean Baptiste Constant
Décédé à Orainville Sapigneul (Aisne) (disparu) le 15/09/1914
Acte n° 598 vue n° 156 en date du 19/07/1921
 
LEGRAND Firmin
Décédé à Combat de la Marne le 17/09/1914
Acte n° 603 vue n° 158 en date du 10/11/1920
 
BASSEZ Albert François
Décédé à Servon (Marne) le 21/09/1914
Acte n° 609 vue n° 159 en date du 27/08/1920
 
BERTOUILLE Victor
Décédé à Sillery (Marne) le 24/09/1914
Acte n° 616 vue n° 162 en date du 02/02/1920
 
GROMAS Alphonse
Décédé à Lacroix sur Meuse le 24/09/1914
Acte n° 630 vue n° 165 en date du 30/07/1920
 
CAZER Horasse
Fusillé, Mort pour la France
Décédé à Valenciennes le 26/09/1914
Acte n° 631 vue n° 166 en date du 03/09/1920
 
CANTIN Adolphe
Décédé à Servon (Ardennes) le 26/09/1914
Acte n° 635 vue n° 167 en date du 24/11/1919
 
MARIAGE Auguste Joseph
Décédé à Ambulance St Maurice (Meuse) le 26/09/1914
Acte n° 621 vue n° 163 en date du 05/07/1921
 
COUCKERKE Louis Jean Baptiste
Décédé à Ville sur Tourbe (Marne) (disparu) le 28/09/1914
Acte n° 624b vue n° 164 en date du 06/05/1921
 
PAPLENACE Julien
Soldat E.M. N°700
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, Place de la République) le 29/09/1914
Acte n° 644 vue n° 169 en date du 01/10/1914
 
LECHANTRE Alfred Henri Jean Baptiste
Soldat au 2RIT, Cl:1893
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles, 8, Boulevard Pater) le 01/10/1914
Acte n° 628 vue n° 165 en date du 01/10/1914
 
HOCHU Louis
Soldat au 84° RI classe 1911
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles 8 Bd Pater) le 05/10/1914
Acte n° 651 vue n° 171 en date du 05/10/1914
 
DEHON Jules Leon
Décédé à (Hôpital de Mars la Tour) le 04/10/1914
Acte n° 651 vue n° 171 en date du 05/01/1920
 
MORTUREUX Léon Francois
Soldat au 21 RI Cl:1910
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles 8 Bd Pater) le 05/10/1914
Acte n° 654 vue n° 171 en date du 06/10/1914
Né le 29 jan 1890 à DYON (Cote d'Or)
 
RUFIN Jules
Décédé à Servon (Marne) le 06/10/1914
Acte n° 654 vue n° 171 en date du 09/06/1920
 
JALAIN Fernand Lucien
Décédé à Beuvraignes (Somme) le 05/10/1914
Acte n° 652b vue n° 171 en date du 22/07/1920
 
DEMONCHY Arnold
Décédé à Vingles (Pas de Calais) le 07/10/1914
Acte n° 657 vue n° 172 en date du 05/01/1921
 
TERREUX Edmond Henri
Soldat au 22°RIT
Décédé à Valenciennes (ambulance du collège Notre-Dame 17-19 Rue des Capucins) le 07/10/1914
Acte n° 655 vue n° 172 en date du 07/10/1914
 
FERRAND Eugene
Décédé à (ambulance du collège Notre-Dame 17-19 Rue des Capucins) le 07/10/1914
Acte n° 656 vue n° 172 en date du 07/10/1914
 
DEFAUX Jean Baptiste
Décédé à Four de Paris (Marne) le 07/10/1914
Acte n° 656 vue n° 172 en date du 09/06/1920
 
VERDIER François Vidal
Décédé à Etain le 07/10/1914
Acte n° 655b vue n° 172 en date du 05/01/1920
 
LEDUC Louis Fernand
Soldat au 1RTA cl 1899
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles 8 Bd Pater) le 08/10/1914
Acte n° 660 vue n° 173 en date du 09/10/1914
Né le 30 mai 1879 à Caudry
 
HARMANT Charles
Décédé à Berry au Bac le 15/10/1914
Acte n° 682b vue n° 178 en date du 24/08/1920
 
GRATTEPANCHE Alfred
Décédé à Viennes le Château le 16/10/1914
Acte n° 683b vue n° 179 en date du 23/07/1919
 
BATAILLE Albert Edouard François
Décédé à Berry au Bac (Aisne) le 15/10/1914
Acte n° 686 vue n° en date du 12/05/1922
 
DUPONT Jules
Décédé à Sapigneul (Marne) le 15/10/1914
Acte n° 684 vue n° 179 en date du 05/01/1921
 
QUESNE Casimir
Soldat au 26RIT
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles 8 Bd Pater) le 18/10/1914
Acte n° 688 vue n° 180 en date du 19/10/1914
 
DEPRET Firmin
Décédé à Bagatelle (24/10/1920 (sic)) le 24/10/1914
Acte n° 709 vue n° 186 en date du 08/10/1920
 
DEPRET Firmin
Décédé à Bagatelle le 24/10/1914
Acte n° 711 vue n° 188 en date du 26/10/1920
 
RECOURT Eugène
du 17 RIT
Décédé à Valenciennes (Ambulance du collège de jeunes filles 8 Bd Pater) le 25/10/1914
Acte n° 710 vue n° 187 en date du 25/10/1914
Né le St Omer à
 
PHILIPPE Oscar Joseph
Décédé à Ravin du Mortier (disparu) le 27/10/1914
Acte n° 716b vue n° 189 en date du 21/05/1921
 
DELBECQUE Augustin
Prêtre, fusillé par les troupes allemandes
Décédé à Valenciennes (Place Vauban) le 17/09/1914
Acte n° 733 vue n° 193 en date du 03/11/1914
Né le 02 nov 1868 à Lillers (62)
 
DESFRESNE Louis Joseph
Décédé à (Disparu) le 07/11/1914
Acte n° 736b vue n° 194 en date du 07/11/1914
Né le 05 mar 1870 à Bapaume
 
LEROY Florimond
Décédé à Saint-Mihiel cMeuse) le 08/11/1914
Acte n° 738 vue n° 194 en date du 08/11/1914
 
PATAUX François Maurice
Décédé à Kemmel (B) le 09/11/1914
Acte n° 739 vue n° 195 en date du 09/11/1914
 
LABOU Abel Fernand
Décédé à Dun sur Meuse le 27/11/1914
Acte n° 792 vue n° 209 en date du 23/07/1919
 
CHEVAL Charles Joseph
Décédé à Langhemarck (B) le 10/11/1914
Acte n° 741 vue n° 195 en date du 02/02/1920
 
PATOUX François Maurice
Soldat au 146°RI
Décédé à Kemmel (B) le 09/11/1914
Acte n° 783b vue n° 207 en date du 26/08/1920
Né le 04 août 1881 à Paris
 
BERTIN Henri Constant
Décédé à Zuyd-Schote le 10/11/1914
Acte n° 784 vue n° 207 en date du 27/08/1920
 
LECLERCQ Paul Charles Louis
Décédé à Région de Lille (disparu) le 10/11/1914
Acte n° 742 vue n° 196 en date du 30/08/1920
 
LALANDE Emile
Décédé à St Hubert le 13/10/1920
Acte n° 748 vue n° 198 en date du 15/09/1920
 
SELLE François Maurice
Décédé à Chavonne (Aisne) le 10/11/1914
Acte n° 743 vue n° 197 en date du 10/11/1920
 
PREUX Victor Antoine
Décédé à Lizenne (B) (Canal de l'Yser) le 10/11/1914
Acte n° 740 vue n° 195 en date du 23/03/1921
 
BOMBLET Marcel
Décédé à Lizerne (canal de l'Yser) le 14/10/1914
Acte n° 749 vue n° 198 en date du 23/03/1921
 
AUGE André Léopold Joseph
Soldat du Rgt. Mixte colonial, 1° Div Marocaine, 4° Btn, 3°Cie
Décédé à Valenciennes (Hôpital Militarisé, canton Sud) le 22/12/1914
Acte n° 839 vue n° 222 en date du 22/12/1914
Né le 16 oct 1882 à Alban (Tarn)
 
FAYOLA Gaston Jules Nestor
Décédé à St Hubert le 09/12/1914
Acte n° 815b vue n° 215 en date du 22/07/1920
 
THIETARD Paul
Décédé à Zillebecke (Belgique) le 14/12/1914
Acte n° 823b vue n° 217 en date du 30/08/1920
 
ROSSIGNOL Henri Auguste
Décédé à Bois de la Grurie (Marne) le 18/12/1914
Acte n° 831b vue n° 219 en date du 08/10/1920
 
DUCATEZ Paul François Victor
Décédé à Orne (Meuse) le 14/12/1914
Acte n° 877 vue n° 231 en date du 04/11/1920
 
MANIER Henri Joseph
Décédé à Bois de la Grurie (Marne) le 18/12/1914
Acte n° 831 vue n° 219 en date du 10/11/1920
 
DUCATEZ Paul François Victor
Décédé à Ornes (Meuse) le 14/12/1914
Acte n° 824 vue n° 217 en date du 21/12/1920
 
TAVERNE Henri
Décédé à Bois de la grurie (Marne) le 11/12/1914
Acte n° 819 vue n° 216 en date du 23/02/1921
 

 

 

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Liste alphabétique des 114 noms ci-dessus.

 

  Liste des affectations connues.

 

Noms Acte
ALONDEAU, Henri Auguste 533b
AUGE, André Léopold Joseph 839
BASSEZ, Albert François 609
BATAILLE, Albert Edouard François 686
BERTIN, Henri Constant 784
BERTOUILLE, Victor 616
BOMBLET, Marcel 749
BOURGES, Isaïe 554
BOURSIER (BOURCIER sur acte de naissance) , François Joseph 538
BOUSSER, Marcel Joseph 542
BROUILLARD, René 539b
BURETTE, Jean Baptiste 567
CAILLE, Antoine Désiré 555b
CANTIN, Adolphe 635
CAZER, Horasse 631
CHEVAL, Charles Joseph 741
COGET, Emile 530
COUCKERKE, Louis Jean Baptiste 624b
COUPE, Emile Louis paul 553
COUPE, Fernand 537
CRETEUR mais libellé de Alondeau 533b, 532b
DECAUDIN, Olivier François 543b
DEFAUX, Jean Baptiste 656
DEGREAUX, Henri 531b
DEGREAUX, Henri 551
DEHON, Jules Leon 651
DELBECQUE, Augustin 733
DEMONCHY, Arnold 657
DEPRET, Firmin 709
DEPRET, Firmin 711
DESFRESNE, Louis Joseph 736b
DEUDON, Aimable Gaston 546b
DIERYKX VISSCHERS, Jean Joseph 568
DRANCOURT, Emile 542b
DUCATEZ, Paul François Victor 877
DUCATEZ, Paul François Victor 824
DUPONT, Jules 684
DUPONT, Théodule Louis 564
DUVANT, Edmond 544
FALCE, Victor 580
FAVERGEON, Ernest Paul 574
FAYOLA, Gaston Jules Nestor 815b
FERNAND, Joseph 548
FERRAND, Eugene 656
FLAMME, Jules 548b
FOUGNIES, Emile Joseph 597
GALIOT, Georges 523b
GEORGE, René Alphonse 529b
GERMAIN, Jean Baptiste Constant 598
GOSSET, Adolphe 578
GRATTEPANCHE, Alfred 683b
GROMAS, Alphonse 630
GROS, Renaud Paul Henri 554
GUIDEZ, Joseph 583b
HARMANT, Charles 682b
HELLEIN, Marcel Léon 560
HERDEWYN, Emile 524b
HIANCE, Pierre Paul 535
HOCHU, Louis 651
JALAIN, Fernand Lucien 652b
LABOU, Abel Fernand 792
LALANDE, Emile 748
LAURETTE, Désiré Sylvestre 550
LEBEAUX, Jacques 559
LECHANTRE, Alfred Henri Jean Baptiste 628
LECLERCQ, Paul Charles Louis 742
LECLERCQ, Victor 526b
LECLERCQ, Victor 521
LEDUC, Louis Fernand 660
LEFEBVRE, Louis Alexandre 588
LEGRAND, Firmin 603
LEGRAND, henrri 528b
LEMOINE, Emile 541
LERMISSION, Gabriel Francis 557
LERMISSION, Gabriel François 552
LEROY, Florimond 738
LUNEL, Auguste 580
MALAQUIN (Rayé), Henri 536b
MANIER, Henri Joseph 831
MARCHANDISE, Olivier 522
MARIAGE, Auguste Joseph 621
MARIN, Paul 534b
MARTIN, Auguste 549
MONTRON, Ernest 539
MORTUREUX, Léon Francois 654
PAPLENACE, Julien 644
PATAUX, François Maurice 739
PATOUX, François Maurice 783b
PETIT, Marcel 563
PHILIPPE, Oscar Joseph 716b
PREUX, Victor Antoine 740
QUESNE, Casimir 688
QUILLET, Albert Felix Ernest 547
RAIMOND, Raymond Marcellin 527
RASEZ, Elie 545b
RECOURT, Eugène 710
ROPPE, Jules Albert 561
ROSSIGNOL, Henri Auguste 831b
RUFIN, Jules 654
SALLARD, Eugene 589
SCHENIDRE, Charles Emile 582
SCHNEIDER, Prosper 536b
SEGARD, Louis Désiré 586b
SELLE, François Maurice 743
SULTAIRE, Paul 581
TAVERNE, Henri 819
TERREUX, Edmond Henri 655
THIETARD, Paul 823b
TIETARD, Georges Paul 549
TOURILLE, Adolphe 556b
TRICHON, Eugène 550
VANHAENACKER, Léon 540
VERDIER, François Vidal 655b
VERDIER, Henri 531b
 
Affectation Acte
1°RTA 660
14°HUSSARD 548
146°RI 783b
17°RIT 710
2°RIT 628
21°RI 654
22°RIT 655
26°RIT 538
26°RIT 539
26°RIT 554
26°RIT 688
27°RIT 549
27°RIT 550
27°RIT 563
27°RIT 574
27°RIT 580
27°RIT 589
84°RI 651
84°RI 526b
Etat Major 644
RMC 839

 

4 mai 2013

1917 - Soldats Français décédés à (et de) Valenciennes

Ajout du 01/02/2022 :
     Le dossier complet (58 pages) de recherche du soldat Georges Marcel Jacques COMBRIER, noté COMBRIE dans le registre, figure aux Archives de l'Herault :

"Georges" Marcel Jacques Combrier, fils de François Marcel Combrier et Marie Pauline Carrière, naît le 13 août 1889 à Nissan-lez-Ensérune (Hérault). Alors qu'il est cultivateur à Nissan-lez-Ensérune, il contracte un engagement volontaire pour 3 ans le 26 octobre 1907 à la mairie de Béziers au 76e régiment d'infanterie (76e RI). Arrivé au corps le 28 octobre 1907 (classe 1909, matricule n° 232 au recrutement de Béziers), il est soldat de 2e classe jusqu'au 26 octobre 1910, date à laquelle il est renvoyé dans ses foyers avec un certificat de bonne conduite. Rappelé à l'activité par la mobilisation générale le 1er août 1914, il gagne la 23e compagnie du 296e régiment d'infanterie (296e RI). Georges Combrier est promu caporal le 6 septembre 1915, puis évacué pour maladie le 18 novembre 1915. Il regagne le Front le 6 janvier 1916 et est porté disparu le 23 octobre 1916 vers Sailly-Saillissel (Somme). Georges Combrier meurt en captivité le 12 avril 1917 à Valenciennes (Nord) ; il y est inhumé dans le cimetière militaire de la ville.
On pourra lire que ce soldat était en représailles près du front, contrairement aux lois de la guerre.

Les renseignements ont été fournis par BARBET Jean, du 133e RI, qui était au même hôpital (Ambulance du Lycée Henri Wallon) à Valenciennes avant de rejoindre le camp de Soltau.

A noter : le corps n'est plus au carré militaire du cimetière St-Roch, il a été rendu à la famille : "le Petit Méridional" du 26/11/1921 annonce la cérémonie pour l'arrivée du corps (avec d'autres) le mardi 29/11/1921 à 8h du matin.

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                Figurent également dans cette liste les noms de 3 civils fusillés le 16 octobre 1917 au lieu-dit Le Rôleur. Les actes sont dressés
"Sur l'ordre de la Commandanture, signé Sellschopp, Lieutenant et Adjudant"
 

  • HERBAUX Victor
  • COTTEAU Edmond
  • CANONNE Alfred

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L'accès aux actes se fait  (via la vue et le n° d'acte) dans le registre de 1917 aux
Archives Départementales du Nord cote 3 E 5783

 

 

DEMEYER Victor Aimable
Décédé à Mulheim (Allemagne) le 01/02/1917
Acte n° 99 vue n° 27 en date du 02/01/1920
 
TISON Gilbert
Soldat au 294RI, 8°Cie
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/03/1917
Acte n° 345 vue n° 88 en date du 26/03/1917
Né le 08 juil 1881 à Moulins (Allier)
 
COLIN Germain
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 03/04/1917
Acte n° 403 vue n° 103 en date du 05/04/1917
Né le 30 jan 1899 à Marpent, rue Bucherlotte
 
PELISSIER Léon
Prisonnier civil Français
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 09/04/1917
Acte n° 453 vue n° 115 en date du 11/04/1917
Né le 06 jan 1894 à Les Costes Gozon (Aveyron)
 
COMBRIE Georges
Prisonnier de guerre Français
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 12/04/1917
Acte n° 473 vue n° 120 en date du 14/04/1917
Né le 03 août 1889 à Nissan (Hérault)
 
SEGARD Emile Paul Edouard
Décédé à Près d'Oulches (Aisne) le 16/04/1917
Acte n° 476 vue n° 121 en date du 16/11/1921
 
BASQUIN Louis Jules Joseph
Décédé à Sapigneul (Aisne) le 16/04/1917
Acte n° 483 vue n° 123 en date du 04/01/1921
 
CREPIN Henri Léon
Décédé à Craonne (Aisne) le 16/04/1917
Acte n° 487 vue n° 124 en date du 02/07/1921
 
GRESSIER Louis Alfred
Décédé à Laffaux (Aisne) le 17/04/1917
Acte n° 488b vue n° 124 en date du 22/02/1911
 
MILLOT Jules
Prisonnier Civil
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 16/04/1917
Acte n° 498 vue n° 126 en date du 19/04/1917
Né le 06 mar 1892 à Denain
 
DELFOSSE Léon Emile
Décédé à Craounelle (Aisne) (Disparu) le 22/04/1917
Acte n° 516 vue n° 131 en date du 09/11/1921
 
MENIELLE Emile Jules
Décédé à Berry au Bac le 04/05/1917
Acte n° 578b vue n° 146 en date du 25/09/1919
 
DOLET Henri Joseph Jean Gabriel
Décédé à Laffaux (Aisne) (Château de la Motte Route Pinois) le 06/05/1917
Acte n° 593 vue n° 150 en date du 30/08/1920
Né le -- à --
 
DELANNOY Alexandre
Décédé à Craonne (Aisne) le 06/05/1917
Acte n° 594 vue n° 151 en date du 05/07/1921
Né le -- à West Yorkshire
 
CORDON Georges
Prisonnier civil Français, Camp de la Commandanture de Bachant, près Maubeuge, agriculteur
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 17/05/1917
Acte n° 637 vue n° 162 en date du 18/05/1917
Né le 25 mar 1891 à Curlu (Somme)
 
HUREZ Jules Henri Désiré
Décédé à Camp de Limbourg le 20/05/1917
Acte n° 640b vue n° 163 en date du 27/03/1920
 
NAMUR Paul Joseph
Prisonnier civil
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'hopital Militaire (Hospice Général)) le 23/05/1917
Acte n° 649 vue n° en date du 23/05/1917
Né le 19 jan 1899 à Roubaix
 
MAILLARD Emile Jules Henri
Décédé à Termes Canton de Grandpré (Ardennes) le 08/06/1917
Acte n° 691 vue n° 176 en date du 20/03/1922
 
BAYLE Pierre
Soldat 1°Cie 98°RU, 25°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 25/06/1917
Acte n° 870 vue n° 220 en date du 20/07/1917
Né le 02 nov 1878 à Saint Hilaire (Loire)
 
VAN PUYENBROECK Hippolyte François
Décédé à Werden (Allemagne) le 07/07/1917
Acte n° 876 vue n° 222 en date du 28/05/1926
 
MASSINON Edouard
Décédé à Steestraat (Bataille des Flandres Belgique) le 31/07/1917
Acte n° 907 vue n° 230 en date du 17/03/1924
 
LEGAY Charles
Soldat 12°Cie 25°RI français
Décédé à le 18/07/1917
Acte n° 1077 vue n° 268 en date du 03/10/1917
Né le 15 mar 1881 à Saint Vaast la Hougue (Manche)
 
GUYSE Alphonse Bernard Jean
Ouvrier civil français
Décédé à Valenciennes (Ambulance de l'Hopital Militaire) le 10/08/1917
Acte n° 940 vue n° 238 en date du 14/08/1917
Né le 20 jan 1862 à Bruges (Belgique) Flandre Orientale
 
PAYEN Jules Victor
Ouvrier civil n°631463
Décédé à Valenciennnes (Hopital Militaire, Canton Sud) le 02/10/1917
Acte n° 1082 vue n° 269 en date du 04/10/1917
Né le 09 nov 1898 à Denain
 
ROUTARD Henri
--
Décédé à Mangelaere (Belgique) (Disparu) le 09/10/1917
Acte n° 1091 vue n° 272 en date du 06/05/1924
Né le -- à --
 
HOUCK Léon
Evacué de la ville de Lens
Décédé à Valenciennnes (Hospice Général) le 09/10/1917
Acte n° 1092 vue n° 272 en date du 09/10/1917
Né le 09 nov 1875 à St Omer (Pas-de-Calais)
 
HERBAUX Victor
Civil fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit Le Rôleur, Canton Est) le 16/10/1917
Acte n° 1117 Sur l'ordre de la Commandanture, signé Sellschopp, Lieutenant et Adjudant. vue n° 278 en date du 23/10/1917
Né le 07 jan 1882 à Lille
 
COTTEAU Edmond
Civil fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit Le Rôleur, Canton Est) le 16/10/1917
Acte n° 1118 Sur l'ordre de la Commandanture, signé Sellschopp, Lieutenant et Adjudant. vue n° 279 en date du 23/10/1917
Né le 03 mar 1884 à Honnechy
 
CANONNE Alfred
Civil fusillé
Décédé à Valenciennes (Au lieu-dit Le Rôleur, Canton Est) le 16/10/1917
Acte n° 1119 Sur l'ordre de la Commandanture, signé Sellschopp, Lieutenant et Adjudant. vue n° 279 en date du 23/10/1917
Né le 15 mai 1856 à Honnechy
 

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Liste alphabétique des 29 noms ci-dessus.

 

  Liste des affectations connues.

 

Noms Acte
BASQUIN, Louis Jules Joseph 483
BAYLE, Pierre 870
CANONNE, Alfred 1119
COLIN, Germain 403
COMBRIE, Georges 473
CORDON, Georges 637
COTTEAU, Edmond 1118
CREPIN, Henri Léon 487
DELANNOY, Alexandre 594
DELFOSSE, Léon Emile 516
DEMEYER, Victor Aimable 99
DOLET, Henri Joseph Jean Gabriel 593
GRESSIER, Louis Alfred 488b
GUYSE, Alphonse Bernard Jean 940
HERBAUX, Victor 1117
HOUCK, Léon 1092
HUREZ, Jules Henri Désiré 640b
LEGAY, Charles 1077
MAILLARD, Emile Jules Henri 691
MASSINON, Edouard 907
MENIELLE, Emile Jules 578b
MILLOT, Jules 498
NAMUR, Paul Joseph 649
PAYEN, Jules Victor 1082
PELISSIER, Léon 453
ROUTARD, Henri 1091
SEGARD, Emile Paul Edouard 476
TISON, Gilbert 345
VAN PUYENBROECK, Hippolyte François 876
 
Affectation Acte

 


 

 

 

28 juillet 2014

Voyage de Raymond Poincaré du 8 au 10 Novembre 1918

 

 

Journal Officiel de la République Française du Mardi 12/11/1918, p 9817.

 

   Le Président de la République, parti de Paris vendredi soir, [8 Novembre] s'est rendu en Belgique.

   Il est arrivé à Bruges samedi matin par voie ferrée et a été reçu, sur le quai de la -gare, par sa majesté le roi Albert, S. A. le prince royal et le général Degoutte. Il est monté en auto découverte avec le roi et, par les rues pavoisées, s'est rendu à l'hôtel de ville. Sur tout le passage, la foule n'a cessé d'acclamer le roi et le Président et de trier : « Vive la France ! Vive la Belgique ! » Le bourgmestre a adressé au Président une allocution très chaleureuse, à laquelle M. Poincaré a répondu en exprimant son admiration au roi Albert et à la Belgique, ainsi que ses remerciements à la population de Bruges.

   Les membres de la colonie française sont venus se présenter au Président, puis il a visité avec le roi le palais provincial, les halles, la chapelle du Saint-Sang et a pu revoir, heureusement intacts, les trésors artistiques de Bruges. Partout les habitants de la vieille ville flamande ont fait au représentant de la France un accueil enthousiaste. Il en à été de même à Ostende où le roi a ensuite conduit le Président et où ils sont allés visiter les batteries allemandes de la côte. Les officiers des bateaux français se trouvant dans le port ont été présentés au Président. Le président de la colonie française lui a adressé une allocution émouvante.

   M. Poincaré a remis un certain nombre de décorations à des officiers belges, qui avaient été l'objet de citations ; il a décerné notamment la plaque de grand officier de la Légion d'honneur au général Giloin, chef d'état-major général de l'armée belge.

    Après avoir déjeuné chez le roi et la reine, avec le général Degoutte, le général de Boissoudy, le général Giloin, etc., le Président s'est rendu avec le roi à Thourout et de là à la grosse pièce allemande de Langenboom [sic, en réalité Leugenboom] qui tirait sur Dunkerque et qui a été abandonnée intacte par ses servants, avec ses munitions.

    Le roi et le Président ont terminé leur journée à Roulers où a eu lieu une cérémonie militaire des plus impressionnantes. Sur la grande place, encadrée de maisons en partie détruites par la récente bataille, étaient rangées des troupes françaises. Derrière elles, des soldats au repos, français et belges, mêlés à la population, se pressaient en grand nombre. Aux fenêtres en ruines, sur les pignons délabrés, sur les toits crevés, partout pendaient des grappes humaines. Quand le roi et le Président passèrent à pied devant les troupes, ce furent dans cet immense et pittoresque amphithéâtre, des applaudissements sans fin. Le Président remit la cravate de la Légion d'honneur au général de Boissoudy, commandant, sous le commandement en chef du roi, l'armée française de Belgique, et d'autres croix et médailles militaires à des officiers et à des soldats, puis les troupes défilèrent devant les deux chefs d'Etat et le roi reconduisit le Président à la gare, où un bataillon de chasseurs à pied rendait les honneurs.

    En prenant congé du roi, le Président lui a renouvelé ses vives félicitations pour les grands succès de l'armée belge. Le roi a, de son côté, répété au Président combien il était heureux et fier de commander à des troupes françaises.

    Hier dimanche [10 Novembre], à huit heures du matin, le Président est arrivé à Douai, où il a été reçu par MM. Goniaux et Guislain, députés, et par la commission qui remplace la municipalité non encore réinstallée et dont un membre lui a adressé un éloquent discours de bienvenue. La ville n'est plus tout à fait aussi déserte qu'à la récente visite que lui avait faite le Président après la libération. Un petit nombre des habitants y est rentré, mais la plupart sont encore en Belgique ou en Hollande.

    De Douai, le Président, accompagné du préfet du Nord, de M. Guislain, député, et du général anglais Hunter Westen, commandant le 8e corps, s'est rendu à Orchies, puis à Saint-Amand. La première commune fut incendiée par les Allemands dès 1914; la seconde a été systématiquement bombardée par eux ces jours derniers, après qu'ils y avaient amassé des vieillards, des enfants et des infirmes, évacués de force des villes voisines. Le long de la route, les habitants, dispersés par ce bombardement, revenaient en traînant des charrettes ou des brouettes, chargées d'objets de literie ; les Anglais recueillaient sur leurs camions de vieilles femmes fatiguées et de petits enfants ; tous ces pauvres gens avaient la joie de la délivrance peinte sur leur visage et, reconnaissant le Président au passage, le saluaient aux cris répétés de : « Vive la France ». M. Davenne, maire de Saint-Amand, a prononcé un discours émouvant, auquel le Président a répondu, comme à Douai et à Orchies, par des paroles cordiales.

    Il s'est ensuite arrêté à Raismes, où une musique canadienne jouait la Marseillaise et où toutes les maisons étaient, comme celles des autres communes, joyeusement pavoisées. Le maire a, comme ses collègues des municipalités voisines, chaleureusement remercié le Président et demandé que les Allemands fussent obligés de réparer, non seulement en argent, mais en nature, les immenses dommages causés dans la région.

    Le Président est arrivé à Valenciennes vers midi, et y a été reçu avec un enthousiasme indescriptible. Sur la grande place de l'hôtel de ville, admirablement décorée, étaient rangés, sous le commandement du général Horne, commandant la première armée, des soldats canadiens que le Président a passés en revue. Le maire ayant été emmené comme otage par les Allemands, c'est un des adjoints qui a souhaité la bienvenue à M. Poincaré qui s'est, à son tour, adressé à la foule pour lui exprimer les sentiments de la France et qui a fait un vif éloge de l'armée britannique et des troupes canadiennes.

    Le Président, qui avait fait apporter un déjeuner froid à Valenciennes, a invité à sa table, les généraux anglais, les représentants de la municipalité, M. Mélin, député de Valenciennes, le préfet du Nord, le général de Laguiche, etc..

    Il est ensuite parti pour le Quesnoy, où il a été reçu par MM. Daniel Vincent et Pasqual, députés, par la municipalité, et où la population, libérée depuis quatre jours seulement, après capitulation du millier d'Allemands qui formaient sa garnison était toute frémissante de joie patriotique. Des troupes néo-zélandaises avaient tenu à rendre les honneurs au Président et des soldats étaient, en outre, massés sur les trottoirs, groupés aux fenêtres et juchés jusque sur les toits.

    Puis, le Président, accompagné de MM. Daniel Vincent et Pasqual, s'est rendu à Landrecies, où il a rencontré le général Rawlinson et où il a reçu de la population délivrée le même accueil émouvant. M. Daniel Vincent et le maire l'ont remercié de sa visite en termes chaleureux et il leur a répondu en flétrissant les procédés de l'ennemi qui, en quittant la ville, l'a en grande partie détruite par obus incendiaires.

    De Landrecies, le Président est revenu, par Valenciennes, à Denain, où il a été reçu par M. Lefebvre, député et maire. La nuit était tombée, et, comme les Allemands avaient coupé les conduites de gaz et détruit tout l'outillage électrique, la mairie était très pittoresquement éclairée par des torches. Après avoir répondu à l'allocution de M. Lefebvre, remercié la municipalité et félicité la population, le Président a appris aux habitants de cette cité ouvrière l'abdication de l'empereur Guillaume, qu'ils ignoraient encore. La nouvelle a été accueillie par des applaudissements frénétiques.

    Le président, accompagné du maire, a alors traversé toute la ville à pied pour aller reprendre son train à la gare, car le génie anglais avait déjà poussé la voie jusqu’à Denain. Dans les rues obscures, à peine éclairées par un rayon de lune, une foule immense a entouré le président, en se pressant pour lui serrer les mains et en poussant de vivats. Puis, elle a entonné la Marseillaise et ce cortège nocturne est allé grossissant jusqu’à la gare, où une compagnie anglaise rendait les honneurs et où les scènes les plus touchantes se sont produites jusqu’au départ du train présidentiel.

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Itinéraire présidentiel décrit par le JO

 

  On trouve deux photos de cette visite sur le site de l'ECPAD.

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5087

 

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Ce mouchoir de fine batiste à la gloire des Américains est dans ma famille depuis la libération :

 

blog

 

 



     Voici maintenant le récit de la journée du 10 Novembre à Valenciennes, les Canadiens ont largement participés aux manifestations, même si l'on devine bien qu'ils auraient voulu "en faire un peu plus", notamment pour affirmer leur Nation auprès du Président.

    Devant l'afflux des évacués qui regagnaient Douai et Cambrai, la Municipalité décida de rétablir les marchés. Les Canadiens, de leur côté, avaient installé une cantine dans les magasins du Gagne-Petit, pour ravitailler les enfants.

A midi, [le vendredi 8 Novembre] arrivait l'agent de liaison, le lieutenant Malleterre, fils du général Malleterre, venant nous annoncer la visite du Président de la République pour le dimanche 10, à midi. Il nous annonça que le Président descendrait à Douai, s'arrêterait à Saint-Amand, puis à Valenciennes, où il déjeunerait, pour repartir à une heure vers Le Quesnoy, Landrecies, et regagner Paris.

Les maisons intactes étaient rares. Deux maisons furent de suite en vue, celle de M. Verdavaine, rue d'Oultremann, et celle de mon frère Maurice, Rue des Foulons.

Naturellement, la visite du Président de la République obligea le clergé à remettre au lundi midi la cérémonie du Te Deum [qui devait être chanté le dimanche à Saint-Gery, en actions de grâce, auquel les autorités canadiennes devaient assister.].

Le samedi 9 novembre, les invitations suivantes étaient envoyées aux autorités civiles et militaires en ce sens :

« Monsieur,
« Nous avons l'honneur de vous inviter à la cérémonie d'actions de grâce qui sera célébrée en l'Eglise Saint-Géry, le 11 novembre à midi.
« Veuillez agréer l'assurance de notre respectueux dévouement.

« Le Vicaire Général : DUBAR. »

 De son côté, la Ville faisait afficher l'avis suivant, annonçant la visite du Président de la République:

« Visite de M. le Président de la République Française.

« M. Poincaré, Président de la République française visitera Valenciennes le 10 novembre. Il arrivera par les Rues Ferrand et de Paris sur la Place d’Armes à midi et quittera la Ville à 13 heures 30. « Les habitants sont priés de pavoiser leurs demeures, et de saluer sur son passage le Premier Magistrat de la République. Les fonctionnaires et membres des différentes administrations présents à Valenciennes sont invités à monter sur l'estrade élevée devant l'Hôtel-de-Ville.

« Il n’y aura pas de réception.

« Valenciennes, le 9 novembre 1918
« L'Administration Municipale:
F . DAMIEN et J . BILLIET, Adjoints »

 

     Puis, dans l'après-midi, un officier du Quartier général, vint en régler les détails, accompagné de la Mission Française. Le Président ne voulait pas de réception. Il ne devait y avoir qu'un piquet d’honneur composé de cent hommes et trois officiers. Les Canadiens auraient bien voulu faire les honneurs, mais ils devaient obéissance au général commandant le corps d'Armée. Une seule musique se tiendrait sur le côté.
M. Damien, premier adjoint, étant malade, M. Jules Billiet fut chargé de prononcer le discours adressé au Président sur l'estrade.

    Dans la soirée, arriva le premier courrier de France, l’Inspecteur, M. Droulers, venant de Lille avec dix sacs de dépêches. Jules Billiet lui offrit naturellement l'hospitalité. L'inspecteur nous raconta que sur la route, il avait dû deviner les villages qu'il traversa, tels qu'Aubigny-au-Bac, où il ne restait qu'une simple couche de poussière rougeâtre.

    La population augmentait d'heure en heure avec le retour des évacués qui prenaient possession de la première maison venue, la leur étant détruite. Ce fut la cause de bien des discussions, car le véritable propriétaire rentrant également, trouvant sa maison occupée, mettait difficilement le nouvel occupant à la porte.

    Mais la question ravitaillement fut notre principale préoccupation, heureusement la première voiture de viande frigorifiée nous arriva, et nous pûmes faire une distribution générale, le chemin de fer était déjà rétabli jusqu'à Raismes et nous l'attendions à Valenciennes d'un moment à l’autre.

    Au point de vue militaire, nous assistions au passage des troupes canadiennes et écossaises, musique en tête, se dirigeant vers le front pour la relève. Hommes et matériel imposaient, et l'on avait le sentiment que rien ne pouvait leur résister, surtout après avoir assisté à la retraite allemande.

    Nous apprenions avec joie, que les Alliés marchaient de victoire en victoire, Mons était repris [par le Corps expéditionnaire Canadien] ainsi que Maubeuge et Fourmies.

     Le dimanche 10 novembre, fut une journée glorieuse pour la ville de Valenciennes, le Président de la République étant venu fêter la délivrance, et féliciter ses concitoyens de leur vaillante endurance.

    Il était exactement dix heures trois-quarts, quand je dus aller voir chez Mme Verdavaine si tout était prêt pour le lunch. Je me trouvai alors en présence des officiers britanniques du Grand-Quartier, qui, déchargeant leurs bagages, me dirent qu’ils regrettaient vivement de ne pouvoir mettre à ma disposition que la salle à manger, mais elle était trop petite pour recevoir le Président et sa suite. Je leur répondis que je n'avais pas le temps de discuter. C'est alors que j'allai chez mon frère Maurice, 17, rue des Foulons, à quelques pas delà. M. Dugardin, faisant fonctions de sous-préfet vint me rejoindre, et trouva que c'était la meilleure solution.

     Au même instant, arrivait de Paris l’auto qui apportait le lunch. Avec le maître d’hôtel, j’allai examiner les pièces qui étaient bondées de meubles. Je me précipitai chez le Commandant de Place pour lui demander dix hommes. Le commandant Walkens lui-même y mit la main, et à midi, la table était mise et les appartements garnis de plantes vertes.

    Au même moment, le Président de la République faisait son entrée sur la Grand'Place, ornée de drapeaux, le piquet de cent Ecossais et leur musique entonnant la «Marseillaise», pendant que les autorités et les fonctionnaires attendaient sur l'estrade. L'Etat-major canadien se tenait aux côtés de la Garde d’Honneur.

     Après avoir salué Jules Billiet et le général Horne, le Président Poincaré passa devant le détachement, et monta sur l'estrade aux applaudissements de la foule, pendant que notre cloche [Jeanne] de Flandres [la bancloque] sonnait à toute volée.

C'est alors que Jules Billiet lui adressa l'allocution suivante :

 « Monsieur le Président,

« En l'absence si regrettée de notre Maire, M.Tauchon, que sa vaillance, son énergie, sa droiture, ont désigné à la vindicte de nos envahisseurs, mais, aussi à l’admiration de tous ses concitoyens, et de M. Damien, premier adjoint, que ses fonctions ont appelé à soulager tant d’infortunes, à relever tant de courage et que la maladie retient chez lui en ce jour, je suis heureux et fier, de saluer, au nom de la ville de Valenciennes, le premier Magistrat de la République Française.

« Nous avons accueilli avec des transports de joie les chefs illustres et les admirables troupes qui ont délivré notre cité du joug de l’étranger ; mais nos généreux alliés comprendront que notre cœur déborde d'allégresse au jour où la France, que vous incarnez, Monsieur le Président, vient reprendre possession elle-même de ses enfants, après une victoire définitive.

« Cette joie, et ici, je parle également au nom de tous mes concitoyens qu'une évacuation forcée a jetés loin de leurs foyers, cette joie, à laquelle nous aspirions depuis de longues années, nous n’aurions pas voulu qu'elle fut diminuée par le moindre regret.

« Nous l'avons souvent affirmé : nous voulions tout supporter plutôt que de devoir notre délivrance à la conclusion d’une paix boiteuse.

« Car nous avions confiance dans le Gouvernement qui a fait l’Union de la Patrie, comme nous l'avons faite ici pour notre chère Cité.

« Nous avions confiance dans la valeur de nos généraux et de nos soldats, confiance dans l'aide puissante apportée par les valeureuses armées de nos alliés, confiance en la providence, qui n’abandonne jamais ceux qui luttent pour le droit et la justice.

« Je m’en voudrais de ne pas signaler à la reconnaissance du pays tant de nos concitoyens et de nos concitoyennes, qui ont sacrifié pour toute la région, leur temps, leur fortune, et parfois leur santé, se donnant à la cause commune avec un dévouement inlassable.

« Mais aux félicitations que publiquement nous adressons à ceux qui, chez nous, se sont dévoués pour le bien public, permettez-moi Monsieur le Président, d’ajouter le témoignage de notre sympathie et de notre admiration aux familles de ces fils héroïques de la France, qui ont si vaillamment combattu, et dont un si grand nombre a versé si généreusement son sang pour le salut de notre chère Patrie ;

 « Nous avons eu l'occasion d'exprimer à M. le général commandant en chef de la première armée britannique les sentiments de vive gratitude que nous éprouvions pour les troupes merveilleuses qui nous ont libérées du joug de l'ennemi et qui, avec un empressement admirable, viennent porter remède à tous les maux qui nous accablent. Nous voulons vous dire ici aujourd'hui, Monsieur le Président, combien cette heure-ci nous paye largement de toutes les souffrances endurées, et combien votre présence nous réconforte.

« Nous saluons en vous la France qui a été, qui est, et qui restera le terme de nos affections.

« Pendant les jours heureux qui suivront la conclusion de la paix, comme pendant les années terribles que la guerre nous a fait supporter, nous aurons à cœur de justifier la fière devise que nos aïeux ont eu la gloire d’inscrire sur notre drapeau :

« Valenciennes a bien mérité de la Patrie. »

 

     Le Président répondit à cette allocution, faisant l'éloge des Canadiens qui avaient délivré la ville. Faisant d'abord allusion au télégramme de la municipalité de Valenciennes, lui annonçant la libération de la ville, télégramme qui l'avait profondément touché, il dit qu'il n'avait pas voulu tarder à apporter le témoignage de la reconnaissance du Gouvernement à ceux qui restaient, regrettant de ne pas voir à leur tête, le Docteur Tauchon, leur vaillant Maire, enlevé comme otage à cause de son courage. Le Gouvernement de la République et les Gouvernements Alliés feront, dit-il, tout leur possible pour hâter sa délivrance.

    Le Président remit à Jules Billiet une somme de 10.000 frs qu'il venait de recevoir de la Croix-Rouge de Toronto, qu'il s'était empressé de remercier. Mais nous fûmes un peu déçus qu’il ne remit pas à notre ami Billiet faisant fonctions de Maire, la juste récompense de son dévouement, qu'il avait d'autant plus méritée, que ses deux fils étaient tombés au Champ d’Honneur. Plus tard, cette omission fut réparée, mais ses concitoyens en éprouvèrent une déception. Puis, le président se rendit à pied par la place d’Armes au 17 de la rue des Foulons, chez mon frère Maurice, qui était évacué sur Bruxelles, où il fut très satisfait de la réception. C’est alors que le colonel vint m’inviter à déjeuner, et me présenta au Président. Le déjeuner, simplement servi, fut très cordial, le Président parlant surtout de l’Armistice, et la Paix, qui devait être signée le soir même, sinon ce serait la guerre à outrance.

     « Déjà, nous disait-il, à Berlin, éclate la révolution, le Kaiser et son fils viennent d’abdiquer, la Bavière veut la république, et l'empereur d'Autriche, aspire à prendre le trône de Pologne laissant son pays se débrouiller. C’est enfin, la dislocation et la disparition de l'empire germanique, qui voulait nous écraser. Jusqu’au 14 juillet 1918, le Gouvernement français n’était pas certain de la victoire, elle ne faisait plus aucun doute dès le 15.» Puis, à l'heure indiquée, le Président nous quitta, se dirigeant sur Le Quesnoy et Landrecies.

    Le général Watson, commandant la division canadienne voulant continuer la réception, avait invité à un thé pour treize heures trente, le Conseil municipal, les fonctionnaires et quelques personnalités, en tout : quarante personnes.
Il avait pris son quartier chez M. Louis Piérard, place Saint-Géry, derrière le square Froissart...[etat-major de la 4° Division Canadienne, voir]

     Un piquet se tenait devant la porte d’entrée, et quand nous arrivâmes avec M. Jules Billiet en tête, la musique entonna la Marseillaise, ce qui nous causa une grande impression. Cette réception fut charmante, un orchestre symphonique se faisant entendre en sourdine derrière les plantes vertes, et les officiers nous dirent quelques vieilles poésies et chansons françaises, encore d'actualité au Canada.

     Puis à six heures, le général Watson nous pria de nous rendre au théâtre, où eut lieu une représentation de comédies anglaises, à laquelle assista le Prince de Galles,

Cette journée du 10 novembre 1918, fut pour Valenciennes une journée de gloire.

(in Delame : "Valenciennes Occupation allemande 1914-1918. Faits de guerre et souvenirs" Hollande & Fils ed. 1933)

 

    On retrouve sur le site canadien ""Office national du film"", un court film de 2 minutes 42 sec. montrant le président sur la Grand'Place de Valenciennes, durant le discours de M.Billiet et la réponse de M. Poincaré, ainsi que l'arrivée à la réception canadienne place St-Géry, derrière le monument Froissart dont on devine les arcades.
Cependant à 0:24 /2:42 on peut observer une vue de la grand'place de Mons.  (voir la dernière image de cette page)
(Au delà de 1'23, la musique que l'on voit jouer se produit non pas à Valenciennes, mais sur la grand'place d'Arras.)

  

 

3602 a003558-v8
Le président répond à l'allocution de M. BILLIET
Le dernier civil à droite est René DELAME.
(remarquer le chien au pied de l'estrade,
certainement pas un chien errant ... ???)

3603 a003513-v8
L'estrade officielle pendant que parle le Président.

 

3605 a003515-v8
Le Président, M. Billiet à droite et des officiels.
 

3604 a003514-v8
Le Président et M. Billiet et les officiels se rendent à pied
de la mairie au domicile de Maurice DELAME,
17 rue des Foulons.

La rue des Foulons a eu la chance d'être préservée, l'ensemble des maisons y est encore à l'identique permettant de revivre l'instant.

 RdFPdt

17RdF
Le 17 Rue des Foulons

 

 

3669 a003586-v8
On retrouve M. BILLIET sur la Grand'Place de Mons, ( comme dans la vidéo à 0:24/2:42)
merci à durieu1 d'avoir localisé cette entrevue.

Mons

 


 

19 juillet 2017

Otages féminins de représailles (V)

 

 << IVe partie                                                                                               VIe partie >>

 

    Après avoir traité des 597 otages masculins envoyé en camp de représailles en Lithuanie (pour les Allemands d'alors, "en Russie occupée"), il me fallait, outre une liste de 396 noms (voir IIe partie), un témoignage concernant les femmes déportées à Holzminden ; je n'en ai pas trouvé de direct, sous le nom de la narratrice, comme MM. Ferré, Abbés Bouxin et Leleu pour les hommes ; aucune femme déportée ne semble avoir écrit ou même simplement raconté : l'époque (et la reconstruction qui passe par la natalité) n'étaient pas favorables à de tels récits de la part de mères, d'épouses, de filles.

    Voici le récit qui figure dans la Revue des Deux-Mondes de novembre 1918 disponible sur Gallica : cliquer sur la page (655) pour avoir accès au site de la BnF, ou faites défiler les 14 pages. Il est signé Henriette Célarié, née Lemoine (1872 – 1958). Historienne, voyageuse -comme on disait alors- essayiste et romancière française qui a déjà publié en juin 1917 dans le même revue : "Emmenée en esclavage pour cultiver la terre - journal d'une déportée".
En janvier 1919 elle publie "Les otages civils dans les camps de représailles" ; entre-temps sort chez Bloud et Gay en septembre 1918 "En esclavage - journal de deux déportées" (340 pages).
Dans chacun des cas, les identités sont cachées "par une discrétion que l'on comprendra" (sic)......

De même l'opuscule qui édité par l'UGAFCPE (union des grandes associations françaises contre la propagande ennemie) sous le titre "Emmenées en esclavage" est assorti d'un avertissement en couverture :

avertissement

Certains passages annoncent - de près- ce que seront les conditions de transport et de détention quelques 20 ans plus tard.

 

   Holzminden est certainement l'un des camps d'internement de civils les plus connus (et sur lequel le web est le plus prolixe). Il ne faut cependant pas confondre ce camp de 120 baraquements en bois implanté spécialement à l'écart de la ville avec l'ancienne caserne de cavalerie en dur, lieu d'internement de prisonniers de guerre (militaires) britanniques et théâtre d'une célèbre "grande évasion".
C'était un camp d'hommes, de femmes et d'enfants, non seulement français, mais également belges, polonais et russes ; de nombreux civils (masculins) du valenciennois ont été internés à travers tout l'Allemagne, voir sur ce blog

Zivilgefangenenlager Holzminden n'a pas servi lors de la guerre suivante, contrairement à d'autres, et l'emplacement a été rendu à la nature mais l'on retrouve la double rangée d'arbres de l'allée principale sur cette vue aérienne moderne :

Holsminden Zivil Lager

 

    Avant une exploitation plus complète des données, je rappelle noms et villes d'origine d'une partie de ces otages, embarquées à Valenciennes le 12 janvier 1918 après y avoir été regroupées, et dont j'ai relaté la situation dans le 1ère partie , en rappelant que l'orthographe des noms propres peut - comme toujours- avoir été altérée :
Mmes :

Devred, Aniche;
d’Haussay, Artres;
Lecompte, Vendegies;
Merlem, Aniche;
Picques, Somain-sur-Ecaillon;
d'Haussay, Monchaux;
Malet, Thiant;
Terifocq, Le Quesnoy;
Henion, Le Quesnoy;
Willot, Bavay;
Darche, Bavay;
Brasseur, Taisnières;
Vilain, Louvignies;
Cabaret, Le Quesnoy;
Moisy, Escarmain;
Hautecœur, Haussy;
Caudron, Haussy;
Filippi, Le Cateau;
Richard, Le Cateau;
Pegin, Le Cateau;
Delporte, Lewarde;
Duflos, Ecourt-Saint-Quentin;
Brogna, Remancourt;
Moriaux, Ecourt-Saint-Quentin;
Osaneaux, Caudry;
Richez, Caudry;
Qivy, Caudry;
Clouet, Denain;
Langaine (Wurth), Denain;
Sacclier, Denain;
Bricourt, Clary;
Boutin, Bertry;
Monsecourd, Oisy-le-Verger;
Conseile, Mastaing;
Boulet, Etrain;
Navet, Preux-au-Bois;
Didier, Pont-sur-Sambre;
Vinoy, Fontaine-au-Preux;
Risbourg-Chassart, Bouchain;
Wiart, Cambrai;
Tribout, Cambrai;
Parent, Cambrai;
Bricourt, Cambrai;
Charlet, Cambrai.
Mlle Noblecourt, Bousy;

 

    C'est -comme pour les hommes- le département du Nord qui compte le plus de femmes déportées : 182 ; viennent ensuite : Ardennes (101), Aisne (55), Meuse (22), Meurthe-et-Moselle (16), Pas-de-Calais (11), Somme (5). A moins d'une erreur de transcription dans les registres du CICR : Vosges, Marne et Haute-Marne, (1 chacun).

222 communes des départements envahis verront partir de 1 à 12 otages féminins.

    Pour le département du Nord, les 4 villes les plus touchées parmi les 94 recensées sont :
Douai (12), Lille (12), Tourcoing (10), Roubaix (6).

 

      A noter dans cette liste de femmes déportées 4 prénoms masculins : une erreur de typographie et 3 utilisations du nom/prénom du mari (Mme. X) dont par exemple : VANZEVEREN Alphonse de Tourcoing, dont il s'agit de l'épouse, Mathilde, née Braquerat ; il existait bien un teinturier à ce nom, rue Belle-Vue, 47, TOURCOING.

    Une seconde liste d'autant de noms a permis la rectification des erreurs les plus flagrantes, mais soulève beaucoup de questions quant à l'écriture des noms propres. Difficile de juger sans plus d'information, il n'y a que pour les localités que le problème se résout  (Les Carmins pour Escarmain). Il y a d'ailleurs dans cette liste une dizaine de noms qui ne correspondent de près ou de loin à aucun de ceux de la première et réciproquement.

22 mai 2014

Carré Militaire Cimetière St Roch

 

 

Carrés militaires

 

Le cimetière St Roch contient de nombreuses tombes militaires répartis en 3 carrés :

  • Britannique, entretenu par le CWGC (882 identifiés).
     
  • Russe (Roumain Serbe et Hongrois) que je traite ICI  (212 tombes).  
     
  • Français (105 noms). En juin 1918, j'ai repris chaque tombe de militaire décédé pour en vérifier les informations. Les résultats -un peu décevants- sont disponibles sur ce même blog.
    Sur 96 cas de la première guerre étudiés, seuls 40 ne présentent aucune contradiction ou manque.

 

       On trouve dans le carré militaire Français des militaires décédés entre le 24 Août 1914, date à laquelle les Allemands sont entrés à Valenciennes, et le 2 Juillet 1919 ainsi que 3 civils et un militaire Belge, décédé le 18 Mai 1940

Voir avec profit le sujet qui étudie chaque cas individuellement dans ce sujet :
Soldats français inhumés dans l'actuel carré militaire St Roch

Les photos figurent également dans cet album.

 

 

 

J'ai reporté exactement les mentions figurant sur leurs tombes, sans préjuger par exemple de la délivrance ou non de la mention Mort Pour La France, ou d'erreur sur le nom ou l'unité.

       La liste ci-dessous est classée par date de décès. Le régiment le plus souvent cité est le 26e Régiment d'Infanterie territorial (17 fois), présent en 1914, puis le 6e Régiments de Tirailleurs Algériens (9 décédés après l'armistice alors que le régiment assurait la garde sur la frontière), décès probablement imputables à la grippe "espagnole" comme pour 2 travailleurs Indochinois et un  travailleur colonial.

  • 11 tombes ont une date incertaine entre 1914 et 1919
      8 ne portent aucune date.
  • On trouve parmi eux :
     
    • HERBAUX Victor, qualifié de prisonnier civil, qui a en réalité été fusillé pour espionnage avec CANONNE et COTTEAU, et dont je traite les cas ICI
    • DORISON Marcel, du 27e RIT traité ICI . La date porté sur la plaque était initialement celle de sa blessure (27/08/1914). Il est décédé le 27 Avril 1915.

 

NOM Prénom Qualité Régiment Tombe Mention Date
ROSSET Jacques Soldat 15e R.I.T. 295 MPLF le 24-8-1914
CASTELAIN Paul Gendarme 1ère Légion de Gendarmerie 274 MPLF le 24-8-1914
ABRAHAM Adolphe Soldat 21e R.I.T. 304 MPLF le 24-8-1914
BAILLEUL Charles Soldat 21e R.I.T. 302 MPLF le 24-8-1914
CARPENTIER Alfred Soldat 21e R.I.T. 305 MPLF le 24-8-1914
GRENET Barthélemy Soldat 21e R.I.T. 301 MPLF le 24-8-1914
LELANDAIS Eugène Soldat 26e R.I. 270 MPLF le 24-8-1914
ADDE Louis Soldat 26e R.I.T. 268 MPLF le 24-8-1914
AURECHE Marius Soldat 26e R.I.T. 299 MPLF le 24-8-1914
BERSON Isidore Soldat 26e R.I.T. 218 MPLF le 24-8-1914
HUCHET François Soldat 26e R.I.T. 219 MPLF le 24-8-1914
MESLIN Constant Soldat 26e R.I.T. 223 MPLF le 24-8-1914
PREVERT Alfred Soldat 26e R.I.T. 220 MPLF le 24-8-1914
RENAULT Joseph Soldat 26e R.I.T. 227 MPLF le 24-8-1914
ROMME Jean-Marie Soldat 26e R.I.T. 221 MPLF le 24-8-1914
DELAUNAY Désiré Soldat 21e R.I.T. 303 MPLF le 25-8-1914
LEGER François Soldat 26e R.I.T. 222 MPLF le 25-8-1914
MOUTRON Ernest Soldat 26e R.I.T. 269 MPLF le 25-8-1914
LEGRAND Léon Soldat 21e R.I.T. 306 MPLF le 26-8-1914
FRANQUET Émile Sergent-Major 26e R.I.T. 217 MPLF le 26-8-1914
MARTIN Auguste Soldat 27e R.I.T. 267 MPLF le 28-8-1914
BOURGES Isaïe Soldat 26e R.I.T. 266 MPLF le 30-8-1914
PETIT Marcel Soldat 27e R.I.T. 265 MPLF le 1-9-1914
FAVERGEON Ernest Caporal Clairon 27e R.I.T. 281 MPLF le 4-9-1914
FERRAND Eugène Caporal 16e R.I.T. 264 MPLF le 7-9-1914
LECHANTRE Alfred Soldat 2e R.I.T. 280 MPLF le 1-10-1914
MORTUREUX François Sergent 21e R.I. 237 MPLF le 5-10-1914
HOCHU Louis Soldat 84e R.I. 232 MPLF le 5-10-1914
QUESNE Casimir Soldat 26e R.I.T. 231 MPLF le 15-10-1914
RECOURT Eugène Soldat 7e R.I.T. 233 MPLF le 25-10-1914
AUGE André Soldat 1er Rgt mixte Colonial  1ère Division Maroc 277 MPLF le 22-11-1914
RIVIERE Hippolyte Soldat 21e R.I. 298 MPLF le 20-1-1915
DORISON * Marcel Soldat 27e R.I.T. 246 MPLF le 27-5-1915
BLAISE Paul Soldat 26e R.I. 287 MPLF le 10-6-1915
ROYER Vital Soldat 26e R.I.T. 224 MPLF le 15-7-1915
GAUDRAN ou A.GUNDRAU   Sergent 61e R.I. 244 MPLF le 15-7-1915
MALHEOT Léonard Soldat 60e B.C.P. 236 MPLF le 28-7-1915
GOUHIER René Soldat 126e R.I. 278 MPLF le 1-10-1915
SAINT PAUL Georges Caporal 42e R.I.C 300 MPLF le 1-7-1916
TISON Gilbert Soldat 294e R.I. 297 MPLF le 23-3-1917
COLIN Germain Victime Civile   235 MPLF le 3-4-1917
PELISSIER Léon Soldat 24e R.I. 293 MPLF le 9-4-1917
DE VOGEL Alphonse Prisonnier Civil   283 MPLF le 9-4-1917
LEGUAY Charles Soldat 25e R.I. 240 MPLF le 18-7-1917
PERRET Claudius Soldat 159e R.I. 239 MPLF le 27-7-1917
LETISSIER Arsène Soldat 330e R.I. 285 MPLF le 12-8-1917
MANOT ou NANOT Léonard Soldat 327e R.I. 275 MPLF le 20-8-1917
LUNEL Auguste Soldat 27e R.I.T. 254 MPLF le 6-9-1917
HERBAUX * Victor Prisonnier Civil   252 MPLF le 16-10-1917
BERNARD Gabriel Soldat 167e R.I. 247 MPLF le 18-10-1917
LEGRAND Eugène Soldat 26e R.I. 282 MPLF le 6-4-1918
GROFFOS Jules Soldat 102e B.C.P. 249 MPLF le 14-4-1918
PLANTIN Antoine Soldat 12e Chass à Cheval 248 MPLF le 21-4-1918
DEVEZE Séraphin Soldat 116e B.C.P. 250 MPLF le 24-4-1918
POURCELLE Paul   15e Sec. Inf.For. Sanitaire 284 MPLF le 26-4-1918
ESNAULT Louis Soldat 335e R.I. 251 MPLF le 29-4-1918
RIVIERE Charles Soldat 7e R.I.T. 228 MPLF le 9-5-1918
SALLES Élie Sergent 7e R.I. 290 MPLF le 29-5-1918
BARRE Pierre Soldat 7e R.I.T. 296 MPLF le 2-6-1918
RIBLIER * Alcide Soldat 233e R.I. 238 MPLF le 3-8-1918
SOHIER Victor Soldat 412e R.I. 230 MPLF le 21-8-1918
L'ALANDE Joseph Soldat 26e R.I.T. 225 MPLF le 24-8-1918
GRENON Fernand Soldat 3e Esc. Train 243 MPLF le 6-12-1918
MONTFORD Mathieu   402e ou 201e R.I. 279 MPLF le 15-12-1918
SAID BEN GUERBI   Soldat 6e Tir. 289 MPLF le 18-12-1918
BOLLE Richard Soldat 417e R.I. ou 13e R.I. 242 MPLF le 23-12-1918
CALATAYND Robert Sapeur-Mineur 2e Rgt de Génie 245 MPLF le 4-2-1919
SCHIBIAGNE Paul Brigadier 105e R.I  ou 2e Chass. D'Afr. 241 MPLF le 14-2-1919
RENAUD Joseph Soldat 6e Tir. 259 MPLF le 14-2-1919
BRANTHOME Georges Caporal 31e B.C.P. 258 MPLF le 16-2-1919
HAMIDI Mohamed Soldat 6e Tir. 216 MPLF le 21-2-1919
MOHAMED BEN MOHAMED   Soldat 6e Tir. Alg. 211 MPLF le 21-2-1919
ZENATI Mohamed Soldat 6e Tirailleurs 215 MPLF le 21-2-1919
ALI BEN EL AOUDA     6e Tir. 288 MPLF le 22-2-1919
BLED Mohamed Soldat 6e Tir. 213 MPLF le 28-2-1919
BENZERGUA OULD BOUCHENTOUF     6e Tir. Alg. 214 MPLF le 3-3-1919
ARQUEY Barthélemy Soldat 3e Esc du Train 292 MPLF le 8-3-1919
GRICH Addah Soldat 6e Tir. 212 MPLF le 9-3-1919
BOURDA Laurent Soldat 49e R.I. 254 MPLF le 16-3-1919
MURAT Armand Soldat 366 R.I. 294 MPLF le 24-3-1919
N'GUYEN VAN SUE   Travailleur  Indochinois   263 MPLF le 24-3-1919
LESOIN Gaston Soldat 401e R.I. 256 MPLF le 30-3-1919
CAO VAN XUAN     5e Rgt de Génie 257 MPLF le 12-4-1919
OZEAU Jean Soldat 127e R.I. 260 MPLF le 24-4-1919
VU-GIAN   Travailleur Colonial   262 MPLF le 2-7-1919
DUTERTRY Victor   26e R.I.T. 229 MPLF en 1914-1918
FOUQUET Florent   26e R.I.T. 226 MPLF en 1914-1918
GOUMENT Gaston Sapeur 5e Génie 291 MPLF en 1914-1918
CAUDOUIN A.     286 MPLF en 1914-1918
GERVOISE Élie     271 MPLF en 1914-1918
LABAYSSE I.     255 MPLF en 1914-1918
PIGUET L.     272 MPLF en 1914-1918
POIRRIER C.     276 MPLF en 1914-1918
TAILLAUD       253 MPLF en 1914-1918
KRUG Émile     273 MPLF en 1918
PHAM VAN HANG   Travailleur  Indochinois   261 MPLF en 1919
             
GHILLOU André   105e R.A.L. 270bis    
DELAHAYE R.   514e R.R. 270bis    
GAZEAUX Louis     270bis    
ROUSSEAU Pierre   65e R.A.T. 269bis    
COMTE J-Marie   11e R.Z. 269bis    
PRODON Max     269bis    
LE PALUD Joachim     307    
LOTTIER René     307    
             
HENDRYCKX F.J. Soldat Belge   307 Mort pour la Patrie le 18-5-1940

 

  •       On peut trouver un peu plus d'information sur presque tous en consultant le site "Sépultures de Guerre" du ministère de la défense en cherchant précisément comme site de sépulture dans les options complémentaires.

    Les tombes russes et françaises y sont cependant mélangées.

 

  •       Il est possible, en se référant à l'année de décès, de consulter l'acte de décès ou la transcription du jugement sur le site des Archives Départementales du Nord, dans les registres de Valenciennes. Les noms des civils et militaires trouvés à ce jour sont répertoriés ICI. Lorsqu'il a été possible d'effectuer des vérifications, j'y signale les corrections à apporter, au nom notamment.

     
  • Concernant les 8 derniers noms, il est probable qu'il s'agisse de soldats Français décédés en 1940 comme le soldat Belge.
    • GHILLOU André du 105° R.A.L.  : il s'agit d'un régiment d'artillerie lourde hippomobile qui a combattu du 10 mai au 4 juin 1940 au 4e Corps d'armée, une partie des batteries s'échapperont par Dunkerque , il avait été envoyé dans le Nord pour épauler la 2e Division d'infanterie Nord Africaine qui était encerclée dans le siège de Lille (combats du 25 au 31/05/1940). (merci à P. Frilley)

 

 

PICT8279

 

 On pourra lire sur ce même blog le sujet sur le cimetière militaire lors de l'occupation

 


 

 

   3 soldats figurent dans les registres de décès du CICR avec en commun d'être décédés au Kriegslazarett (Hôpital Militaire) de Valenciennes et inhumés au cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) fin juillet-début août 1918.

3noms

Liste établie le 3 janvier 1919 par le Zentral-Nachweise-Büro (Bureau central de vérification) ; on imagine l'attente des familles, d'autant que les résultats demandent à être précisés : je les traduis dans un premier temps tels qu'ils sont rédigés.

Il s'agit de

  • GOND(O/A)NIN ? Abel, soldat au 7e RI, 6e Compagnie, 131e Division d'infanterie. Né le 20/06/1898 à Susloih. Fermier. Décédé le 26/07/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, des suites d'une balle dans la poitrine, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1592.  No de dossier 29365/W.
  • LARCHER Jean, soldat, K.A.B. (Kriegsgefangenen Arbeits Bataillon : bataillon de travail pour prisonniers de guerre. Voir le commentaire d'Emmanuel ci-dessous) 148, 3e Compagnie. Né le 13/04/1897 à Kenley Draché, Indre et Loire. Agriculteur. Décédé le 02/08/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, suite à un catarrhe intestinal, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1602.  No de dossier 29365/W.
  • RIBLIER Alcide, soldat au 233e RI, 2e Compagnie, né le 21/08/1897 au Chedenedouit, Orne. Agriculteur. Décédé le 03/08/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, suite à une blessure au poumon, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1597.  No de dossier 29365/W.

 

Je commence par le seul qui soit avec certitude encore inhumé à Valenciennes :

  • LARCHER Jean Baptiste Louis né le 13 avril 1897 à Draché, canton de La Haye, (Indre et Loire) de Jean Baptiste et JERSON Joséphine. Matricule 102 Classe 1917 au recrutement de Le Blanc, il est incorporé le 6 septembre 1916 ; soldat au 141e RI, il est porté disparu le 5 avril 1918 ; en réalité fait prisonnier à Hangard-en-Santerre (Somme) le 5 avril 1918, il est interné au camp de Gustrow où il apparait sur les registres de la Croix-rouge en date du 20/09/1918 bien qu'il soit porté décédé le 2 août 1918 au Kriegslazarett de Valenciennes (symptome de la grippe dite espagnole). Là encore, a-t-il réellement été prisonnier au camp de Gustrow, qui l'aurait renvoyé au Lazarett de Valenciennes ??

    Larcher Gustrow

    Il était inhumé tombe 1602 dans le carré militaire "d'honneur" qu'avait dessiné l'occupant. Il est probable que la famille a réclamé le corps après la guerre. Son nom figure sur le monument aux morts de Draché

    MaM Draché
    Contribution photo: Daniel FOUQUEREL 02/01/2006
    Cette photographie est sous licence d'usage


     
  •  GONDOUIN Abel Bernard Félicien Emile voir désormais à cette adresse du même blog.

 

Tous les 3 ont été déclarés "Morts pour la France" et ont une fiche sur le site Mémoire des Hommes :

MDH Gondouin   MDH Larcher   MDH Riblier

14 janvier 2011

Abbé DELBECQUE

L'EXÉCUTION DE L'ABBÉ DELBECQUE

CURÉ DE MAING

(17 Septembre 1914)

 

La terreur a succédé à la tranquillité de ces derniers jours, les ordres se sont succédés de plus en plus sévères et abb_D nombre de personnes sont molestées sans aucune cause. Mais nous eûmes ce matin du 17 septembre un triste réveil. L'abbé Delbecque, curé de Maing, ardent patriote, était allé à Dunkerque pour y chercher des renseignements relatifs aux hommes mobilisables, restés en pays occupés. Mais, à son retour le 16 au soir, à Saint-Amand, ses amis voulurent le dissuader de continuer sa route. L'abbé ne tint pas compte de ces avertissements, et ceux qui l'ont connu ne s'en étonneront pas, car le danger ne l'effraya jamais.

Il franchissait le dernier poste difficile du passage à niveau du Poirier vers 9 heures du soir, quand il eut la malheureuse idée de revenir sur ses pas pour parler à la sentinelle qui venait de le laisser passer ? Il fut malheureusement arrêté et conduit à la gare, où on le fouilla, et l'on trouva, dans ses bottines, un document sur le rappel des classes.

Le tribunal, composé de cinq officiers se réunit immédiatement, et le prêtre allemand fut présent à l'interrogatoire.

L'abbé Delbecque fut condamné à mort, on lui laissa deux heures pour écrire à sa mère et à ses paroissiens, ce qu'il fit avec courage et un patriotisme remarquable.

Le commandant lui refusa de voir Mgr Capliez, Doyen de Saint-Nicolas, mais l'aumônier allemand le confessa et lui apporta la Sainte-Communion. Puis, à 6 heures du matin, on le conduisit contre le mur d'une maison en construction du faubourg de Paris, près de la colonne Dampierre.

Des femmes qui assistaient à l'exécution, pleuraient et criaient.
Courageusement, il se mit à genoux, leva les bras au ciel, et les six soldats tirèrent. 

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(Coll. pers.)

Il fut aussi brave devant la mort que devant le danger, et tomba la face contre terre, mourant en héros pour la France.

Très sommairement, il fut mis sur place en terre, et pendant toute la journée, ce ne fut qu'un défilé d'amis qui voulaient l'exhumer. Une démarche fut faite pour qu'il fût permis de procéder à une inhumation décente.

Cette exécution sommaire, à peine terminée, le commandant Kintzel faisait afficher sur les murs de la ville, l'avis suivant:

1° J'ai infligé hier à une commune de l'arrondissement de Valenciennes, une contribution de guerre de 20.000 fr. parce que les patrouilles allemandes ont trouvé sur la voie du chemin de fer et en haut des fils télégraphiques, sur un parcours de quelques kilomètres, un fil gris en soie, presque invisible (1).

2° Cette nuit, un conseil de guerre, composé de cinq officiers supérieurs, appartenant à l'armée allemande, s'est réuni selon mes ordres pour juger un prêtre français, curé d'une paroisse des environs de Valenciennes.

Ce curé a été pris vers minuit, filant en vélo et sans permission le long du chemin de fer, revenant de la côte du Nord. Il était porteur des ordres du gouvernement français, que l'on a trouvés sur son corps, cachés un peu partout (2).

Le Conseil l'a condamné unanimement à la peine capitale.

J'ai affirmé ce jugement et la mise à mort a été exécutée ce jeudi à l'aube.

 

Delbecque

 

Le lieutenant Kintzel fut premier commandant de place de Valenciennes , il s'installa le 25 août 1914. Lorsqu'il prit possession de la Mairie, il se dit, lors d'une première réunion, l'ami de la France, ce qui ne l'empêcha pas d'être très sévère, de condamner à mort l'abbé Delbecque, et d'imposer à la Ville une amende de 1.500.000 francs pour un pamphlet sur le kaiser, antérieur à la guerre.
D'une grande activité, il circulait jour et nuit pour installer les différents services. Toujours la badine à la main dans ses promenades, il ne savait se contenir, et toujours sa colère le dominait : type accompli du " soudard " allemand.

Vendredi 18 septembre. -Ayant obtenu de la Commandature, l'autorisation d'exhumer le corps de l'abbé Delbecque, à 3 heures de l'après-midi, le doyen de Saint-Nicolas, Mgr Capliez et le supérieur du collège Notre-Dame, procédèrent à la mise en bière.

Personne n'avait été prévenu, et cependant trois à quatre cents personnes étaient présentes. Quelques-unes seulement furent autorisées à accompagner le corps jusqu'à Maing, la population sans convocation aucune, s'était réunie dans l'église où l'absoute fut donnée. La mère de l'abbé Delbecque, malgré ses 80 ans, reçut courageusement le corps de son fils, dont elle embrassa le cercueil. Cette cérémonie fut très impressionnante, le curé de Maing étant très aimé, et estimé de ses paroissiens. Mgr Cappliez prononça quelques mots, et le cercueil fut inhumé dans le caveau provisoire de la commune.

Après l'armistice, le Gouvernement de la République honora sa mémoire, en lui décernant le titre de la Croix de Commandeur de la Légion d'honneur, avec la citation suivante:

" S'étant rendu à Dunkerque, au péril de sa vie, pour prendre des renseignements relatifs aux hommes mobilisables, restés en pays occupés, a été fusillé par les Allemands. A ainsi donné un bel exemple de courage et de dévouement. A été cité. "

 

(1) L'amende s'appliquait à Onnaing où M. le curé, MM. Clerquin et Leroux avalent déjà été pris comme otages et conduits à Valenciennes.
M. Edmond Brabant réussit à trouver cette somme et ils furent libérés.

 

(2) Voir la lettre qu'il écrivit avant son exécution dans la brochure que publia l'abbé Génie, sur la vie et la mort de l'abbé Delbecque.


 

 Le 12 novembre 1914, selon son état des services militaires, il eut été totalement dégagé des obligations militaires, bien que dispensé du service en tant que séminariste, il avait été versé dans la réserve en 1892.

 

En novembre 1923, un comité se forma afin d'élever un monument à ce héros mort pour la France. La souscription fut ouverte, et le 17 septembre 1924, jour de l'anniversaire de sa mort, un obit solennel fut célébré à l'église Saint-Géry, par les chanoines Lefebvre, archiprêtre, et Ch. Thellier de Poncheville. Le monument œuvre émouvante du sculpteur Terroir, érigé sur le terre-plein de l'église du Sacré-Cœur, avenue Dampierre, fut inauguré le dimanche 7 décembre 1924, par M. le Vicaire général Jansoone, remplaçant Mgr Chollet, archevêque de Cambrai.

M. Paul Dupont, en qualité de Président, rappela dans son discours la mort héroïque de cette victime de la guerre, puis

M. Jean Saint-Quentin, au nom de la ville de Valenciennes, Marcel Barlès, au nom de la Jeunesse catholique, Lebacqz, au nom des démobilisés, déposèrent des fleurs au pied du monument.

La cérémonie officielle terminée, la foule entra dans l'église du Sacré-Cœur, où eut lieu la cérémonie religieuse. L'abbé Lengrand, supérieur du collège Notre-Dame, fit un magnifique discours montrant à son auditoire ému à quel point l'abbé Delbecque a droit à notre souvenir, à notre respect et à nos prières.

 

Cette première partie est extraite du livre de René Delame : "Valenciennes Occupation allemande 1914-1918. Faits de guerre et souvenirs" Hollande & Fils ed. 1933


 

  • Il est à noter que l'acte de décès de l'abbé Delbecque a seulement été dressé le 3 novembre 1914 dans le registre d'état-civil des décès de l'année. Il est visible page 193 sur le site des Archives Départementales du Nord, et porte la mention "fusillé par les troupes allemandes"
     

Le texte qui suit est tiré d'une brochure éditée par le Collège Notre-Dame à Valenciennes, intitulée " Nos Héros", Livre d'Or des professeurs et anciens élèves éditée en 1921, qui nous éclaire un peu plus sur les circonstances et la personnalité de l'abbé.

 

L'abbé DELBECQUE Augustin,
né à Lillers en 1868, an­cien professeur,
curé de Maing depuis 1910,
fusillé par les Allemands le 17 septembre 1914.

 

     L'abbé Delbecque avait le souci d'être en même temps qu'un bon prêtre, un citoyen actif et dévoué. Dans la paroisse, il propageait les bonnes brochures, s'occupait d'œuvres sociales. Il discutait volontiers de politique, avec ardeur, mais aveccure_delbecque_b courtoisie, loyauté et compétence. On ne peut servir deux maîtres, dit l'Evangile, mais servir la France et l'Eglise, estimait l'abbé Delbecque, ce n'est pas servir deux maîtres : c'est servir sous ses deux formes la même autorité divine. On juge de sa douleur quand il voit l'invasion prussienne s'étendre sur le pays comme une lèpre. Volontiers, il saisirait un fusil pour faire le coup de feu, mais il a déjà donné sa vie à une cause plus grande! Exempt d'obligations militaires, gardien d'une paroisse, il lui est interdit de chercher à s'engager: il doit rester près de ses ouailles à son poste périlleux. L'abbé Delbecque reste, et il lui coûte de rester comme à d'autres de partir... Comme il souffre Cependant! Au début de l'occupation ennemie, on le voit, plus d'une fois, accourir à Valenciennes, avide de renseignements, tout frémissant d'indignation et d'impatience. Il peut, du moins, rendre à sa patrie, les services compatibles avec son ministère de prêtre. A leur premier passage, 1es troupes allemandes ayant saisi l'uniforme d'un soldat français, s'en servent comme d'un jouet et le pendent à un arbre sur la route. L'abbé Delbecque, intrépide, s'en va, sans hésiter, trouver un officier et, par ses protestations, obtient qu'on cesse ces insultes. 

Quelques jours se passent. On est au milieu de septembre: depuis trois semaines l'ennemi, est entré chez nous; le passage, pourtant, reste ouvert vers la France libre. Un certain nombre d'hommes de la région envahie sont partis vers Lille, pour se mettre à la disposition des autorités militaires, mais beaucoup, mal renseignés, sont revenus aussitôt. Dès lors, tous les timides, tous les hésitants, tous ceux qui, trop confiant, espèrent voir l'ennemi refoulé aussitôt, en profitent pour ne plus rien tenter. L'opinion publique est complètement dérou1ée: ceux qui sont partis, le peuple, avec une nuance de dédain, les appelle des fuyards.

L'abbé Delbecque n'y tient plus: il ne comprend pas cette inertie. Comment se fait-il qu'un ordre confidentiel, mais bien net, ne vienne pas indiquer à tous ces hommes leur devoir? La France n'a donc plus besoin de soldats ? Il prévoit œ qui va bientôt arriver: l'établissement d'une ligne infranchissable. On peut faire maintenant aisément ce que plus tard les braves ne feront qu'en risquant leur vie: on peut rejoindre, et on ne bouge pas! 

Le curé de Maing exhorte ses jeunes gens à partir: on lui répond évasivement et on reste. Ce n'est pas au curé, c'est aux militaires de parler! ... L'abbé Delbecque décide alors d'aller lui-même chercher l'ordre qui ne vient pas: il ne reviendra, qu'avec une réponse nette. 

Le 15 septembre, à bicyclette, il se met en route pour Dunkerque, où se trouve le commandement le plus rapproché. Il n'a pas perdu de temps : il a fallu, sans doute, faire antichambre dans les bureaux, et l'étape est longue! Pourtant, le 16 au soir, le vaillant abbé est déjà de retour. A Saint-Amand, un ami veut le retenir jusqu'au lendemain, craignant que la rentrée du curé de Maing, à cette heure tardive, n'éveille les soupçons; mais l'abbé Delbecque, qui n'a peur de rien, a peur d'inquiéter sa mère qui l'attend en tremblant. Il repart à bonne allure. 

 Vers 9 heures, à sa sortie de Valenciennes, au pont du Poirier, il est arrêté par une sentinelle qui le questionne, le fouille sommairement et le laisse aller. L'abbé fait quelques mètres, puis, se ravisant, il retourne réclamer sa carte qu'on lui avait retenue... On a prononcé le mot d'imprudence... [à Roncevaux] Roland a été imprudent, mais il a été héroïque! Nisus a été imprudent, mais il a été héroïque! Une telle imprudence n'est pas à la portée de tous !... 

Le geste de l'abbé Delbecque, en tout cas, ne manquait pas de crânerie. Il devait lui être fatal. Le soldat, pris de soupçons, l’arrête et le mène au commandant de place, à la gare de Valenciennes. On fouille l'abbé Delbecque et on trouve sur lui un papier, que lui avait remis le gouverneur de Dunkerque. Un conseil de guerre fut convoqué d'urgence, sous la présidence du commandant Kintzel, et bientôt le curé de Maing connut la sentence: c'était la mort.. On lui refusa toute communication avec le dehors, même avec son doyen, Monseigneur Cappliez. L'abbé Delbecque dut recourir au ministère d'un allemand, Georges Arnkens, vicaire à Hambourg.

Le jugement prononcé dans la nuit devait être exécuté à l'aurore. L'abbé Delbecque passa ses dernières heures à la gare en compagnie de l'aumônier allemand. Devant la mort si inattendue et si certaine, à heure fixe, il garda un courage héroïque. 11 eut la force d'écrire une longue lettre testamentaire, où les adieux les plus émus se mêlent aux recommandations les plus précises. Rien n'est plus impressionnant que ces pages, écrites sous la menace de la mort, d'une écriture ferme, énergique, avec une élévation de sentiments admirable, avec une lucidité, qui règle en détail, les affaires de la famille et de la paroisse. L'abbé Delbecque n'oublie rien, ni personne

 

Valenciennes, jeudi 17 septembre, 2 h 10 du matin. 

Ma bien chère maman, mon bien cher frère et ma bien chère Blanche, et mes chers Marguerite, Edouard et Maurice, chère Hermance aussi. 

 Une aventure terrible m'arrive. Ayant pris de simples renseignements pour Maing, au point de vue militaire et ces renseignements m'ayant été mis sur papier par un chef militaire de la place de Dunkerque, j'ai été arrêté par une sentinelle à mon retour, au pont avant le Poirier, vers 9 heures, et l'on m'a conduit à la place de Valenciennes, où l'on m'a fouillé et où on m'a pris ce papier. Aussitôt on m'a menacé de mort et un jugement militaire a été constitué dans la salle du grand buffet. 

J'ai expliqué que cela n'avait pas l'allure d'un ordre à faire passer à tous. Mais on a considéré cela comme un acte d 'hostilité contre l'autorité allemande. On m'a dit qu'on pouvait m'infliger ou 10 ans de prison ou la mort, et l'on m'a infligé la mort. 

Mes bien chers parents, chère maman, et cher Henri, je vous demande bien pardon pour toute la peine que j'ai pu vous faire en ma vie, comme je demande pardon à tous ceux que j'aurais pu offenser... 

Que ma chère paroisse de Maing veuille bien prier pour son pasteur, qui tombe à son service et qui regrette de n'avoir pu faire davantage pour elle. Qu'elle revienne davantage au Bon Dieu. Il est tout, et ce qui importe, ce n'est pas une longue vie, mais une bonne vie chrétienne par-dessus tout. Je meurs à {16 ans: c'est court, mais puisque la Providence le veut, c'est Elle qui conduit tout, c'est assez. 

Nous sommes ici-bas pour aller au Ciel: le Ciel, la possession du Bon Dieu et l'union avec la Très-Sainte Vierge Marie, tous ces saints si bons, si beaux, c'est bien le tout de 1'homme, tout ce qu'il faut ambitionner. C'est le vrai bonheur... 

J'ai grande douleur, certes, de vous quitter tous, grande douleur, car je voulais 'me dévouer pour vous davantage. Le Bon Dieu ne le veut pas... Que je vais bien prier pour vous! Que je vais bien prier aussi pour la chère paroisse de Maing, pour la chère paroisse d'Esquermes, aussi, où les paroissiens se sont toujours montrés si bons pour moi. 

Chers paroissiens de Maing, n'insultez plus jamais les prêtres; aimez-les, au contraire; écoutez-les: ils sont de bons serviteurs. 

Les chefs allemands qui m'ont jugé ont estimé que la note que je rapportais, et dont le commandant de la place de Dunkerque pourra reconstituer les termes, était de nature à rendre à la chère France, en tout le pays investi, un grand service (je crois bien que cela est exagéré), que cela desservait leur cause. Eh bien! puisque le juge­ment est tel et que je meurs pour cela, je suis heureux de mourir pour ma chère patrie. Beaucoup d'autres paient de leur vie, sur le champ de bataille, leur amour pour la chère France. N'ayant pas été militaire à cause de l'ancienne loi, je n'avais pas à courir de danger... Mais on juge que j'ai servi la patrie, et je tombe pour elle: ce sera le sang d'un nouveau prêtre versé! Que Dieu daigne l'agréer pour l'expiation des fautes nationales, et par suite son succès final... 

 

Parlant de sa sépulture, l'abbé Delbecque montre un désintéressement admirable. Il pose lucidement la question, comme s'il s'agissait d'un autre, comme si ce n'était pas lui que les brutes meurtrières attendent : 

Ensevelissez mon corps où vous voulez. J'aimerais bien, Guiscard, pour être avec les chers miens, mais, vu mon genre de mort, ne vaudrait-il pas mieux l'une de mes deux paroisses, Maing ou Esquermes ? Les habitants d'Esquermes y trouveraient un réconfort. Je suis aussi convaincu que Maing honorerait son pasteur. Voyez, ma chère maman, mes chers parents...

 Il demande des messes pour son âme. Il règle l'honoraire du prêtre. Il recommande quelques bonnes œuvres. Et puis, au milieu de ces précisions, l'émotion le ressaisit: 

 Que dirai-je encore ? Vous comprenez: j'en ai plein le cœur! Ma bonne, ma bien-aimée maman, à votre âge, recevoir un tel coup! Allons, je dois cesser: j'écrirais jusqu'à demain.

 Il s'épancherait volontiers plus longtemps, mais il faut un dernier sacrifice: le temps passe; il faut interrompre ces effusions et régler en détail les affaires paroissiales : 

 Enfin, il faudra faire pour le mieux... sans moi. 

La sentence est irrévocable! Elle est vraiment disproportionnée! Mais je n'ai pu arriver à la changer, je ne comptais jamais qu'elle eût pu être telle. 

Rien n'arrivant sans la permission de la Providence, inclinons-­nous tous devant elle, regardant le ciel, offrant notre sacrifice pour nos chères âmes, mes chères paroisses de Maing, d'Esquermes, pour le cher Guiscard, aussi, et pour la France, notre bien-aimée patrie. 

Adieu, ma chère France! Adieu, mes bien chers confrères du doyenné et mon cher doyen de Saint-Nicolas. Adieu, ma chère paroisse d'Esquermes, où les paroissiens furent si encourageants et si bons pour moi. 

Adieu, mes vieux collèges de Notre-Dame à Valenciennes, de Notre­-Dame des Dunes à Dunkerque, de Saint-Joseph à Lille; faites-moi aussi chers collègues, l'aumône de quelques bonnes prières, et redites bien, chers Supérieurs, à vos enfants que ce qui importe, Ce n'est pas de vivre longuement, mais de bien vivre... 

Adieu, à tous mes bons amis. Je vous bénis comme prêtre du fond de mon âme. Je bénis ma chère patrie, que je vous demande de bien aimer, et je vous donne rendez-vous au Ciel, auprès du Bon Dieu et de la Très-Sainte Vierge Marie. 

Mon Dieu, ayez pitié de moi. Sainte Mère du Ciel, priez pour moi. 

Laudetur Jesus Christus ! 

 A l'aurore du même jour, 17 septembre, un feu de peloton mit en émoi les habitants de Valenciennes. Obscurément, l'abbé Delbecque accomplissait pour la France son dernier sacrifice. 

Le bruit courut bientôt qu'un prêtre avait été fusillé à quelque distance de la gare. On ne connut toute la vérité que lorsque le commandant Kintzel se présenta au Collège pour charger M. le chanoine Petitprez, supérieur, d'avertir la famille du curé de Maing. Un peu confus, le commandant expliqua, pour justifier la sentence, que l'accusé s'était montré insolent. Ce mot, comme on put le savoir par l'aumônier allemand qui avait assisté au jugement, signifiait simplement l'attitude fière et crâne que l'abbé Delbecque avait conservée, jusqu'au bout en face de l'ennemi, alors qu'on aurait voulu le voir humilié et suppliant. 

Le 18 septembre, l'autorisation fut accordée d'exhumer en secret le corps de l'abbé Delbecque et de le transférer à Maing. C'est là qu'il repose aujourd'hui, victime de son dévouement pour la Patrie. 

La Croix de la Légion d'honneur vient d'être attribuée, à titre posthume, à M. l'abbé Augustin Delbecque, curé de Maing.

 

  • Voici la copie du décret lui attribuant la Légion d'Honneur (source: base Léonore)

leonore_01

 

 

  • Le monument œuvre émouvante du sculpteur Terroir, érigé sur le terre-plein de l'église du Sacré-Cœur, avenue Dampierre à Valenciennes :

monument_02

monument_03(
photos ADC)

 Le gisant de bronze est percé de plusieurs trous, souvenirs de Valenciennes sous les bombes en Mai 1940.

  • Lors de la seconde occupation, la statue sera déplacée :

6 Juillet 1940
Le Commandant [Allemand] vient me prendre à la Mairie.
De là nous allons droit à l'église du Sacré-Cœur, avenue Dampierre.
Après l'examen du lieu fortement touché par la mitraille, le Commandant veut savoir pourquoi on a placé la statue de l'abbé Delbecque - représenté dans la position où il était tombé sous les balles allemandes - devant l'église, en bordure de route . "Des soldats peuvent passer, Ce monument est bon à entretenir la haine dans les cœurs. Il faudra l'enlever aujourd'hui même ". Ne m'étant pas empressé d'obéir , je reçois le soir même un rappel à l'ordre énergique.
La statue enlevée
est conduite dans le sous-sol du Musée. Le Commandant la réclame quelques jours plus tard et la fait placer dans la cour de la Commandanture *.

* installée à l'angle du Boulevard Watteau et de la rue David-Desvachez

in : Abel Posière " Heures Vécues du 18 Mai 1940 au 18 Novembre 1941".

 

  • Une des rues de Valenciennes, non loin du monument, porte le nom de l'abbé Delbecque.
  • Les plaques sur sa tombe au Cimetière de Maing, tombe commune aux curés de Maing.

    plaque_maing
     

    P1360467

  •  Le 15 Septembre 2014, lors du passage du Tour St-Cordon et de l'entrée de la statue de Notre-Dame à l'église du Sacré-Coeur, un hommage lui a été rendu et une gerbe déposée. La messe du 17/09/2014 y sera célébrée à son intention, et l'office du tourisme lui consacrera une mini-visite de 30 minutes ( payante ... !)
    (Mais pourquoi faut-il attendre 100 ans ? !)

     

    P1030617 P1030620 P1030626

  • En 2015, la municipalité a fait poser devant l'église, au dessus de la statue, une plaque en remplacement de celle posée en 1924 et qui avait disparu, reprenant les noms des soldats de la paroisse morts durant la guerre :

    plaque 2015

  •  Ébauche de la statue de Terroir exposé à l'Hôtel de Ville de Valenciennes, lors des journées du patrimoine 2014 :

    Ebauche

 


 

     La fin tragique de l'abbé Delbecque est évoqué dans un livre de l'abbé Eugène GRISELLE, paru en 1915 : "Le martyre du clergé français" et disponible sur Gallica. La raison du voyage de l'abbé à Dunkerque, et la nature des documents qu'il transportait diffèrent un peu dans cette version qui relève probablement plus de la propagande :

cliquer pour accéder au site

     De même, le "Journal de la Meurthe", paru le 26 septembre, retrace succinctement les faits, les rendant au passage moins acceptables encore, mais montrant que la nouvelle avait atteint la France libre.

19140926 Le Journal de la Meurthe

 

    Il en est de même pour l'article paru dans "Le Grand Hebdomadaire Illustré du Nord de la France" du 27/09/1914 :

GHIRN 19140927

    C'est le seul article (à ce jour) à évoquer un déplacement vers Dunkerque pour raison personnelle (et non de questionnement de l'autorité militaire). (Peut-être un (pieux) mensonge pour éviter de dire qu'il transportait des informations.
 

    Dans son édition du 25/09/1914, "La Croix de Roubaix-Tourcoing" relate la célébration d'un obit solennel le jeudi 24. Si la région de Lille a su que l'envahisseur passait non loin à l'est en direction de Paris, elle ne sait pas encore qu'il reflue et que la ville sera encerclée le 6 octobre, et proprement assiégée les 11 et 12, date à laquelle la ville capitulera.

La Croix de Roubaix-T 19140925 p2

9 juillet 2013

Civils récompensés, Médaille de la reconnaissance Française (1)

 

Le Journal Officiel de la République Française du 10 février 1924 liste les noms de récipiendaires de la médaille de la reconnaissance française, attribuée pour le cas à des civils des territoires occupés distingués durant la première guerre.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE
Le Président de la République française,
Vu l'avis conforme de la commission
de la médaille de la Reconnaissance française
en date des 20 et 27 octobre, 10 novembre,
1er décembre et 15 décembre 1923,
sur la proposition du garde des sceaux,
ministre de la justice,
Décrète :
La médaille de la Reconnaissance
française est conférée à:

Suivent les noms des récipiendaires (listés plus bas), leurs profession et lieu d'habitation (qui n'est parfois plus celui de l'époque) et les raisons de l'attribution.

Certains sont décédés, soit tués comme le premier cité, le député du Nord Henri DURRE revenant à Valenciennes en 1918, fusillé, comme l'instituteur Henri Legrand à Valenciennes, dont l'épouse, née Ombrouck est honorée plus bas, soit morts en captivité ; de nombreux autres ont été internés en France ou en Allemagne, déportés ou emmenés comme otages à Holzminden, parfois jusqu'au camp de Milejgany en Lithuanie.

résistance (le mot même est employé, signifiant qu'ils n'avaient pas cédé).

Ils sont issus des départements suivants : Aisne, Ardennes, Haut-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme et de Belgique.

Le décret de création de cette médaille est publié au Journal Officiel du 14 Juillet 1917 :

 

Le Président de la République française
Sur le rapport du ministre des affaires étrangères et du garde des sceaux, ministre de la justice,

Décrète:
Art. 1er. — Il est créé une médaille, dite "de la Reconnaissance française", destinée à remercier et à distinguer les auteurs des actes de dévouement accomplis dans l'intérêt public, à l'occasion de la guerre et pendant la durée des hostilités.

- Les actes susceptibles de constituer des titres à l'obtention de la médaille sont ceux qui comportent un effort personnel, soutenu et volontaire, c'est-à-dire ceux qui ne consistent pas seulement en l'accomplissement d'obligations militaires légales ou en une simple libéralité ou même en une participation occasionnelle à quelque œuvre de bienfaisance ou d'assistance.
Peuvent seuls être pris en considération, les services d'une durée continue d'au moins une année.

Art. 2. — La médaille « de la Reconnaissance française» est conférée par décret.

Art. 3. — Les projets de décret portant nomination ou promotion sont soumis à l'examen préalable d'une commission siégeant deux fois par mois à la grande chancellerie de la Légion d'honneur, sous la présidence d'un membre du conseil de l'ordre, et comprenant : un ambassadeur ou un ministre plénipotentiaire, un conseiller d’État, un conseiller à la cour de cassation, un membre de l'Institut. Aucune nomination ou promotion ne peut être faite sans l'avis conforme de cette commission.

Art. 4. — La médaille « de la Reconnaissance française » comprend trois classes; elle est du module de 30 millimètres de diamètre et de vermeil pour la première, d'argent pour la deuxième et de bronze pour la troisième. Elle porte, sur une des faces, les mots : « Reconnaissance française ». Le modèle de la médaille et la disposition du ruban feront l'objet d'un décret spécial.

Art. 5. — Les titulaires sont autorisés à porter la médaille suspendue à un ruban conforme au type officiel. Ce ruban est simple, pour la médaille de bronze et d'argent ; il porte, pour la médaille de vermeil, une rosette, dont le diamètre sera fixé par le décret annoncé à l'article 4. -

Art. 6. — Les titulaires reçoivent un diplôme rappelant les causes qui ont motivé la distinction dont ils ont été l'objet.

Art. 7. — Le président du conseil, ministre des affaires étrangères, le garde des sceaux, ministre de la justice, sont chargés de l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Journal officiel et publié au Bulletin des lois.

Fait à Paris, le 13 juillet 1917
R. POINCARE. -
Par le Président de la République :
Le président du conseil,
ministre des affaires étrangères
A.RIBOT
Le Garde des sceaux, ministre de la justice,
RENÉ VIVIANI.

    Le 2 août de la même année parait l'avis de concours de la médaille qui sera ronde, avec bélière et d'un diamètre de 3 centimètres. Elle portera sur l'une de ses faces les mots : " Reconnaissance française " ; elle sera établie en bronze patiné, en argent et en vermeil. Elle pourra être portée suspendue à un ruban. Les projets présentés par les concurrents devront être en plâtre non patiné, modelés face et revers, à la dimension de 20 centimètres de diamètre. Ils comporteront en outre une réduction photographique à la grandeur d'exécution.

Et comme il faut susciter des vocations :

    L'artiste dont le projet aura été définitivement accepté en recevra la commande de l'administration des beaux-arts. Une somme de 4.000 fr. lui sera allouée pour cette commande. Il aura droit à une réduction de 20 centimes par exemplaire vendu, jusqu'à concurrence de 20.000 exemplaires ; passé ce chiffre, la remise ne sera plus que de 5 centimes par médaille vendue.

 

3mrf
(second modèle)

 

        Il n'est pas indiqué qui fait la proposition initiale, ni qui monte le dossier, mais à voir les citations, il est possible que ce soit la municipalité qui désire rendre hommage à certains de ses concitoyens, le maire transmettant les propositions au préfet à qui un comité consultatif soumettait les plus méritants.

    Les noms et faits étaient alors soumis à une commission de classement pour l'attribution de la médaille de la Reconnaissance française ; le décret relatif du 17 décembre 1918 parait au JO du 28 décembre 1918.

 

 Voici donc cette liste parue au JO du 10/02/1924, le lien vers la page sur le site Gallica de la BNF indique la colonne :

Nom Prénoms Ville Département Motif Page
DURRE Théodore Valenciennes Nord tué 1435 col 3
MELIN Pierre Valenciennes Nord blessé 1435 col 3
MARTIN Louis Fumay Ardennes prison 1435 col 3
LEMAIRE Philomène Villers-Outreaux Nord décédé 1435 col 3
DIVRY Henriette Le Mans Sarthe décédé 1435 col 3
LEGRAND Henri Valenciennes Nord fusillé 1436 col 1
DUCOURANT Jules Désiré (Abbé) Vermelles Pas-de-Calais fusillé 1436 col 1
LAIES Marie-Françoise Chilly Ardennes espionnage 1436 col 1
BOSQUET Clovis Douai Nord décédé 1436 col 1
LEFEBVRE François Denain Nord résistance 1436 col 1
PEUGNET Florimond Cambrai Nord prison 1436 col 1
BAUCE M. Vaux-Cambronne Oise prison 1436 col 1
DELVAS Camille Alcide Mézières Ardennes prison 1436 col 1
SEE Charles Edouard Saint-Cloud Seine-et-Oise espionnage 1436 col 1
GAUDOUS Henri Fourmies Nord prison 1436 col 1
LEBRUN-LHUSSIEZ Mme Sommaing sur Ecaillon Nord prison 1436 col 1
PRUVOT Léon Hénin-Liétard Pas-de-Calais résistance 1436 col 1
LEMAIRE Celestine Villers-Outreaux Nord prison 1436 col 2
HUART (baronne d') Longwy Meurthe-et-Moselle prison 1436 col 2
DESPREZ Jean Nancy Meurthe-et-Moselle prison 1436 col 2
ROBEAULX (de) Mme Beaurieux Nord résistance 1436 col 2
LABON Forest Escarmain Nord résistance 1436 col 2
MALATRAIT Pauline Roubaix Nord prison 1436 col 2
FIERQUIN Germaine Tours Indre-et-Loire prison/résistance 1436 col 2
MARTIN Pauline Marie Fumay Belgique prison 1436 col 2
CHAUMONT Fernand Auguste Mont Saint Martin Ardennes prison 1436 col 2
BERNARD Nelly Douilly Aisne prison 1436 col 2
COLLIN Henri Joseph Givet Ardennes prison 1436 col 2
LEGRAND Marie Lille Nord prison 1436 col 2
LEMAY Marie Bermerain Nord prison 1436 col 3
PERRIER Lemay Bermerain Nord prison 1436 col 3
VARLER Charles Crépy en Laonnois Aisne prison 1436 col 3
LOYER Griselain Iron Aisne prison 1436 col 3
HAMY Julie Lille Nord prison 1436 col 3
MASSON Charles Euvezin Meurthe-et-Moselle prison 1436 col 3
HERMAN Théophile Adolphe Haubourdin Nord décédé 1436 col 3
LIGNIE Juste Lens Pas-de-Calais prison 1436 col 3
CROCHON Joseph François Paris Seine-et-Oise prison 1436 col 3
GERARD Marie Termes Ardennes prison 1436 col 3
DUFOUR Didier léonard Hermies (curé) Pas-de-Calais résistance 1436 col 3
LEGRAND Marie Cambrai Nord prison 1436 col 3
MERCIER Alice Aulnoy les Valenciennes Nord prison 1436 col 3
LEGRAIN Edouard Désiré Saconin et Breuil Aisne prison 1437 col 1
DUFOUR Zoé -Andrée Tournai Nord résistance 1437 col 1
REBUT Alfred Gustave Mons Belgique prison 1437 col 1
BIGOT Louise Marie Saint André lez Lille Nord prison 1437 col 1
MOTTE Edouar Jean Gabriel Douai Nord prison 1437 col 1
DUVIVIEZ Maurant Jules Désiré Douai Nord prison 1437 col 1
VILLEGAS François Yvetot Seine-inférieure prison 1437 col 1
HARPIGNIES Maurice Henry Joseph -- -- prison 1437 col 1
DUTOIT Amédée Léon Cambrai Nord prison 1437 col 1
TROKAY Léopold Léon Jules Rousies Nord prison 1437 col 1
DUBOIS Oscar Renelde Obrechies Nord prison 1437 col 1
HOUBRON Maurice Edmond Lille Nord prison 1437 col 1
LEVY Felix Valenciennes Nord prison 1437 col 1
DESMARESCAUX Amanda Valentine Maria Landrecies Nord prison 1437 col 1
TRICOTEUX Pagnon Charles Barenton sur Serre Aisne prison 1437 col 2
VEMEL Marie Vieux-Reng Nord prison 1437 col 2
MARTIN Alfred Hubert Longwy Meurthe-et-Moselle otage 1437 col 2
LEPERS Georges Auguste Roubaix Nord prison 1437 col 2
PONTOIS Jules Chéry les Pouilly Aisne otage 1437 col 2
LEFEBVRE Edmond Desvres Pas-de-Calais interné-déporté 1437 col 2
MAREE Augustin François Joseph Mouzon Ardennes otage 1437 col 2
ANTOINE Alexandre Hénin-Liétard Pas-de-Calais résistance 1437 col 2
LEGENDRE François Justin Colmey Meurthe-et-Moselle interné-déporté 1437 col 2
RAULET Marie Joséphine Lucie Charency-Vezin Meurthe-et-Moselle interné-déporté 1437 col 2
GIBARU Jean Baptiste Haraucourt Ardennes résistance 1437 col 2
DUPUIS Paul Auchy les Orchies Nord interné-déporté 1437 col 2
SIMON Henri-Charles Guebwiller Haut-Rhin prison 1437 col 2
MOGUET Romaine Augustine Lille Nord résistance 1437 col 2
QUILLET Jules Aulnoye Nord prison 1437 col 3
MATHIS Julien Lambersart Nord résistance 1437 col 3
LEPOUTRE Charles Marie Joseph Roubaix Nord otage 1437 col 3
DELMASURE Paul Jean Roubaix Nord résistance 1437 col 3
POTIE Marie Emilie Haubourdin Nord otage 1437 col 3
AMAND LE BOUCQ Noémie Templeuve Nord otage 1437 col 3
DELAHAYE-BILLAU Jean-Baptiste Fretin Nord otage 1437 col 3
BOUVY Alphonsine Roubaix Nord otage 1437 col 3
DESBONNELS Léonie-Marie Roubaix Nord otage 1437 col 3
AVRONSART M. Roubaix Nord résistance 1437 col 3
DELAPORTE Georges Napoléon Cambrai Nord condamné 1437 col 3
ADRY M. Arracourt Meurthe-et-Moselle otage 1437 col 3
LEFEBVRE Mme Saint Amand les Eaux Nord otage 1437 col 3
JACQUEMIN Jean-Joseph Paris Seine interné-déporté 1437 col 3
BOURRIER Emma Versailles Nord interné-déporté 1437 col 3
VERHAEGHE Clara Templemars Nord interné-déporté 1437 col 3
MATON Ildephonse François Aniche Nord otage 1438 col 1
TIBERGHIEN Emile Louis Eugene Tourcoing Nord otage 1438 col 1
TILMANT Ernest Alfred Solesmes Nord otage 1438 col 1
DELVALLEE Edourd Eugène Wargnies le petit Nord otage 1438 col 1
MERCIER Victor Albert Paul Carvin Pas-de-Calais otage 1438 col 1
BARATTE Gaston Carvin Pas-de-Calais otage 1438 col 1
MOUSIN Marguerite Assevent Nord otage 1438 col 1
GUINAMARD Jean-Claude Lens Pas-de-Calais otage 1438 col 1
DAUSSY Alphonse François Ecourt Saint Quentin Pas-de-Calais otage 1438 col 1
BERNEUIL Jules Clovis -- -- otage 1438 col 1
COQUELET Pierre François Escarmain Nord otage 1438 col 1
RODESCOT Jules Joseph Henneyeux Pas-de-Calais otage 1438 col 1
NOIZETTE Paul André Escarmain Nord otage 1438 col 1
VERDAVAINE Berthe Valenciennes Nord otage 1438 col 1
MOUILLE Narcisse Wavrin Nord résistance 1438 col 1
LHERMITTE Fidèle Haubourdin Nord otage 1438 col 1
MANESSE Edmond Croix par Roussies Nord otage 1438 col 1
MADEBBLIEN Elise Nouvion en Thiérache Nord résistance 1438 col 2
CAU Laure Marie Roubaix Nord interné-déporté 1438 col 2
LEGRAND Charles Le Quesnoy Nord otage 1438 col 2
JOPPE Marguerite Celina Eugénie Douai Nord interné-déporté 1438 col 2
VERNIER Gustave Hautmont Nord espionnage 1438 col 2
GODEFROY Pauline Douai Nord otage 1438 col 2
CALMETTE Emilie Louise Paris Seine otage 1438 col 2
ROUVEURE Auguste Balan Ardennes otage 1438 col 2
DEROUBAIX Mme Saint Michel Aisne interné-déporté 1438 col 2
LEBBE Emeri Roubaix Nord résistance 1438 col 2
TIBERGHIEN Louis Auguste Tourcoing Nord interné-déporté 1438 col 2
DEMARQUETTE Joseph Raimbeaucourt Nord otage 1438 col 2
BRICOUT Pierre Denain Nord otage 1438 col 2
JOULAIN Marthe Anna Lille Nord otage 1438 col 2
DESFONTAINES Mme Roubaix Nord otage 1438 col 2
WIBAUX Bonami Roubaix Nord otage 1438 col 2
PROUVOST Amédée Charles Roubaix Nord otage 1438 col 2
FOSSE Mme Bermerain Nord prison 1438 col 2
FALLY Elvire Valenciennes Nord interné-déporté 1438 col 3
GUMEZ Jean-Baptiste Le Quesnoy Nord otage 1438 col 3
DEFAUX Auguste Henri Lannoy Nord interné-déporté 1438 col 3
DUSART Irma Jeumont Nord interné-déporté 1438 col 3
MASQUELIER Mme Lille Nord interné-déporté 1438 col 3
ZOUDE Mme Valenciennes Nord otage 1438 col 3
HERBIN Jeanne Cysoing Nord otage 1438 col 3
HECQUET André Lille Nord résistance 1438 col 3
VASSE Emile Namur Belgique résistance 1438 col 3
THERY Armand Fampoux Pas-de-Calais interné-déporté 1438 col 3
NOIRET Henri Saint-Erne Aisne interné-déporté 1438 col 3
HENNEBUISSE Charlemagne Condé sur Escault Nord interné-déporté 1438 col 3
DRAPIER Marie Longwy-Haut Meurthe-et-Moselle résistance 1438 col 3
PETIT Jules Anor Nord espionnage 1438 col 3
DELOFFRE Henri Noyelles-Godault Pas-de-Calais otage 1438 col 3
BAYART Florimond henri pierre Roubaix Nord otage 1438 col 3
OZOUF Charles Emile Crécy sur Serre Aisne interné-déporté 1438 col 3
PROUVOST Cyrille Eugène henri Vroix Nord otage 1438 col 3
GODCHAUX Eugène Cambrai Nord résistance 1438 col 3
APPERT Mme St-Palais Cher résistance 1439 col 1
VINOIS André Asnières Seine interné-déporté 1439 col 1
RENAUT Henri Solesmes Nord Blessé 1439 col 1
BOUCLY Mme Lille Nord prison 1439 col 1
WAREILLE d'HERLINCOURT Léon Pierre Joseph Eterpigny Pas-de-Calais condamné 1439 col 1
MAROTTE Charlotte La Fère Aisne otage 1439 col 1
LEMAIRE Albert Le Quesnoy Nord prison 1439 col 1
COUCKE Alfred Gustave henri Lille Nord résistance 1439 col 1
HABRANT Louise Haussy Nord résistance 1439 col 1
VAUTIER Marie Céline Maubeuge Nord espionnage 1439 col 1
LESAFFRE Jeanne Saint Amand les Eaux Nord prison 1439 col 1
HENRY François Charles Miraumont Somme résistance 1439 col 1
VIALLE M. Péronne Somme résistance 1439 col 1
BRICOUT Angèle Catherine Clary Nord otage 1439 col 1
GABET Philomène Caudry Nord otage 1439 col 2
DANHIEZ Jules Adolphe Cambrai Nord résistance 1439 col 2
SENECHAL Abbé Douai Nord résistance 1439 col 2
DUNOYER M. La Bouteille Aisne résistance 1439 col 2
DUSOTOIT Hubert Joseph Gustave Haubourdin Nord prison 1439 col 2
CHOQUET Henri François Joseph Haubourdin Nord espionnage 1439 col 2
DUBARLE Léonie Blanche Chamont Oise otage 1439 col 2
BROUX Jean Baptiste Lille Nord interné-déporté 1439 col 2
DELERUE Mme Steenwerck Nord résistance 1439 col 2
DELANNOY Henry -- -- interné-déporté 1439 col 2

 

     On pourra remarquer qu'il y a déjà plus de 5 ans que la guerre est terminée, mais durant le temps de propagation de l'information et celui de remontée des dossiers, d'autres décrets ont été publiés, des "promotions" semble plus spécialement adressées au personnel hospitalier, bénévole pour respecter l'esprit initial, bien que celui-ci ait été étendu par d'autres décrets, notamment aux otages et prisonniers.

  • Ce qui semble être la première promotion sur proposition du Ministre des Affaires Étrangères parait au JO du 06/03/1918, ce qui nous éloigne beaucoup de notre recherche dans le Valenciennois, et même dans les territoires occupés, mais -probablement- diplomatie oblige pour ces premiers noms ...
     

    MRF19180306

         Cependant quelques patronymes figurant dans cette liste vont nous ramener à notre propos de départ, à commencer par Mme ALLIZÉ Adrienne (voir ci-dessus), épouse de Henri ALLIZÉ, diplomate, Ministre à la Légation de France à La Haye de 1914 à 1919, mais également MM. Marie Paul VOUTE, Wilhelm Cornelis Theodor VAN DER SCHALK, Herman Karle WESTENDORP, Charles BOISSEVAIN et d'autres, qui participeront activement et/où financièrement à l'accueil des réfugiés français aux Pays-Bas restés neutres, et notamment des enfants. Voir sur ce même blog.

 

dont je ne doute pas qu'ils l'avaient méritée, comme :

 et où l'on retrouve une fois encore des noms de personnes résidant aux Pays-Bas et ayant participé à l'aide des réfugiés, notamment des enfants.
 

  •  Le n° 270 du 3/10/1920 permet de prendre connaissance de faits oubliés : (Melle Elisabeth DROULERS à Fourmies, Mme DUFOUR Denise de Valenciennes, M. LANCELIN Jean-Baptiste à Vendegies-aux-bois)

DROULERS EM JO270 19200903        DUFOUR D JO270 19200903

LANCELINJB JO270 19200903

  •  Le n° du 12/12/1920 cite pour la médaille d'argent deux habitants de St-Saulve : CRUNELLE Jean-Baptiste et HECQUET née CRUNELLE Louise-Hélène

CRUNELLEJBAG19201212     HECQUETLAG19201212

 

  • Le 4 septembre 1921  17 pages de noms au JO.
  • Le 19 juin 1923 le JO publie le décret du Président de la République : 2 pages de noms (que je recopierai incessamment) avec spécification des services rendus.

     
  • Le décret du 2 décembre 1926 étend le bénéfice de la médaille (toujours sous réserve de faits de courage et dévouement dûment établis) aux anciens prisonniers de guerre, prisonniers civils et otages, aux services rendus aux armées alliées, aux Alsaciens-Lorrains, ainsi qu'à titre posthume.

     
  • Le décret paru au JO du 5 avril 1930 sous la présidence de Gaston Doumergue donne connaissance de la liste des récipiendaires, dont un certain nombre du département du Nord :
     
    • BOUCHART Charles, St Amand les Eaux
    • BOULET-TETARD Angelique, Estrun
    • BOUVY née DESBONNETS Louise, Roubaix
    • BRICOUT, née STAHL Jenne Henriette Julie, Cambrai
    • CLAUDE Louis, Cambrai
    • DEGREMONT Paul Achille, Féchin
    • PILLION Alexis Henri Elie, Verchain-Maugré
    • PILLION née LAGRUE Laure, Verchain-Maugré
    • POUTRAIN François Louis, Capelle
    • ROMMES née MILLE Gabrielle, Tourcoing
    • HOUTHOOFD Julien, Wattrelos
    • TRAMPONT née MARECHAL, Valenciennes
    • MOHR Jules (posthume), Valenciennes
    • GEORGES née BOUDERLIQUE Malvina Emilie, Villers-Outreaux
    • MICHAUX née BOUDERLIQUE Zélie Maria, Villers-Outreaux
    • DUTHOIT née CLAY Hélène, Tourcoing
    • FARINEAUX Auguste, Lesquin
    • LEMAIRE née LERSKE Philomène Hortense, Villers-Outreaux
    • LEROY Jean-Baptiste, Hergnies
    • RICHARD Louis François, maire de Vicq
       
     
  •  La médaille était remise avec un diplôme, en voici un exemplaire remis à CLARIN Daniel :

    MRF diplôme
    "Belle conduite en captivité.
    A fait preuve de courage en désarmant une sentinelle allemande
    qui frappait un prisonnier français,
    a été blessé à coups de baïonnette et de crosse de fusil"
    (merci à jd62)

 

Ci-dessous l'ensemble des Journaux Officiels trouvés à ce jour, où figurent les décrets concernant la Médaille de la Reconnaissance Française et son attribution.
Les liens revoient vers le site numérique de la BNF et s'ouvrent sur la première page du JO concerné. cliquer ensuite à gauche sur la loupe pour faire apparaître les occurrences de "reconnaissance française". La recherche par nom n'est pas fiable à 100%, la police de caractères du journal et les arrondis de reliure ne facilitant pas la reconnaissance de caractères. La date en italique rouge indique une publication détaillée à part dans ce blog.

Si vous en trouvez d'autres, merci de me les signaler (ainsi que d'éventuelles erreurs).

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21 février 2019

Civils récompensés, Médaille de la reconnaissance Française (3)

 

Lorsqu'est créée en 1917 la Médaille de la reconnaissance Française, il s'agit de, je cite :

Remercier et distinguer les auteurs des actes de dévouement accomplis dans l'intérêt public, à l'occasion de la guerre et pendant la durée des hostilités.

     Les décrets parus au Journal Officiel de la République Française permettent aujourd'hui de retrouver les noms de ceux et celles qui l'ont reçue, malgré le peu d'information que représente la citation.
J'ai déjà traité les JO du 11/03/1923 et du 10/02/1924 , je fais de même ici avec celui du 19/06/1923.

3mrf
 

  • 90 noms de récipiendaires des 3 classes : Vermeil, Argent, Bronze,
  • de 17 à 85 ans en 1914,
  • 25 femmes (dont une citée 2 fois) et 55 hommes, tous civils,
  • des départements occupés dont : NORD (56), HAUT et BAS-RHIN (9), AISNE (6), etc ... ainsi que plusieurs civils d'Ile-de-France, mais qui ne pouvaient que se trouver au nord du front.

J'ai pu les répartir en 4 catégories :

  • Aide aux soldats : essentiellement ceux que la fermeture du front avait isolé de l'armée alliée, (Français, dont Alsaciens réfractaires, Anglais, Russes), mais également des hommes désirant rejoindre la France libre via les Pays-Bas (neutre) pour s'engager.
    35 hommes et femmes y ont participé.

    Au moins 112 soldats sont ainsi hébergés, cachés ou aidés, en ne comptant a minima que 2 pour la mention "plusieurs".

    Le maximum est atteint avec "30 soldats anglais cachés dans la forêt de Mormal et ravitaillés pendant deux mois".
     
  • Espionnage dont la détention et le lâcher de pigeons, appartenance au comité Jacquet, etc. :
    22 sont dans ce cas.
     
  • Actes de Résistance (même si le mot n'avait pas alors la valeur qu'on lui a accordé lors de la guerre suivante) envers l'occupant sous des formes diverses : refus de travailler, diffusion de documents (ex : "L'Oiseau de France"), écoute de la TSF de la France libre via un poste caché, détention d'armes (parfois laissées par des soldats hébergés) malgré les interdictions, ou encore en détournant un train blindé, prémices de "résistance-fer".
    19 sont dans ce cas.
     
  • Civils condamnés, otages (notamment en Lithuanie), déportés, fusillés ou décédés : 15.

 

Les voici, en commençant pour chaque catégorie, par les dames :

     Les peines encourues, appliquées avec sévérité comme savait le faire l'occupant, vont de la peine de prison de quelques mois à 20 ans, parfois assortis d'amende (à payer en Marks) ou de la déportation pour plusieurs années, à la peine capitale.

Seuls ceux qui survécurent jusqu'à leur libération peu après l'armistice verront leur temps écourté.

     Quelques cas ont été traités sur ce même blog, auquel cas un lien renvoie vers le sujet (nom souligné et repéré par *) ;
pour d'autres les archives du Ministère de la Défense, de la Croix-Rouge (CICR), de la Légion d'honneur, permettent d'en savoir un peu plus sur le bénéficiaire, parfois les circonstances.
J'ajoute ce que je sais d'eux, indiqué sous leur citation, en complétant désormais au fur et à mesure, parfois en rectiffiant les erreurs au journal officiel.

 

1. Aide aux soldats

 
BROYART Eugénie (Mme), ménagère à Méru (Oise).
  Vermeil



 
Condamnée à 3 ans de prison pour avoir refusé d'indiquer le refuge d'un soldat français. Séparée de son mari et de ses quatre enfants. Internée à Siegburg où elle fit deux ans de cellule.
BERANGER Marguerite Blanche, née le 19/05/1884 à Ugny-le-Gay (Aisne) de Alfred et MINART Claire, mariée à BROYART Lucien Virgile le 10/05/1902.
Sa fiche du CICR indique un seul prénom "Eugène" (sic) ce qui semble faire d'Eugénie son prénom d'usage. Faite prisonnière à Vouel (Aisne) où elle résidait en famille. Les registres la situent à Siegburg le 31/01/1917.
 
MASSE Zénaïde (Mme, née Michaux), ménagère à Villers-Outréaux (Nord).
  Argent

A caché et nourri pendant deux ans un soldat : découverte, a été emmenée en captivité en Allemagne où elle est restée internée pendant six mois.
MICHAUX Joraine Céline Virginie, née à Villers-Outréaux le 11/06/1874 de Louis et LEMAIRE Marie Josèphe, mariée à MASSE Auguste le 11/04/1896.
Sa fiche au CICR signale qu'lle a été faite prisonnière à Caudry le 01/10/1916 ; début décembre 1916 elle est à la prison de Siegburg, d'ù elle est transférée le 31/05/1917 vers Limbourg a/Lahn. Il n'y a aucune indication sur la durée de son emprisonnement.
Sa fille Alice née le 11/04/1898, arrêtée en même temps, la suit dans sa captivité (elle a 16 ans en 1916). Elle sera citée au JO du 25/07/1923 pour la même médaille ; sa captivité durera 2 ans.

MASSE Alice JORF 19230725

 
AUTIER Léonie (Mme), couturière à Thilay (Ardennes).
  Argent

Emmenée en captivité pour avoir caché un de ses neveux qui atteignait l’âge de la mobilisation, a eu l'attitude la plus ferme vis-à-vis de l'ennemi ; a été mise en cellule pendant un an par suite de son refus obstiné de servir les Allemands.
Née le 06/06/1872 à Thilay de Jean-Baptiste et LEDUC Marie Marceline. Son dossier au CICR mentionne qu'elle a été emprisonnée à Siegburg, (venant de Limburg a/Lahn) le 27/02/1917. A une demande de renseignements de la famille résidant en France libre, la Croix-Rouge répond en mars 1918 que, graciée, elle a été renvoyée à Thilay le 23/11/1917.
*
BAUDUIN Julia-Célestine (Mme, née Farcage), ménagère au Cateau (Nord).
  Argent A caché pendant la guerre du 26 août 1914 au 10 septembre 1916 un soldat anglais ; arrêtée ainsi que ce soldat par les Allemands, a été condamnée à deux ans de réclusion.
 
CARLIER Berthe (Mme), demeurant à Etampes (Seine-et-Oise).
  Argent



A fait preuve, pendant l'occupation, d'un grand dévouement à l'égard des soldats alliés. A, pendant onze mois, caché et ravitaillé deux soldats russes, prisonniers évadés ; dénoncée, a été condamnée, le 15 décembre 1916, par un conseil de guerre allemand à deux ans de prison, dont un de cellule, qu'elle a subis intégralement.
CARLIER Berthe Nathalie, née à Reims le 27/01/1894 de Célestin et DURSY Marie Victorine.Célibataire, elle habite à Dizy-le-Gros (Aisne) lorsqu'elle est arrêtée à 22 ans, et conduite à Aix-la-Chapelle. Le CICR la trouve à la prison de Bonn le 01/02/1918 d'où elle sera transférée à Limbourg a/Lahn en mai 1917. Sans nouvelles, la famille en zone libre apprendra le 04/01/1919 qu'elle a été envoyée à Rastatt le 22/11/1918 en vue de son rapatriement.
Ce n'est qu'après la guerre qu'elle se fixe à Etampes, où elle épouse Henri CRINIERE en 1930. Elle décède à Poitiers en 1978.
 
CONIA Marie-Josèphe-Célina (Mme, née Dusautoir), ménagère à Wasquehal (Nord).
  Argent


Condamné à 3 ans et demi de réclusion pour avoir caché son frère, soldat au 7e régiment d'infanterie, échappé des mains de l’ennemi. A subi sa peine pendant 18 mois, en cellule à Siegburg.
DUSSAUTOIR Marie-Josèphe-Célina, née le 24/10/1871 à Bouvelinghem (Pas-de-Calais), fille de DUSAUTOIR Sophie. Elle épouse MINEBOIS Théodore Joseph qui décède en 1909, puis le 09/12/1920 à Tourcoing, CONIA Louis.
Sa fiche aux archives du CICR la situe à Siegburg le 11/11/1916 (avec Louise de Bettignies).

Elle figure dans cette même liste sous le nom de son premier mari : Minebois.

Le frère, DUSSAUTOIR Louis Joseph Lucien, né le 15/05/1874 à Bouvelinghem, bien que père de 6 enfants le 24/08/1914, a été rappelé au 7e RIT.
Porté disparu aux environs de Tournai le 27/09/1914, capturé -chez sa sœur- le 26/07/1915 à Wasquehal, il a été emprisonné à Gösloh (à l'Ouest de Hannovre) puis à Soltau dont il a été rapatrié le 05/01/1919.
 
LEGRAND Blanche (Mme, née Sohier), ménagère à Obies-lez-Bavay (Nord).
  Argent

A ravitaillé pendant deux mois trente soldats anglais cachés dans la forêt de Mormal et caché pendant trois années un civil condamné à mort par l'autorité allemande.
SOHIER Blanche, née le 06/02/1891 à Gommegnies (Nord) de Jules et LESNES Léocadie. Mariée à Obies le 23/07/1921 avec LEGRAND Jules Désiré. Décédée à Obies le 11/11/1969.
Cet épisode concerne des blessés anglais ainsi que des soldats (dont le lieutenant C.H. BUSHELL) pris au piège du retournement du front.
Il est relaté dans le livre de Louise Thuliez "Condamnée à mort", disponible sur Gallica, où apparait le nom de Léocadie SOHIER, mère de Blanche. Celle-ci a été décorée par les britanniques : "The Allied Subjects' Medal" réservée aux civils ayant aidé des militaires britanniques.
Le même épisode est relaté d'un autre point de vue dans les mémoires de René Delame.
 
TOUROLLE Madeleine-Georgette (Mme, née Berteaux), demeurant à Saint-Michel (Aisne).
  Argent


A ravitaillé pendant onze mois un aviateur français venu en mission à Saint-Michel. Condamnée à quatre ans de travaux forcés par le conseil de guerre d'Hirson, a fait vingt-sept mois de prison en Allemagne (avait vingt ans).
BERTEAUX Madeleine Georgette née le 09/09/1896 à Ramousies (Nord) de Charles Félix et FAITROP Mathilde. Elle épousera André TOUROLLE à St Michel en 1919.
Selon les documents du CICR, capturée à St Michel (Sougland) le 29/8/1916, elle est à Hirson le 19/09/1916, à Siegburg les 10/10 et 11/11/1916, à Limburg a/Lahn le 31/5/1917.
Dans chacune de ses détentions elle est accompagnée de sa mère FAITROP Mathilde épouse BERTEAUX et de sa soeur Marguerite-Blanche épouse BEAUBE, son père BERTEAUX Charles et le mari de sa soeur, BEAUBE Paul ont également été emprisonnés (je les ai traités avec le JO du 11/03/1923)
 
CAUCHETEUX Marie (Mme, née Maillart), ménagère à Escaudain (Nord).
  Bronze

A subi une peine de quarante-cinq jours de prison pour avoir essayé de faire franchir la frontière hollandaise à ses deux fils.
MAILLARD Marie-Joseph née le 13/03/1872 à Escaudain de François et MARQUANT Marie Joseph, mariée le 31/10/1891 à Escaudain avec CAUCHETEUX Edouard.
2 fils : Léon, né le 5 mars 1892, exempté avec sa classe, "resté en pays envahi, retrouvé en pays reconquis" (sic) et Edouard, né le 05/02/1894, dont l'état des service a été détruit à Valenciennes en mai 1940, et non reconstitué.
 
DELECOURT Amélie-Jeanne-Adèle (Mme, née Fontaine), coupeuse à Paris.
  Bronze

A recueilli et abrité pendant de longs mois des soldats français blessés. Collaboratrice du comité Jacquet.
FONTAINE Amélie Jeanne Adèle, née à Lille le 7 octobre 1874 de Jean François et VASSEUR Adèle. Mariée à Louis Jules DELECOUR (coupeur en confection) le 22/11/1897 à Lille.
Voir sur la résistance dont le Comité Jacquet.
 
FERTIN Louise (Mme), lingère à Lille.
  Bronze A caché pendant trois ans un soldat français ayant participé à la défense de Lille en 1914.
 
MINEBOIS Marie (Mme, née Dusoitoir), ménagère a Wasquehal (Nord).
  Bronze

A subi dix-huit mois d'internement pour avoir donné asile à son frère, soldat français échappé du siège de Lille.
DUSSAUTOIR Marie Josephe Célina. Elle figure dans cette même liste, pour les mêmes faits, sous le nom de son second mari : CONIA.
 
MOUGENOT Louise-Rosine (Mme, née Cresson), couturière à Rumegies (Nord).
  Bronze

A ravitaillé et fait [=aidé à] fuir en juillet 1917 deux soldats anglais prisonniers évadés, qui tentaient de rejoindre leur unité par la Hollande.
CRESSON Louise Rosine, née le 23/01/1883 à Salomé (Nord) de Louis et MANNECIER Sophie, mariée le 29/01/1901 à Lille avec MOUGENOT Léon Pierre. Décédée le 25/01/1963 à Thivencelles.
Elle a reçu des autorités britanniques une lettre de remerciements pour son aide aux soldats.
 
PERRIEZ Marie-Elise (Mme, née Lemay), ménagère à Bermerain (Nord).
  Bronze


Condamnée à un an de prison par les autorités allemandes pour avoir caché et hébergé un soldat anglais, a subi sa peine à la maison d'arrêt de Valenciennes de mai 1917 à mai 1918.
LEMAY Marie Elise, née le 28/07/1878 à Bermerain de Firmin et CHEVAL Uranie. Mariée à Bermerain le 06/09/1909 avec Joseph PERRIEZ.
Elle a reçu des autorités britanniques une lettre de remerciements pour son aide au soldat.
 
PHILOUZE Suzanne-Odette (Mme, née Pequel), directrice de bazar à Cambrai (Nord).
  Bronze Le 26 août 1914 a donné asile à deux soldats français qu’elle a gardés, l’un jusqu'au 3 septembre, l'autre jusqu'en octobre de la même année. A la fin d'octobre 1914, a caché un soldat alsacien déserteur de l'armée allemande et l'a gardé jusqu'au 15 décembre 1916.
 
BLINTZ Joseph-Xavier (M.), inspecteur de police spéciale à Mulhouse (Haut-Rhin).
  Argent Avant de déserter les rangs de l'armée allemande pour venir servir en France s'est exposé aux plus grands dangers en facilitant l'évasion de divers soldats français prisonniers, pendant qu'il était employé dans un hôpital militaire allemand ; a été, pour ce fait, arrêté et incarcéré.
 
COURBEZ Ildefonse (M.), cordonnier à Somain (Nord).
  Argent


A été condamné à deux mois de prison et dix ans de réclusion, incarcéré dans une forteresse du 11 septembre 1917 au 17 novembre 1918 pour avoir favorisé l'évasion en France libre de jeunes gens mobilisables.
COURBEZ Ildephonse, né le 15/05/1880 à Somain, de Ildephonse et BETREMIEUX Clotilde.
Son dossier au CICR le signale capturé à Herve (Belgique) le 11/09/1917, au pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en février 1918, puis au camp de Limburg a/Lahn le mois suivant.
A chaque localisation il apparait à coté de BETREMIEUX Alphé, frère de sa mère, né le 08/04/1865 à Aubry (Nord), employé de chemin de fer (Bahnbeamter) capturé à Somain le 12/09/1917.
Il est cité pour la même médaille au JO du 15/05/1923.

BETREMIEUX A JO 19230515 MRF

Le fils de celui-ci, BETREMIEUX Alphé Ernest, né le 7 mars 1896 à Somain, donc classe 1916, sera incorporé au 73e RI le 08/04/1915 ; il recevra en 1928 la médaille des évadés pour n'être pas resté en zone occupée : peut-être faisait-il partie de ceux aidés par Ildephonse COURBEZ.

 
DELAPORTE Eugène (M.), boulanger à Ham (Somme).
  Argent

A été emprisonné en Allemagne pendant trente-deux mois pour avoir fourni du pain à deux soldats français restés dans les lignes ennemies.
DELAPORTE Eugène Charles, né à Anguilcourt-le-Sart (Aisne)le 17/12/1897 de Charles et DELIGAT Marie. Selon le registre du CICR le 13/11/1916 il est détenu à Diez. "Non recensé en temps utile par suite d'un cas de force majeure" (et pour cause) il intégrera le 12e BCP en mars 1919. Il décède à Ham le 25/02/1936.
 
DUFOUR Charles-Bruno (Feu M.), mineur à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais).
  Argent


Condamné à 10 ans de travaux forcés pour avoir secouru et caché un soldat français ; est décédé de la suite des privations et souffrances endurées au cours de trois ans et demi de captivité.
DUFOUR Charles Bruno né le 25/03/1855 à Waziers (Nord) de Charles Bruno et GAMBIER Adéline. Il épouse en 1910 Marie PLAYE, veuve de COLARD Jean Pierre, dont COLARD Angèle née le 01/02/1878 qui épouse LEMAIRE Auguste en 1896.
Charles DUFOUR figure sur le monument aux morts de Loos-en-Gohelle, sa fiche personnelle sur le site MémorialGenWeb donne le récit suivant :
"M. Charles DUFOUR, ancien Conseiller municipal de Loos-en-Gohelle,rencontra dans Lens un homme blessé et affamé. Cet homme M. GEROME Augustin de Divion (62) avait été blessé le 01/10/1914 à Douai (59). Il avait pu s'échapper et avait gagné Lens. M. DUFOUR le conduisit chez sa belle-fille Angèle COLARD. Du 11 octobre 1914 au 6 février 1915, ils vécurent tous trois en continuelle alerte. Le 6 février 1915, ils furent dénoncés, emmenés, condamnés à 10 ans de réclusion puis jetés dans une forteresse allemande. M. DUFOUR fut transféré dans la cellule 7 du [camp d'Absendung au] camp de Rheinbach. Il y décède de maladie le 27/07/1918. Angèle COLARD mourra le 01/12/1926 à Loos-en-Gohelle des suites de sa déportation. Elle recevra la Légion d'Honneur. Le dénonciateur fut condamné après la guerre par le Conseil de Guerre de Lille (59)."
Le dossier au CICR indique qu'après sa capture à Lens le 12/02/1915, il était interné à Siegurg en mars 1917, puis transferé à Limburg a/Lahn en mai de la même année. Il sera inhumé au cimetière de Ehrang (au nord de Trèves), tombe n°647.


Angèle LEMAIRE, née COLARD est faite Chevalier de Légion d'honneur par décret du 4/10/1918, au motif suivant :
"Au mois d'octobre 1914, étant encore à Lens a recueilli un soldat français blessé, l'a soigné et a pourvu à sa subsistance pendant 5 mois environ. Arrêtée par les Allemands a été condamnée à 10 ans de travaux forcés. Conduite en Allemagne est restée en prison jusqu'au 7 novembre dernier"
L'une de ses fiches du CICR indique simplement qu'elle n'est pas à Rheinbach; l'autre  au nom de "COLARD née LEMAIRE" (sic) qu'elle est à la prison de Siegburg en avril 1917 puis Limburg a/Lahn en juin 1917 après internement à Ziegenhain en novembre 1916.
 
QUENNESSON Emile (M.), fabricant de tissus à Villers-Outréaux (Nord).
  Argent

Maire de la commune ; fut condamné à cinq années de prison pour avoir pourvu à l' entretien de trois soldats anglais ; a subi dix-neuf mois de cellule en Allemagne.
QUENNESSON Emile né le 22/03/1857 à Clary (Nord) de Pierre Joseph et MONTAY Catherine.
Son dossier du CICR le situe au camp de Friedrichsfeld/Wesel en mars-avril 1917, transféré de Clève.
Fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 24/07/1934 au motif suivant :
"A mis à l'abri, pendant l'invasion allemande, au péril de sa vie, plus de cent soldats français et anglais, et fut, faut de preuves, condamné à 5 ans de forteresse en Allemagne. Quatre fils morts pour la France"

Il a été décorée par les britanniques : médaille de bronze, "The Allied Subjects' Medal", réservée aux civils alliés ayant aidé des militaires britanniques.
 
RURSCH Eugène (M.), garde forestier à Haguenau (Bas-Rhin).
  Argent A, pendant un an et demi, recueilli et hébergé en forêt, au péril de sa vie, trois jeunes Alsaciens réfractaires.
 
TRICOTTEUX Fénelon (M.), cultivateur à Barenton-sur-Serre (Aisne).
  Argent


Traduit devant un conseil de guerre allemand pour avoir donné abri à des soldats français, a été condamné, le 26 juin 1915, à 5 années de prison pour ce fait ; est resté incarcéré pendant 17 mois.
TRICOTEUX Charles Fénelon né le 26/03/1861 à Busigny (Nord) de Charles et DELHAYE Eugénie.
Selon les renseignements du CICR il est à Wittlich en novembre 1916.
 
CACHEUX André dit Florent (M.), négociant en rouennerie à Saint-Quentin (Aisne).
  Bronze


Lors de l'arrivée de l'ennemi à Saint-Quentin, le 28 août 1914, a préservé de la captivité 4 officiers et 18 soldats français en leur procurant des vêtements civils. A caché dans sa maison, au péril de sa vie, leurs armes, munitions et équipements.
CACHEUX Pierre André (dit par la suite Florent) né le 01/11/1853 à St-Aubert (Nord) de CACHEUX Marie Catherine.
 
CROP Michel-Théodore-Joseph (M.), secrétaire de mairie à Bousbecque (Nord).
  Bronze

Emprisonné par les Allemands, du 19 janvier au 31 juillet 1918, pour avoir procuré à trois jeunes gens les moyens de traverser la Belgique pour gagner la Hollande.
Né le 02/05/1891 à Bousbesque de Ernest et CASTEL Jeanne.
Il recevra également en 1938 la Médaille des prisonniers civils, déportés et otages de la grande guerre.
 
DELAPLACE Léon-Charles-Henri (M.), employé de commerce à Roubaix (Nord).
  Bronze A trois reprises différentes, en 1915 et en 1916, a tenté de regagner la France non occupée par la Hollande ; arrêté par les Allemands, a subi deux détentions d'une durée de sept mois et quinze jours de prison.
 
DELECAUX Henri-Joseph-Louis (M.), propriétaire à Lambersart (Nord).
  Bronze


A favorisé l'évasion de 6 soldats du 8° régiment d'infanterie territoriale en leur fournissant des effets civils. A été emprisonné pendant quinze jours, en 1915, pour avoir refusé de faire confectionner des sacs à terre.
DELECAUX Henri Joseph Louis, né le 08/10/1859 à Orchies de Jean-Baptiste et LAMBERT Catherine.
Chevalier de la Légion d'honneur en 1932, parmi les motifs :
"A assuré pendant l'occupation le ravitaillement de la commune de Lambersart dont il était maire [1916-1925]. Emmené comme otage pendant la guerre".
 
DEMOUSTIER Henri (M.), comptable à Maubeuge (Nord).
  Bronze




Arrêté par les Allemands le 21 août 1917 alors qu'il tentait, à Hombourg (Belgique), de passer en Hollande pour gagner ensuite les lignes françaises. A été condamné par le conseil de guerre de Liège, après deux mois de prévention, à six mois de prison. A subi sa peine dans un des forts de cette ville, puis a été dirigé sur le camp de Sennelager, où il est resté jusqu'à la conclusion de l'armistice.
DEMOUSTIER Henri Victor Joseph né à Maubeuge le 15/06/1895 de Henri et MOURY Ambroisine.
Selon le dossier du CICR il a été capturé à Hombourg le 23/08/1917. Détenu initialement à Lüttich (Liège en Allemand), il est au camp de Senne le 25/02/1918.
Il y est accompagné de BOUGUIN Gabriel (fiché "Bonquin") né le 31/07/1897 à Néris-les-Bains (Allier), DRUON Charles Ernest Camille né le 06/01/1896 à Paris et TITON Eugène (Georges) né le 21/02/1891 à Sancerre (Cher) capturés en même temps.


Bien que considérés comme civils par le CICR, ce sont en fait des militaires qui se sont trouvés derrière les lignes allemandes :

Charles Druon matricule 1400 classe 1916 à Paris 1er bureau a été incorporé le 12/04/1915. Il est au 35e RI lorsqu'il est porté disparu le 16/04/1917 au combat de Berméricourt (Marne) au nord de Reims. Une fois libéré à l'armistice, il sera réintégré pour n'être libéré qu'en septembre 1919.
Gabriel Bouguin matricule 1846 à Moulins a été incorporé au 60e RI le 09/01/1916.  Porté disparu le 16/04/1917 à Berméricourt. Une fois libéré à l'armistice, il sera réintégré pour n'être libéré qu'en octobre 1919.
Eugène Titon matricule 3264 classe 1911 à Paris 1er bureau, était mobilisé au 44e RI, prisonnier de guerre le 16 avril 1917 à la ferme Godat (5km à l'est de Berméricourt), cité à l'ordre du régiment le 30/04/1917 pour des faits déroulés à la date de sa disparition. Une fois libéré à l'armistice, il sera réintégré pour n'être libéré qu'en août 1919. Il décède le 14 juillet 1921.

Tous les 3 participaient à la même attaque dite "2e bataille de l'Aisne" parmi la 14e Division d'infanterie (2e flèche bleue en partant de la droite) :

19170416
(voir le site Carto 14-18)

et ont donc nécessairement échappé aux Allemands avant de tenter de passer en Hollande lorsqu'ils sont repris 4 mois plus tard.

Henri Demou
stier, une fois libéré du camp allemand, et décrété bon pour le service armé, sera incorporé (à Paris) au 62e RI en mai 1919, alors qu'il est à l'Hopital Militaire de l'école St-Nicolas d'Issy-les-Moulilneaux, probablement les séquelles de son incarcération. Il sera rendu à la vie civile le 14/09/1919. Son état signalétique et des services, porte  -comme pour tous ceux qui étaient en zone occupée- la mention "Non recensé  en temps utile par suite d'un cas de force majeure" ...
 
BISIAUX Lucien (M.), agriculteur à Fontaine-au-Pire (Nord).
  Bronze



Voulant se rendre en France non occupée pour être incorporé, a été arrêté, le 10 juin 1915, et fait prisonnier à la frontière de Hollande ; maintenu pour ce fait pendant deux mois en cellule à Aix-la-Chapelle, a été dirigé ensuite sur Darmstadt, où il a travaillé dans une ferme jusqu'à l'armistice.
BISIAUX Edouard Lucien né le 26/10/1897 à Caudry (Nord) de Jules et LERICHE Elise.
Il ne semble pas y avoir de fiche à son nom dans les archives du CICR. "Non recensé  en temps utile par suite d'un cas de force majeure", il est affecté au 81e RI dont il sera libéré le 16/09/1919. Cependant, avec la guerre suivante, la notion de déporté résistant va apparaître, et son état des services (Matricule 2387, classe 1917 Cambrai) porte la mention suivante :

Déporté-Résistant

 
HEGO Alphara (M.), employé de commerce à Aniche (Nord).
 

Bronze

 

A recueilli et tenu caché chez lui en août 1914, pendant un mois un soldat français qui malade n'avait pu suivre son régiment ; a fait une propagande française des plus actives de 1914 à 1918, en faisant reproduire à la machine à écrire des extraits de journaux favorables à notre cause et en les distribuant parmi la population.
HEGO Alphara, né le 03/03/1877 à Aniche de Alphara et WAGNEZ Catherine.
 
HENRY Jean-Marie-Léon (M.), banquier à Courcelles-Chaussy (Moselle).
  Bronze Interprète dans un camp de prisonniers anglais et français, a facilité au péril de sa vie, l'évasion de plusieurs de ceux-ci.
 
LEROY Alfred (M.), ouvrier métallurgiste à Bermerain (Nord).
  Bronze


Fait prisonnier par les Allemands en 1915, au moment où il essayait de franchir la frontière de Hollande pour rejoindre les troupes françaises, a été incarcéré jusqu'à l'armistice.
LEROY Alfred né le 08/05/1895 à Anzin de Jean-Baptiste et PAYEN Ruffine. Initialement matricule 2131 à Reims pour cause de résidence à Auxonne, inscrit à Cambrai matricule 2276 classe 1915 "Non recensé en temps utile par suite d'un cas de force majeure" il est affecté le 18/07/1919 au 1er régiment de Dragons, libéré le 03/09/1919.
En 1954 il obtiendra le statut de déporté résistant eu égard au comportement qui lui vaut la citation ci-dessus ; de ce fait la période du 22/07/1915 au 19/11/1918, soit 3 ans, 9 mois 20 jours sera comptée (double) comme service militaire actif dans la zone de combat et dans une unité combattante.

DR1

Il ne semble pas y avoir de fiche à son nom au CICR.

 
ROY Louis-Auguste-Joseph (M.), employé à Paris.
  Bronze Condamné à quatre-vingt-quinze jours de cellule qu'il a subis pour avoir tenté de franchir la frontière hollandaise. Arrêté aux environs de Tournai (Belgique).
 
SANTIERE Jules-André (M.), tulliste à Caudry (Nord).
  Bronze


Condamné pour avoir transporté les correspondances des territoires occupés en Belgique et servi de guide à des jeunes gens qui ont réussi à franchir la frontière hollandaise pour rentrer en France. A subi un an d'emprisonnement en Allemagne.
SAUTIERE Jules André né le 11/06/1886 à Beaumont-en-Cambrésis (Nord) de Jules et BOUDANT Marie. Son dossier au CICR le situe à Rheinbach le 10/01/1916, puis à Siegburg-Brückberg le 14/08/1916, et Holzminden le 02/11/1916.
Son état des sevices militaires (matricule 108, classe 1906 Avesnes) signale "Resté en pays envahi, n'ayant pu être touché par un ordre de route individuel"
 
VERMESSE Victor-Louis-Joseph (M.), secrétaire des établissements Thiriez à Loos (Nord).
  Bronze


Pendant l'occupation allemande, a caché et ravitaillé quatre soldats français. A fait évader deux personnes recherchées par les Allemands. Suspect à l'ennemi, a été l'objet de nombreuses vexations et emprisonné à la commandanture de Lille.
VERMESSE Victor Louis Joseph, né à Lille le 28/6/1873 de Louis et WALLART Elvina.
 
VEYMERINGER Jean-Pierre (M.), menuisier à Basse-Yutz (Moselle).
  Bronze

Gardien de prisonniers français, a facilité l'évasion de plusieurs d'entre eux au péril de sa vie.
VEYMERINGER Jean Pierre né le 6 janvier 1870 à Basse-Yutz (Moselle) de Jean et NEUBERGER Marie.

 

 

2. Espionnage.

 
GEHIN Augustine (Mme, née Delattre), cultivatrice à Colleret (Nord).
  Vermeil



Arrêtée sous inculpation d'espionnage, 15 ans de travaux forcés, incarcérée du 21 janvier 1918 au 15 novembre 1918 (Hautmont, Maubeuge et Namur), régime cellulaire, santé très altérée. A eu son fils fusillé sous ses yeux ; sa fille condamnée à mort eut sa peine commuée en celle de la détention perpétuelle.
DELATTRE Augustine Marie Joseph née à Thy-le-Chateau (Belgique) le 13/07/1856 de François et DEVERGNIES Amérante. Mariée la 22/04/1880 à Colleret avec GEHIN Gustave; ils ont eu 11 enfants, dont :
Marcel GEHIN, né le 24/07/1896 à Colleret fusillé le 04/05/1918 à Maubeuge pour avoir relâché un pigeon voyageur porteur de renseignements.
Marthe GEHIN, née le 02/08/1899 à Colleret, dont la peine de mort fut commuée en travaux forcés à perpétuité ; incarcérée à Mons puis Namur où la trouva l'armistice.

Leur histoire commence ainsi :
"Maubeuge, le 4 mai 1918
Ce matin, à 10h, tandis que les gendarmes boches interdisaient aux passants l'accès de la porte de Mons, un peloton fusillait dans les fossés des remparts trois héroïques habitants de Colleret : Marcel GEHIN, 22 ans, Jules NICOLAS, 32 ans, tous deux célibataires, et Eugène DEBRUXELLES, 42 ans, père de 3 enfants.
Le 24 novembre 1917, Marcel Géhin avait ramassé dans une prairie auprès de sa maison, un léger panier d'osier suspendue à un ballonnet rouge et contenant un pigeon voyageur, un numéro du Petit Parisien, un questionnaire à remplir ..."
La suite est retranscrite dans le livre de Georges DUBUT-MASION "Journal d'un bourgeois de Maubeuge", édité en 1923 et disponible sur le site nordnum.univ-lille pp240 à 244

Un autre fils, Jules GEHIN, né le 06/05/1894 à Colleret, Brigadier au 4e Régiment de Chasseurs d'Afrique est Mort pour la France le 20/10/1918 à Lesnica (Albanie).
 
JACQUET Marie-Jeanne (Mme, née Pauzié), à Lille (Nord).
  Vermeil


A été la collaboratrice la plus intime et la plus dévouée et le soutien moral constant de son mari dans l'œuvre admirable accomplie par lui et pour laquelle il fut condamné à mort et fusillé par l'ennemi.
PAUZIE Jeanne Marie (1874-1944) mariée le 22/12/1896 à Chicago, Cook, Illinois (USA) avec JACQUET Eugène Camille né à Compiègne (Oise) le 22/09/1869 de Léon et LECALA Lucie
fusillé à Lille le 22/09/1915.

"Eugène Jacquet, grossiste en vin, secrétaire général de la Fédération du Nord de la Ligue des Droits de l’Homme, socialiste franc-maçon et pacifiste, s’est rallié en 1914 à l’Union sacrée. Il parle couramment anglais pour avoir résidé aux U.S.A. [Chicago] et en Grande-Bretagne. Avec des amis, Georges Maertens, Ernest Deconninck et le Belge Sylvère Verhulst, il met sur pied, avec l’appui du préfet Trépont, un réseau d’évasion et de renseignements. On y trouve outre les frères Plouvier, industriels du textile qui donnent des subsides, des fraudeurs professionnels qui assurent le convoyage (Gaston Lécuyer, Léon Vestens ou Hyppolyte Cloots) ainsi que Jean Vandenbosch chargé du renseignement.

Le Comité Jacquet est démantelé à la suite de l’affaire Mapplebeck. En mars 1915, un avion britannique est contraint, après avoir bombardé le quartier d’Esquermes à Lille, d’atterrir à Wattignies. Pris en charge par le réseau Jacquet et rapatrié en Grande-Bretagne, le pilote Mapplebeck survole de nouveau Lille et largue une lettre où il se moque du gouverneur Heinrich. Trahis par un certain Richard (qui sera condamné à la déportation en 1919), les membres du réseau sont arrêtés et les Allemands découvrent, caché dans le bras d’un fauteuil, le journal de l’aviateur. Plus de 200 personnes sont arrêtées. Jacquet est condamné à mort par le Tribunal militaire de Lille le 21 septembre 1915, ainsi que Verhulst, Maertens et Deconinck. Ils sont exécutés le 22 à l’aube [à la citadelle de Lille]. Les autres membres du Comité sont condamnés à des peines de prison et à la déportation."
in http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr
 
MAERTENS Joséphine (Mme, née Tambrun), employée de bureau à Lille (Nord).
  Vermeil

Collaboratrice et soutien moral de son mari dans l'œuvre admirable accomplie par lui et pour laquelle il fut condamné à mort et fusillé par l'ennemi.
TAMBRUN Joséphine née le 09/08/1868 à Lille, de Léon et LESPAGNOL Joséphine, mariée le 13/05/1889 à Lille avec MAERTENS Georges Charles, né à Lille le 03/10/1865 de Pierre (né à Westrozebeke-B) et LOYEZ Céline ; fusillé le 22/09/1915 à la citadelle de Lille : voir "Le Comité Jacquet" ci-dessus.
 
VAN CAUTEREN Jeanne-Hortense (Mme, née Rossi), journalière à Lille (Nord).
  Vermeil


Collaboratrice dévouée du comité Jacquet. Ravitaillait les soldats que celui-ci faisait évader, en a caché deux chez elle ; condamnée à trois ans de travaux forcés. A subi jusqu'à l'armistice dix-huit mois de détention.
ROSSI Jeanne Hortense née à Lille le 08/03/1882 à Lille de François et BRAYETTE Marie, mariée à Emile VAN CAUTEREN le 06/04/1919 à Lille. Son dossier au CICR la signale à Siegburg en juin 1917 puis à Limburg a/Lahn.
 
NIOT Catherine-Marie (Mme, née Carlier) ménagère à Dechy (Nord).
  Bronze


Condamnée à dix ans de travaux forcés à Aix-la-Chapelle pour recel de pigeons voyageurs. A subi pendant vingt mois les mauvais traitements du régime cellulaire de la prison de Sitzburg.
CARLIER Catherine Marie, née à Dechy le 30/12/1880 de Auguste et BERNARD Ernestine, mariée le 16/09/1907 à Dechy avec NIOT Charles.
Sa fiche au CICR indique qu'elle a été capturée à Douai le 30/05/1916 et internée à Siegburg (présence en novembre 1916) puis Limburg a/Lahn où elle se trouve en mai 1917.
 
BOUFFLERS Emile (M.), journalier à Hermies (Pas-de-Calais).
  Vermeil


Collaborateur dévoué au comité Jacquet. Condamné à 10 ans de travaux forcés, a fait 15 mois de cellule et de longs mois de captivité dans les marais de Soltau ; libéré à l'armistice.
BOUFFLERS Emile Jules né à Hermies le 12/07/1879 de Jean Baptiste et RICQUE Anne. Sa fiche au CICR indique qu'en novembre 1915 il est au pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach.
 
BARATTE Jean (M.), secrétaire de la fédération agricole de Lambersart (Nord).
  Argent

A fait partie du comité Jacquet à Lille, et a été condamné à trois ans de prison par les Allemands.
BARATTE Jean Baptiste Louis né 27/02/1896 à Mons-en-Pévèle (Nord) de Jean-Baptiste et AGACHE Catherine. Il n'y a à son sujet au CICR qu'une demande de renseignements provenant du bureau des réfugiés de Lyon. Appelé à l'activité classe 1916 au 168e RI le 9/05/1919 et libéré le 3/09/1919.
 
BECKER Jean-Ernest (M.), vigneron, maire de Zellenberg (Haut-Rhin).
  Argent
Services précieux rendus pendant la guerre, et au péril de sa vie, à l'armée française.
BECKER Jean Ernest né le 06/12/1857 à Zellenberg de Joseph et RUDOLF Marie.
 
BORER Alfred (M.), débitant à Guebwiller (Haut-Rhin).
  Argent


A, au péril de sa vie, d'une part, aidé plusieurs citoyens belges à passer en Hollande, et d’autre part, a recueilli et transmis à l'armée française, de précieux renseignements.

Au touriste
Guebwiller, 140 rue de la république

 
CHIMOT Ernest-Emile (M.), demeurant à Laon (Aisne).
  Argent

Arrêté comme espion par les Allemands, a été, pour ce fait, détenu a la citadelle de Laon, de septembre 1914 à janvier 1917.
CHIMOT Ernest Emile né le 29/04/1896 à Boué (Aisne) de Pierre-Ernest et COUSIN Zima. Selon le CICR il a été pris à Lens le 10/10/1914. En février 1915 il fait partie des civils incarcérés à Merseburg.
 
DEBENATH Charles (M.), scieur de bois à Linthal (Haut-Rhin).
  Argent

A réussi à diverses reprises à franchir les lignes pour apporter, au péril de sa vie, de précieux renseignements à l'armée française.
DEBENATH Charles né le 01/12/1860 à Linthal de Nicolas et HUEN Catherine.
 
DELATTE Charles-Ghislain-Langey (M.), épicier à Fourmies (Nord).
  Argent


Dénoncé à l'autorité allemande comme faisant de l'espionnage, a été condamné à mort par le conseil de guerre de la 7° armée (juin 1917), peine commuée faute de preuves en celle de cinq années de réclusion ; est resté incarcéré jusqu'à l'armistice.
DELATTE Charles Ghislain Langey né le 19/09/1863 à Solre-le-Chateau (Nord) de Guislain et PORTEMONT Julie. Il n'y a qu'une fiche au CICR qui lui corresponde, sans preuve formelle, à Siegburg en novembre 1916.
 
FRANCK Bernard (M.), aubergiste à Sengern (Haut-Rhin).
  Argent

A franchi plusieurs fois les lignes pour apporter au péril de sa vie de précieux renseignements à l'armée française.
FRANCK Bernard né le 07/10/1864 à Sengern de Michel et RISSER Françoise.
 
KASTLER Auguste-Léon (M.), ingénieur à Guebwiller (Haut-Rhin).
  Argent

A fourni pendant deux ans de précieux renseignements militaires à l'armée française. Dénoncé en 1916, arrêté et, faute de preuves, envoyé en Ukraine.
KASTLER Auguste né le 07/06/1876 à Guebwiller de Laurent et PFIFFERLING Philippine. Il n'y a pas de fiche à ce nom au CICR.
 
BROUART Eugène (M.), comptable à Nouvion-en-Thiérache (Aisne).
  Bronze Condamné pour espionnage, a été emprisonné du 2 mars 1918 à l'armistice.
 
DAUPHIN Omer (M.), cultivateur à Estrées (Nord).
  Bronze



A été condamné à douze ans de travaux forcés pour détention de pigeons voyageurs et interné à Werden d'octobre 1916 à mai 1917. Se ressent encore de la maladie qu'il a contractée dans ce camp de prisonniers où il a été victime de mauvais traitements de la part des autorités allemandes.
DAUPHIN Homère né le 10/11/1866 à Estrées de Alexandre et BRIEZ Adèle. Une unique fiche de recherche au CICR indique qu'il est couvreur.
 
DORLEZ Louis (M.), chef de bureau à la préfecture du Nord, à Lille.
  Bronze


Condamné à six mois de prison comme ayant servi d'intermédiaire pour la correspondance avec la France non occupée. Au cours de sa détention, a eu à subir de mauvais traitements.
DORLEZ Louis Joseph né le 24/03/1861 à Bauvin (Nord) de DORLEZ Elisabeth.
 
FRANÇOIS Moreau-Maurice (M.), maçon à Athiers (Somme).
  Bronze


Bien que retenu prisonnier civil par les Allemands, a lâché, en 1917, un pigeon voyageur porteur de renseignements destinés aux troupes alliées. Arrêté par les Allemands, a été condamné pour ce fait à trois mois de cellule, qu'il a faits à la prison de Maubeuge.
FRANÇOIS Marceau Maurice né le 12/07/1896 à Athies (Somme) de Léonor et DHOLLANDE Angelina.
 
PARENTIN Paul (M.), conseiller municipal de Loudrefing (Moselle).
  Bronze A rendu, au péril de sa vie, de précieux services à l'armée française pendant la bataille de Morhange.
 
RIETHMULLER Aimé (M.), cultivateur à Linthal (Haut-Rhin).
  Bronze

Dès le début de la guerre, fut, au péril de sa vie, un guide précieux pour les troupes françaises.
RIETHMULLER Aimé Emile né le 20/01/1891 à Linthal de Emile et WAGNER Marie.
 
SCHALL Isidore (M.), curé à Plaine (Bas-Rhin).
  Bronze A été incarcéré par l'ennemi en raison des services rendus à l'armée française, en août 1914 à Neuf-Brisach
 
WASSIER Albert (M.), directeur d'école libre à Marcq-en-Baroeul (Nord).
  Bronze




En 1916, a répondu à deux questionnaires dont étaient porteurs des pigeons voyageurs tombés à Mouvaux et recueillis par M. Montaigne, pharmacien de cette commune. De fin 1915 à avril 1917, de concert avec M. l'abbé Pinte, de Roubaix, a contribué au fonctionnement d'un poste secret de télégraphie sans fil qui fournissait les renseignements destinés à l' « Oiseau de France ».
WASIER Albert né le 08/04/1872 à Cysoing (Nord) de Rémi Joseph et LEMERRE Adeline. Abbé, puis chanoine honoraire, directeur du Collège (privé catholique) de Marc-en-Baroeul.
L'abbé PINTE à la TSF. Collection Archives Départmentales

Abbé Pinte t

3. Actes de résistance.

 
VILLOT Marie-Thérèse-Augustine-Léonie (Mme veuve, née Helbecque), à la Madeleine (Nord).
  Vermeil


A collaboré avec son mari à la diffusion du journal l'Oiseau de France. Internée le 21 décembre 1916, fut remise en liberté en janvier 1917 pour cause de maladie grave. Gardée à vue jusqu'à la fin des hostilités.
HELBECQUE Marie Augustine Léonie née le 15/05/1884 à Somain (Nord) de Charles et COCHEZ Louise, mariée à WILLOT Joseph Albert le 24/07/1906 à Croix (Nord). "Pendant l'occupation allemande, Mme Vve Willot a été la collaboratrice de son mari pour la publication et la diffusion de l'« Oiseau de France », journal qui, pendant deux ans, soutint le moral des habitants de la région Lille-Roubaix-Tourcoing.
Emprisonnée par les Allemands puis relâchée parce que gravement malade, Mme Willot continua à recueillir à son domicile à Roubaix, des nouvelles par TSF, les communiqua autour d'elle, les porta à Lille et renseigna journellement un grand nombre de personnes jusqu'à l'armistice."

WILLOT Joseph Albert né le 25/11/1876 à Roubaix de Joseph et DISPA Elisabeth, décédé le 01/04/1919. Chevalier de la Légion d'honneur, décret du 12/08/1921 :
"Publiciste de guerre, professeur de pharmacologie à la Faculté libre de Lille, pharmacien. Cité à l'ordre de la Nation le 14/07/1919.
Au cours des années 1915 et 1916, durant l'occupation ennemie, a organisé la rédaction, l'impression et la diffusion du journal l'« Oiseau de France » dont le rôle contre les menées allemandes fut admirable et héroïque. A ainsi puissamment aidé à maintenir très haut le moral des populations envahies.
Arrêté à Roubaix le 19/12/1916, condamné à 10 ans de réclusion à Rheinbach (Westphalie) a enduré durant sa détention les pires tortures morales et physiques.
Rentré à Roubaix à l'armistice, est décédé le 1er avril 1919 des suites des mauvais traitements qu'il avait subis.
Magnifique exemple de courage et d'énergie, glorieuse victime volontaire du devoir et de son amour pour la Patrie."
Son dossier aux archives du CICR le situe au camp de Rheinbach en mai 1917, à celui de Limburg a/Lahn en juillet 1917, au pénitencier (Strafanstalt) de Brandenburg fin janvier 1918 et à celui de Rheinbach en mai 1918.
 
APLINE (Mme veuve, cabaretière à Lille Nord).
  Bronze Condamnée par un conseil de guerre allemand à six mois de réclusion (peine subie en Allemagne) pour avoir reçu et communiqué des journaux français à divers habitants de Lille.
 
BAUGÉ Caroline (Mme, née Bekelaer), ménagère à Lille (Nord).
  Bronze

Arrêtée pour avoir caché des armes et des effets militaires, a été internée dans une forteresse allemande de juillet 1915 à mars 1917.
BEKELAER Caroline née le 13/03/1862 à Bruxelles de Chrétien et VAN DROOGENBROEK Anne Catherine.
Les archives du CICR indique que, faite prisonnière à Lille le 26/07/1915, elle est à Siegburg en septembre 1915 et novembre 1916, à Limburg a/Lahn en mai 1917.
 
WORMSER Florestine (Mme veuve, née WORMSER), demeurant à Paris.
 

Bronze



Alsacienne dont les trois fils ont servi volontairement sous les drapeaux français. A été, pour cette raison et malgré son grand âge, de la part des autorités allemandes, l'objet de vexations, de mesures brutales et d'emprisonnement, auxquels elle a toujours opposé le mépris le plus parfait et le plus grand courage.
WORMSER Florestine, née à Grussenheim (Haut-Rhin) le 01/11/1851 de Paul dit Raphaël et LEVY Joséphine, mariée le 15/06/1878 à Grussenheim avec WORMSER Léopold, né à Grussenheim le 05/12/1847 de Samuel et SEE Caroline.
Les 3 fils sont :
Camille WORMSER, né le 09/03/1883, engagé volontaire en mars 1916, sous le nom de Varnier "emprunté" légalement pour les alsaciens pour la durée de la guerre,nom qu'il reprendra officiellement en 1950. Affecté au 83e régiment d'Artillerie. Intoxiqué par les gaz asphyxiants le 12/09/1917, cité à l'ordre du régiment, médaille militaire, croix de guerre, croix du combattant.
Edouard WORMSER, né le 26/01/1879, rappelé à l'activité à la mobilisation, affecté au 48e RIT, puis 22e section C.O.A.
Paul WORMSER, né le 05/05/1890, je n'ai pas -encore- son parcours militaire. Décédé le 15/12/1977 à Mussidan (Dordogne)
4 filles complètent la fratrie, l'une d'elles :
Florence WORMSER, épouse SCHWAB, née le 21/02/1885, déportée de Drancy, décède à Auschwitz le 24/08/1942. Mention "Morte en déportation", arrêté du 4 mars 2014.
 
CHOQUET Kléber (M.), tourneur sur métaux à Denain (Nord).
  Argent Jeune homme (quinze ans lors de l'invasion) de ferme caractère auquel son énergique refus de travailler pour l'ennemi a valu plusieurs années de déportation.
 
CLIQUENNOIS Louis-Désiré (M.), instituteur à Sommaing-sur-Ecaillon (Nord).
  Argent Condamné à mort pour avoir caché des armes et des munitions. Peine commuée en 10 ans de travaux forcés. A été l'objet de mauvais traitements au cours de deux ans et demi de détention.
CLIQUENNOIS Louis-Désiré né le 14/09/1865 à Emmerin (Nord) de Jules et BOCQUET Angélique. Son dossier au CICR le situe à Münster (in Westfalen) en novembre 1916. Voir HUGO Désiré ci-dessous.
 
DROULERS Albert-Paul (M.), prêtre, demeurant à Loos (Nord).
  Argent




A été frappé d'une peine de 40 jours de prison ou 200 marks d'amende, en juillet 1916, pour avoir organisé des réunions patriotiques de jeunes gens et avoir publié une brochure polycopiée. A contribué à l'évasion par la Hollande de plusieurs jeunes gens et installé un poste de télégraphie sans fil qui lui a permis de recevoir des communiqués de la tour Eiffel.
DROULERS Albert Paul Emmanuel Marie Joseph né le 22/12/1887 à Tourcoing (Nord) de Georges et SCREPEL Mathilde. Décédé le 03/06/1950 à Amiens dont il était l'évèque depuis 1947.
Il a également fait partie des otages de représailles emmenés en Lithuanie de janvier à juillet 1918.
Croix de guerre.
Auteur de deux livres "Sous le poing de fer : quatre ans dans un faubourg de Lille" (1918) et "Le boche tel qu'il est" (1919).
 
JACOBY Henri Alfred (M.), cordonnier à Mons-en-Baroeul (Nord).
  Argent


A fait une active propagande pour détourner les ouvriers de travailler au profit des Allemands, arrêté et condamné, pour ce fait, à la peine de mort, cette condamnation ayant été commuée, a subi plus de trois ans de captivité.
JACOBY Henri Alfred né le 30/07/1869 à Reims de Michel et HOURT Anne Marie.
Selon le CICR, il est au pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en septembre 1915.
 
LIÉNARD Julien-Lucien (M.), gardien de prison à Haubourdin (Nord).
  Argent



Condamné par le conseil de guerre allemand, le 23 juillet 1915, à 5 ans de prison pour dissimulation d'armes et munitions. Envoyé à Werden (Allemagne), puis en représailles en régions envahies à Longwy et Sedan. A été blessé au pied gauche par un coup de pioche donné par un Allemand ; a été privé de nourriture et a subi des mauvais traitements pour refus de travail. Libéré à l'armistice.
LIÉNARD Julien Lucien né le 04/08/1883 à Dimont (Nord) de Julien et DEVLIEGER Marie. Affecté spécial (administration pénitentiaire) "resté en pays envahi". Il existe une fiche de recherche de l'agence belge de renseignements au CICR, qui confirme le métier, et indique "originaire de Sars-Poteries". Il ne figure sur aucune liste de prisonniers.
 
MANCHE Louis-Constant-Alexis (M.), premier surveillant a la prison de Metz.
  Argent Pour avoir courageusement refusé de travailler au service de l'ennemi, a encouru plusieurs condamnations à la prison, dont la dernière à un an, peine qu'il subit sur le front russe, dans les conditions les plus pénibles.
 
BEAUVAIS Louis-Ferdinand (M.), receveur à la compagnie des chemins de fer du Nord à Baisieux (Nord).
  Bronze


Au début d'octobre 1914, a signalé un train blindé allemand se dirigeant sur Lille, ce qui a permis de l'aiguiller sur un cul de sac. Condamné pour ce fait à six mois de prison, a été déporté à Herford, puis à Holzminden, jusqu'en septembre 1917.
BEAUVAIS Louis Ferdinand né à Montdidier (Somme) le 10/08/1883 de Elisé et LEDOUX Marie.
Les fiches de recherches au CICR le donnent disparu le 09/10/1914, en tant que receveur chef à la compagnie des chemins de fer du Nord. En mai 1916 il est au camp de Holzminden, en septembre 1917 il est transféré dans le Valais suisse, transféré pour raison sanitaire.
 
CALLENS Charles-Hyacinthe-Waltrand-Marie-Joseph (M.), négociant en liqueurs à Wambrechies (Nord).
  Bronze

A subi vingt-trois jours d'emprisonnement à Loos, pour n'être pas intervenu auprès de la population afin de l'amener à confectionner des sacs à terre.
CALLENS Charles Hyacinthe Waltrand Marie Joseph, né le 07/12/1871 à Linselles (Nord) de Charles et LECAT Marie
 
DELVINQUIER Charles-Emile (M.), directeur de cartonnerie à Lille (Nord).
  Bronze

Condamné, le 28 juillet 1916 pour avoir supprimé les secours aux civils qui travaillaient pour les Allemands, fut interné au camp de Holzminden.
DELVINQUIER Charles-Emile né  le 09/06/1869 à Carvin de Charles et BRUNAUX Céline.
Selon le CICR en octobre 1917, il a été évacué de Holzminden via  Constance vers le Valais suisse pour raison sanitaires (troubles hépatiques).
 
FACQ Lucien (M.), de Bully-Grenay (Nord) (sic).
  Bronze


Agé de quinze ans, fut réquisitionné par les Allemands pour de durs travaux en Flandre occidentale. Après cinq semaines de captivité, tenta de s'évader, fut arrêté et condamné à sept mois de prison qu'il subit à Elberfeld. Libéré le 11 août 1918, il gagna la Belgique, d'où il revint à l'armistice.
Je n'ai à son sujet qu'une fiche de recherche émise par Mme PETIT-FACQ de Le Portel auprès de la croix-rouge, qui confirme l'internement à Elberfeld puis le déplacement vers Berlin en octobre 1918.
 
HEGO Désiré (M.), garde champêtre à Sommaing-sur-Ecaillon (Nord).
  Bronze

Condamné à mort, peine commuée en dix ans de travaux forcés pour avoir caché des armes, subit une douloureuse détention de deux ans et demi dans les forteresses allemandes.
HEGO Désiré né le 11/08/1852 à Sommaing sur Ecaillon de Damas et FONTAINE Sophie. Interné à Münster in Westphalen en novembre 1916 selon le CICR. Voir CLIQUENNOIS ci-dessus.
 
JUNG Jacques (M.), rentier à Strasbourg.
  Bronze

Surpris par l'invasion à Douai, il a été traduit devant un conseil de guerre allemand pour avoir caché des armes et condamné à quinze ans de réclusion. Interné en Allemagne de novembre 1916 à novembre 1918.
JUNG Jacques né à Hoerdt (Bas-Rhin) le 02/01/1845 de François et MAECHLING Marie. Sa fiche au CICR le situe au camp de Cassel-Wehlheiden en mars 1917 venant de Douai.
 
LELEU Gustave-Anatole (M.), conseiller municipal à Lille (Nord).
  Bronze A été puni d'emprisonnement en cellule par l'autorité ennemie, pour avoir fourni de faux renseignements aux Allemands.
 
PLAISANT Edmond (M.), libraire à Douai (Nord).
  Bronze

Emprisonné par l'ennemi et conduit en Allemagne à Aix-la-Chapelle et Holzminden pendant un an et demi pour avoir caché deux voitures automobiles qui ont été découvertes en 1917.
PLAISANT Edmond né le 15/09/1872 à Sin-le-Noble (Nord) de Charles et ABRAHAM Catherine. Selon le CICR après son arrestation à Douai il es à Holzminden en septembre 1915.
 
VAILLE Léon-Juvénal (M.), marchand de bois à Englefontaine (Nord).
  Bronze Condamné à six mois de prison, en sa qualité de maire, pour avoir caché une personne étrangère à la commune.

4. Civils condamnés, déportés, fusillés, otages.

 
CHOSSELAIR (Feue Mme veuve, à Etain Meuse).
  Bronze

Agée de quatre-vingt-cinq ans. A été emmenée, en août 1914, comme otage à Zwickau, où elle est décédée en octobre 1914.
BIZET Anne née le 12/08/1829 à Etain (Meuse) de Barthélémy et MILLARD Barbe, mariée en 1853 à Etain avec CHOSSELAIRE Jules décédé en 1867. Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume, décret du 21 septembre 1923. Pas de fiche au CICR, détention et décès trop précoces. Son nom figure au monument aux morts d'Etain, ainsi que sur la plaque de l'église.
 
MOREAU Marie-Thérèse (Mme), avocat à la cour d'appel de Paris.
  Bronze
Evacuée comme otage de représailles en janvier 1918, et transportée dans le camp de Holzminden. Rapatriée en juillet suivant.
MOREAU Marie Thérèse, née à Tonnerre (Yonne) le 06/05/1883 de Georges et VILLEREAL Pauline. Résidant à Douai, elle a fait partie des 396 otages féminins de représailles emmenés au camp de Holzminden de janvier à juillet 1918. Par décret du 10 août 1923 elle est faite chevalier de la Légion d'honneur :

JORF 19231012 LH

 
LECLERCQ Jean-Baptiste (Feu M.), tisserand à Lys-lez-Lannois (Nord).
  Vermeil

Fusillé avec trois autres habitants de Lys-lez-Lannois parce qu'une tranchée avait été creusée au travers de la grande route, le 26 août 1914.
Le 26 août 1914 à 5 h du matin, une centaine de cavaliers allemands arrivent dans le quartier du Bon-Poste à Lys-lez-Lannois et fusillent rue de Lannoy 4 hommes âgés de 19 à 71 ans, par représailles :
  • HENNION Pierre, (71 ans), Veilleur de nuit à l'usine Defrennes, né le 04/09/1843 à Néchin (Belgique) de nationalité française, résidant quartier du Bon Poste. Chevalier de la Legion d'honneur. [Le seul dont l'acte de décès ne figure pas à Lys.]
     
  • LEBEAU Jean Baptiste Alphonse (58 ans), blanchisseur, né à Tourmignies (Nord) le 11/1/1855 de Augustin et DEBOURREZ Angélique. Inhumé dans le carré militaire dLys-lez-Lannoy. Chevalier de la Legion d'honneur
     
  • LECLERCQ Jean-Baptiste (57 ans), tisserand, né à Templeuve (Belgique) le 14/04/1857 de Ferdinand et BOUTRY Catherine. Inhumé dans le carré militaire de Lys-lez-Lannoy.
     
  • SALEMBIER Floris Casimir Louis (19 ans), ouvrier fileur, né à Lannoy le 02/17/1895 de Louis et WIMEAU Léopoldine. Chevalier de la Legion d'honneur

    Le monument qui leur est dédié à Lys-Lez-Lannoy, avec d'autres, Square des Combattants :

    Source: Externe

 
DELDIQUE Charles (M.) Ingénieur à Saint-Cloud (Seine-et-Oise).
  Argent



A Lille, lors de l’avance allemande en 1914, a procédé, sur sa seule initiative, au déménagement et au transport à Dunkerque des poudres et des obus abandonnés au fort de Marcq-en-Baroeul, près Lille. A été ensuite déporté et interné au camp de Milejgany (Lithuanie).
DELDIQUE Charles Jean Octave né le 30/04/1869 à St-Quentin (Aisne) de Charles et LEBLANC Marie. A fait partie des 5596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie. Médaille de Vermeil des victimes de l'invasion. Médaille d'honneur de Vermeil du ministère de l'industrie :

JORF 19240408

Chevalier de la Légion d'honneur. Son dossier porte l'observation suivante :

Obs LH

 
LÉGER Paul (M.), facteur des postes à Douai (Nord).
  Argent

Déporté et interné en Allemagne pendant la presque totalité des hostilités ; a toujours eu une attitude très digne vis-à-vis de l'ennemi.
Une seule fiche du CICR à ces nom et profession (Briefträger). Né (Geburtsort) à Lucy (sans précision), appréhendé (Festnahme) à Douchy. Il est à Holzminden en juillet 1915.
 
BEAUSSART Jean-Baptiste-François (M.), vicaire à Haubourdin (Nord).
  Bronze
A été déporté et interné en Lithuanie comme otage de représailles.
BEAUSSART Jean Baptiste François Joseph, né le 24/12/1889 à Fromelles (Nord) de Jean Baptiste Joseph et MOUQUET Célestine Victoire. A fait partie des 596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie. Médaille des victimes de l'invasion (JO du 27/12/1922). Décédé en 1950.
 
BUIRONFOSSE Alfred-Eugène (M.), clerc de notaire à Origny-Sainte-Benoite (Aisne).
  Bronze
Déporté comme otage en Lithuanie, du 5 janvier 1918 au 28 juillet 1918.
Ce nom ne figure pas parmi 596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie, mais il y a dans cette liste BURONFOSSE Léon de la même commune. BURONFOSSE Alfred Eugène est né le 08/05/1878 à Origny-Ste-B. de Eugène et LEU Léontine.
 
CORBEAU Georges-Louis-Edmond (M.).
  Bronze




Ancien négociant à Sempigny (Oise). A été envoyé dans le Nord comme otage, du 17 février au 10 novembre 1917 et du 10 mars au 21 juin 1917. A la mobilisation, a rempli les fonctions de maire. A constamment lutté avec énergie contre la kommandantur et obtenu, par sa ténacité, un adoucissement aux ordres sévères concernant les travailleurs. A été menacé plusieurs fois d'être fusillé.
maire de sempigny
"En février [le 17] 1917, les Allemands ont emmené un grand nombre d'otages de la commune de Sempigny, notamment le maire, M. CORBEAU, M. et Mme Fournier, M. et Mme Bierre, l'instituteur et sa femme, M. et Mme Boulet, ainsi que leurs jeunes filles malades, M. Orial Ognier, des jeunes gens, notamment Maurice Nacry, dix ans, Émile Olive, quatorze ans et demi, Albert Varon, dix-sept ans." (Déposition de DELAHAYE (Victor-Julien) 64 ans, garde champêtre de la commune de Bailly (Oise) et demeurant depuis l'invasion allemande à Sempigny, reçue le 29 mars 1917 à SEMPIGNY (Oise), par M. le capitaine DE WAROQUIER)
 
DELESALLE Edouard-Louis (M.), rentier à la Madeleine (Nord).
  Bronze

Le 6 Janvier 1918, a été désigné comme otage de représailles et transporté en Lithuanie, jusqu'au 18 juillet suivant.
Ce nom ne figure pas parmi 596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie, mais il y a dans cette liste 7 otages venant de La Madeleine, dont DELESALLE Emile, les 3 autres de même patronyme sont Auguste et Maurice de Lille et Alfred de St André. On trouve également DEWACRE Edouard de La Madeleine. DELESALLE Edouard Louis serait né le 18/03/1860 à Lille.
 
DUTERTE Jean-Baptiste-Auguste (M.), curé de Marquette-lez-Lille (Nord).
  Bronze

A été désigné comme otage de représailles, le 5 janvier 1918, et transporté en Lithuanie, jusqu'en juillet suivant.
DUTERTE Jean-Baptiste-Augustin né à Merlimont (pas-de-Calais) le 28/05/1860 de Jacques et WACOGNE Marie Christine. L'un des 596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie. Médaille des victimes de l'invasion.
 
GENOT (M. l'abbé, curé doyen à La Capelle Somme).
  Bronze

Lorsqu'il était prêtre à Leschelles, a été arrêté et après un simulacre de jugement condamné a être interné en Allemagne où il est resté de décembre 1914 à avril 1916.
GENOT Alfred né le 11/12/1867 à Guise (Aisne) de Benoit et HUGUET Athalie. Curé de Leschelle (Aisne) en 1914.
"A maintenu devant les juges, malgré toutes les tentatives d'intimidation, que le pillage du château de Leschelle était le fait des soldats allemands et non des Français ou des Anglais ; accusé de manque de respect à l'autorité allemande et d'influence néfaste sur la population."
(in Livre d'or du clergé)

Source: Externe
Inventaire des Hauts de France

Médaille des Victimes de l'invasion (Journal officiel du 2 mars 1923)
Arrêté à Guise (Gaize sic); prisonnier en mai 1915 au château de Celle (Hanovre) chambre 107. (source CICR)
 
MASQUELIER Georges-Auguste-Emile (M.), négociant à Lille (Nord).
  Bronze

A été déporté et interné à Holzminden comme otage de représailles du 1er novembre 1916 au 23 avril 1917.
MASQUELIER Georges Auguste Emile né le 01/08/1860 à Lille de Auguste et VERLEY Clémence. Chevalier de la légion d'honneur (décret du 23/02/1924) :
"Resté à Lille pendant l'invasion allemande, a rendu comme Administrateur de la Banque d'émission de Lille puis comme Administrateur de la Banque Lilloise de prêts temporaires chargée de venir en aide aux personnes privées de ressources, les plus signalés services.
Envoyé comme otage en Allemagne au camp d'Holzminden de novembre 1916 à avril 1917."
Médaille d'argent des victimes de l'invasion.
 
MASSART Camille-Etienne (M.), juge de paix Suppléant à Lille.
  Bronze
A été déporté et interné en Lithuanie, comme otage de représailles, en 1916.
MASSART Camille Etienne né le 12/02/1865 à Lille de Adolphe et DRUET Théodosie. Le dossier au CICR confirme la contradiction de date entre les déportés en Lithuanie (1er semestre 1918), son arrestation le 26/12/1916 et sa présence à Holzminden le 16/03/1917, ce qui ne lui retire pas la qualité d'otage.
 
THIBAUT Emile (M.), menuisier à Lezennes (Nord).
  Bronze
A été déporté et interné en Lithuanie comme otage de représailles.
THIBAUT Emile Jean Joseph né le 15/05/1864 à Lezennes de Jean et MOREL Adeline. C'est l'un des 596 otages masculins de représailles emmenés en Lithuanie.
 
WALLAERT Maurice-Alfred-Joseph (M.), industriel à Lille (Nord).
  Bronze

Evacué comme otage de représailles le novembre 1916, et interné dans le camp de Holzminden, jusqu'au 23 avril 1917.
WALLAERT Maurice Alfred Joseph né le 17/10/1857 à Lille-Moulins de Emile et DESCAMPS Louise. Je n'ai pas trouvé de fiche à son nom au CICR.

 

27 juin 2018

05-Soldats français inhumés dans l'actuel carré militaire St Roch : de GROFFOS à LEGRAND E.

◄ De FERRAND à GRICH

GROFFOS Jules Joseph César dit "Beliad"
HAMIDI Mohamed
HERBAUX Victor
HOCHU Louis
HUCHET François Louis
KRUG Emile
LABAYSSE Jean Marie Baptiste
LALANDE Joseph Henri
LECHANTRE Alfred Henri Jean Baptiste
LEGER François Alphonse
LEGRAND Eugène

De LEGRAND L. à MESLIN ►

 

La migration du blog vers le https a fait perdre les liens initiaux vers les photos ;
 je les remets au fur et à mesure,
 elles figurent toutes
dans cet album.

 

Tombe n° 249 :

 

GROFFOS Jules
Soldat au 102e B.C.P.
Mort pour la France le 14-4-1918

 

GROFFOS Jules Joseph César dit "Beliad" né le 5/07/1885 à Poisoux (Jura) de Joseph et PAUGET Mélanie. Matricule 621 classe 1905, il effectue son service de 1906-1908 au 3e BCP et une période en 1911. Rappelé au 5e BCP le 3/08/1914, il est blessé à la cuisse gauche par un éclat d'obus le 23/07/1916 au nord d'Estrées (Somme) puis le 30/04/1917 une nouvelle plaie en séton au bras gauche au chemin des dames. Le 18/09/1917 il reçoit la citation suivante accompagnée de la croix de guerre :
"Bon chasseur ayant toujours accompli son devoir. A été blessé deux fois"
Passé au 102e Bataillon de Chasseurs à Pied, 3e compagnie, le 20/11/1917, il est porté disparu le 28/06/1918 à Hangest-en-Santerre (Somme) et présumé prisonnier.


L'historique du Bataillon donne un aperçu de la situation :

histo

Il passe pour être au camp de Limburg, en réalité il a été blessé par éclat d'obus aux deux jambes, et est soigné à l'ambulance 122 du lazaret des prisonniers de guerre à Valenciennes où il décède le 14/04/1918. Il n'y a pas d'acte transcrit en mairie, depuis 1917 l'occupant (en l'occurence la 6e Armée) ne transmet plus les informations sur les décès survenu dans ses hôpitaux

Il y a 5 fiches à son nom aux archives du CICR, dont une fiche de recherche :

FicheR

C'est donc le 31/10/1918 au plus tôt que la famille sera prévenue du décès, dont le lieu de décès reste inconnu du camp de Limburg dont il aurait dû dépendre. Il y a 3 références dans les registres :

dc10879

dc12584

Pr80865

Son nom figure au monument aux morts de Poisoux.

 


Tombe n° 216 :

 

HAMIDI Mohamed
Soldat 6e Tirailleurs
Mort pour la France le 21-02-1919

Voir ICI

 


Tombe n° 252 :

 

HERBAUX Victor
Prisonnier civil
Mort pour la France le 16-10-1917

 

HERBAUX Victor n'est pas qu'un simple prisonnier civil, il a été fusillé le 16/10/1917. Son cas est évoqué ICI. Malgré ma demande auprès du Pôle des Sépultures la plaque - qui ne porte pas les circonstance du décès - ne peut être rectifiée.

 


Tombe n° 232 :

 

HOCHU Louis
Solat 84e R.I.
Mort pour la France le 5-10-1914

 

HOCHU Louis fils de Valentine Léonie HOCHU, né le 02/08/1891, 40 rue Bichat à Paris (Xe). Matricule 1755 classe 1901 au recrutement de Béthune, affecté le 8/10/1912 au 84e RI. La mobilisation d'Août 1914 prolonge son service "pour la durée de la guerre". Blessé à la jambe et capturé, il décède à l'hopital auxiliaire n°2, Collège de jeunes filles 8 boulevard Pater, le 5/10/1914 à 6 heures du matin (et non le 4 comme reporté sur sa fiche MdH et son État des Services).

Plaque cimetière allemand
Cliquer pour accéder à la plaque de 1914


Il n'y a pas d'indication sur sa capture ou sa disparition, son état des services étant très succinct. Depuis le 18 septembre le régiment se trouvait en repos après les violents combats de Brimont et Bétheny au Nord de Reims, région probable de sa blessure.

Betheny
Carte du 16/09/1914, JMO 3e Génie

Il y a deux fiches à son nom dans les archives du CICR, l'une renvoyant à la Gazette des Ardennes du 29 avril 1917, l'autre à l'un des registres :

Pr5916

 Son nom figure au monument aux morts de Laventie :

MaM Laventie 2

 


Tombe n° 219 :

 

HUCHET François
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 24-8-1914

 

HUCHET François Louis né le 12/04/1876 à St Baudelle (Mayenne) de François et DEROUET Marie. Matricule 1223 Classe 1896 il effectue un service de 3 ans (1897-1900) au 103e RI, suivi de 2 périodes  au 130e RI en 1903 et 1910, puis au 26e RIT en 1912. C'est dans ce dernier régiment qu'il sera rappelé à la mobilisation générale. Arrivé le 4/8/1914, parti aux armées le 13, il sera tué à Crespin le 24/8/1914 à 10h du matin selon l'acte de décès, alors que le régiment tente -avec d'autres forces en nombre très insuffisant- de contenir la première armée allemande qui vient d'envahir la Belgique malgré sa neutralité. Voir le cas de PREVERT sur ce blog. Il avait épousé Marie Faucouin en 1905.

Il y a deux fiches à son nom au CICR, faisant état de recherches qui n'ont rien donné ; c'est en juin 1916 que paraitra dans la Gazette des Ardennes N°206 une liste des soldats inhumés "derrière le front allemand".

L'acte de décès en mairie de Crespin, en zone occupée jusque novembre 1918, n'étant pas accessible, la famille obtiendra un jugement le 8 mars 1918.

Son nom figure au monument aux morts de St Mars-sur-Colmont :

MaM StMars s C

 Une demande a été formulée auprès du site mémoire des Hommes pour la rectification de sa date de naissance (12 avril et non 12 août)

 


Tombe n° 273 :

 

KRUG Emile
Mort pour la France en 1918

 

KRUG Emile. Avec une hypothétique année de décès, impossible à contrôler, il n'a pas été possible de trouver un seul renseignement complémentaire sur ce qui reste un inconnu.

S'il est décédé à Valenciennes, il ne figure pas dans les registres, l'occupant ne transmettant plus en mairie les décès survenus dans ses hôpitaux après la mi-juillet 1917.

  • Il y a dans les archives du CICR une fiche à ce nom, celle d'un civil allemand, ou austro-hongrois ou turc, sans aucune information ni certitude qu'il ne s'agisse pas d'un simple homonyme. D'autant qu'il est qualifié de soldat par le site Sépultures de Guerre.

Krug Emil

  • On retrouve également son nom КРУГ Эмилий sans plus d'information parmi ceux des prisonniers russes dont de nombreux sites tentent d'établir la liste, notamment celui-ci ; aurait-il pu être inhumé à part du carré russe ???

Un seul -mince- espoir retrouver le nom oublié parmi les quelques 70.000 pages des registres de décès du CICR ; à moins qu'un descendant se manifeste...


 


Tombe n° 255 :

 

LABAYSSE L.
Mort pour la France en 1914-1918

 

LABAYSSE Jean Marie Baptiste né le 13 février 1878 à Montesquiou (Gers) de Jean Baptiste et LACAZE Louise. Matricule 1342 classe 1898 au recrtutement d'Auch -Gers (Mirande sur fiche MdH). Il effectue un service de deux ans (1900-1902) au 126e RI, puis deux périodes au 88e RI en 1915 et 1909, puis au 125e RIT en mai 1914. Rappelé en août, il passe au 307e RI 6e Bataillon 22e compagnie en juillet 1917.

Il est porté disparu au combat du 25/03/1918 à Libermont (Oise). Le Journal de Marches et Opérations du régiment décrit la journée en détail, elle se solde par le décompte nominatif de 26 tués, 132 blessés et 280 disparus dont Jean LABAYSSE. Voir également l'Historique du régiment. En tant que prisonnier il aurait du rejoindre le camp de Soltau comme en témoignent les registres du CICR relatifs aux captures faites à Libermont.

p86486

L'acte de décès n'ayant pas été transmis en mairie de Valenciennes par l'occupant  - qui ne le faisait plus depuis la mi-juillet 1917 pour les soldats morts dans ses hôpitaux- un jugement sera rendu à Mirande (Gers) en 1922, fixant le décès au 14/09/1918 à Valenciennes.

Son nom figure au monument aux morts de Montesquiou :

MaM Montesquiou

 Une demande de rectification de la date de naissance (1878 et non 98) a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes, de même que le régiment (307e RI et non 107e).

  Deux demandes conjointes ont été  déposées auprès du Pôle des sépultures, ainsi que du site Sépultures de Guerre pour que le prénom, le régiment et la date de décès soient correctement inscrits.

 


Tombe n° 225 :

 

L'ALANDE Joseph
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 24/08/1918

 

LALANDE Joseph Henri né le 21/01/1876 à St-Pierre-des-Landes (Mayenne) de Michel Pierre et COQUEMONT Marie. Matricule 77 classe 1896 au recrutement de Mayenne. Il effectue un service de 3 ans au 129e RI, suivi de période au 130e RI en 1903 et 1906, puis au 36e RI en 1912.
Rappelé à l'activité à la mobilisation, il rejoint le 26e RIT le 12/8/1914. Il est tué à Crespin (Nord) le 24/08/1914 (et non 1918) alors que le régiment tente -avec d'autres forces en nombre très insuffisant- de contenir la première armée allemande qui vient d'envahir la Belgique malgré sa neutralité. Voir le cas de PREVERT sur ce blog.
Un acte de décès à son nom écrit LALANDRE a été rédigé à Crespin, mais ne sera disponible en zone libre qu'après l'armistice. De ce fait un jugement, rendu en avril 1917 sera transcrit à La Baconnière (Mayenne) le 19/04/1917 ; il s'appuie sur le PV de décès dressé par le lieutenant officier d'état-civil, d'un certificat de non captivité (ce qui supposerait qu'un état -sans erreur- des prisonniers puisse exister !), et sur une note du Corps attestant l'absence de nouvelles.

Il existe dans les archives du CICR une fiche au nom de Lalandre, faisant référence à la liste publiée dans la Gazette des Ardennes N°206 du 11/06/1916.

Son nom figure au monument aux morts et sur la plaque de l'église paroissiale de La Baconnière.

  Une demande de rectification a été déposée conjointement sur le site Sépultures de Guerre et le Pôle des Sépultures pour rectification du nom et de la date de décès.

 


Tombe n° 280 :

 

LECHANTRE Alfred
Soldat 2e R.I.T.
Mort pour la France le 1-10-1914

 

LECHANTRE Alfred Henri Jean Baptiste né le 17 mai 1873 à Rosult (Nord) de Casimir et ALLARD Marie. Matricule 827 classe 1893 au recrutement de Lille, il effectue un service de 3 ans au 9e bataillon de chasseurs à pied puis 2 périodes au 16e BCP en 1900 et 1903 et une au 2e RIT en 1908.
Rappelé à l'activité en août 1914, arrivé au 2e RIT le 14/08 il décède le 1/10/1914 à 6 heures du matin à l'hopital auxiliaire n°2, Collège de Jeunes Filles, 8 Boulevard Pater. Son acte de décès à Valenciennes le domicilie 95 rue Gantois à Lille (Nord), il était marié à Clara HOLMAR.

Le 2°RIT est affecté en totalité à la défense de la place forte de Maubeuge qui, assiégée dès le 27 Août 1914, capitule le 8 septembre.
Le JMO du régiment est inexistant comme l'indique l'Historique du Régiment :
"Les Journaux de Marche et Opérations ayant été brûlés pour ne pas tomber entre les mains de l'ennemi, le détail des opérations a été constitué par les rapports des chefs de bataillon."

L'historique fait le décompte nominatif des pertes (sans qu'on puisse affirmer que liste soit exhaustive) :

  • Disparus à Maubeuge : 11
  • Décédés à Maubeuge : 25
  • Décédés en Captivité : 130

 

 Maubeuge%20-%20Map%20016
Lire en détail Le siège de Maubeuge sur le site du Chtimiste

45.000 hommes y sont faits prisonniers, seul un petit nombre parviendra à s'enfuir et rejoindre l'armée française (lire l'Odyssée du colonel Charlier sur ce blog).

Alfred LECHANTRE a certainement été blessé à Maubeuge, il n'en est fait mention nulle part, les registres du CICR précisent simplement sa tombe individuelle (Einzel Grab 20), probablement celle signalée sur ce plan, mais dont les mentions sont illisibles:

dc7088

Son nom sera signalé dans La Gazette des Ardennes 389 du 29/04/1917, qui ne paraissait qu'en territoire occupé. Copie de l'acte de décès sera adressé à Lille en 1919.

Il n'y a pas de noms inscrits sur le monument aux morts de Lille, place Rihour, mais on peut en retrouver la liste des 4367 noms aux archives municipales.

MaM Lille
inauguré le 11/11/1928

 


Tombe n° 222 :

 

LEGER François
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 25-8-1914

 

LEGER François Alphonse né le 19/03/1876 à Montrouge (Seine) d'Auguste et DUPONT Eugénie. Matricule 2582 classe 1896, il effectue un service de 3 ans au 67 RI (1897-1900) puis 3 périodes : au 26 RI en 1903, au 67e RI en 1906 et au 130e RI en 1912. Il avait épousé GAUVION Marie-Marceline. Rappelé à l'activité et arrivé au 26e RIT le 5 août 1914 il est tué à Crespin (Nord) le 24 août (et non le 25 comme indiqué sur sa fiche MdH, l'acte de décès établi à Crespin en fait foi), alors que le régiment tente -avec d'autres forces en nombre très insuffisant- de contenir la première armée allemande qui vient de traverser la Belgique, pourtant neutre. Voir le cas de PREVERT sur ce blog.

Sans nouvelle, la famille qui réside en zone libre s'adresse à la croix-rouge : 2 fiches dont une de recherche qui le considère d'abord officiellement prisonnier et qui reprend les renseignement fournis par la famille, avec la même référence, celle d'une liste d'inhumés parue dans la Gazette des Ardennes N°206 du 11/06/1916.

Fiche02b

L'acte de décès étant indisponible puisqu'en zone occupée jusqu'au 5 novembre 1918, la famille obtiendra en novembre 1916 un jugement transcrit à Paris 7e le 1/01/1917 (et non le 15/12/1916 comme indiqué sur sa fiche MdH).

 Les dates réelles de décès et de jugement de la fiche MdH ont été retranscrites.
 Une demande a été déposée auprès du Mémorial 14-18 de Paris pour rectification de la date de décès et du régiment (RIT et non RIC).
 Une demande a été déposée auprès du site Sépultures de Guerre pour rectification de la date de décès.
 Une demande a été déposée auprès du Pôle des sépultures pour rectification de la date de décès.

 


Tombe n° 282 :

 

LEGRAND Eugène
Soldat 26e R.I.
Mort pour la France le 6-4-1918

LEGRAND Eugène. Malgré mes efforts il n'a pas été possible de trouver la moindre information. En 1918 (si la date est correcte) l'occupant ne transmettait plus en mairie les renseignements concernant les décès dans leurs hôpitaux. La (grande) fréquence du nom ne facilite pas les recherches qui débouchent soit sur des homonymes que l'on peut éliminer, soit sur d'autres dont on n'a pas d'information militaire, comme -par exemple- LEGRAND Eugène né le 31/01/1881 à Lons-le-Saulnier (Jura).

Le régiment lui-même n'est pas certain : 26e RI, 226 RI ? 26e RIT ? Voire 26e RIC ....
Un seul -mince- espoir retrouver le nom oublié parmi les quelques 70.000 pages des registres de décès du CICR ; à moins qu'un descendant se manifeste...
A ce jour, et malgré les informations portées sur sa tombe, il reste un inconnu.

 


 

 

◄ De FERRAND à GRICH

GROFFOS Jules Joseph César dit "Beliad"
HAMIDI Mohamed
HERBAUX Victor
HOCHU Louis
HUCHET François Louis
KRUG Emile
LABAYSSE Jean Marie Baptiste
LALANDE Joseph Henri
LECHANTRE Alfred Henri Jean Baptiste
LEGER François Alphonse
LEGRAND Eugène

De LEGRAND L. à MESLIN ►

 

27 juin 2018

03-Soldats français inhumés dans l'actuel carré militaire St Roch : de CASTELAIN à FAVERGEON

 

◄ De BERSON à CARPENTIER

CASTELAIN Paul Alfred
CAUDOUIN A.
COLIN Germain Ghislain
DE VOGEL Alphonse
DELAUNAY Désiré Maxime
DEVEZE Séraphin Lucien Honoré
DORISON Marcel
DUTERTRY Victor Pierre
ESNAULT Louis François
FAVERGEON Ernest Paul

De FERRAND à GRICH ►

 

La migration du blog vers le https a fait perdre les liens initiaux vers les photos ;
 je les remets au fur et à mesure,
 elles figurent toutes
dans cet album.

 

Tombe n° 274 :

CASTELAIN Paul
Gendarme 1ère Légion de Gendarmerie
Mort pour la France le 21-8-1914

 

CASTELAIN Paul Alfred né le 3/09/1882 à Arques(Pas-de-Calais) de Désiré Joseph et MONTSAURET Marie Eugénie. Matricule 3095 classe 1902 à St-Omer, il est incorporé au 1er Bataillon d'Artillerie à Pied le 15 novembre 1903 pour un service militaire de 3 ans dont il sort maréchal des logis. Nommé gendarme à pied à la 2ème Légion de Gendarmerie en 1908 (Somme, Aisne, Ardennes), il est gendarme à Quiévrechain (Nord), en août 1914. Il est tué devant la gare de Blanc-Misseron (sur le territoire de la commune de Crespin) le 24 Août 1914 à 10 heures "d'une balle au front".

Gare BM
Source : bibliothèque municipale de Valenciennes


Il appartient alors à la 1ère Légion de Gendarmerie (Nord, Pas-de-Calais), et tente avec les territoriaux sur place de la seule 84e division territoriale, de contenir la première armée allemande qui vient de traverser la Belgique, neutre, donc réputée inviolable, tandis que le Corps Expéditionnaire Britannique recule.

carto19140824
(extrait de la carte du jour sur le site carto14-18)

Il est inhumé au cimetière de Crespin (et figure dans le registre des décès sous le nom de Castelin) avant d'être transféré dans le carré militaire de Valenciennes en 1923.

L'historique de la 1ère LG et celui de la Gendarmerie relatent l'arrivée des Allemands, ainsi que le sort réservé aux gendarmes CASTELAIN et LEGROS.

Historique Page 6

Le gendarme LEGROS Emile a également été inhumé au cimetière de Crespin.

Il n'y a pas de fiche de recherche de la famille auprès du CICR puisqu'il habitait la commune voisine. Cependant une fiche rappelle que son nom est paru dans la Gazette des Ardennes du 11/06/1916 dans la liste du cimetière de Crespin, le nom de LEGROS figure sur cette liste.

Son nom figure au monument aux morts de Quiévrechain :

MaM

 

 


Tombe n° 286 :

 

CAUDOUIN A.
Mort pour la France en 1914-1918

 

CAUDOUIN A. n'est retrouvé tel qu'écrit dans aucune des recherches, y compris les registres de décès. Probablement un soldat, les victimes civiles ont une plaque mentionnant leur état.
     Durant la période d'occupation les noms ont été repris à partir des papiers militaires, mais durant la courte période de l'invasion du Valenciennois fin août 1914, régnait souvent la plus grande confusion et l'empressement à inhumer. Une erreur d'orthographe du nom faute de document, avec une transmission orale souvent approximative, est envisageable.
Beaucoup de B(e)audo(u)in, quelques (G/J)audouin qui ne correspondent pas ont été examinés, sans que ce puisse être exhaustif ; cependant le soldat suivant pourrait être celui recherché :

  •  GONDOUIN Abel Bernard Félicien Emile né le 20 juin 1898 à Busloup, canton de Morée, Loir-et-Cher, de Théophile et ARMORISON Marie. Matricule 1033 au recrutement de Blois, de la classe 1918, il est incorporé le 3 mai 1917 et passe au 7e régiment d'infanterie, 6e compagnie le 25 février 1918. Il est porté disparu le 24 avril 1918 à Hangard-en-Santerre (Somme) ; officieusement prisonnier en Allemagne le 1er mai 1918, son nom figure par deux fois dans les registres de décès du camp de Limburg :

    Gondouin dc Limburg a

    Gondouin dc Limburg bOn remarquera la confusion entre le 7eRI et la 131e Division

    Il fait partie des 3 soldats figurant dans les registres de décès du CICR avec en commun d'être décédés au Kriegslazarett (Hôpital Militaire) de Valenciennes et inhumés au cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) fin juillet-début août 1918.

    liste

    Liste établie le 3 janvier 1919 par le Zentral-Nachweise-Büro (Bureau central de vérification) ; on imagine l'attente des familles, d'autant que les résultats demandent à être précisés : je traduis tel que rédigé :
    • GOND(O/A)NIN ? Abel, soldat au 7e RI, 6e Compagnie, 131e Division d'infanterie. Né le 20/06/1898 à Susloih. Fermier. Décédé le 26/07/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, des suites d'une balle dans la poitrine, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1592.  No de dossier 29365/W.

         Peut-être est-ce lui qui se trouve dans cette tombe du carré militaire créé en 1923, cependant, faute de date sur celle-ci (alors que les registres du CICR la précisent à chaque fois), rien ne permet d'affirmer qu'il y est enterré

    Source: Externe

    Il est cité à l'ordre du régiment le 2/8/1919 pour des faits du mois d'Avril : Croix de guerre avec étoile de bronze

    JORF 19200213
    Journal Officiel du 13/02/1920



    Son nom figure au monument aux morts de Busloup
    ainsi qu'au livre d'or de la commune avec précision du lieu de décès :
     
    LO Busloup

 


Tombe n°235 :

 

COLIN Germain
Victime civile
Mort pour la France le 03-04-1917

 

COLIN Germain Ghislain né à Marpent (Nord) le 30 janvier 1899, de Florimond Gustave et COQUELET Marie Alix. C'est un civil (de 18 ans) que l'occupant a déplacé pour travailler. Son acte de décès à Valenciennes mentionne simplement qu'il réside rue Bucherlotte (sic). La plaque de sa tombe le dit "Mort pour la France", il semble que ce soit la seule fois où cette mention est portée.
Il existe une fiche dans les archives du CICR, conduisant à une liste de décès :

Colin 9489

Son nom figure au monument aux morts de Marpent.

MaM Marpent

 


Tombe n° 283 :

DE VOGEL Alphonse
Prisonnier civil
Mort pour la France le 9-04-1917

DE VOGEL Alphonse, né à Thielrode (Digerau) le 23/12/1896, de Théophile et DE VOS Anna Coleta Maria.
Autre civil déplacé dont l'acte de décès enregistré en mairie de Valenciennes précise :
"Prisonnier civil Belge né à Digerau (Flandre occidentale) le 23/12/1896, décédé à l'ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République, le 9 avril 1917."

     Les registres du CICR d'août 1917 confirment qu'il a été initialement inhumé dans le carré militaire allemand, (ce qui n'en fait pas un soldat) cercueil 164 ; il sera déplacé en 1923 lors de la création de l'actuel carré militaire.

C 5807

 


Tombe n° 303 :

 

DELAUNAY Désiré
Soldat 21e R.I.T.
Mort pour la France le 25-8-1914

 

DELAUNAY Désiré Maxime né le 16 Novembre 1874 à Barentin (Seine-Inférieure) de Léon Désiré et CARON Françoise. Matricule 772 classe 1893. Initialement dispensé "article 21" comme fils unique de veuve, il effectue une année au 24e RI en 1895-96, puis sa mère étant décédée en 1897, une seconde année au 39e RI. Après deux périodes au 39e RI en 1901 et 1904 et une troisième au 21e RI en 1911, il est rappelé au 21e RIT à la mobilisation générale.
Arrivé le 13 août, il est tué "à l'ennemi" le 25/8/1914 à Orchies (Nord) : le 21e régiment d'infanterie territoriale faisait partie du très mince rideau de forces alliées opposées aux armées allemandes arrivant par la Belgique malgré sa neutralité.
"La tâche confiée aux Territoriaux était visiblement au-dessus de leurs forces, car le front à garder était immense, et l’extrême nécessité explique seule que le Commandement ait eu recours à un pareil expédient."

Voir le cas de ABRAHAM du 21e RIT pour les combats d'Orchies.

L'information de son décès parviendra à Pavilly (Seine-Maritime) qui fera la transcription le 15/9/1914. Il n'y a pas d'acte de décès disponible à Orchies, la ville ayant été incendiée par représailles en septembre 1914 (voir sur ce même blog La destruction d'Orchies ). Quelques rares copies seront réutilisées en 1923 pour tenter de reconstituer le registre.

Son nom figure dans le livre d'or de Pavilly et sur le très beau monument aux morts de la commune :

MaM Pavilly

 


Tombe n° 250 :

 

DEVEZE Séraphin
Soldat 116e B.C.P.
Mort pour la France le 24/04/1918

 

DEVEZE Séraphin Lucien Honoré né le 12/09/1895 à Roquemaure (Gard) de Gilles Guillaume et TIOLLE Marie Charlotte. Matricule 1403 classe 1915 il est en réalité incorporé le 17/12/1914 au 7e bataillon de Chasseurs (Alpins). Il passe au 116e Bataillon de Chasseurs (Alpins) où il est mitrailleur, lors de la création de celui-ci le 6/05/1915. Il est porté disparu le 29 mars 1918 lors de la bataille de l'Avre à La Neuville-Sire-Bernard (Somme) ; il est en fait blessé et prisonnier.

La Neuville SB
Cliquer pour la carte actuelle

On pourra lire dans le Journal de Marche du bataillon le récit de la journée du 29/03/1918


     Il décède le 24 avril 1918 dans "un lazaret division B" (B Gefangenen Abteilung), situé à Valenciennes où il était soigné. Il n'y a pas d'acte dans les registres de cette ville, l'occupant ne communicant plus les décès à l'administration municipale, ce qui nécessitera un jugement transcrit le 12/06/1920 à Montfaucon (Gard).

Les archives du CICR conservent deux documents, l'un sur sa capture (et une improbable séjour au camp de Limburg qu'il n'atteindra jamais), l'autre sur son décès :

Pr80864

DC10879

Son nom figure au monument aux morts de Montfaucon (Gard)

 Une demande de rectification du régiment ("alpin", non "à pied") a été déposée auprès du pôle des Sépultures

 


Tombe n° 246 :

 

DORISON Marcel
Soldat au 27e R.I.T
Mort pour la France le 27/04/1915
(Date exacte de décès rectifiée en 2014)

 

Ce cas a été traité en détail sur ce même blog

 


Tombe n° 229 :

 

DUTERTRY Victor
26e R.I.T.
Mort pour la France en 1914-1918

 

DUTERTRY Victor Pierre né le 29/12/1875 à Ernée (Mayenne) de Constant Joseph et PILORGE Marie, Matricule 991 classe 1895. Ajourné en 1896 et 97, il effectue un an de service au 102e RI dont il sort en septembre 1899. Après 2 périodes d'exercices en 1902 et 1905 au 130e RI, puis au 26e RI en 1910, il est rappelé au 26e RIT à la mobilisation ; parti au front le 13 août 1914, il est tué le 24 août 1914 à Crespin (Nord) où le régiment d'infanterie territoriale tente de contenir la première armée allemande qui vient de traverser la Belgique, pourtant neutre. (voir le cas d'Abraham sur ce même blog)  Inhumé à Crespin, son corps sera déplacé en 1923 dans l'actuel carré militaire de Valenciennes.

Bien qu'un acte de décès ait été dressé à Crespin, resté toute la guerre en territoire occupé, il faudra en 1917 un jugement du tribunal de Mayenne pour officialiser celui-ci, probablement sur la base des informations délivrées en 1916 par la Croix-Rouge : (la tombe était indiquée dans la Gazette des Ardennes du 11 juin 1916, mais celle-ci était inaccessible aux Français de la zone libre)

Fiche cicr

Son nom figure au monument aux morts de Larchamp (Mayenne).

MaM Larchamp

 Une demande de rectification du nom, transcrit DUTERTAY, a été déposée auprès du site "Mémoire de Hommes".
    Une demande va être conjointement déposée auprès des sites SdG et Pole des sépultures pour la mise à jour de la date de décès.


 

 

Tombe n° 251 :

ESNAULT Louis
Soldat 335e R.I.
Mort pour la France le 29-4-1918

 

ESNAULT Louis François né le 17/02/1885 à Noëllet (Maine & Loire) de Louis et BRUNEAU Sophie. Classe 1905 matricule 789, incorporé au 135e RI le 9/410/1906 pour un service de 2 ans.
Après 2 périodes au 135e RI en 1911 puis au 335e RI en 1913, c'est à ce dernier régiment qu'il est rappelé à la mobilisation générale, 5e bataillon (après les 4 Btn du 135e), 18e compagnie. Fait prisonnier le 11/04/1918 à Rouvrel, il décède le 29 du même mois au KriegsLazarett de Valenciennes, ambulance n°22 précise sa fiche Mémoire des Hommes.

Le 24/01/1918 il avait été cité à l'ordre du régiment, ce qui lui avait valu la croix de guerre :
Soldat modèle très intelligent, au front depuis le début de la campagne. S'est plusieurs fois distingué, notamment le 29 juin 1917 à la cote 304 en se portant à l'assaut des positions ennemies.

Le JMO du régiment retrace les opérations sur la cote 304 (cliquer pour suivre le lien)

JMO 19170628

 

Lorsque Esnault Louis est fait prisonnier, le régiment est au sud-est d'Amiens, à l'issue de la journée le Journal de Marches et Opérations comptabilise pour la troupe : 12 tués, 305 disparus et 85 blessés auxquels s'ajoutent 14 officiers blessés ou tués.
Sa famille s'inquiète auprès de la Croix-Rouge :

Fiche CICR 2

Le plus surprenant est (serait) une carte venant du camp de prisonniers de Limburg, où il est fort peu probable qu'il ait été détenu entre le 11 et le 29 avril. C'était certainement sa destination s'il avait survécu à l'amputation. Il n'y a pas d'information à Valenciennes sur son décès, depuis 1917 l'occupant ne transmettait plus les déclarations en mairie, ce qui nécessitera en 1921 un jugement du tribunal de Segré.
Les 3 renvois de la fiche (notés "+") aux registres du CICR font état de son décès à Valenciennes, confirmant la blessure à la jambe reçue au front et l'amputation, ainsi que son inhumation au cimetière d'honneur de Valenciennes :

Dc03

Dc02

dc01

Son nom figure au monument aux morts de Noëllet :

MaM Noellet

 Une demande de rectification du régiment (335e RI et non RIT), a été déposée auprès du site "Mémoire de Hommes".

 


Tombe n° 281 :

 

FAVERGEON Ernest
Caporal-Clairon 27e R.I.T
Mort pour la France le 4-9-1914

 

FAVERGEON Ernest Paul né le 29/01/1874 à Chatenay (Seine, maintenant Chatenay-Malabry, Hauts-de-Seine) de Charles Jules et LEQUET Léontine Marguerite. Matricule 4501 classe 1894, il débute son service en 1895 au 4e BCP. Clairon en 1896, il passe au 75e RI en 1897 où il passe caporal, jusqu'en 1898. Après 2 périodes au 115e RI en 1901 et 1908, il est rappelé au 27e RIT 3e Bataillon 9e compagnie en Août 1914.

Son État des Services le signale disparu à Valenciennes le 25/8/1914, jusqu'à ce qu'une liste officielle allemande le signale décédé le 4 septembre 1914 et inhumé au cimetière militaire de Valenciennes. Son acte de décès confirme le lieu : Hôpital Militarisé canton sud, et précise 9h du matin.

Le Journal de Marche et Opérations du régiment retrace le parcours du 3e bataillon lors de ces journées.


Il existe deux fiches de la croix-rouge dont l'une au nom de Favergeos, renvoyant à un extrait de la Gazette des Ardennes du 29/04/1917 pour le lieu d'inhumation et à la liste de décès dont il est fait état ci-dessus, qui précise "E" Grab. : tombe individuelle.

DC7031

 

 Son nom figure au monument aux morts de Châtenay-Malabry.

 

 

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FAVERGEON Ernest Paul

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18 décembre 2014

Réfugiés Valenciennois : en Ariège

 

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     D'août 1914 à novembre 1918, l'armée allemande occupe 10 départements du Nord et de l'Est de la France, partiellement ou totalement dans le cas des Ardennes. Le ravitaillement des 2,2 millions de civils présents sur ces territoires devient difficile au cours de l'hiver 1915 en raison du manque de main d’œuvre pour l’agriculture, des destructions et du fait du blocus naval imposé à l’Allemagne.

Pour résoudre ce problème, les autorités allemandes décident de « rapatrier » les indigents et les personnes volontaires vers la France non occupée à partir de mars 1915.

Ces déplacements sont d'abord vécus comme une sanction, les rapatriés étant désignés de manière autoritaire. À partir de 1916, parce que la pénurie est de plus en plus cruellement ressentie, les demandes de rapatriement sont bien plus nombreuses que les places disponibles.

Au total, près de 500 000 personnes sont concernées entre mars 1915 et la fin de la guerre. Les rapatriés font un long voyage en train, avec parfois une mise en quarantaine en Belgique. Ils passent ensuite en Allemagne avant d'arriver en Suisse et d'être transférés à Annemasse jusqu'en 1917, puis à Évian. (voir ce site)

 

Prescriptions
(Roubaix, 1917)

La première évacuation de Valenciennes. (Mars 1915)


     Les bruits vagues d'évacuation qui couraient à Valenciennes ne semblaient avoir aucune consistance, lorsqu'à la séance du Conseil municipal du 8 mars 1915, le Maire, M. Tauchon, nous fit part d'un ordre d'évacuation, d'une gravité particulière, qu'il venait de recevoir de la Commandature ; nous en respectons la teneur. 

Etappen-Kommandatur de Valenciennes.
      « Monsieur le Maire de Valenciennes,
« La liste sur qui nous avons parlé doit tenir :
« Tous les gens qui n'ont pas de ressource ;
« Tous les hommes qui ne servent pas à travailler ;
« Tous les enfants de ces gens ;
« Toutes les femmes qui sont superflues ;
« Tous ensemble, toutes les bouches qui sont inutiles.»

«  A. L. KORNEMAN,
« Lieutenant. »

 
     La Municipalité rédigea aussitôt une affiche sur le texte de laquelle elle s'était mise d'accord avec la Commandanture, dans l'espoir d'apporter un peu plus de précision :

« Le Maire de Valenciennes reçoit de la Commandanture  l'ordre suivant:
« Tous les gens qui n'ont pas de ressources, tous les hommes et toutes les femmes inaptes au travail et leurs enfants, les femmes et les enfants des prisonniers civils et militaires, en un mot : toutes les bouches inutiles, doivent être évacuées par la Suisse en territoire français non occupé.
« Les habitants qui rentrent dans ces diverses catégories sont invités à se faire inscrire dans les bureaux de la Mairie. »

Valenciennes 19150307 a

    
En sortant de la réunion du Conseil. je me rendis chez l'Intendant, le baron Von Velzer, pour l'entretenir du ravitaillement. Il me parla de cette évacuation, dont l'objet avait été mal interprété par la population; le gouvernement allemand ayant l'intention d'évacuer 3.000 personnes en plusieurs convois. Nous nous demandions le motif de cet ordre venu de Berlin. Etait-ce :

  1.  Montrer à la population que nous craignions la famine et qu'elle ne devait pas se plaindre ;
  2.  Pour éviter une révolte provoquée par la famine ;
  3.  Pour que nous ne puissions réclamer dans le cas où il y aurait disette de pain pour la population.

     Pour terminer cet entretien, l'intendant Von Velzer me dit.« Soyez tranquille, nos soldats ne mourront de faim qu'après la population », ce dont nous n'avons jamais douté.

(... ...)

Le 23 mars, la Commandature ayant fait demander la liste des chômeurs et des indigents, c'est à qui se ferait rayer, préférant les privations à l'évacuation. La population s'en prit même à la Municipalité, qui, cependant, ne pouvait se soustraire à cet ordre formel de la Commandature, laquelle demandait à nouveau l'expulsion supplémentaire de cinq cents personnes. Avis fut également donné que la ville aurait à subvenir à la nourriture de deux mille cinq cents expulsés de passage.

Le commandant Priess fit afficher l'avis suivant :
 

« Les quatre cents partants du 27 mars devront être réunis à six heures, à la caserne Vincent. A huit heures et demie, un appel sera fait. Les manquants seront recherchés à leur domicile par un gendarme allemand qui sera guidé par un agent de la police française.
« Les partants devront se munir d'une assiette, d'une cuillère et d'un verre. Ils seront dès ce soir nourris à la caserne.

« PRIESS, Commandant de Place. »

 

Le 25 mars, l'émotion en ville est indescriptible : mille six cents personnes devant partir en France sur l'ordre de l'autorité allemande. Si elles avaient su ce qui devait se passer par la suite, elles ne se seraient pas fait prier ainsi, mais il faut tenir compte de l'époque à laquelle se firent ces évacuations forcées : en tous cas, il n'y eut plus ni chômeurs, ni indigents. La municipalité décida alors de remettre à chaque personne nécessiteuse la somme de 5 francs au moment du départ.

Le samedi 27 mars fut une journée mémorable pour les personnes qui assistèrent à ce triste exode. C'est avec les larmes dans les yeux que, de cinq heures et demie à sept heures et demie, j'assistai, à la caserne Vincent, à l'arrivée de ces pauvres gens, portant sur leur dos quelques-unes de leurs défroques. Les enfants étaient en grande majorité. Je vis un père, qui, empêché de partir à cause de son âge, embrassait sa femme et ses enfants, et s'éloignait en sanglotant. Un autre père de famille portait dans ses bras un enfant scrofuleux que l'on venait d'opérer de la hanche : cet enfant malade devait être certainement incapable de supporter le voyage. Plus loin, c'est un autre père portant un bébé nouveau-né, et traînant ses autres mioches en bas âge : c'est à peine si l'aînée avait la force de porter sa petite sœur. Je vis encore la famille, en pleurs, d'un de nos ouvriers, Antoine, qui partait avec ses enfants, sauf sa fille aînée, âgée de vingt ans, que les Allemands retinrent : je leur promis de prendre soin d'elle, et ils partirent un peu tranquillisés.
     A l'entrée de la caserne, chaque évacué retirait sa carte. Immédiatement, les soldats entraînaient femmes et enfants dans le fond de la cour, et les faisaient monter dans de grandes chambres préparées pour les recevoir ; il y avait seulement de la paille souillée sur le plancher, en guise de lit. Les dévouées infirmières de la Croix-Rouge étaient à leur poste. Mme de Morcourt m'accompagna pour distribuer des chemises et différents objets à chaque famille, ce qui fit diversion, pendant que la Municipalité, de son côté, distribuait les 5 francs par personne. Nul ne pouvait sortir de la chambrée, à la porte de laquelle se tenait une sentinelle montant la garde.
La Commission de ravitaillement donna ensuite à chaque évacué une couverture pour passer la nuit.

    Parmi tant d'enfants, deux avaient la coqueluche, qu'ils devaient certainement passer à leurs petits compagnons. J'en vis d'autres de trois, quatre et cinq mois, couchés sur la paille en guise de berceaux : ils dormaient quand même les pauvres petits!

     Nous étions tous surmenés, car venaient d'arriver de Seclin, six cents évacués qui furent conduits à la salle Carpeaux. Nous nous demandions ce que nous réservait le lendemain, car nous devions préparer l'évacuation de mille autres de nos concitoyens, qui formeraient un second envoi.

Le dimanche 28 mars : jour de tristesse, les évacués partent vers cinq heures. A onze heures, mille autres de nos concitoyens étaient convoqués à la caserne Vincent; plusieurs d'entre eux n'avaient été prévenus que le matin même. Le Maire et plusieurs Conseillers s'y trouvaient, afin de réconforter ces braves gens.

     L'arrivée à la caserne fut, cette fois encore, navrante. Dans nos quartiers pauvres, les familles sont nombreuses, et jusqu'ici personne ne se plaignait, car tous recevaient des secours de la Ville et ne manquaient de rien, malgré sept mois d'occupation. C'est alors que je vis entrer une femme Prévost, que je visitais à la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, avec ses dix enfants, dont le dernier avait trois semaines. Puis, Adam Eugène, de la rue des Godets, avec ses douze enfants, le dernier n'ayant qu'un mois.
Je vis encore passer Lucien Bigaillon, avec ses sept enfants, le dernier n'ayant qu'un mois, l'aînée treize ans. Enfin, la famille de François Delattre, avec ses douze enfants. Nouvelles crises de larmes! Le père, en s'éloignant, jure de se venger. Chaque mère présente sa carte au contrôle allemand, pendant qu'une autre veille sur la marmaille qui sanglote. Tous attendent dans la cour de la caserne, sur des bancs, par un vent glacial, qu'on les conduise dans une chambrée, en attendant l'heure du départ, qui aura lieu à cinq heures du soir. Les soldats viennent enfin à leur aide, prenant les enfants dans leurs bras, d'autres s'emparant des paquets, et les conduisant à l'intérieur de la caserne.

     Parmi tant d'enfants, de pénibles incidents devaient fatalement se produire. Apercevant un petit, faible et malade, dans les bras de sa mère, je vais chercher le médecin allemand, le croyant mort. Ce dernier l'entraîna dans une pièce voisine, et la retint à Valenciennes avec son enfant.
Plus loin, c'est une vieille femme qui se trouve mal, ou des orphelins qui, n'étant pas inscrits, ne peuvent partir. Je fais une démarche auprès de l'officier afin qu'ils puissent accompagner leurs tuteurs.

     Une femme ayant au sein un enfant, a perdu son lait de frayeur; plus loin, c'en est une autre qui va accoucher. A chaque pas, ce sont des scènes navrantes, aussi a-t-on le cœur de plus en plus serré.
A midi, le service est bien organisé : chaque adulte reçoit une assiette de soupe, mais comme il n'y a rien pour les petits, je vais chercher la provision de lait Lepelletier que j'avais chez moi ; de son côté, le ravitaillement va chercher quelques boîtes de lait condensé.
Le matin, Mme. Maurice Delame et Billiet avaient pris l'initiative de distribuer des vêtements aux évacués inscrits au Bureau de bienfaisance, qui se trouvaient à la Salle Watteau.
Après une légère collation, revenant à la caserne à deux heures avec Mmes Besnard et Maurice Delame, je suis soulagé en rencontrant les sœurs de la Croix-Rouge allemande qui devaient accompagner le convoi jusqu'à la frontière suisse. Avec elles, je parcourus les salles, leur recommandant les enfants chétifs et les plus nombreuses familles.

     A cinq heures du soir, le rassemblement commence dans la cour de la caserne, les sacs sont chargés sur les chariots; les soldats, baïonnette au canon, encadrent les évacués, d'autres forment la haie. Ce lamentable cortège se met en route vers la gare, au milieu des sanglots et des cris. Les parents qui veulent adresser un dernier adieu aux leurs sont refoulés impitoyablement dans les maisons.
Jamais je n'oublierai ce trajet de la caserne Vincent à la gare de la Petite Vitesse. La tête de ce long cortège était déjà au pont Jacob, alors que les derniers évacués sortaient à peine de la caserne. Beaucoup de soldats allemands qui formaient la haie ne cachaient pas leur émotion à la vue de ce triste spectacle.

     Après avoir traversé le pont, les évacués arrivent sur le quai d'embarquement aménagé par les Allemands, et tout ce monde prend place, avec ordre, dans les wagons. Les pleurs se sèchent quelque peu, pendant que ma belle-soeur cherche la mère de l'enfant qu'elle portait dans les bras.
Avant le départ, les Allemands donnent à chaque évacué une assiette de soupe et un morceau de pain. Le Comité de ravitaillement, qui n'avait pas oublié les enfants, distribue du lait condensé.
    
Le général arrive avec le commandant Priess, qui donne un dernier coup d 'œil ; je fais une recommandation aux sœurs de la Croix-Rouge allemande qui accompagnent le convoi, puis le signal du départ est donné.
Après leur avoir adressé un dernier adieu de la main, tous, bien tristement, nous rentrons chez nous, nous demandant où vont par ce temps glacial ces malheureux, et quand ils arriveront.

Le lendemain, lundi 29 mars, un autre convoi partait dans les mêmes conditions.

(..................)

      Afin qu'il n'y ait aucune relation avec la population, les Allemands les faisaient partir la nuit pour la Suisse, en passant par Aulnoye, Hirson, Shaffouse : le trajet ne devait durer que quatre jours......

   (in Delame : "Valenciennes Occupation allemande 1914-1918. Faits de guerre et souvenirs" Hollande & Fils ed. 1933)  

 

    En réalité, il y aura une quarantaine de trois semaines en Belgique. Rien de sanitaire dans ce délai, juste de quoi rendre dépassées des informations sur les troupes allemandes que les réfugiés auraient pu mémoriser. Suit un voyage de 3 jours et trois nuits jusque Shaffhouse en Suisse.
 

         Dans la "Revue des deux Mondes" de mai-juin 1915 parait un article de Léonie Chaptal qui relate "Une semaine avec les évacués", du 4 au 12 avril 1915. Cet article, issu de la collection Gallica de la Bibliothèque Nationale de France est disponible ICI. Cet article est tiré d"un livret de 160 pages disponible sur archives.org



Léonie Chaptal de Chanteloup (1876-1937), petite-fille du chimiste et savant Chaptal,
elle fut le précurseur de l'infirmière moderne et l'apôtre de l'assistance sociale en France

     

     Je n'ai pas trouvé de relation détaillée du voyage, mais on peut citer celui fait par une prisonnière civile anonyme qui revenait du camp d'Holzminden, à 1000km au Nord, transcrit par une directrice d'école de Carvin et qui est disponible à la BDIC, ainsi que celui de la femme de M. Georges Desson, qui relate sa captivité à Rastatt puis Celle dans le livre "Souvenirs d'un otage", il termine par la relation du parcours de son épouse;

  

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Singen ! La dernière étape en Bochie ! Nous y passons plus de 6 heures pendant lesquelles se font les formalités de remise aux autorités suisses, l'échange de notre argent, la restitution de nos papiers. Nous montons dans un train qui n'est plus à eux, nous sommes entourés de soldats sympathiques qui sont polis, qui s'intéressentn à nous, qui nous témoignent de la bienveillance et nous poussons un soupir de soulagement lorsque au moment où notre train s'ébranle nous voyons le "leur" se mettre en route en sens inverse.

La traversée de la Suisse, nous ne l'oublierons jamais et ces réceptions à Zurich et Berne, et ces soins et ces témoignages de sympathie !
Nous étions couverts de fleurs à notre arrivée à Evian où de nouvelles émotions nous attendaient. Mais la plus forte, la plus poignante fut celles que nous éprouvâmes à la première gare française, à Meillerie lorsque à l'aube, une sonnerie de clairon, française cette fois, nous appela à la portière et qu'un vieux brave nous présenta le drapeau au seuil de la Patrie enfin retrouvée.

A Guffroy
Directrice d'école à Carvin
PDC

 


 

(....)
     Ce voyage de rapatriement, en une telle compagnie, dans d'ignobles wagons, plein de débris innombrables, dura cinq jours. Par Mézières, Charleville, Longwy, Sedan, Thionville, Metz, le grand-duché de Bade, le convoi de douleur, de misère et d'infamie conduisit, de Vervins à Schaffouse, ma femme et Mme D...

Ce que furent ces cinq jours et ces cinq nuits, on le devine. L'angoisse et l'humiliation déchiraient le cœur des deux rapatriées. A intervalle, des fonctionnaires allemands apparaissaient dans le train et distribuaient, avec arrogance, au lamentable troupeau, de mauvaise soupe, un café inbuvable et des sortes de sandwichs fabriqués avec du pain K. K. et des bouts de saucisses. L'accablement de ma femme et de Mme D... était tel qu'elles refusaient toute espèce d'aliments...
Elles ne se sentirent revivre qu'en Suisse, à Schaffouse, où, pour la première fois, depuis leur départ, à la sympathie, à la bonté, aux soins touchants qu'on leur prodiguait, à l'air même qui venait à leurs lèvres, elles devinèrent qu'elles s'évadaient de l'Enfer.

DESSON Georges
"Souvenirs d'un otage"
Bloud & Gay, ed. 1916

 

 

     Au casino d’Évian, lieu d'hébergement temporaire, une plaque de marbre portant l’inscription suivante : « Pendant la guerre de 1914-1918, 493 362 français et alliés ont été rapatriés des pays envahis et 375 304 furent reçus au casino d’Évian », et un monument leur est dédié :

Monument_Evian
C'est ici que ce sont posées
Les hirondelles épuisées
C'est d'ici, l'orage fini
Qu'elles ont regagné leur nid
M. ZAMACOÏS

     On trouvera sur Gallica, le site de la Bibliotèque Nationale, une série de photos de l'Agence ROL sur les rapatriés, dont "un p'tit quinquin" réfugié du Nord.


     Bien évidemment ces réfugiés-rapatriés font l'objet d'un signalement au ministère de l'intérieur à chaque fois qu'ils changent de villégiature.

 

     Grâce à l'obligeance de l'auteure du site "Histoire de famille" qui a bien voulu partager les données issues de ses recherches aux Archives Nationales, on peut retrouver quelques-un des réfugiés Valenciennois, comme ici à ORNOLAC-USSAT-les-Bains dans l'Ariège, où la liste de 151 noms est précédée d'un résumé de la situation en territoire occupé.
 

Renseignements sur la situation de la commune de 
V A L E N C I E N N E S.- Dépt du NORD
Janvier 1916

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Renseignements fournis par les évacués de VALENCIENNES à ORNOLAC-USSAT-les-BAINS. (Ariège)
      1°/ A VALENCIENNES pas d'immeubles détruits ou incendiés. Ont été pillées les maisons non habitées et les usines. Dans les environs, le village de QUERENA [QUERENAING voir sur ce blog : "La tragédie de Quérénaing"] a été incendié et toute la population fusillée parce que les habitants avaient encombré la route, avec des charrettes et tiré sur les troupes ennemies.
      2°/ Toutes les denrées alimentaires étaient hors de prix et la vie devenait impossible : pain noir immangeable (1Fr les 3 livres) rationné (4 livres et demie par semaine et par personne). Plus tard on a eu du pain blanc fourni disait-on par l'Amérique (1Fr20 le pain de 4 livres et demie). Pommes de erre 0Fr40 le kilo ; sucre 1Fr60 le kilo ; beurre 7Frs le kilo ; savon 4Frs le kilo ; oeufs 0Fr50 l'un ; huile à manger 8 à 9 Frs le litre ; sardine 1Fr25 la petite boite payée avant 0Fr60 ; viande 1Fr50 la quantité payée avant 0Fr60. On ne trouvait pas de vermicelle et du macaroni.
      3°/ A huit heures du soir tous les habitants devaient rentre chez eux, fermer hermétiquement portes et fenêtres jusqu'au lendemain.
            L'ennemi propageait de fausses nouvelles. Paris était pris, les Français étaient en déroute ; les Russes anéantis etc. Des chariots pris aux Russes, à moitié démolis étaient alignés sur la place pur décourager la population. Malgré tout le moral des habitants restait excellent. Ils croyaient nos armées victorieuses la Lorraine et l'Alsace occupées par nos troupes et quand les évacués passèrent à METZ ils furent surpris de voir que la ville était encore en possession des Allemands.
      Tous les hommes de 15 à 55 ans devaient répondre à l'appel tous les mois sous peine de 30Frs d'amende et de 5 à 6 jours de prison.
      Le nettoyage des rues et des places était fait par les habitants commandés par les Allemands et payés par la ville.
      Pour circuler il fallait aux hommes un sauf conduit avec photographie épinglé sur leur poitrine. Cette mesure était aussi appliquée aux femmes qui voulaient se rendre dans les localités voisines peu éloignées. Les saufs-conduits étaient délivrés par le commandement allemand.
      Les voies de communications étaient très bien entretenues? Les Allemands faisaient exécuter les travaux d'entretien et la ville payait.
      Toutes les usines étaient occupées par l'ennemi et adoptés
[sic] à ses besoins. Personne n'avait le droit d'y entrer sauf dans l'usine (Le Fer à Cheval)[de M. Gauthier, située sur le Chemin des Alliés, à proximité de la gare] où des Français pouvaient travailler pour le compte de l'occupant.
      Toutes les machines des usines enlevées, soigneusement emballées et expédiées en Allemagne. Ordre dut donné de porter sur place tous les ustensiles de cuisine en cuivre.
     
Les machines à coudre réquisitionnées servaient pour la confection de sacs pour les tranchées et de plastrons protecteurs pour les soldats. les plus belles toiles de Valenciennes étaient employées pour ces travaux. Poussées par le besoin certaines femmes de Valenciennes auraient consenti à travailler à cette confection.
      On a en outre réquisitionné tous les métaux, les autos, les chevaux, les étoffes le cuir, le vin, les pigeons, les gros chiens.
      Des contributions de guerre étaient imposées. La ville devait payer pour les habitants qui s'y refusaient.
      Les cultivateurs étaient forcés de vendre aux Allemands : blé, paille, foin et autres récoltes, qui en disposaient à leur gré, en expédiaient en Allemagne et en fournissaient à la ville au prix par eux établi.
      Toutes les monnaies étaient retirées de la circulation et remplacées, avec autorisation, par des billets de valeurs diverses (1 sou-2 sous-4 sous etc).
      L'or était particulièrement recherché. Les évacués qui en emportaient (on les fouillait) n'avaient pas l'autorisation de partir. Pour ne pas se la voir refuser un homme donna 4000 Francs en or. On les lui remboursa en argent. D'autres faisaient de même. Mais certains cachaient leur or, l'enterraient plutôt que de le donner.

 

 

L'instituteur d'ORNOLAC USSAT les bains. (Ariège)
     

 

MAI 1916
Renseignements sur les réfugiés de Valenciennes département du Nord
fournis par des Rapatriés ayant quitté la commune à la date du : Décembre 1915

NOM PRÉNOMS AGE ADRESSE EN BONNE SANTÉ ?
      Venus de Valenciennes, partis pour des directions diverses on ignore leur adresse actuelle Bonne santé
ALLARD Julia 33 Id Id
ALLARD Denise 7 Id Id
ALLARD Sernine 5 Id Id
BARBARET Larese 25 Id Id
BARBARET Mathilde 22 Id Id
BARBARET Gaston 4 Id Id
BARBARET Robert 2 Id Id
BAVET Angélique 45 Id Id
BAVET Maria 16 Id Id
DARTIÉ Renée 20 Id Id
DANJOU Hélène 50 Id Id
DANJOU Emile 10 Id Id
DUPUY Hélène 22 Id Id
DUPUY Jacques 22 mois Id Id
DUPONT Louise 59 ans Id Id
DUPONT Pierre 59 Id Id
FACK Sidonie 38 Id Id
FACK Louis 13 Id Id
FACK Pierre 6 Id Id
FICHELLE Clermance 30 Id Id
FICHELLE Laurenton 7 Id Id
FLAMAND Elise 44 Id Id
FLAMAND Léontine 17 Id Id
FLAMAND Louis 11 Id Id
FLAMAND Marcel 5 Id Id
GABELLE Gabrielle 24 Id Id
GUILLE Flore 36 Id Id
JEANSON Sidonie 64 Id Id
LEFÈVRE Maria 31 Id Id
LASELNE Marie 28 Id Id
LASELNE Madeleine 5 Id Id
LASELNE Suzanne 7 Id Id
MERIAUX Emma 25 Id Id
MONCHAUX Félicie 25 Id Id
MEMBRÉ Jeanne 48 Id Id
MULQUIX Juliette 25 Id Id
OLGA Etter 13 Id Id
QUENON Adrienne 27 Id Id
QUENON Olga 11 Id Id
QUENON Rogé 3 Id Id
RICHET Maria 29 Id Id
RICHET Gisèle 8 Id Id
SAUVET Charles 58 Id Id
SAUVET Blanche 54 Id Id
SARTIAUX Adèle 37 Id Id
SARTIAUX Léon 11 Id Id
SOURNAIS Emilie 22 Id Id
OLIVIER Marguerite 32 Id Id
OLIVIER Désirée 10 Id Id
OLIVIER Juliette 8 Id Id
OLIVIER Emile 6 Id Id
PRUVOST Maria 37 Id Id
PRUVOST René 10 Id Id
PRUVOST Germaine 8 Id Id
BUNELLE Fernande 10 Id Id
BOURLET Elise 20 Id Id
BONENFANT née PETIT 32 Id Id
BONENFANT Emile 8 Id Id
DEGALLAIX née ZEA 27 Id Id
DEGALLAIX Suzanne 3 Id Id
MANESSIER Angèle 41 Id Id
MILHAU Rosalie 37 Id Id
MILHAU Eugénie 16 Id Id
MILHAU Rosalie 15 Id Id
MILHAU Charles 10 Id Id
MILHAU Angèle 31 Id Id
MILHAU Laurent 7 Id Id
DESHUIS Germaine 23 Id Id
MONTLAUR Léonie 27 Id Id
MONTLAUR Julienne 2 Id Id
BOURGEOIS René 14 Id Id
BATAILLE Maria 32 Id Id
BATAILLE Albertine 39 Id Id
DESHUIS née DUBOIS 47 Id Id
DESHUIS Germaine 4 Id Id
DESHUIS Gabrielle 3 Id Id
DESHUIS Raymond 11 mois Id Id
POIVET Désiré 34 ans Id Id
POIVET Albert 13 Id Id
TETINS Eugénie 36 Id Id
TETINS Elise 11 Id Id
TETINS Eugénie 2 Id Id
TETINS Pauline 7 Id Id
LELY Yvonne 20 Id Id
NICOLAS Estell 27 Id Id
POMMEZ Alice 21 Id Id
KLEYNTJENS Léontine 32 Id Id
KLEYNTJENS Fernande 22 Id Id
CRÉTEUR Clémence 22 Id Id
CRÉTEUR Marcelle 5 Id Id
CRÉTEUR Paul 3 Id Id
FRANESTTI Emilie 22 Id Id
FRANESTTI André 4 Id Id
POUTRAIN Jeanne 21 Id Id
BOURGAIN René 14 Id Id
LEROUX Aimé 31 Id Id
LEROUX Armande 6 Id Id
LEROUX Victor 2 Id Id
BATAILLE Albertine 59 Id Id
BATAILLE Eugénie 33 Id Id
BATAILLE Maria 32 Id Id
FRÉRE Virginie 35 Id Id
GILBERT Marie 33 Id Id
QUARREZ Maria 28 Id Id
QUARREZ Robert 8 Id Id
QUARREZ Alfréda 6 Id Id
QUARREZ Marcel 3 Id Id
DELGRANGE Joséphine 33 Id Id
DELGRANGE Georges 11 Id Id
DELGRANGE Marcelle 9 Id Id
RIVART Clarae 44 Id Id
RIVART Roger 5 Id Id
ROUZEAU Maria 20 Id Id
ROUZEAU Hélène 30 Id Id
ROUZEAU Raymond 9 Id Id
ROUZEAU Léon 10 Id Id
SÉTAN Marie 24 Id Id
SÉTAN Léontine 6 Id Id
SÉTAN René 2 Id Id
MOUART Elisa 23 Id Id
WALERAND Julie 26 Id Id
VILAIN Germaine 26 Id Id
FIÉVET Célestine 43 Id Id
FIÉVET Jeanne 16 Id Id
MAILLARD Aline Marie 24 Id Id
BAILLOU Adèle 33 Id Id
BAILLOU Louise 5 Id Id
BAILLOU Marie Louise 4 Id Id
BAILLOU Madeleine 2 Id Id
BAILLOU Adolphe 10 mois Id Id
BAILLON Veuve 67 Id Id
GATEL Célestine 23 Id Id
GATEL .. 4 Id Id
GATEL .. 2 Id Id
CAYET Blanche 24 Id Id
FLANQUIN Marie 33 Id Id
POULAIN Marie 35 Id Id
POULAIN Jeanne 16 Id Id
DELHAYE Louise 41 Id Id
DELHAYE Edouard 14 Id Id
DELHAYE Laure 10 Id Id
DELHAYE Marcelle 8 Id Id
DELHAYE Louise 7 Id Id
ALANDEAU Eléonore 40 Id Id
ALANDEAU Paul 16 Id Id
ALANDEAU Adolphe 10 Id Id
ALANDEAU Victorin 8 Id Id
ALANDEAU René 7 Id Id
BUREK Louise 29 Id Id
BUREK Georges 10 Id Id
BUREK Victor 3 Id Id

 Certifié conforme aux listes déposées à la mairie
d'Ornolac-Ussat-les-Bains (Ariège)
Ornolac le 26 avril 1916
L'instituteur
Aug. Carbonnel

 


SUITE .......

8 février 2015

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de.... (II)

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191704

  Les listes contiennent de nombreux noms issus de départements occupés (02, 08, 54, 55, 59, 60, 62, 80, 88). Je n'ai transcrit ici que les citations relatives au département du Nord, même si elles m'éloignent du valenciennois, mettant en évidence  :

  •  les préjudices : boucliers humains, déportés, emprisonnés, fusillés, assassinés, otages, morts en captivité - dont Milejgany,...
  • les services : faux papiers, asile et cache de soldats, réseaux d'évasion, refus de dénoncer, espionnage - dont pigeons parachutés,...
  • encadrant ceux que j'ai traités ailleurs (lien sur le nom), ou de l'arrondissement de Valenciennes.

On trouvera une liste complète des JO concernés en bas de page

 

1915/11/28 (A47,N323).  p.8643

     L'abbé LEMIRE, député, maire d'Hazebrouck (Nord) : nommé maire de la ville d'Hazebrouck à la veille des hostilités, avec un conseil municipal tout nouvellement élu, a assuré d'une façon remarquable et avec un dévouement de tous les instants le fonctionnement des services municipaux et particulièrement ceux inhérents à l'état de guerre. (Comité central d'assistance. — Vestiaire de guerre. — Caisse de chômage. — Dispensaire pour malades et blessés.) Toujours à son poste ; par ses actes, ses appels à la population, a maintenu la confiance et le sang-froid autour de lui au moment les plus critiqués de l'invasion et empêché l'exode des habitants. A pris toutes les mesures d'assistance utiles à l'égard des milliers de réfugiés venant des régions envahies du Nord et de la Belgique, dont il a ainsi assuré les besoins matériels immédiats.

 

 1918/10/24 (A50,N290).   p.9220

     M. Basly, député du Pas-de-Calais, maire de Lens (Pas-de-Calais) : depuis le début des hostilités, a assuré d'une façon remarquable, et avec un dévouement de tous les instants le fonctionnement des services municipaux. Par ses appels à la population, a maintenu la confiance dans les moments les plus critiques. Au cours de l'occupation de Lens, sa ferme attitude en a imposé à l'ennemi, et l'exemple de son énergie a contribué à conserver le calme dans la population et à raffermir les courages. Pris comme otage, fut emmené en captivité en Allemagne.

NB : Émile Basly, né le 29 mars 1854 à Valenciennes et décédé le 11 février 1928 à Lens.

 


 

1919/07/14 (A51,N189).   p.7301  départements : 02,08,54,55,59 ,60,62,80,88

 

M. Rooses (Benjamin), conseiller municipal et conseiller d'arrondissement à Hazebrouck (Nord) : délégué dans les fonctions d'adjoint depuis le début des hostilités est resté à son poste jusqu'au jour de l'évacuation par ordre de la ville, apportant le concours le plus entier et donnant, au cours de violents bombardements par obus et par avions, l'exemple du courage et du sang-froid. A fait preuve, dans l'accomplissement de ses fonctions du plus grand dévouement et est rentré le premier à Hazebrouck, au moment du recul de l'ennemi pour y réinstaller les services municipaux.

M. Caloin (Auguste-Joseph-Désiré), constructeur-mécanicien ; Mme Caloin, née Malagié (Elvire); Mlle Caloin (Alice), sans profession, à Lille (Nord) : Du 13 octobre 1914 au 17 octobre 1918, ont donné asile à deux sous-officiers français, au mépris du danger d'être sévèrement punis par les Allemands. Ont pourvu pendant quatre années aux besoins de ces militaires. Attitude extrêmement courageuse.

M. Bombeke (Emile) fils, chez ses parents, 51, rue Bourguignon à Lille (Nord) : âgé de seize ans, il fut enlevé de force de chez ses parents par les Allemands. Incorporé, en décembre 1916 au moment le plus rigoureux de l'hiver, dans un bataillon d'ouvriers civils, seul, il refusa de travailler même sous la menace du revolver d'un sous-officier a qui il répondit qu'il préférait mourir que de travailler contre son pays. Incarcéré, pour ce motif, dans une cave pendant vingt-cinq jours et n'ayant pour dormir que la terre humide sans couverture, il subit pendant ce laps de temps les plus mauvais traitements. Laissé plusieurs fois sans manger, ni boire, pendant vingt-quatre heures, jeté dans une petite cabane à porc, il dut rester assis dans le fumier trois jours et deux nuits accroupi, la tète dans les genoux.
Enfin la cave où il se trouvait avant été intentionnellement inondée, on l'obligea d'y séjourner toute une nuit, l'eau lui venant au-dessus des chevilles ; voulant se réfugier dans l'escalier, il en fut chassé à coups à de crosse de fusil.

M. Greau (Eusèbe), directeur de la Banque de France à Lille (Nord) : modèle de dévouement. Dès l'arrivée des Allemands à Lille, s'empresse de murer le portefeuille et soustrait ainsi au vol des ennemis 59 millions. Brutalisé et maltraité à de nombreuses reprises, fut emmené comme otage en captivité en Pologne russe. A contribué à Lille par son énergique attitude au maintien du moral des habitants.

M. Deconninck, lieutenant d'infanterie à Lille; M. Maertens, voyageur de commerce à Lille ; M. Verhulst, ouvrier à Lille (Nord) : ont secouru des soldats français restés à Lille après le bombardement de cette ville et leur ont fourni des secours et les moyens de partir pour la Hollande. Traduits devant le conseil de guerre allemand, le 17 septembre 1915, et condamnés à mort, furent fusillés, le 22 du même mois, dans la cour de la citadelle. Moururent bravement, les mains libres, les yeux non bandés, en criant : « Vive la France ! Vive la République! »

M. Féron, gardien à la maison centrale de Loos; M. Thirion, surveillant à la colonie de Saint-Bernard (Nord) : enlevés par l'occupant, en février 1918, contraints par les menaces et les violences d'accomplir des travaux d'ordre militaire, se sont évadés du camp où ils étaient retenus et ont tenté de passer dans les lignes anglaises. Grièvement blessés par des grenades allemandes, alors qu'ils franchissaient les fils de fer barbelés, et arrêtés, ces fonctionnaires comparurent devant une cour martiale. Condamnés à mort, le 19 février 1918, et fusillés le même jour, malgré leurs blessures, ont fait preuve avant de mourir d'une grande fermeté d'âme et de courage.

M. Trulin (Léon), dix-sept ans, étudiant belge, demeurant à Lille (Nord) : courageux et plein de sang-froid, Léon Trulin traversa à plusieurs reprises les lignes allemandes portant au commandant allié les renseignements les plus précieux. Arrêté et traduit devant un conseil de guerre sous l'inculpation de trahison par l'espionnage, a été condamné à mort et fusillé dans la cour de la citadelle de Lille, le 8 novembre 1915, montrant le plus bel exemple du plus pur patriotisme.

M. Inghels (Albert), député du Nord (Nord) s'est signalé particulièrement à l'attention de ses concitoyens par sa vaillante résistance aux ordres allemands. A énergiquement protesté contre les enlèvements des hommes et des femmes et la contrainte au travail. Malgré sa situation, a été sans cesse en butte aux vexations et brimades d'un ennemi brutal. Le 27 avril 1916, condamné à quarante-deux jours de prison pour ne pas s'être muni d'une carte d'identité, a été arrêté de nouveau le 8 décembre de la même année, condamné à trois ans de prison et transporté en Allemagne pour son attitude hostile à l'égard de l'ennemi.

M. Gimat, conseiller de préfecture du Nord (Nord) : a fait preuve depuis le début des hostilités d'un inlassable dévouement dans l'exercice de ses fonctions que rendait délicates la présence de l'ennemi. A plusieurs reprises menacé et brutalisé par les Allemands, il refusa lors de l'inscription des mobilisables de répondre à cet ordre et fut condamné. Pris comme otage et incarcéré pendant six mois au camp de représailles d'Holzminden, il supporta avec fermeté les plus dures épreuves de la captivité. A contribué dans la plus large mesure à maintenir le moral de la population donnant constamment l'exemple du plus fier patriotisme.

M. Rémy, adjoint au maire de Lille (Nord) : a été, pendant toute la durée de l'occupation allemande, un modèle de dévouement, contribuant dans une large part à maintenir le moral de la population, par une ferme et digne attitude patriotique. Au moment de l'enlèvement par les autorités allemandes des tableaux et œuvres d'art du musée de Lille, a énergiquement protesté contre cette mesure et contre tous les actes de vandalisme de l'ennemi. A été arrêté pour ce motif et interné en Allemagne pendant deux mois.

M. le docteur Hamel, inspecteur départemental de l'assistance publique, à Lille (Nord) : maintes fois contraint de déclarer à l'autorité allemande le retour clandestin à l'hospice dépositaire des enfants assistés évadés des camps de travail, a refusé avec la plus grande énergie de répondre aux ordres de l'ennemi. Condamné, le 22 octobre 1917, à trois jours de prison pour avoir hébergé un pupille de l'assistance publique qui avait abandonné le travail. Transféré en territoire belge, le 6 mars 1918, en raison de sa courageuse résistance.

M. Cuchet-Cheruzel, sous-inspecteur de l'assistance publique du Nord. Lille (Nord) : pendant la détention de son collègue, a été chargé d'assurer la direction du service des enfants assistés. Ayant empêché un pupille convoqué au travail de quitter l'établissement dépositaire, fut condamné, pour ce fait à quatre semaines de prison. Attitude élogieuse durant toute l'occupation.

M. Eynard, sous-inspecteur de l'assistance publique du Nord à Lille (Nord) : chargé de le direction du service des enfants assistés après le transfèrement en Belgique de son inspecteur a, suivant les ordres du préfet du Nord par intérim, retenu à l'établissement dépositaire les pupilles que les autorités allemandes voulaient forcer à  travailler. Condamné pour ce motif, en mai 1918, à un mois de prison, s'est durant l'occupation, signalé par son attitude très ferme vis-à-vis de l'ennemi, contribuant ainsi à maintenir le moral de la population.

M. Desurmont, industriel, ayant fait fonctions de maire de Seclin (Nord) : a fait preuve malgré son grand âge d'une activité et d'un dévouement remarquables en ce qui a trait au ravitaillement des communes du canton de Seclin dont il est président du comité régional. Emprisonné à trois reprises, il ne s'est jamais soumis aux exigences des Allemands qui firent sauter son château en guise de représailles.  A contribué grandement au maintien du moral des populations.

M. Telliez, maire de Croix, (arrondissement de Lille), (Nord) : a toujours montré une attitude très énergique vis-à-vis. de l'occupant. Arrêté le 19 juin 1915 et déporté sans jugement le 3 juillet suivant, à Gustrow (Allemagne) pour refus de dénoncer ceux qui avaient mis entrave à la confection des sacs à sable pour les tranchées. Est resté en captivité jusqu'à la conclusion de l'armistïce.

M. Thérin (Henri), à Roubaix : pendant toute la durée de l'occupation allemande s'est occupé, avec un zèle précieux de toutes les questions délicates du ravitaillement de la population ; opposant à toutes les vexations de l'ennemi une attitude digne et pleine de sang-froid. M. Thérin a joué un rôle excessivement important. A plusieurs reprises, malmené et emprisonné par l'ennemi, M. Thérin a rempli pendant trois ans et demi en en des heures difficiles, pendant la détention de M. Lebas, les fonctions de maire de Roubaix et a contribué à maintenir le moral de la population.

M. Watremez, adjoint au maire de Roubaix (Nord) : s'est occupé activement, pendant toute la durée de l'occupation allemande du ravitaillement en charbon des villes de Roubaix, Tourcoing, prêtant, en toutes circonstances et en des heures difficiles, le concours le plus précieux. Opposa à toutes les meures vexatoires de l'ennemi une attitude de résistance qui lui valut d'être emprisonné à plusieurs reprises.

M. Willot, pharmacien ;
Mme Willot et Mlle Nollet à Roubaix (Nord);
Ont édité et répandu clandestinement dans la région de Lille, Roubaix et Tourcoing un journal donnant des nouvelles de la France libre, contribuant ainsi de la manière la plus efficace à maintenir le moral des populations. Dénoncés à l'autorité allemande ont été condamnées, le 20 avril 1917, à de sévères peines de prison.

M. Lecomte, directeur de l'octroi de Roubaix (Nord) : malgré son état de santé, s'est occupé, avec un dévouement sans bornes du ravitaillement de la ville de Roubaix. Son attitude énergique et extrêmement digne à l'égard de l'ennemi a beaucoup contribué à maintenir le moral de la population. A été déporté comme otage au camp de Gustrow.

M. Lenfant, commissaire de police à Tourcoing (Nord) : a constamment fait preuve, pendant toute la durée de l'occupation allemande du plus pur patriotisme aidant à maintenir le moral de la population par son énergique attitude à l'égard de l'ennemi. Inculpé d'espionnage par les Allemands, incarcéré à la prison de Loos, puis à Bruxelles de mai 1918 à la signature de l'armistice.

M. Leriche, conseiller général, maire de Ribécourt (Nord) : protesta avec véhémence contre tous les abus de l'autorité allemande, contribuant par son attitude énergique et courageuse à maintenir le moral des populations. A plusieurs reprises eut à subir les sévices de l'ennemi, fut emprisonné et finalement évacué de son canton.

M. Plet, maire de Caudry, conseiller général Nord (Nord): administrateur habile et énergique, M. Plet n'a cessé d'opposer la plus vive résistance aux exigences de l'ennemi. A été révoqué et enlevé de Caudry en 1916, après avoir été emprisonné par les Allemands à plusieurs reprises.

M. Dislaire, maire de Rieux (Nord) : modèle de dévouement, a aidé et favorisé l'évasion de soldats français qui purent, grâce à lui, regagner nos lignes. Fut condamné par l'ennemi à cinq ans de travaux forcés et ne fut gracié qu'à l'armistice.

 

M. Boudailliez, adjoint au maire de Rieux (Nord) :  a rempli avec dévouement les fonctions de maire jusqu'en 1917, après l'envoi en captivité de M.Dislaire. Des pigeons voyageurs ayant été trouvés dans sa commune, M. Boudailliez fut condamné à plusieurs années de travaux forcés et emmené en Allemagne. N'est rentré en France qu'après l'armistice.

M. Gautier, adjoint au maire de Lesdain (Nord) : à la tête de l'administration communale depuis le début de la guerre, M. Gautier s'est acquitté de ses fonctions avec tact et dévouement. A été envoyé dans une colonne de travailleurs civils pour avoir opposé une résistance énergique aux exigences des autorités allemandes.

M. Dessaint, inspecteur primaire à Cambrai (Nord) : a toujours fait preuve pendant toute la durée de l'occupation du plus grand dévouement. Fut condamné à plusieurs reprises à des peines d'emprisonnement. A contribué par son énergique attitude vis-à-vis de l'occupant à maintenir le moral des populations.

M. Lestoile, administrateur du bureau de bienfaisance de Cambrai (Nord) : à la suite de la mise en captivité de la directrice de l'hôpital civil de Cambrai n'a pas hésité, malgré son mauvais état santé à prendre la direction des services hospitaliers de cette ville. D'un dévouement inlassable, s'est particulièrement distingué pendant l'invasion par sa fermeté e et ses hautes qualités administratives. S'est épuisé par le surmenage qui lui fut imposé au cours de la guerre et mourut à l'hôpital civil dont il n'avait pas voulu un seul instant abandonner la direction

M. Deskrewer, archiprêtre de la cathédrale de Cambrai (Nord) : s'est particulièrement distingué pendant toute la durée des hostilités par sa vive résistance aux exigences de l'ennemi. A été enlevé comme otage, le 1er novembre 1916. A été emmené en  Allemagne dans un camp de prisonniers, n'est rentré à Cambrai qu'en avril 1917.

Melle L'Hotelier, directrice de l'hospice civil (Nord) : a la tête des importants services hospitaliers de Cambrai, depuis dix ans, Melle L'Hotelier s'est particulièrement signalée pendant l'invasion par son dévouement et son énergie. pour avoir soigné, nourri et caché des soldats français dans les établissements qu'elle dirige, a été condamnée par l'ennemi à dix ans de détention et emprisonnée pendant trois ans

M. Chambeau, juge d'instruction à Douai (Nord) : a résisté comme magistrat aux injonctions de l'autorité allemande dans l'exercice de ses fonction ; a été pour ce motif révoqué par l'ennemi. A été tué par l'explosion d'un projectile.

M. Hayez-Galand (Alphonse), conseiller municipal de Douai, président de la commission des secours de chômage de Douai (Nord) : malgré son mauvais état de santé, a prodigué ses services à ses concitoyens, exerçant ses fonctions jusqu'à l'épuisement de ses forces. Mort des suites de l'évacuation.

M. Delzenne (Phéophile), conseiller municipal de Coutiches (Nord) : a rempli avec une grande exactitude les fonctions de receveur municipal , s'est efforcé, avec le zèle le plus louable, de venir en aide  aux malheureux. A fait preuve d'énergie et d'un dévouement inlassable pour défendre les intérêts de la population contre les brimades et les persécutions de l'autorité allemande. A été plusieurs fois condamné à la prison pour résistance aux ordres injustes de l'ennemi.

M. Quesnay, directeur intérimaire de l'école d'agriculture de Wagnonville : a continué à exercer ses fonctions avec beaucoup d'énergie et de ténacité, malgré les menaces et les vexations sans nombre de l'autorité allemande. A été plusieurs fois condamné a la prison, sans pouvoir présenter sa défense; expulsé enfin brutalement de l'école avec résidence forcé à Douai. A contribué par son énergique et noble attitude à maintenir le moral des populations.

Mme Grassin, marchande de porcelaines à Douai ;
Mme Vanderbeck, marchande d'instruments de musique à Douai (Nord) :
Arrêtées et condamnées par les Allemands pour avoir aidé des soldats français soit à se cacher, soit à prendre la fuite, ont été condamnées par les Allemands et déportées en Allemagne.

M. Preuvost (Achille), chef de la garde civique à Douai (Nord) : a aidé de nombreux soldats à échapper aux recherches des Allemands. Arrêté pour ce fait et condamné aux travaux forcés, a été déporté en Allemagne.

M. Gressier, cantonnier chef à Saint-Amand-les-Eaux (Nord) : exemple vivant du plus pur patriotisme, a été fusillé à Namur (Belgique), le 4 avril 1916, pour avoir avoir accompli son devoir de Français. Est mort en brave, faisant preuve de la plus grande fermeté d'âme.

 

M. Costa, maire de Marly (Nord) : par une délibération du conseil municipal de sa commune a publiquement rendu hommage à la vaillance des troupes françaises. Aussitôt arrêté, a été incarcéré malgré son grave état de santé et maintenu en détention pendant soixante-douze jours.

 

M. Hornez, maire de Saint-Saulve (Nord) : attitude particulièrement courageuse pendant l'occupation ennemie. Ayant signé une protestation contre les supplices infligés aux prisonniers civils qui avaient refusé de travailler pour les Allemands, fut arrêté et incarcéré plusieurs mois, puis envoyé en résidence forcée à Wargnies-le-Grand. A contribué par son attitude au maintien du moral des populations.

 

M. Lengrand, maire de Sebourg (Nord) : a été pendant toute la durée de la guerre un modèle de dévouement. Par son attitude fière et énergique a contribué dans la plus large mesure à maintenir le moral de ses administrés. A été arrêté et soumis par l'ennemi à une longue détention.

M. Delphien, premier adjoint au maire de Denain (Nord) : a eu le plus grand mérite à assurer la continuité des services municipaux dans la commune la plus ouvrière de l'arrondissement. A courageusement tenu tête aux sommations de l'occupant, en répondant par des refus à ses exigences les plus inadmissibles. A été par suite de sa résistance, emmené en captivité en Allemagne où il a beaucoup souffert.

M. Chaumonot, ancien commandant d'artillerie, officier de la Légion d'honneur faisant fonctions de maire de Mortagne : a été révoqué par le général Hild, commandant de l'étape, en raison de son attitude patriotique. Après avoir été interné plusieurs fois, fut déporté le 4 janvier 1918, malgré son grand âge [74 ans] en Russie (Lithuanie) où il vécut de longs mois de tortures morales et physiques. Pour tous les otages, ses camarades d'infortune, fut le plus bel exemple de courage et de fierté patriotique.

 

M. Louis, inspecteur primaire à Valenciennes (Nord) : a montré pendant tout le début de l'occupation allemande la plus grande dignité vis-à-vis de l'occupant, contribuant par son énergique attitude à maintenir le moral des populations. Fut emmené en captivité en Allemagne.

Mme Blondel (Aline), née Chaumartin, de Cambrai (Nord) : a réussi, depuis avril 1915 jusqu'à l'armistice, à dissimuler chez elle, au péril de sa vie et malgré les dénonciations dont elle a été l'objet et les multiples perquisitions de la prévôté ennemie, un Alsacien-Lorrain, déserteur de l'armée allemande, avec l'aide duquel elle a favorisé l'évasion, vers la Hollande, de nombreux soldats français et de prisonniers civils retenus par les Allemands.

 


 

 1919/11/23 (A51,N318)  p.13246  départements :"Alsace", 02, 08, 55, 59

 

M. Bonte (Auguste), maire de Lambersart (Nord) : ancien conseiller général et député, arrêté le 4 octobre 1914, par les Allemands comme responsable de la mort de quatre de leurs officiers, et incarcéré à Douai pendant quinze jours. A repris ses fonctions de maire depuis le 20 octobre 1914 jusqu'au 9 mars 1916. Durant ce temps a été emprisonné à deux reprises du fait que les ouvriers de sa commune refusaient de confectionner des sacs à terre et que des pigeons voyageurs existaient encore à Lambersart. A fait preuve d'un réel courage en résistant aux ordres de l'ennemi.

M. Lechevin (Constant), garde civil à Canteleu-Lambersart (Nord) : trouvé porteur d'un revolver chargé, a été fusillé le 11 octobre 1914 à Sailly-sur-la-Lys.

M. Hannuche (Gaston), dessinateur,
M. Cayasse (Jean), étudiant,
Mlle Meunier (Estelle),
Mlle Waast (Marcelle);
Mlle Yandereruyssen (Elise),institutrice,
M. Magnies (Jules), domiciliés à Avesnes (Nord) : agents du service d'observation, ont rempli, au péril de leur vie et avec un courage et une abnégation digne eloges les différentes missions, souvent très dangereuses qui leur ont été confiées. Ont rendu les plus grands services au corps d'observation pendant l'occupation ennemie.

M. Bar (Victor), employé à la compagnie des chemins de fer du Nord rue de la Longue-Chasse, à Valenciennes (Nord) : resté à Valenciennes pendant l'occupation allemande, a été attaché au service de renseignements anglo-belge et y a rendu des services signalés.

 


 

 1920/04/16 (A52,N104).  p.6031 départements  : 02, 08, 51, 54, 55, 59, 60, 62, 80

 

M. Davaine, curé ;
M. Pluchart (Aristide), cultivateur à Arenberg-Wallers (Nord).
Pendant l'occupation ennemie, ont recueilli, au péril de leur vie, un pigeon voyageur de l'armée anglaise auquel ils ont fait reprendre son vol après avoir répondu à la demande de renseignements dont était porteur cet oiseau.

M. Boittiaux (François), couvreur ;
M. Thuilliez, à Romeries (Nord), au péril de leur vie, ont favorisé et protégé l'évasion en Belgique d'un grand nombre de soldats français et anglais restés à Romeries et les environs après l'avance des allemands en 1914.

M. Delemar (Paul), 214, boulevard Victor-Hugo à Lille (Nord) : resté à Lille pendant l'occupation allemande en raison de son jeune âge, qui ne l'appelait pas sous les drapeaux, à mis son activité au service de la Croix-Rouge à l'hôpital auxiliaire n° 105 et s'est occupé de procurer des papiers aux prisonniers français qui désiraient s'évader. Arrêté pour ces motifs par les autorités allemandes, a été condamné à deux ans et demi de travaux forcés, peine, qu'il a subie jusqu'en mai 1918.

Mlle Delenys (Suzanne), demeurant à Lambersart (Nord) : en octobre 1914, pendant le siège de Lille, a recueilli et hébergé, au péril de sa vie, un soldat français blessé auquel elle a donné ses soins avec un dévouement des plus remarquables.

Mme Dutailly, 5, rue Biaise, à Lille (Nord): pendant plusieurs mois, a caché au péril de sa vie, des soldats français. Dénoncée, a été condamnée à cinq ans de prison.

M. Rousselle (Eugène), négociant à Poix-du-Nord (Nord) : a été condamné à la prison et a une forte amende par les Allemands pour avoir recueilli et hébergé un soldat anglais. A fait preuve, en cette circonstance, d'un dévouement digne d'éloges.

M. de Bailliencourt, ancien industriel à Douai (Nord) : a assuré avec un dévouement sans bornes tous les services de secours aux familles des mobilisés, des réfugiés et des chômeurs. A grandement contribué par son énergie vis-à-vis de l'occupant, à maintenir le moral des populations.
 

M. Malaise (Lucius) demeurant à Condé-sur-Escaut (Nord) : au cours de l'occupation de l'ennemi, a fait preuve, en toutes circonstances, de courage et de dévouement patriotiques dignes d'éloges en protégeant et en facilitant l'évasion de soldats français restés en pays envahi. A été, à plusieurs reprises, arrêté et emprisonné par les Allemands pour avoir porté des lettres d'officiers prisonniers et avoir ravitaillé en vivres des prisonniers russes et anglais.

 
M. et Mme Philouze, de Cambrai (Nord) : pendant l'occupation allemande ont donné asile pendant deux ans à un soldat alsacien déserteur de l'armée allemande, qu'ils ont caché, nourri et soigné jusqu'à sa mort. Ont recueilli des soldats français valides et blessés auxquels ils ont procuré des effets civils et dont ils ont favorisé l'évasion vers les pays neutres, faisant ainsi preuve d'un beau patriotisme et d'un sentiment élevé du devoir.

M. Soissons (Adolphe), adjoint, ayant fait fonctions de maire de Beaumont (Nord) ; adjoint au maire, a rempli les fonctions de maire de la commune de Beaumont pendant l'occupation. A fait preuve de courage et de sang-froid en dirigeant les services municipaux, parfois sous des bombardements violents. A assuré le ravitaillement des jeunes gens qui se cachaient pour échapper au contrôle l'ennemi. A pris énergiquement la défense des intérêts de ses administrés et a été condamné à la prison pour la résistance qu'il a opposé aux exigences des autorités allemandes

M. Labbez, maire de Solesmes (Nord) : au début de l'occupation, a été l'objet des sévices de la part d'officiers qui le rendaient responsable des coups de feu tirés par les civils sur les soldats allemands. Arrêté comme otage et emmené à la suite d'un régiment aux prises avec des mitrailleurs anglais, réussit à s'évader malgré les sommations et à échapper aux perquisitions de l'ennemi.

Mlle Ponsin (Marie), demeurant au Cateau (Nord) : s'est très dévouée pour le service de la Croix-Rouge française pendant toute l'occupation. A soigné, en 1918, pendant le bombardement de la ville du Cateau, de nombreux civils blessés, atteints par les gaz asphyxiants et a aidé à l'inhumation des morts.

MIle Ponsin (Thérése), demeurant au Cateau (Nord) : a vaillamment fait son devoir d'infirmière et s'est particulièrement distinguée en 1918. A soigné pendant le bombardement de la ville du Cateau, de nombreux malades atteints par les gaz asphyxiant., enseveli les morts et aidé à leur inhumation.
 

M. Ghislain (François), mineur à Onnaing (Nord) : a fait preuve de courage et de dévouement en coupant, pendant les opérations de libération du territoire, les fils de plusieurs mines situés sous les ponts de l'Aunelle, à Blanc-Misseron et de la Grande-Aunelle à Quiévrain (Belgique).

 
M. le chanoine Leclercq, doyen de la paroisse de Saint-Christophe à Tourcoing (Nord) : le 13 août 1916, M. le chanoine Leclercq a, en chaire, engagé ses paroissiens à ne pas remettre les métaux et notamment le cuivre l'ennemi leur ordonnait de livrer. Arrêté le 16 août, M. le chanoine Leclerc fut condamné par un conseil de guerre allemand à dix ans de réclusion. Après avoir été interné deux ans dans une prison en Allemagne, M. Leclercq est rentré à Tourcoing au mois de novembre 1918.

Le personnel de la chambre de commerce de Dunkerque : a assuré pendant quatre ans de guerre, malgré les multiples bombardements  par avions, et par gros obus dont le port de Dunkerque a été l'objet, les importants services de la chambre de commerce et ceux du ravitaillement. A fait preuve de beaucoup de sang-froid et de dévouement.

M. Duhart, commissaire de police à Hautmont (Nord ): fonctionnaire zélé et plein de sang-froid, a assuré avec un grand dévouement ses fonctions dans des heures difficiles. Arrêté et emprisonné par les Allemands, le 27 août 1917, pendant six semaines, a toujours opposé à l'occupant une attitude pleine de dignité, contribuant ainsi au maintien du moral des populations.
 

Mlle Brasseur, à Valenciennes (Nord) : a fait preuve de courage et de dévouement en faisant évader au péril de sa vie et en conduisant elle-même à la frontière hollandaise trois jeunes gens français qui purent ainsi gagner la France et y accomplir leur service militaire.

 
M. Devolder (Charles-Louis), receveur central de l'octroi d'Houplines (Nord) : est toujours resté à son poste malgré les violents bombardements qu'Houplines a eu à subir. A donné l'exemple du dévouement en se portant au secours nombreux blessés et en participant à l'inhumation des victimes. A organisé le sauvetage d'habitants en danger dans des mains incendiées. A contribué à mettre en lien sûr la caisse et les archives communales.

M. Sohier (Clovis-Charles), secrétaire rédacteur à la mairie d'Houplines : resté à son poste, sous les bombardements successifs, a collaboré services communaux jusqu'à la fin de mai 1917 (date de son incorporation). A assuré les distributions à domicile des allocations militaires. A contribué avec le plus grand dévouement au sauvetage des sinistrés et a maintenu le moral de ses concitoyens.

M. Vanalderweireldt (Edouard), garde-champêtre à Houplines (Nord) : a fait preuve de courage en exhortant la population au calme pendant de violents bombardements et a donné le plus bel exemple de dévouement en se portant au secours des blessés qu'il a transportés lui-même aux ambulances britanniques installées Houplines. A déployé un zèle infatigable pour soigner les victimes et pour inhumer les cadavres. A contribué à éteindre de nombreux incendies causés par les obus allemands.

M. Labbe (Auguste-Arthur), employé à la mairie de Lille (Nord) : a fait preuve de dévouement à la suite de la prise de Lille par les Allemands en portant secours à plusieurs soldats français sans ressources. A été de ce fait condamné par les Allemands à neuf mois de prison cellulaire et à la déportation en Allemagne. Rapatrié ensuite le 8 octobre 1917 comme grand malade, par suite des mauvais traitements subis de la part des Allemands.
 

M. Caillet, commissaire de police à Condé (Nord) : durant l'occupation allemande, a toujours eu, en présence de l'ennemi, une attitude ferme et très digne, conservant son entière indépendance. En l'absence du juge de paix il a en maintes occasions, aplani les difficultés qui surgissaient entre justiciables et ses sages avis ont été souvent écoutés. Sa conduite mérite les plus vifs éloges.

 

M. Nonon, commissaire de police à Saint-Amand (Nord) : son attitude énergique vis-à-vis de l'occupant lui a valu d'être emmené comme otage en Pologne du 4 janvier au 6 octobre 1918.

 
M. Devigne, commissaire de police à Dunkerque (Nord) : s'est, à de nombreuses reprises, distingué au cours des bombardements en se portant aux points de chute pour organiser le service d'ordre aux abords d'immeubles incendiés.

M. Saugrain, commissaire de police à Dunkerque (Nord) : a assuré son service, au cours de nombreux bombardements, avec sang-froid et courage ; il s'est particulièrement distingué les 29 septembre, 25 et 26 octobre 1917 lors de violents incendies et il a procédé au sauvetage des victimes.

M. Vandamme, commissaire de police à Malo-les-Bains (Nord) : a assuré avec sang-froid, courage et dévouement son service dans une commune soumise à à de fréquents bombardements.

M. Collot, commissaire de police à Denain (Nord) : à tenu une conduite très digne en présence de l'ennemi.

M. Hertrich, commissaire de police de Coudekerque-Branche: s'est signalé par son courage et son dévouement en assurant parfaitement son service malgré de fréquents bombardements par avions et obus de gros calibre.

M. Baudart, commissaire de police à Bergues (Nord) : s'est parfaitement conduit depuis le début des hostilités. Dans des circonstances pénibles a fait preuve de courage et de dévouement, en assurant le maintien de l'ordre dans une ville soumise à des bombardements répétés.

M. Bazet, commissaire spécial de police à Dunkerque (Nord) : au cours des bombardements qui ont dévasté cette ville, s'est montré plein d'énergie et de courage en se portant aux endroits menacés et en prêtant un concours précieux aux autorités chargées de la défense.

M. Meurant (Emile);
Melle Meurant (Léocadie), demeurant à Leval (Nord) :
Ont recueilli, au péril de leur vie, un soldat français, prisonnier des Allemands et évadé.  Ont réussi à le dissimuler à l'ennemi pendant plus de deux mois.

M. Maginot (Charles), 29, rue Saint-Albin, à Douai (Nord) : le 1er octobre 1914, au péril de sa vie, a recueilli et caché, pendant plusieurs mois, quatre soldats français sur le point d'être faits prisonniers, leur a fourni des effets civils et a réussi à les faire évader malgré la surveillance exercée par les soldats allemands logés dans sa maison.

M. Honnart (Alexandre), à Lille (Nord) : au début des hostilités, a guidé, à plusieurs reprises, des troupes françaises, Le 4 octobre 1914, s'étant joint à une compagnie du 17e bataillon de chasseurs à pied, a combattu toute la journée et n'a abandonné l'escouade avec laquelle il se trouvait que le soir après le repliement de l'ennemi. Le 10 du même mois a désarçonné et tué à coup de lance un officier commandant une patrouille de uhlans. Pendant l'occupation allemande a été condamné à un an de cellule pour avoir caché des armes.

M. Desrumeaux (Georges), à Lille (Nord) : le 17 octobre 1918 au moment de l'évacuation de la ville par les Allemands, a fait preuve de courage en se rendant au devant des troupes anglaises en vue de les prévenir du départ de l'ennemi.

M. Vandeviele (Jean), demeurant à Lille (Nord) : pendant l'occupation ennemie, s'est mis à la disposition du comité de secours aux prisonniers et évacués. Chargé par ce comité de l'établissement et de la distribution de fausses cartes d'identité, s'est dévoué d'une façon remarquable. Arrêté pour ces faits par les Allemands, a été condamné, emmené en Allemagne et emprisonné, pendant dix-huit mois.

M. Dhenin (Léon), électricien à Douai (Nord) : a protégé et facilité, au péril de sa vie, l'évacuation de trente-cinq soldats français du 6° rég. territorial d'infanterie sur le point d'être faits prisonniers par l'ennemi. Grâce à son dévouement patriotique, a permis à tous ces soldats de regagner les lignes françaises sains et saufs.

M. Lussigny (Paul) ;
M. Lussigny (Fernand), de Cambrai (Nord) ;
Ont fait preuve de courage et de dévouement en construisant par leurs propres moyens un appareil récepteur de T. S. F. et en assurant le fonctionnement pendant toute la durée de l'occupation allemande. Ont contribué, pour une large part, à soutenir le moral de la population de Cambrai.

M. l'abbé Leporcq (Henri), curé de Raimbeaucourt (Nord) : resté en pays envahi, a toujours fait preuve du plus ardent patriotisme. Cachait chez lui quantité d'objets soumis aux réquisitions, encourageait les jeunes gens à ne pas répondre aux appels de l'ennemi, flétrissait en chaire la conduite ignoble des Allemands, exhortait la population à la résistance et à la confiance en la victoire de nos armes. A été condamné à neuf mois de prison par l'ennemi et enfin envoyé en exil.

M. Courtois (Eugène), adjudant d'infanterie de marine retraité à Louvroil (Nord) : dévoué et courageux. Au début de la guerre a assuré son service de garde-civil à Louvroil, près de Maubeuge, malgré les plus violents bombardements. A été blessé, le 5 septembre 1914, dans l'exercice de ses fonctions.

Mme Dibon, née Devriendt (Zoé), à Lille (Nord) : en 1914, a recueilli, soigné et ravitaillé trois soldats français qu'elle a réussi à cacher jusqu'en février 1915, époque à laquelle ces militaires ont pu regagner la France.

Mme veuve Bournac, née Durunfaut, cabaretière à Lille (Nord) : a secondé le commandant Caron, du 5e rég. territorial d'infanterie, dans l'œuvre d'assistance aux soldats restés dans Lille après l'arrivée des Allemands. Malgré la surveillance de l'ennemi et de nombreuses perquisitions, a donné asile à plusieurs soldats et facilité leur départ vers la Hollande.

Mme Martin, droguiste à Lille [Nord) : au cours de l'occupation ennemie, a recueilli, malgré les plus grands dangers, trois soldats français qu'elle a réussi à cacher, deux pendant quatre mois, le troisième jusqu'à l'armistice. A toujours été admirable de dévouement et s'est toujours fait remarquer par son courage.

M. Dupont, agent de la sûreté à Roubaix (Nord) : a recueilli en août 1915 un soldat français qu'il a réussi à cacher, au péril de sa vie et malgré les perquisitions fréquentes des Allemands, jusqu'au 19 novembre 1918, jour de la délivrance de la ville.
 

M. Fosse (Pierre) à Valenciennes (Nord) : âgé de près de soixante-dix ans, n'a pas hésité, en août 1914 au moment de l'invasion, à conduire, au péril de sa vie, un certain nombre de soldats français égarés. Fait prisonnier par l'ennemi, est resté en captivité pendant plus de sept mois en Saxe.

 
M. Mathieu, de Gommegnies (Nord) : pendant l'occupation allemande, en septembre 1914, a procuré des aliments et des effets civils à des prisonniers français et a facilité leur évasion.

M. Mendoça, sous-préfet d'Hazebrouck (Nord) : est resté à son poste pendant les périodes les plus critiques et a procédé, à la satisfaction de tous, aux évacuations nécessitées par les opérations militaires.

M. Piquet (Jean), interne des hôpitaux de Lille (Nord) : resté à Lille au moment de l'occupation allemande, et ayant échoué dans une tentative d'évasion, il fut, pour ce fait, condamné par les Allemands à trois mois de prison. S'est employé activement à fournir des renseignements aux armées alliées et a favorisé l'évasion d'un soldat britannique. Emprisonné à nouveau, n'a échappé que par l'armistice aux rigueurs d'un conseil de guerre ennemi.

 


 

1920/06/20 (A52,N167). p.8731 départements : 02, 08, 59, 62, 88
 

 

Mme Lebrun-Lussiez, demeurant à Sommaing-sur-Escaillon (Nord) : restée en pays envahi, a caché plusieurs jours dans sa maison des militaires français. A facilité leur évasion vers la France libre. A été condamné à treize mois de prison par l'ennemi.

 
Mmes et Mlle Bernard-Lemaitre, à Haubourdin (Nord) : du mois d'octobre 1914 à l'armistice, alors que la ville d'Haubourdin était occupée par l'ennemi, ont montré le plus grand sang-froid en tenant caché un soldat français blessé qu'elles ont réussi à soustraire à toutes les recherches des Allemands.
 

Mme Diverchy-Derieux, demeurant 67, rue de la Gare, à Wallers près Valenciennes (Nord) : au péril de sa vie, a facilité, en avril 1917, l'évasion par la Belgique et la Hollande de trois soldats français et notamment un officier de gendarmerie.

 
M. Hardy (Henri), de Tourcoing, actuellement soldat au 18e régiment de chasseurs à cheval à Sarrebourg (Lorraine) : emmené, le 28 avril 1916, dans un camp de prisonniers civils des Ardennes, s'est toujours refusé à travailler pour l'ennemi. Frappé par un soldat allemand et arrêté pour avoir riposté, a été condamné à douze ans de prison. Interné à la prison cellulaire de Siegburg jusqu'en 1918, libéré et contraint de nouveau au travail en Belgique, s'est évadé et a traversé les lignes ennemies quelques jours avant l'armistice.

M. Rompais (Alexandre), concierge à la mairie d'Hazebrouck (Nord) : pendant la journée du 10 octobre 1914, alors que l'ennemi était à trois kilomètres de la ville, et sous les bombardements les plus violents, notamment ceux par gros obus des 13 et 14 décembre 1917, s'est constamment tenu aux côtés du maire d'Hazebrouck, lui apportant son concours le plus entier et accomplissant ses fonctions avec un courage, un sang-froid et un calme dignes d'éloges.

Mme Clicteur, née Steenbeck (Pauline), demeurant à Lille (Nord), 27, boulevard d'Alsace : pendant toute une année, alors que la ville de Lille était occupée par les Allemands, a hébergé et tenu caché, au péril de sa vie, un soldat français du 8° régiment d'infanterie territoriale. A été, pour ce fait, condamnée à six mois de prison.

M. Hédon (Félicien), à Saint-Hilaire (Nord) : resté en pays envahi, a fait preuve de patriotisme en cachant et hébergeant, pendant plusieurs semaines, en septembre 1914 et en octobre 1918, des soldats français et alliés.

M. Paris (César), sabotier, à Mecquignies (Nord) : fin octobre 1918, ayant découvert deux soldats français échappés d'un camp de prisonniers en Belgique, n'a pas hésité à leur donner asile au péril de sa vie et à les ravitailler jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques.

M. Dancourt (Xavier), demeurant à Selvigny (Nord) : en octobre 1914, a facilité l'évasion de onze soldats anglais prisonniers qui purent ainsi regagner les lignes françaises, et a réussi à soustraire aux perquisitions de l'ennemi les armes et munitions qui avaient été abandonnées par l'armée britannique. Faisant fonctions de garde-champêtre de la commune de Walincourt pendant l'occupation allemande, en l'absence de son fils mobilisé, a contribué à maintenir l'ordre dans cette commune pendant le bombardement et malgré les violences de l'ennemi.

M. Plouchart (Jean-Baptiste), demeurant à Ruesnes (Nord) : resté en pays envahi, a hébergé pendant deux mois, en 1914, deux prisonniers français évadés. Leur a facilité leur évasion vers la France libre.

M. Droz, secrétaire général de la reconstitution du département de la Somme, précédemment sous-préfet de Douai : du mois d'août 1914 à octobre 1916 et de mai 1917 à octobre 1918, a assuré ses fonctions dans les conditions les plus difficiles, malgré les vexations auxquelles il a été soumis. A donné à tous, l'exemple du courage et de l'énergie, et a maintenu le moral de ses administrés. Au mépris du danger, a montré un dévouement digne des plus grands éloges, en secourant matériellement et moralement des militaires français restés cachés dans la ville de Douai (lettre de félicitations du ministre de la guerre en date du 25 août 1919). Déporté au camp d'Holzminden, du 1er novembre 1916 au 23 avril 1917.

M. Meurice (Hector), demeurant à Douai (Nord), 51, rue des Wetz : au péril de sa vie a favorisé là fuite de nombreux soldat français en fabriquant de faux papiers et en falsifiant leurs livrets militaires.

M. Carré, ancien commissaire central à Dunkerque (Nord) : commissaire central de Dunkerque jusqu'en 1917, a, d'une façon constante, fait preuve d'une fermeté et de hautes qualités morales aussi bien au moment des évacuations qu'au cours des très nombreux bombardements, montrant constamment l'exemple du courage, du sang-froid, du mépris du danger et d'une remarquable clairvoyance.

Mme Vicart (Laure), née Pochon, demeurant à Biache-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) : demeurée à Biache-Saint-Vaast pendant l'occupation allemande, a caché chez elle un prisonnier français échappé de la bataille de Monchy; condamnée à mort pour ce fait, puis graciée, a subi deux ans et demi de captivité dans les geôles allemandes.

Mme Briois, directrice de l'école des filles à Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais) : a fait preuve d'un bel esprit d'abnégation en se mettant spontanément à la disposition du médecin chef d'un hôpital d'évacuation à Nœux-les-Mines. De janvier à août 1915, a coopéré à l'organisation de l'hôpital et a prodigué ses soins avec un dévouement infatigable aux blessés en traitement.

M. l'abbé Delplanque (Aimé), demeurant actuellement à Angers : missionnaire diocésain à Arras, curé de Liévin, de 1914 à 1916, puis évacué à Corbehem et Gommegnies (Nord), fait preuve du plus beau courage et du plus complet dévouement. Par son attitude énergique, qui en imposait à l'ennemi, il a rendu à la malheureuse population civile de grands services, obtenant pour elle des atténuations aux exigences des Allemands. S'est prodigué au cours des bombardements les plus violents, toujours le premier sur les lieux du sinistre, soignant les blessés et inhumant les morts.

Mlle Daudu (Suzanne), domiciliée à Paris, 29, rue Balagny (Seine) : au début de la campagne en l914, âgée seulement de treize ans, se trouvant en régions envahies, a fait preuve de courage et de dévouement en aidant au passage en Hollande de nombreux soldats français et alliés.

M. l'abbé Chalumeau, vicaire de Bertrimoutiers (Vosges) : délégué provisoirement dans les fonctions de maire n'a pas hésité, dans un village situé à 2 kilomètres des lignes ennemies et fréquemment soumis au feu des canons allemands, à accepter ces fonctions périlleuses. Les a remplies avec le plus grand courage et le plus grand dévouement depuis 1914 jusqu'en janvier 1918.

M. Drouant, maire du Vermont (Vosges) : arrêté une première fois lors de la découverte de deux soldats français, mais mis hors de cause, n'a cessé de soutenir le moral de la population attaqué sans cesse par la propagande ennemie. A été arrêté le 1er août 1911, emmené au camp de Bochand, près de Maubeuge, où il a failli mourir de privations.
NB: lire camp de Bachant.

 

 



 

1920/07/04 (A52,N181).  p.9414

 

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de :

M. Aubert (Romuald-Emile), ouvrier mégissier;
M. Barbier (Jean-Stanislas), charretier ;
M. Cottrau (Auguste-Lucien), plongeur ;
M. Dewerdt (Pierre), contremaître d'usine;
M. Pommier (Jean-Baptiste), ouvrier boulanger;
M. Rigault (Arthur), tailleur de pierres, à Senlis (Oise),
pris comme otages le 21 septembre 1914 et emmenés de Senlis à Chamant,

ont été fusillés, sans aucun motif, dans les plaines de Chamant à peu de distance de l'endroit où fut tué M. Odent, maire de Senlis.
 


 

1921/02/11 (A53,N41).  p.1850  départements : 02, 08, 51, 54, 55, 59, 60, 62, 80, "Alsace".

 

M. Gillon (Louis), juge de paix du canton sud de Tourcoing (Nord) : dans des circonstances difficiles, a maintenu le moral de ses concitoyens. Choisi comme otage fut désigné pour partir en représailles dans la Lithuanie et demeura comme remplaçant. A toujours prêté un concours actif à l'autorité municipale et soutenu énergiquement les mesures administratives, organisant en outre les secours aux chômeurs et nécessiteux.

M. Millez (Henri-François), receveur municipal à Marcq-en-Baraul (Nord) : a fait preuve pendant toute l'occupation ennemie d'un grand courage civique. Malgré de grandes difficultés, a assuré le ravitaillement de la population. A constamment remonté le moral de la population, lui donnant connaissances des communiqués français et distribuant des écrits patriotiques qu'il pouvait se procurer en cachette.

Mme Dassonneville-Cottreel (Nestorine-Marie), à Lille (Nord) : le 13 octobre 1914, a recueilli un soldat français et deux douaniers mobilisés qu'elle a cachés et entretenus pendant près d'un an. Arrêtée et condamnée par le conseil de guerre allemand à cinq ans de travaux forcés, a été internée en Allemagne. Devenue malade par suite de privations et de mauvais traitements, a été rapatriée après avoir été mise en cellule pendant un an.

M. Druez (Henri), de Berlaimont (Nord) : resté en pays envahi, le 1er novembre 1918, a sectionné le cordon qui joignait la mèche d'allumage à une mine que l'ennemi avait placée pour faire sauter l'écluse de Berlaimont. Cet acte de courage a été accompli malgré la présence de nombreux Allemands aux environs de l'écluse. A pu ainsi éviter la destruction complète d'un ouvrage d'art.

M. Delmarle (Adolphe), éclusier ;
M. Delmarle (Palmyr), éclusier;
M. Croquet (Maurice), ouvrier, à Pont-sur-Sambre (Nord) : pendant le siège de Maubeuge, restés en zone occupée, ont pu fournir au commandant de la place et au péril de leur vie des renseignements précieux sur des emplacements des troupes et les batteries ennemies.

Mme veuve Berger, née Gagneur (Berthe), ménagère à Caudry (Nord) : a rendue de signalés services à des jeunes gens en facilitant leur départ par la Hollande. Victime d'une dénonciation et traduite devant un conseil guerre allemand, a été condamnée à dix ans de réclusion et emprisonnée du 25 décembre 1916 au 28 octobre 1918. Patriote ardent, dont la conduite est digne des plus vifs éloges.

M. Dupont (Louis), banquier à Douai (Nord) : resté à Douai pendant toute la durée des hostilités y a fait preuve en toutes circonstances des plus belles qualités d'énergie et de dévouement, s'efforçant d'adoucir, pour ces concitoyens, le dur régime de l'occupation ennemie et facilitant l'évasion de nombreux Français mobilisables. Arrêté par l'ennemi, a été condamné à un an de prison.

Mme veuve Versckaye-Greton (Marie), à Estaires (Nord) ;
Mlle Oudoire (Adélaïde), à Estaires (Nord),
A la date du 8 octobre 1914, lors de la première occupation d'Estaires par l'ennemi, ont fait preuve de courage et de dévouement transportant sous les obus le corps M. Blanquart, adjoint au maire, qui, pris comme otage par les troupes allemandes et mis devant elles pour leur servir de bouclier venait d'être tué par les balles françaises. De plus ont procédé, en présence de l'ennemi, à l'enterrement de M. Blanquart et sont ensuite rendues à l'hospice d'Estaires pour y soigner les civils qui venaient d'être blessés.
NB : le récit de la tragédie du pont d'Estaires.

M. Becuwe (Henri), frère diogène de l'ordre des frères Maristes, à Beaucamp (Nord) : a fait l'admiration de tous par sa grande fermeté vis-à-vis des Allemands, à Beaucamp, où il remplaçait le maire évacué. Menacé maintes fois d'être fusillé, n'a jamais faibli et a toujours conservé une attitude courageuse et fière devant l'ennemi.
 

M. Delhaye (Léon), ex-professeur adjoint au lycée de Valenciennes (Nord), actuellement professeur au lycée Janson-de-Sailly, à Paris: a fait preuve de courage et de patriotisme en guidant à travers la Belgique des soldat anglais désireux de passer en Hollande.

 
M. le docteur Bels, de Bailleul (Nord) : seul médecin resté à Bailleul après la mobilisation, a fait preuve des plus précieuses qualités d'organisateur en y installant un hôpital auxiliaire, puis, en prodiguant ses soins à la population civile sous le feu de l'artillerie et des avions ennemis, a donné à tous le concours le plus dévoué en même temps qu'un réconfortant exemple, notamment au cours des pénibles journées de mars 1918.

M. l'abbé Loridan, vicaire à Steenwerck (Nord) : a rendu de précieux services à la population de sa paroisse durant l'occupation. Lors de l'invasion et de l'exode de 1914, plutôt que d'échapper à l'ennemi, a préféré rester à son poste pour se dévouer au secours des vieillards non évacués.

M. Damier (Benoit-Côme), doyen de la faculté des sciences de l'université de Lille (Nord) : resté à Lille pendant toute l'occupation ennemie s'est opposé sans cesse avec la plus grande fermeté et au risque de graves dangers, à l'autorité allemande, afin de préserver les laboratoires de la faculté et les inappréciables collections scientifiques de l'université de cette ville. Durant cette cruelle période, a maintenu active la vie de la faculté en stimulant le zèle de tous ; dès sa libération, s'est appliqué avec une rare énergie à en réorganiser les services, de donnant ainsi le plus bel exemple d'énergie et dévouement.

 


 1921/04/26 (A53,N113).  p.5066  départements : 02, 51, 59, 62, 80

 

Mme Fontaine-Tribou, à Estaires (Nord) : à la date du 8 octobre 1914, lors de la première occupation d'Estaires par l'ennemi, a fait preuve de courage et de dévouement en se rendant, au milieu des troupes allemandes et sous les obus, à l'hospice d'Estaires pour soigner des civils qui, pris comme otages et mis devant les troupes allemandes pour leur servir, de bouclier, venaient d'être blessés par les balles françaises.

Mme veuve Belmont-Gobert, à Bertry (Nord) : a logé et nourri, pendant toute la durée de l'occupation un soldat anglais blessé. A ainsi couru les plus sérieux dangers.

M. Labiau (Théodore), à Viesly (Nord) : au moyen de faux passeports, a facilité le passage en Hollande de nombreux jeunes gens. A logé et nourri, pendant plusieurs mois, des soldats anglais et belges. Poursuivi pour espionnage, condamné à mort, sa peine a été commuée en onze ans de travaux forcés. Emprisonné pendant trois ans en Allemagne.

M. Byttebier, dessinateur du génie de la place de Maubeuge (Nord);
M. Deprêtre, gardien du cimetière de Maubeuge (Nord), par leur courageuse initiative, ont permis de soustraire à la vue de l'ennemi ou de rendre inutilisable un important matériel d'artillerie existant à Maubeuge lors de la capitulation de la ville; matériel qui a été remis à l'autorité militaire à la fin des hostilités.

M. Nicolas, professeur de l'école nationale professionnelle d'Armentières (Nord) : resté à son poste pendant la première  année de la guerre, a prêté à la municipalité, sous le feu presque continuel de l'ennemi, le concours le plus dévoué dans le fonctionnement du service de ravitaillement. Détaché ensuite à l'école pratique de Dunkerque, il continua, sous les bombardements, à y donner, jusqu'à la fin de la guerre, l'exemple du courage tranquille et du dévouement absolu à ses fonctions, soit comme professeur, soit comme directeur intérimaire de l'établissement.

M. Dessaint (Ernest), maire de Bantouzelle (Nord) : resté en pays envahi, a maintenu très élevé, grâce à son calme énergique, le moral de ses administrés. A plusieurs reprises, saisi comme otage par l'ennemi, a toujours su lui en imposer par sa courageuse et fière attitude de patriote.

M. Wibaux (René), pharmacien à Lille (Nord): mobilisé à Lille en qualité d'officier d'administration dans un hôpital militaire annexe, a facilité le passage en Belgique et en Hollande à des soldats français. Dénoncé en septembre 1918, interné à Douai, puis à la prison de Saint-Gilles, à Bruxelles, a été mis en liberté au moment de l'armistice.

 


 

1921/07/14 (A53,N188).  p.8142  départements : 02,51 ,54, 55, 59, 60, 62, 80. B.

 

Le personneI du musée de Lille (Nord): par son zèle et son dévouement au-dessus de tout éloge, a su préserver de la destruction les inestimables richesses d'art des musées de la ville,lors du bombardement allemand en 1914. A rendu ainsi à la cause de notre patrimoine artistique un service exceptionnel et bien mérité de la cité et de l'art français.

M. Cuvelier, curé à Villereau (Nord) : au péril de sa vie a hébergé et nourri pendant une semaine deux soldats français évadés d'un camp de prisonniers et devenus, dans la suite, lieutenants ; les a dirigés lui-même par la forêt de Mormal pour les aider à rejoindre le front français. Dénoncé, a subi de la part des gendarmes allemands, perquisition de plusieurs heures et n'a échappé au châtiment que grâce à son sang-froid. S'est fréquemment opposé aux réquisitions injustes faites dans la commune, a défendu aux habitants d'y répondre et fut poursuivi par les Allemands.

M. Beluriez : (Jean), instituteur public à Toucoing (Nord) : a fait preuve de beaucoup d'initiative et de fermeté pendant l'occupation. A établi de fausses cartes allemandes et a ainsi évité à de nombreux jeunes gens l'incorporation dans les camps de travailleurs. Dénoncé, a été emprisonné pendant six mois.

M. Hequette (Victor-Désiré), instituteur public à Tourcoing (Nord) : a contribué de la façon la plus active à assurer la sécurité d'un grand nombre de jeunes gens et de quelques soldats français réfugiés à Tourcoing, pendant l'occupation, en leur procurant des fausses cartes d'identité et de travail. Dénoncé et détenu en cellule pendant trois mois, a été ensuite incorporé dans un bataillon d'ouvriers.

M. Depaepe (Cyrille), employé à Roubaix (Nord) : au cours de l'occupation allemande, a aidé à l'établissement de fausses cartes d'identité, évitant ainsi à des français d'être contraint au travail par les Allemands. Arrêté pour ce fait par l'autorité ennemie, a été condamné à quatre mois d'emprisonnement.

M. Capelle (Henri), employé à la gare de Tourcoing (Nord) : au cours de l'occupation allemande, a aidé à l'établissement de fausses cartes d'identité, évitant ainsi à des Français d'être contraints au travail par les Allemands. Arrêté pour eu fait par l'autorité ennemie, a été condamnée à cinq mois d'emprisonnement.

Mme veuve Covolo, née Villette (Elise), couturière à Avesnes-sur-Helpe (Nord) : du 25 août au 5 novembre 1914, a recueilli un soldat français blessé. A fait preuve d'un réel dévouement et s'est exposée à des dangers.

 


1922/11/12 (A54,N307) & 1922/11/13.  p.10958

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de :

M. l'abbé Elie Boudoin, curé de Pillon (Meuse) : condamné à mort par les Allemands, le 10 août 1914, pour avoir été, selon le mot d'un général ennemi, l'âme de la résistance dans sa commune, et, forcé par eux à marcher devant leurs troupes lors d'une attaque, réussit à s'échapper sous le feu et ne cessa jusqu'à sa mort, provoquée par les mauvais traitements subis, d'être pour tous le plus bel exemple de dévouement et de patriotisme.

 

 


 

       Listes trouvées au JO  - hors "citation à l'Ordre de la Nation" (ON) à partir de 1920 et qui ne concernent plus la période d'occupation.

1914 2 résultats

 

1915 6 résultats

 

1916 5 résultats

 

1917

 

1918 11 résultats

 

1919  7 résultats

 

1920  7  résultats

 

1921   5 résultats

 

3 mai 2013

1917 - Soldats Russes et Roumains décédés à Valenciennes

Retour au tableau des nationalités par année

 

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107 soldats ( prisonniers) russes et 14 roumains sont inscrits dans les registres de décès de 1917. Les derniers en date du 3 octobre 1917. Par la suite - et jusqu'à la libération -plus aucun décès ne sera communiqué par la commandanture au service de l'état-civil.

Voir, au sujet des prisonniers russes, le sujet de ce blog.

 

L'accès aux actes se fait  (via la vue et le n° d'acte) dans le registre de 1917 aux
Archives Départementales du Nord cote 3 E 5783

 

 

SIMUCHA Piotr
Simple soldat 11° Reg infanterie Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 26/01/1917
Acte n° 82 vue n° 22 en date du 29/01/1917
Né le 1881 (26 ans) de Staro Schapra Owustschetk (gouvernement de Wolyny)
 
POLONSSKI Luka
Simple soldat 11° Reg infanterie Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 27/01/1917
Acte n° 83 vue n° 23 en date du 29/01/1917
Né le 1895 (22 ans) de Grigorowka Kobel Joksse (Gouvernement de Polawa)
 
SPRYDON Anoniwitsch Dubok (sic)
simple soldat I, 244°Rgt d'infanterie Russe, 1° Division, N° matricule 51600
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 30/01/1917
Acte n° 94 vue n° 25 en date du 31/01/1917
Né le en 1890 de Dubok Mioline Smolenska Orenburg (Russie)
 
KOPAJEW Chajdar
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 03/02/1917
Acte n° 109 vue n° 29 en date du 05/02/1917
Né le 1886 (31 ans) à Buskuntschow Gonstajewsk
 
SCHIPILOW Jwan
Soldat au 11° Regt Infanterie Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 05/02/1917
Acte n° 110 vue n° 29 en date du 06/02/1917
Né le 1885 (32 ans) à Scheljapenssk Fschogrow
 
PATAPOW Grigori
11°, 5°Rgt Finnlandais, 3° Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 05/02/1917
Acte n° 111 vue n° 30 en date du 06/02/1917
Né le 25 jan 1881 à Krotschkina (Russie)
 
TSCHURUN Karp
N° 54285, 2°Regt Clannuski, 4°Cie"
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 26/02/1917
Acte n° 207 vue n° 54 en date du 26/02/1917
Né le de Subarebitsch (Russie)
 
BINEK Jan Anton
N°608, 10° Regt de réserve Nowo Georgyewtsk
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 26/02/1917
Acte n° 216 vue n° 56 en date du 28/02/1917
Né le en 1882 de Sakzschewka district de Radom (Russie)
 
MUSTEKISCH Josef
15° Reg Infanterie Russe, 5°Cie, 4°Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/03/1917
Acte n° 224 vue n° 58 en date du 02/03/1917
Né le en 1883 à Petrograd
 
SSAMURSENKO Grigori
1er Regt d'infanterie N°531
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/03/1917
Acte n° 227 vue n° 59 en date du 03/03/1917
Né le en1886 (31 ans) à Kartschein distric de S. Daub
 
MINDUROSCHWILI Jossif
Prisonnier de guerre Russe, 91° Regiment d'infanterie, n°79.9415
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 03/03/1917
Acte n° 241 vue n° 62 en date du 05/03/1917
Né le 1897 (20ans) de Ssignach, district de Tiflis.
 
GHEORGHE Jon
Prisonnier de guerre Roumain, 50°Rgt Infanterie, N°40275
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 04/03/1917
Acte n° 242 vue n° 62 en date du 05/03/1917
Né le -- à --
 
RATSCHOWSKI Konstantin
1er Régiment d'infanterie Russe, 14°Cie,N° 54241, camp d'origine Skalmiezice
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles Boulevard Pater) le 04/03/1917
Acte n° 243 vue n° 62 en date du 05/03/1917
Né le 21 mai 1893 à Ugle, district de Vilna
 
DORAKOW Piotr Wassili
Prisonnier de guerre Russe, n°593
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 05/03/1917
Acte n° 250 vue n° 64 en date du 07/03/1917
Né le en Janvier 1892 à Nova Golka Bakou, Caucase
 
BESTUSCHOW Iwan
3°Rgt Amurski, camp d'origine Skalmierzyce, n° 45.289
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles Boulevard Pater) le 08/03/1917
Acte n° 262 vue n° 67 en date du 09/03/1917
Né le en 1897 à Krasnow
 
JAKOWENKO Michael
Fantassin au 91Regt d'infaterie Russe, n°51.006 prisonnier de guerre, 99Btn de PG, Camp d'origine Skalmierzyce, Camp de travail Saint-Saulve"
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 09/03/1917
Acte n° 266 vue n° 68 en date du 10/03/1917
Né le 1882 (35ans) de Belowka, district de Graniovonsk, gouvernement de Kursk
 
PASCHA Stephan
Prisonnier de guerre Russe, 2°Cie, Camp d'origine Skalmierzyce
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 09/03/1917
Acte n° 273 vue n° 70 en date du 12/03/1917
Né le -- à --
 
CHANANOW Abdul Ebrahim
Prisonnier de guerre Russe, 8°Cie, 1er Rgt de l'Amour, 1°division, camp d'origine Skalmiezyce
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 12/03/1917
Acte n° 282 vue n° 72 en date du 13/03/1917
Né le en 1891 à Sarmanaj Orenbourg (Russie)
 
CULCEA George
Prisonnier de guerre Roumain, n° 9852
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 12/03/1917
Acte n° 287 vue n° 74 en date du 14/03/1917
Né le 16 avr 1896 à --
 
VOICU Meculac
Prisonnier de guerre Roumain N°5937
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 13/03/1917
Acte n° 289 vue n° 74 en date du 14/03/1917
Né le 06 mar 1878 de Plaesti Prahora (Roumanie)
 
Inconnu
prisonnier de l'armée Roumaine, n°6092
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 14/03/1917
Acte n° 291 vue n° 75 en date du 15/03/1917
Né le -- à --
 
BARANZEWITSCH Semen Iwan
1er Soldat 4°, 73°brigade d'artillerie Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 14/03/1917
Acte n° 292 vue n° 75 en date du 15/03/1917
Né le 15 fev 1895 à Reschitza (Minsk)
 
ROSSIAU Gregori
2°Cie, 57°Regt infanterie Roumaine, 14°Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 15/03/1917
Acte n° 293 vue n° 75 en date du 15/03/1917
Né le en 1880 à Albuleschter district de Mehedinj
 
HURLIAU Jon
2°Cie, 72°IR Roumain, 18°Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 15/03/1917
Acte n° 297 vue n° 76 en date du 16/03/1917
Né le en 1880 à Gornuko Kroko Orlatz
 
WJATSCHESLAW Anton Gerau
Prisonnier de guerre Russe n° 55.106
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 15/03/1917
Acte n° 298 vue n° 76 en date du 16/03/1917
Né le en 1893 à Pétrograd
 
KOSTOLOMOW Jeswstachi Iwan
11° Cie, 8° Regiment d'infanterie Russe, 2°Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 16/03/1917
Acte n° 308 vue n° 79 en date du 19/03/1917
Né le 25 juil 1887 à Rokuschko Tobolsk
 
SKORIK Toma Tjemian
2°Cie, 1°Regty d'infanterier Russe, 3° Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 16/03/1917
Acte n° 309 vue n° 79 en date du 19/03/1917
Né le de Blagowesch Aesehynski Tawriek
 
BRAGNIBUR Thomas
Prisonnier de guerre Roumain
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles Boulevard Pater) le 17/03/1917
Acte n° 310 vue n° 79 en date du 19/03/1917
Né le 1883 (34 ans) à Ordavo des Sur Tyrgusjion
 
LATYSCHOW Bogin Ivan
Soldat Russe, 13°Cie, 1er regt de l'Amour
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Collège de Jeunes Filles Boulevard Pater) le 18/03/1917
Acte n° 311 vue n° 80 en date du 19/03/1917
Né le en 1881 à Stasy Maklausch Samara
 
PASCHELN Michaj
Prisonnier de guerre Roumain
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 19/03/1917
Acte n° 315 vue n° 81 en date du 20/03/1917
Né le en 1881 à Oberleschts Rymniku Sasats
 
APTIKAJEW Scharafislam
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 19/03/1917
Acte n° 317 vue n° 81 en date du 20/03/1917
Né le en 1897 à Barda
 
FRANCEANU Nicolae
Prisonnier de guerre Roumain
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 20/03/1917
Acte n° 329 vue n° 84 en date du 22/03/1917
Né le -- à --
 
HARPUNIN Frédéric
Prrisonnier de guerre Russe, N°10.469
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 22/03/1917
Acte n° 331 vue n° 85 en date du 23/03/1917
Né le en 1892 (25 ans) à
 
SISOJEW Alex Tjamofei
13°Cie du 34°Regt Infanterie Russe, 9° Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 22/03/1917
Acte n° 332 vue n° 85 en date du 23/03/1917
Né le en avril 1897 à Eschmalj Wialka (Russie)
 
BOZHAROW Wassili
8°Cie, 34°Regt Infanterie (Sibérie), Prisonnier de guerre
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/03/1917
Acte n° 340 vue n° 87 en date du 25/03/1917
Né le -- à Bérenskoy (Russie)
 
WJALKOW Iwan
Prisonnier de guerre Russe, N053273
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/03/1917
Acte n° 341 vue n° 87 en date du 25/03/1917
Né le -- à --
 
BASHAM Job
Prisonnier de guerre Roumain, 40°Rgt d'infanterie, 1°Cie
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 25/03/1917
Acte n° 347 vue n° 89 en date du 26/03/1917
Né le en 1877 (40 ans) à Drusdsuwer Ardschish
 
SCHIPILOW Simjon Tymitri
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 25/03/1917
Acte n° 349 vue n° 89 en date du 26/03/1917
Né le en 1885 à Woronjesch (Russie)
 
JAKOWLOW Alexy Michael
Prisonnier de guerre Russe N° 70.551
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 25/03/1917
Acte n° 351 vue n° 90 en date du 26/03/1917
Né le en 1886 à Brastinostrow-Nowgorod
 
KALININ Iwan Philippe
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 26/03/1917
Acte n° 353 vue n° 90 en date du 27/03/1917
Né le 20 jan 1892 à Schuschirinow
 
SAPIKA Georgi
Prisonnier de guerre Roumain, 5°Cie, 5°RI
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 28/03/1917
Acte n° 368 vue n° 94 en date du 30/03/1917
Né le en 1890 à Dolz Krajewo
 
DANILOW Daniel Grigori
Prisonnier de guerre Russe n°50.601
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 29/03/1917
Acte n° 371 vue n° 95 en date du 30/03/1917
Né le en 1886 à Nichnogansko
 
SIDOROW Dimitri André
Prisonnier de guerre Russe n°51007
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 30/03/1917
Acte n° 379 vue n° 97 en date du 02/04/1917
Né le en 1894 à Indichucha Alouska
 
LEONTLEW Stepan Trofin
Prisonnier de guerre Russe, de Bolscherja Rjepoch
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 31/03/1917
Acte n° 393 vue n° 100 en date du 04/04/1917
Né le en 1893 à Losicha Tomsk
 
TSCHERNOLICHOW Feodor Matrofan
Prisonneir de guerre Russe N° 50.218
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/04/1917
Acte n° 394 vue n° 100 en date du 04/04/1917
Né le en 1889 de Tschernosch
 
SMIRNOW Konstantin
Regt d'infaterie (Sibérie) Prisonnier de guerre Russe n° 1340
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/04/1917
Acte n° 395 vue n° 101 en date du 04/04/1917
Né le -- à --
 
KOLITSCHKOW Iwan Kalinin
3°RI Russe, 6°Cie, 1° Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 03/04/1917
Acte n° 402 vue n° 102 en date du 05/04/1917
Né le en 1885 de Troykoje Kurojed
 
GLODURAU Totor
Prisonnier de guerre roumain numéro 6628
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 05/04/1917
Acte n° 418 vue n° 106 en date du 07/04/1917
Né le 1883 (34 ans) à Berceste Jassy
 
TUROW Mark Maxim
Prisonnier de guere Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 06/04/1917
Acte n° 437 vue n° 111 en date du 10/04/1917
Né le en 1891 à Platava Tomsk
 
PRESURA Alexander
Prisonnier de guerre Roumain n°7.659 12/58 Rgt Infantrie Roumaine
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 08/04/1917
Acte n° 449 vue n° 114 en date du 11/04/1917
Né le 16 août 1879 à Ravu Geoy (Roumanie)
 
DOROSCHENKO Michael
Prisonnier de guerre Russe, n°28
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 10/04/1917
Acte n° 451 vue n° 115 en date du 11/04/1917
Né le en 1885 à Tawitschanski Dou (Russie)
 
DUMITRU Iwan
Prisonnier de guerre Roumain n°10.088
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 10/04/1917
Acte n° 454 vue n° 115 en date du 12/04/1917
Né le 15 nov 1877 à Crojmin
 
SEREBRIAKOW Jcow Piotre
Prisonnier de guerre Russe 2/11 RI russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 11/04/1917
Acte n° 456 vue n° 116 en date du 12/04/1917
Né le en 1898 à Sajarow Tomsk
 
KROPATIOW Jwan
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 12/04/1917
Acte n° 470 vue n° 119 en date du 14/04/1917
Né le en 1889 à Warschowke Wiatka
 
SELENZOW Michael Jefdohim
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 11/04/1917
Acte n° 471 vue n° 120 en date du 14/04/1917
Né le en 1892 à Kirklesk Pensa
 
SCHOLTUNOW Luka Jwan
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 12/04/1917
Acte n° 472 vue n° 120 en date du 14/04/1917
Né le en 1894 à Tschernitochin Poltava
 
BITKOW Jwan Maxime
Prisonnier de guerre Russe n° 49.918
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 14/04/1917
Acte n° 479 vue n° 122 en date du 16/04/1917
Né le en 1889 à Talesine Simbirsk
 
LEBETJEW Nicolae Jacob
Prisonnier de guerre Russe n°59.967
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 17/04/1917
Acte n° 499 vue n° 127 en date du 19/04/1917
Né le en 1879 à Karischow Kostronna
 
IDEL Silber Leiba
prisonnier de guerre Russe N°3705
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 17/04/1917
Acte n° 502 vue n° 127 en date du 19/04/1917
Né le en 1892 à Litschin (Podolsk)
 
DERAWEZNIKO Nikolei
Prisonnier de guerre Russe N°268
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 18/04/1917
Acte n° 504 vue n° 128 en date du 19/04/1917
Né le 20 avr 1872 à Selo Volagia
 
FOMENKO Stefan Jwan
N°51.040 - 15/91 Regiment d'infanterie russe, 23° Division
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 20/04/1917
Acte n° 513 vue n° 130 en date du 21/04/1917
Né le en 1888 à Kobilski Kursk
 
SSITNIL Simion
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 22/04/1917
Acte n° 520 vue n° 132 en date du 23/04/1917
Né le 21 mai 1893 à Jelisawetegrad
 
JEWTUSCHENKO Feodot Fome
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 21/04/1917
Acte n° 521 vue n° 132 en date du 23/04/1917
Né le en 1888 à Kapustyot (Poltawa)
 
DJAKOW Iwan Alexje
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/04/1917
Acte n° 525 vue n° 133 en date du 25/04/1917
Né le en 1882 à Sümosorski
 
DAGEL Eduard
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/04/1917
Acte n° 528 vue n° 134 en date du 25/04/1917
Né le -- à --
 
KURBATOW Sergei Feodor
Prisonnier de guerre Russe n°660
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 26/04/1917
Acte n° 539 vue n° 137 en date du 27/04/1917
Né le 03 mai 1889 à Risch Perm
 
POPENLO Abraham Nikolai
Prisonnier de guerre Russe n°3439
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 27/04/1917
Acte n° 546 vue n° 138 en date du 29/04/1917
Né le en 1883 à Gamolow Weroniesch
 
PIENKO Trofim
Prisonnier de guerre Russe n°1550
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 30/04/1917
Acte n° 565 vue n° 143 en date du 02/05/1917
Né le en 1887 à Kattoway Orlowsk
 
GORDEJENKO Foma Sprtidon
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 29/04/1917
Acte n° 566 vue n° 143 en date du 02/05/1917
Né le en 1892 à Jurnowka Tschernigo
 
KOSLOW Daniel Iwan
Prisonnier de guerre Russe N°1682
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 01/05/1917
Acte n° 567 vue n° 144 en date du 02/05/1917
Né le en 1895 à Rasrinow Tambo
 
PRATOSENKO Afasani Trofim
Prisonnier de guerre Russe N°51.039
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 02/05/1917
Acte n° 572 vue n° 145 en date du 03/05/1917
Né le en 1887 à Kobilki Kursk
 
DEYKON Nikomae
Prisonnier de guerre Russe N°51.032
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 02/05/1917
Acte n° 573 vue n° 145 en date du 03/05/1917
Né le en 1885 à Nowinka Minsk
 
ZYMBAL Timofe Ignatz
Prisonnier de guerre Russe N°53.257
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 03/05/1917
Acte n° 582 vue n° 147 en date du 04/05/1917
Né le en 1889 à Koschanowa Pultawa
 
THATSCHOW Wassili
Prisonnier de guerre Russe N°2339
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 04/05/1917
Acte n° 589 vue n° 149 en date du 05/05/1917
Né le en 1894 à Perchoroka Woromesch
 
MIESTALEWSKI Julian Jan
Prisonnier de guerre Russe, n°621
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 06/05/1917
Acte n° 600 vue n° 152 en date du 08/05/1917
Né le en 1890 à --
 
KOTSCHERGIN Pister
Prisonnier de guerre Russe
Décédé à Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 08/05/1917
Acte n° 602 vue n° 152 en date du 08/05/1917
Né le en 1893 à Petrowka Woroniesch est
 
JUDIN Serguei Pawell
4°Cie, 2°Rgt infanterie russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 12/05/1917
Acte n° 625 vue n° 158 en date du 15/05/1917
Né le en 1879 à Wischnia Lipowka Saratow
 
MACIKEWITSCH Wladislaw Mikentjow
Caporal 2°Bir, 13°Rgt Artillerie de campagne russe
Décédé à Valenciennes (--) le 15/05/1917
Acte n° 671 vue n° 171 en date du 29/05/1917
Né le en 1890 à Josnovitsche, Wilna
 
SKOROCHODOW Iwan Gregory Gem
5/11, Rgt d'infqnterie Russe, 3°Division
Décédé à Valenciennes (Hopital Militaire Canton Sud) le 11/05/1917
Acte n° 712 vue n° 181 en date du 18/06/1917
Né le en 1894 à Polinirowao, Ekaterinoslaw
 
TROFFINOW Timofe Jegor Gem
1er Kdo d'ouvriers Nowogeorges
Décédé à Valenciennes (Hopital Militaire Canton Sud) le 17/05/1917
Acte n° 716 vue n° 182 en date du 18/06/1917
Né le en 1871 à Schireski Wologda
 
PEREGRINOW Andrëy Radion Gem
2/469°Btn de Idst Russe
Décédé à Valenciennes (Hopital Militaire Canton Sud) le 19/05/1917
Acte n° 718 vue n° 182 en date du 18/06/1917
Né le en 1889 à Domochesrowoy Tobolsk
 
SCHESTER Iwan Gem
12/116 Regt Infanterie Russe
Décédé à Valenciennes (Hopital Militaire Canton Sud) le 19/05/1917
Acte n° 719 vue n° 183 en date du 18/06/1917
Né le en1876 à --
 
JAGODIN Feodor André
Simple soldat 2°Cie 474° Rgt infanterie Russe, 119°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 20/05/1917
Acte n° 755 vue n° 192 en date du 07/07/1917
Né le en 1890 à Goboka Tobolsk
 
MEDWEDOW Arcefi Miron, de Dimitriewska
Soldat 12°Cie 1°Regt Infanterie Russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 21/05/1917
Acte n° 757 vue n° 192 en date du 07/07/1917
Né le 20 mai 1892 à Tschernigow
 
PASSENKO Theodor
Soldat 6°Cie, 414°Regt Infanterie Russe, 104°Rgt
Décédé à Valenciennes (--) le 23/05/1917
Acte n° 758 vue n° 192 en date du 07/07/1917
Né le en 1879 à Cernowska Cherson
 
SWASKO Ivan
Colonne d'ouvriers, Soldat au 59°IR Russe, 15° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 24/05/1917
Acte n° 762 vue n° 193 en date du 07/07/1917
Né le en 1890 à Pustowa Wolhynie
 
BORMUTOW Peter, de Rastreloyew
Soldat 2°Cie, 19°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 25/05/1917
Acte n° 763 vue n° 194 en date du 07/07/1917
Né le 29 juin 1882 à Poshelajew, Ufa
 
MAMAJEW Trofin Platon
Soldat 2°Cie 750°IR Russe, 188° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 25/05/1917
Acte n° 772 vue n° 196 en date du 09/07/1917
Né le en 1870 à Okuni Wiatka
 
RUBIN Luka André
Soldat 22°Bie d'artillerie de forteresse de Nowo Georges
Décédé à Valenciennes (--) le 27/05/1917
Acte n° 773 vue n° 196 en date du 09/07/1917
Né le 09 oct 1882 à Kostiowski-Smolensk
 
IWANOW Serge Peter
Soldat 9°Cie, 142°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 27/05/1917
Acte n° 774 vue n° 196 en date du 09/07/1917
Né le en 1891 à Malo-Arckangelksk
 
GRIGORIEW Nikolai
Soldat 50°IR Russe, 13°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 27/05/1917
Acte n° 775 vue n° 197 en date du 09/07/1917
Né le 06 mai 1889 à Lubiatowa
 
LOKIN Konstantin
Soldat au 6°Escadron, Regiment de cavalerie de la Garde Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 29/05/1917
Acte n° 776 vue n° 197 en date du 09/07/1917
Né le 26 nov 1892 à Liebe Olonouzkoy
 
MAKEWITSCH Jakob Wikenti
Soldat 1°Cie 3°Btn de pionniers Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 29/05/1917
Acte n° 777 vue n° 197 en date du 09/07/1917
Né le en 1874 à Biliwischki
 
IWANOW Pietre Jakob
Soldat 14°Cie 305°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 29/05/1917
Acte n° 783 vue n° 199 en date du 10/07/1917
Né le en 1891 à Schadopinow (Petersbourg)
 
SLONOW Wassili Roman
Soldat 4°Cie 18°IR Russe 5°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 29/05/1917
Acte n° 784 vue n° 199 en date du 10/07/1917
Né le en 1896 à Koslowka Saratow
 
KERELENKO Moisse
Soldat 14°Cie 20°IR Russe, 5°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 30/05/1917
Acte n° 787 vue n° 199 en date du 10/07/1917
Né le en 1886 à Kolensi Kisiv
 
PIRESCHKOWO Iwan
Soldat 3°IR Russe, 1°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 30/05/1917
Acte n° 788 vue n° 200 en date du 10/07/1917
Né le en 1897 à Avalowo Tomks
 
BROWENKO Iwan Oetrow
Soldat 9°Cie, 3°IR Russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 02/06/1917
Acte n° 790 vue n° 200 en date du 10/07/1917
Né le en 1886 à
 
SESNOWSKI Stanislaw
Soldat Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 02/06/1917
Acte n° 793 vue n° 201 en date du 10/07/1917
Né le 10 mar 1893 à Skamewice (Varsovie)
 
SCHLASIN Pawel André
Soldat 1°Colonne d'ouvriers, 1°IR, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 02/06/1917
Acte n° 795 vue n° 202 en date du 10/07/1917
Né le en 1872 à Starasuklaw Wologda
 
TESCHELSKY Sigmind jan
Soldat 3° colonne d'ouvriers Norvogenges
Décédé à Valenciennes (--) le 03/06/1917
Acte n° 799 vue n° 203 en date du 10/07/1917
Né le en 1883 à Labalitze Suvalki (Russie)
 
LEPINO Nikita Iwan
Soldat 16°Cie 189IR Russe 48°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 05/06/1917
Acte n° 808 vue n° 205 en date du 12/07/1917
Né le en 1895 à Borschaka Mogile
 
SEROW Trofin Simion
Soldat, 14°Cie, 209IR Russe, 53° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 05/06/1917
Acte n° 809 vue n° 205 en date du 12/07/1917
Né le en 1881 à Micharelowo (Moscou)
 
MASTENKO Leonkin Maxim
Soldat Cie de Mitrailleuses, 260°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 06/06/1917
Acte n° 810 vue n° 205 en date du 12/07/1917
Né le en 1879 à Wojinskoje Poltawe
 
POPOW Iwan
Soldat, 8°Cie, 5°IR Russe, 2* Division
Décédé à Valenciennes (--) le 08/06/1917
Acte n° 812 vue n° 206 en date du 12/07/1917
Né le en 1894 à Jewotschkin-Wolinsk
 
DEMJANOW Gawriel Michailow
Sous officier 7°Cie 4°IR Russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 11/06/1917
Acte n° 839 vue n° 213 en date du 18/07/1917
Né le en 1879 à Wesserveje Kursk
 
SMAGIN Iwan Michaël
soldat 12°Cie, 334°IR Russe, 84°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 16/06/1917
Acte n° 847 vue n° 215 en date du 18/07/1917
Né le en 1893 à Sodkriji Mitschkas Pensa
 
TYRLOW Konstantin Dimitru
Soldat, 14°Cie, 3° IR Russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 16/06/1917
Acte n° 853 vue n° 216 en date du 20/07/1917
Né le en 1897 à Petersbourg
 
DELGIN Ingor Stefan
Soldat, 2°Cie, 335° IR Russe, 84° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 16/06/1917
Acte n° 854 vue n° 216 en date du 20/07/1917
Né le 12 avr 1878 à Bereskowo Perm
 
KÜJASEW Michael Stefan
Soldat 2°IR Russe, 1° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 18/06/1917
Acte n° 859 vue n° 218 en date du 20/07/1917
Né le en 1891 à Wischi Tambow
 
GOLOWKA Peter Lewin
Soldat, 88°Cie 52°IR Russe, 3° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 18/06/1917
Acte n° 860 vue n° 218 en date du 20/07/1917
Né le en 1894 à Kruglik (Bessarabie)
 
TASCHKINOW David Feodor
Ssoldat, 11°Cie, 39°IR Russe, 10° Division
Décédé à Valenciennes (--) le 20/06/1917
Acte n° 861 vue n° 218 en date du 20/07/1917
Né le en 1885 à Sabrinakow Perm
 
KASANZOW Stepan Kyrill
Soldat 1°Cie 29°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 21/06/1917
Acte n° 864 vue n° 219 en date du 20/07/1917
Né le en 1884 à Pordonikowo Tomsk
 
NIESTIEROW Iwan Anton
Soldat, 3°Cie, 187° IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 23/06/1917
Acte n° 866 vue n° 219 en date du 20/07/1917
Né le en Mars 1894 à Diewzkoje Woroniscke
 
PODMARILOW Jofsey Pröter
Soldat, 8°Cie, 134°IR Russe, 34°Division
Décédé à Valenciennes (--) le 02/07/1917
Acte n° 876 vue n° 222 en date du 20/07/1917
Né le en 1887 à Badowskey Tambow
 
SCHMERT Iwan David
Soldat Russe, 7°Cie, 231° IR
Décédé à Valenciennes (--) le 06/07/1917
Acte n° 1071 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 268 en date du 03/10/1917
Né le en 1882 à --
 
TEMTSCHUK Philipp
Soldat 7°Cie, 91°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 06/07/1917
Acte n° 1072 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 268 en date du 03/10/1917
Né le en 1897 à --
 
INOSIENZOW Michael
Soldat, 12°Cie, 29°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 08/07/1917
Acte n° 1074 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 268 en date du 03/10/1917
Né le en 1891 à --
 
ILJUCHIN Iwan
Soldat 14°Cie 1°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 08/07/1917
Acte n° 1075 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 268 en date du 03/10/1917
Né le en 1897 à --
 
BOBROW Leon
Soldat, 4°Cie, 11°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 21/07/1917
Acte n° 1078 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 269 en date du 03/10/1917
Né le en 18897 à --
 
KARASIWITSCH François
soldt 7°Cie 231°IR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 20/07/1917
Acte n° 1079 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 269 en date du 03/10/1917
Né le en 1881 à --
 
KOHWELIS Stanislas
Soldat 16°Cie 235°IRR Russe
Décédé à Valenciennes (--) le 22/07/1917
Acte n° 1080 Dressé Sur l'ordre de la Commandanture vue n° 269 en date du 03/10/1917
Né le en 1882 à --
 

 

 

Retour au tableau des nationalités par année

 


 

Liste alphabétique des 122 noms ci-dessus.

 

 

 

Noms Acte
APTIKAJEW, Scharafislam 317
BARANZEWITSCH, Semen Iwan 292
BASHAM, Job 347
BESTUSCHOW, Iwan 262
BINEK, Jan Anton 216
BITKOW, Jwan Maxime 479
BOBROW, Leon 1078
BORMUTOW, Peter, de Rastreloyew 763
BOZHAROW, Wassili 340
BRAGNIBUR, Thomas 310
BROWENKO, Iwan Oetrow 790
CHANANOW, Abdul Ebrahim 282
CULCEA, George 287
DAGEL, Eduard 528
DANILOW, Daniel Grigori 371
DELGIN, Ingor Stefan 854
DEMJANOW, Gawriel Michailow 839
DERAWEZNIKO, Nikolei 504
DEYKON, Nikomae 573
DJAKOW, Iwan Alexje 525
DORAKOW, Piotr Wassili 250
DOROSCHENKO, Michael 451
DUMITRU, Iwan 454
FOMENKO, Stefan Jwan 513
FRANCEANU, Nicolae 329
GHEORGHE, Jon 242
GLODURAU, Totor 418
GOLOWKA, Peter Lewin 860
GORDEJENKO, Foma Sprtidon 566
GRIGORIEW, Nikolai 775
HARPUNIN, Frédéric 331
HURLIAU, Jon 297
IDEL, Silber Leiba 502
ILJUCHIN, Iwan 1075
Inconnu, 291
INOSIENZOW, Michael 1074
IWANOW, Pietre Jakob 783
IWANOW, Serge Peter 774
JAGODIN, Feodor André 755
JAKOWENKO, Michael 266
JAKOWLOW, Alexy Michael 351
JEWTUSCHENKO, Feodot Fome 521
JUDIN, Serguei Pawell 625
KALININ, Iwan Philippe 353
KARASIWITSCH, François 1079
KASANZOW, Stepan Kyrill 864
KERELENKO, Moisse 787
KOHWELIS, Stanislas 1080
KOLITSCHKOW, Iwan Kalinin 402
KOPAJEW, Chajdar 109
KOSLOW, Daniel Iwan 567
KOSTOLOMOW, Jeswstachi Iwan 308
KOTSCHERGIN, Pister 602
KROPATIOW, Jwan 470
KÜJASEW, Michael Stefan 859
KURBATOW, Sergei Feodor 539
LATYSCHOW, Bogin Ivan 311
LEBETJEW, Nicolae Jacob 499
LEONTLEW, Stepan Trofin 393
LEPINO, Nikita Iwan 808
LOKIN, Konstantin 776
MACIKEWITSCH, Wladislaw Mikentjow 671
MAKEWITSCH, Jakob Wikenti 777
MAMAJEW, Trofin Platon 772
MASTENKO, Leonkin Maxim 810
MEDWEDOW, Arcefi Miron, de Dimitriewska 757
MIESTALEWSKI, Julian Jan 600
MINDUROSCHWILI, Jossif 241
MUSTEKISCH, Josef 224
NIESTIEROW, Iwan Anton 866
PASCHA, Stephan 273
PASCHELN, Michaj 315
PASSENKO, Theodor 758
PATAPOW, Grigori 111
PEREGRINOW, Andrëy Radion Gem 718
PIENKO, Trofim 565
PIRESCHKOWO, Iwan 788
PODMARILOW, Jofsey Pröter 876
POLONSSKI, Luka 83
POPENLO, Abraham Nikolai 546
POPOW, Iwan 812
PRATOSENKO, Afasani Trofim 572
PRESURA, Alexander 449
RATSCHOWSKI, Konstantin 243
ROSSIAU, Gregori 293
RUBIN, Luka André 773
SAPIKA, Georgi 368
SCHESTER, Iwan Gem 719
SCHIPILOW, Jwan 110
SCHIPILOW, Simjon Tymitri 349
SCHLASIN, Pawel André 795
SCHMERT, Iwan David 1071
SCHOLTUNOW, Luka Jwan 472
SELENZOW, Michael Jefdohim 471
SEREBRIAKOW, Jcow Piotre 456
SEROW, Trofin Simion 809
SESNOWSKI, Stanislaw 793
SIDOROW, Dimitri André 379
SIMUCHA, Piotr 82
SISOJEW, Alex Tjamofei 332
SKORIK, Toma Tjemian 309
SKOROCHODOW, Iwan Gregory Gem 712
SLONOW, Wassili Roman 784
SMAGIN, Iwan Michaël 847
SMIRNOW, Konstantin 395
SPRYDON, Anoniwitsch Dubok (sic) 94
SSAMURSENKO, Grigori 227
SSITNIL, Simion 520
SWASKO, Ivan 762
TASCHKINOW, David Feodor 861
TEMTSCHUK, Philipp 1072
TESCHELSKY, Sigmind jan 799
THATSCHOW, Wassili 589
TROFFINOW, Timofe Jegor Gem 716
TSCHERNOLICHOW, Feodor Matrofan 394
TSCHURUN, Karp 207
TUROW, Mark Maxim 437
TYRLOW, Konstantin Dimitru 853
VOICU, Meculac 289
WJALKOW, Iwan 341
WJATSCHESLAW, Anton Gerau 298
ZYMBAL, Timofe Ignatz 582
 
 

 


27 juillet 2011

Bombardements de 1918

 

Précédent : 1917 Valenciennes et l'aviation  

 
 

BOMBARDEMENTS ALLIES A VALENCIENNES 

 

Extraits du livre de René Delame : "Valenciennes Occupation allemande 1914-1918. Faits de guerre et souvenirs" Hollande & Fils ed. 1933

             "A partir de 1918, les aviations françaises et anglaises, montrèrent une grande activité. Les visites qu'ils nous rendaient se faisaient de plus en plus fréquentes.
 

Janvier
Février
Mars
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre

 

  •    Janvier 1918
        Non signalé par Delame, mais paru dans la Gazette des Ardennes du 10/01/1918, un bombardement en date du 04/01/1918 :3 blessés : DELACROIX Jeanne, DUPREZ Adolphe, SIMON Joseph

    GdA 1918-018

  • Février 1918

             C'est ainsi que le 2 février 1918, un aviateur allemand, poursuivi par des avions anglais, ne voulant pas se rendre, engagea la bataille. Il fut bientôt abattu et les bombes qu'il avait à bord tombèrent sur Saint-Vaast, tuant ou blessant les personnes dont les noms suivent : 
    La femme Biretti, 54 ans, 1, rue du Torrent, fut tuée dans son domicile, par éclat qu'elle reçut dans le dos.
    La jeune Marguerite Taxin, 14 ans 1/2 fut également tuée en face de son domicile, deux autres jeunes filles, Paule Maire, 11 ans, et Elaquet Marcelle, 3 ans, furent grièvement blessées.
    Herbeaux Joseph, 54 ans, domicilié à Aubry, fut tué.

    Quant aux aviateurs, ils furent brûlés dans leur appareil, lors de l'atterrissage.
          Au camp d'aviation, il y eut toute la nuit une grande agitation, jusqu'à 4 heures du matin, car les aviateurs alliés tentaient d'y jeter des bombes.

         En consultant les actes de décès, on retrouve les noms exacts des tués enregistrés le 2 février à 14h :
    • WAXIN Marguerite, née à Valenciennes le 19 juin 1903,
    • HERBAU Pierre Joseph, né à Rumegies le 5 novembre 1855,
    • BAVAI Adéline, veuve POIRETTE Célestin, née à Valenciennes le 25 janvier 1863.

      à 19h est enregistré le décès de
    • FLOQUET Marcelle, née à Valenciennes le 19 mai 1915.

         A noter que les actes, en résistance au changement d'horaire imposé par l'occupant commencent par "Heure actuelle de l'Hotel de Ville"

    Heure HdV

    Le 9 février, la Gazette des Ardennes, journal édité par l'ocupant, publie dans sa rubrique habituelle le compte rendu suivant :
     

    GDA 1918-087

 

 

  • Mars 1918

    La Gazette des Ardennes du 27 mars signale des blessés à Marly-les-Valenciennes le 17 mars 1918 :
     
    • HERMAIN Emile-Joseph, 70 ans, blessé. (Deux fils et un gendre sont prisonniers de guerre)
    • DEHECQ Marcel, 4 ans, blessé.
    • POLY Fernand, 19 ans, blessé.
    • HUREZ Henri, 68 ans, blessé. (Son fils est soldat dans l'armée française)
    • VANDIPENDAELE-FONTAINE Henriette, 24 ans, blessée. (Deux frères et un beau-frère sont soldats dans l'armée française)

            Pendant la grande offensive allemande de mars 1918, les aviateurs qui connaissaient la présence du Kaiser sur le front, redoublèrent d'activité.

    C'est ainsi que le 27 mars 1918, les aviateurs anglais vinrent, par un beau clair de lune, lancer à plusieurs reprises des bombes sur la gare de Valenciennes.
    • La première bombe tomba en face de l'hôpital établi au lycée Wallon, et fit un trou énorme, traversant l'aqueduc du bras de décharge, dont la voûte avait 0 m. 80 d'épaisseur, plus une couche de 0 m. 80 de terre, ce qui prouvait une fois de plus, que les caves n'offraient qu'un abri très précaire.
    • La seconde bombe tomba à cinquante mètres de là, sur la grille du même hôpital.
    • Trois autres bombes furent lancées dans la cour du Lycée sans causer d'accident de personnes, mais il y eut des dégâts matériels considérables. Malheureusement les voies et les gares ne furent pas touchées, les avions se trouvant à une très grande hauteur. Il s'en fallut de cinquante mètres que le dépôt de gaz asphyxiants d'Iwuy ne sautât.
      Les canons sur auto, circulant sur le boulevard se mettaient à la poursuite de ces avions, tâchent de les atteindre, et c'est avec la plus grande anxiété que je suivis toutes les phases de cette bataille aérienne.

 

 

  • Mai 1918
    Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu'on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
    Quatre bombes viennent d'être jetées sur la Ville.
    • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
    • Une seconde tomba sur l'un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
    • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l'avenue Villars. .
    • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d'aviation, en face de l'immeuble portant le numéro 69 de l'avenue de Cambrai.
      Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu'au Clos des Villas.
       
    Les victimes au nombre de sept furent : 
    1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l'Hôtel-Dieu.
    2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l'Hôtel-Dieu.
    3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui. 
    4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle. 
    5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
    6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l'Hôtel-Dieu.
    7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).
    MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s'étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.
     

    19180518
    Gazette des Ardennes du 29/05/1918


    Le dimanche de la Pentecôte, 19 Mai 1918, par un temps clair, une grande activité aérienne se manifesta de nouveau. Une première attaque eut lieu vers 10 heures. Les avions survolaient la ville, et furent reçus par une salve d'artillerie très nourrie : mais, aucun d'eux ne fut atteint. Nouvelle visite d'avions à 11 h. 1/2, certains des projectiles tombaient dans le quartier de la gare ; l'un d'eux éclata derrière la statue des Carpeaux, brisant les vitres du voisinage ; deux hommes furent tués au lieu dit le Vert-Gazon, banlieue ouest de Valenciennes.
    Un officier qui passait sur le boulevard sonna chez moi, pour s'abriter, disant qu'il craignait plus les éclats d'obus allemands que les bombes françaises ou anglaises. Ce qu'il y eut de surprenant, c'est qu'il n'y ait pas eu plus de victimes, les canons contre avions placés autour de la ville et au champ d'aviation, tirant en l'air sans s'inquiéter des civils.
    Le directeur de l'école du Faubourg de Paris, qui se trouvait à proximité du champ d'aviation, entendant siffler les bombes, eut la présence d'esprit de faire coucher tous les enfants. Il évita ainsi de graves accidents.
    La visite que nous eûmes à 6 h. 1/2 du soir, fut plus sérieuse, car elle fit cette fois des victimes, et d'importants dégâts. Vers 4 heures de l'après-midi, étant très fatigué, je me reposai dans mon jardin en compagnie de mon ami Dupont et de mon frère Maurice, quand nous entendîmes la sirène, suivie aussitôt d'une violente canonnade. Nous vîmes alors six avions français et anglais, qui se trouvaient à une très grande hauteur et formaient le triangle. Le Capitaine dirigeant cette escadrille, qui se trouvait en queue, lança une fusée. Ce fut alors le signal d'une pluie de bombes. Tout danger passé, nous retournâmes dans le jardin, et nous vîmes une énorme colonne de fumée. M. Dupont, crut que c'était sa banque, située rue du Quesnoy, qui brûlait, et chacun de nous courut sur le lieu du sinistre; une bombe était tombée sur l'imprimerie de MM. Seulin et Dehon, à proximité de l'église Notre-Dame, et en un instant, elle était en flammes. Il faut dire que les Allemands y avaient caché un dépôt d'essence. Les rues furent barrées, et une pompe appartenant à la ville de Saint-Quentin fut mise immédiatement en batterie, mais les Allemands ayant réquisitionné les lances en cuivre pour les remplacer par des lances en zinc plus larges, la pression ne fut pas assez forte pour noyer le foyer de l'incendie, de sorte que les pompiers durent s'exposer pour protéger les maisons voisines. Il se trouvait dans cette imprimerie six millions de bons de Valenciennes sur le sort desquels M. Dugardin, notre sous-préfet, était très inquiet, mais l'officier Krown, chargé de ce service avait eu soin de les faire mettre à l'abri.
    Le feu avait une telle intensité, que la maison du notaire Roger et la remise du docteur Bourlon, situés à proximité, commençaient à brûler. Celle-ci, malgré les efforts des pompiers pour la protéger, fut bientôt la proie des flammes. Pendant ce temps, les soldats allemands parcouraient les appartements de M. Roger, pour voler ce qui leur tombait sous la main, sous prétexte de sauvetage. Le Commandant arriva à temps pour les en faire sortir, pendant que M. Roger sauvait ses minutes. Le clocher de Notre-Dame, situé à trente mètres à peine de l'incendie disparaissait dans ce tourbillon de fumée et de flammes ; un officier supérieur vint me dire alors d'enlever tout ce qui se trouvait dans l'église, qui courait un grand danger. Je prévins immédiatement le Maire et J. Billet, qui, avec le Doyen donna des ordres aux pompiers de visiter les combles du clocher, où déjà quelque poutres étaient en flammes.
    Elles furent immédiatement coupées avec des haches, et jetées sur le pavé.
    Chez M. Dupont père, l'écurie située rue du Quesnoy, qui touchait par derrière au bâtiment Dehon et Seulin, commençait également à brûler ; la bombe étant tombée à quelques mètres de là.

    Naturellement, cette attaque ne se passa pas sans accidents. Les brancards circulèrent et les prêtres donnèrent l'absolution de côté et d'autres.
    Voici d'ailleurs le l'apport de la police à ce sujet : 
    " J'ai l'honneur écrit l'inspecteur Hot, de porter à la connaissance de M. l'adjoint faisant fonction de Maire de la Ville de Valenciennes, que des renseignements qui me sont fournis par le brigadier Havez, du service de la Sûreté, il résulte que des bombes ont été jetées sur la ville hier, 19 courant, vers 6 h. 1/2 du soir, aux endroits ci-dessous désignés, occasionnant les dégâts et accidents suivants. 
    1. Rue Capron, sur la maison d'habitation de M. Dreyfus : toiture effondrée, nombreuses vitres brisées. 
    2. Rue Askièvre, nombreux immeubles atteints. 
    3. Rue Delsaux, face l'immeuble portant le n° 1. 
    4. Rue Delsaux, sur la toiture de l'immeuble portant le n° 72 de la maison Watelle. 
    5. Rue Louis-Cellier, plusieurs maisons effondrées. 
    6. Rue Comtesse, plusieurs maisons effondrées. 
    7. Rue du 22-septembre, plusieurs maisons et une écurie endommagées, un cheval tué. 
    8. Rue de la Barre, sur l'immeuble portant le n° 22, maison en partie effondrée, un hangar effondré. 
    9.  Rue du Grand-Fossart, n° 9, chez M. le Docteur Mariage. 
    10.  Rue des Ursulines et rue de Hesques : un violent incendie s'est déclaré dans l'imprimerie Seulin-Dehon, ainsi que chez M. Roger, notaire.
       
    Ont été victimes : 
    1°   Crombez Alfred, 44 ans, prisonnier civil, en logement rue de la Halle, tué. 
    2°   Gauchez Désiré, 78 ans, rue Comtesse n° 3, tué. 
    3°   Druon Jean-Baptiste, 56 ans, enclos du Béguinage, tué. 
    4°   Chaval Romarin, 23 ans, rue du Chauffour, tué. 
    5°  Duhem Victor, 44 ans, rue d'Audregnies, 12, blessé grièvement (mort des suites de ses blessures). 
    6°   Quentin Louis, 13 ans, cour Emile-Durieux, jambe droite arrachée. . 
    7°   Leroy Elise, 22 ans, place Froissard, 15, blessée légèrement. 
    8°   Dutrieux Alexandre, 18 ans, rue de la Halle, blessé. 
    9°   Chastin Adèle, femme Ghislain, 39 ans, rue Delsaux. 62, blessée légèrement à l’œil droit. 
    10°  Masset Alfred, 14 ans, rue Delsaux, 57, blessé grièvement (décédé). 
    11°  Defert Joséphine, 13 ans ; allée des Soupirs, légèrement blessée à la jambe gauche. 
    Deux militaires ont été tués, quatre sont blessés.
     

    19180519
    Gazette des Ardennes du 29/05/1918


    Le lendemain matin, 20 Mai 1918 le toit de la maison Dreyfus, située rue Capron fut complètement éventré par un obus. L'officier qui depuis un an et demi logeait dans cette maison, ne voulut cependant pas la quitter, et y fit faire quelques réparations de fortune.

    Naturellement, le Conseil municipal eut à s'occuper des dégâts causés par ces bombes.
    M. Billiet, adjoint, fit faire par M. Armbruster, architecte de la ville, le relevé de toutes les maisons qui avaient été touchées, celles qui étaient encore habitées, et celles qui ne l'étaient plus.
    Il proposa de faire les réparations à la charge de la ville, pour les personnes qui n'en avaient pas le moyen, mais contre remboursement dans l'avenir.
    A Trith où il y avait eu également beaucoup de victimes, dont six jeunes filles travaillant à la cartoucherie, l'officier fit venir aux funérailles un piquet de 60 hommes, les familles refusèrent la musique. Les Allemands profitaient de ces incidents pour exciter la population contre les Anglais.
    Une commission spéciale fut nommée, se composant de MM. Jules Billiet, adjoint aux travaux, Henri Armbruster, architecte, Marcel Bouillon, délégué de l'administration, conseiller municipal, Albert Fortier et Alexandre Brasseur, entrepreneurs.
    Cette commission avait pour mission de se transporter sur les lieux des accidents et de prendre les mesures nécessaires, sur la demande des propriétaires, pour faire procéder au déblaiement, puis la note ou mémoire établi par le bureau des travaux était scrupuleusement vérifiée.
    MM. Albert Fortier, Alexandre Brasseur, Henri Armbruster présents à la réunion du 25 mai, soumirent cette question des responsabilités à la compétence du Conseil municipal, avant d'entreprendre les visites dans les immeubles sinistrés.

    En conséquence, celui-ci prit la délibération suivante :
    " Considérant que de nombreuses dégradations résultant de faits de guerre ont atteint un grand nombre d'immeubles de la Ville et de ses faubourgs, qu'elles nécessitent des réparations urgentes, soit au point de vue de la sécurité publique soit dans un intérêt public, par exemple pour conserver une habitation à des évacués. 
    " Que de nombreuses difficultés peuvent se présenter, soit pour apprécier la nature, la nécessité et l'urgence des travaux réclamés, soit pour déterminer à quelle concurrence de quelles sommes la ville devrait consentir des avances pour en assurer l'exécution, soit à d'autres fins imprévues. 
    " Considérant qu'en dehors de ces cas particuliers, fréquentes sont les occasions où les lumières et l'autorité d'un groupement comprenant les spécialistes, peuvent servir utilement en la matière, les intérêts de la ville. 
    " Considérant que le nombre des Conseillers municipaux présents à Valenciennes étant réduit à treize, il devient indispensable de recourir à une commission mixte.

    " En conséquence : 
    "Approuvant la proposition de l'Administration municipale, décide que la Commission des travaux sera complétée par l'adjonction de nouveaux membres pris en dehors du Conseil.
    " Confirme dans leurs fonctions ou nomme aux fonctions de commissaires aux travaux : MM. Billiet, Armbruster, Bouillon, Fortier, Brasseur.
    " Dit que cette commission aura charge et mandat de pourvoir en matière de travaux et en. cas de péril ou d'intérêt public, soit aux nécessités dérivant des faits et risques de guerre, soit à toutes vérifications, études et mains-d'œuvre utiles à la ville dans les meilleures conditions de sécurité, et de surveillance compatibles avec les circonstances.

    19180520
    Gazette des Ardennes du 29/05/1918



    Le lendemain, 21 mai 1918, comme il fallait s'y attendre, par deux fois, la sirène nous réveilla, l'électricité fut coupée, et sans fausse honte, chacun cette fois, descendit dans sa cave, après la leçon de la veille. Mais cette fois, les avions, après avoir essayé une violente canonnade continuèrent leur chemin sans avoir été touchés.
    A la suite des accidents produits par les bombes, la Mairie recevait le 24 mai 1918, de la Commandanture, l'avis par lequel la Gendarmerie était chargée de trouver des caves pouvant autant que possible résister aux bombes. Une inscription sur la rue devaient les désigner comme telles. Les habitants de ces maisons étaient priés d'en permettre l'accès en tout temps.
    En effet à la suite de cette circulaire, lorsque la sirène signalait l'approche des avions, vous pouviez toujours entrer dans une cave pour vous mettre à l'abri. Aussi, dès la moindre alerte, les rues étaient-elles désertes. Des soldats allèrent même de maison en maison, pour faire le recensement des caves indiquant le nombre d'hommes que l'on pouvait y mettre, s'assurant également de leur solidité.

    Les attaques aériennes se multipliaient, le temps étant particulièrement propice.


    Il y eut ce matin du 22 mai 1918, des cérémonies très impressionnantes, les obus ayant fait quinze victimes civiles. J'avais demandé, pour rendre ces funérailles plus imposantes, qu'elles fussent faites officiellement dans une seule paroisse ; mais ma proposition ne fut pas acceptée par le Conseil municipal.
    Les Allemands, dans leurs journaux, disaient que de leur côté, ils avaient jeté 175.000 kilos de projectiles sur Dunkerque, Calais, Saint-Omer et Compiègne. Mais ce qu'il y avait surtout d'effrayant, c'était la rapidité avec laquelle ces attaques se produisaient, ne laissant que très peu de temps pour se mettre à l'abri ; c'est ainsi qu'à Trith, une mère de six enfants, lavant tranquillement son linge fut transpercée par une bombe.
    D'ailleurs, la population fut assez impressionnée des dernières attaques, qui firent tant de victimes.

    Le dimanche 26 mai 1918, je visitai les combles de la maison de M. Roger, notaire, qui avait été détruits par les bombes, et l'incendie de l'imprimerie Seulin et Dehon, quand on commença à tirer le canon au polygone de Sebourg.
    "Immédiatement, il voulut descendre dans sa cave, je le rassurai, lui disant qu'il n’y avait aucun danger. Il me regarda, et me dit : "Je ne vous cacherai pas que maintenant j'ai peur, mais cela se passera. " 
    Qui connaît M. Roger sait qu'il n'était pas impressionnable, et que le danger ne lui faisait pas peur, mais cela prouve l'état d'esprit dans lequel se trouvait notre population après quatre années d'occupation, exposée à toutes les vexations, et toujours sous le coup d'une mort terrible.


    Le lundi 27 mai 1918, fut une journée assez agitée. Ecrivant comme tous les soirs mes notes dans ma chambre à coucher, les gendarmes frappèrent à ma porte pour me prévenir que l'on apercevait encore de la lumière au travers de mes jalousies, et qu'il fallait éteindre immédiatement.
    A peine, venais-je de m'endormir, qu'à 1 h 1/2 du matin, j'entendis appeler sur le boulevard. Sans allumer, j'ouvris ma fenêtre et demandai au soldat allemand ce qu'il voulait. Il me répondit qu'il venait prévenir le général de Fünckel arrivé chez moi depuis la veille avec ses trois officiers d'ordonnance, que son régiment était en gare. Je descendis donc lui ouvrir et le conduisis dans la. chambre du généraL Me trouvant seul avec ce soldat, il m'avoua qu'il était venu prévenir son général que des aviateurs devaient venir cette nuit même, et dans la journée, jeter des bombes sur la ville, et qu'il fallait descendre dans la cave. Je fus surpris que les Allemands fussent si bien renseignés, mais il pensait que des ordres avaient été trouvés sur des aviateurs français ou anglais.

    Toujours est-il qu'à 1 h. 1/2 de l'après-midi, au moment où nous allions nous mettre à table chez mon beau-frère Pierre Delcourt, des bombes tombèrent avant même que la sirène ait donné le signal de se mettre à l'abri. Par prudence, nous descendîmes vingt minutes dans la cave : les Allemands ne tirèrent presque pas contre ces avions. En quelques minutes, les aviateurs jetèrent 17 bombes, entre le faubourg de Paris et la gare, des femmes et des enfants qui n'avaient pas eu le temps de se garer furent horriblement mutilés. Le spectacle était affreux à voir !
     
    • Une bombe tomba dans le quartier populeux de la rue Neuve. Une mère me dit qu'en entendant le sifflement de la bombe, elle mit son enfant à terre, et se coucha sur lui. Tous deux furent ainsi sauvés, les éclats passant au-dessus d'elle, et blessant grièvement sa mère. 
    • Sur le chemin de la Digue, il y eut également plusieurs victimes dont une de nos ouvrières, Mme Gilles et sa petite fille qui furent toutes deux tuées. J'étais au bureau de police, quand son mari affolé de ne pas la voir rentrer, vint voir si elle n'était pas parmi les victimes. Inutile de dépeindre la douleur de cet homme. lorsqu'il apprit la triste nouvelle.
    • Un batelier de la C. R. B., qui par erreur, était passé par Valenciennes, se rendant à Douai, fut tué sur son bateau, ainsi que sa femme en passant à l'écluse Notre-Dame, et leur fillette fut grièvement blessée. Il restait à bord une autre fillette que des bateliers voisins recueillirent. Ce bateau contenait un chargement de choucroute.

    Voici les noms des victimes de ce raid d'aviation : 
    Tués :
    1. Victor Plichon. 
    2. Berthe Lussiez. 
    3. Odette Gilles 
    4. Henri Bernier. 
    5. Gilbert Mascaut. 
    6. Flore Gisse. 
    2 soldats allemands.

    Blessés :
    1. Laplace. 
    2. Fabienne Cochez. 
    3. Jeanne Brouillon. 
    4. Louis Lamalce 
    5. Maria Laplace 
    6. Augustin Nef. 
    7. Augustin Quillin.
    8. Maurice Blas. (voir en 1917, le 30/09)
    9. Auguste Benois.
    10. Léonard Sautiez.
    11. Clémence Duchappart. 
    12. Gustave Jacob.
    13. E. Froissaint. 
    14. Maria Figue. 
    15. Arsène Dubois. 
    16. Valentine Pols.
    Trois soldats italiens prisonniers.

    Pour le soir, une autre attaque était attendue. 80 avions allemands étaient prêts à s'envoler au premier signal pour leur livrer bataille.
    • Plusieurs bombes tombèrent encore sur la ville, sans toutefois faire de victimes,
    • rue du Bois, une dame fut cependant blessée au bras et à la figure, rue des Echelles, rue de l'intendance, les bâtiments de l'ancienne poste furent très endommagés.
    • Place Saint-Jean au "Soldatenheim ", une bombe tomba dans la cour, tous les carreaux de M. Henry, de la Chambre de commerce, et ceux du bureau de M. Turbot volèrent en éclat.

    A Maubeuge, que le Kaiser quittait, Hindenburg et Ludendorff venant d'y faire une conférence, il y eut également de nombreuses bombes lancées. Hautmont en reçut dix pour sa part, mais nous n'en connûmes pas le résultat, toute communication étant devenue impossible.

    19180527
    Gazette des Ardennes du 7 juin 1918


    Le 29 mai 1918 :

    19180529
    Gazette des Ardennes du 7 juin 1918



    Le jeudi 30 mai 1918, par un beau clair de lune, les avions vinrent de nouveau nous empêcher de dormir ; les attaques se renouvelèrent trois fois, la première à minuit, la seconde à deux heures et la troisième à trois heures du matin.
    • J'eus encore le tort de ne pas descendre à la cave, car une bombe tomba près de chez moi, tuant deux sentinelles sur le champ de manœuvres. Il faut dire que sous les arbres, des camions chargés de munitions étaient dissimulés : il s'en fallut de quelques mètres pour que le but cherché fut atteint.
    • Deux autres bombes tombèrent, l'une près de l'usine de M. de Vienne, rue de l'Epaix, dans le Marais : il n’y eut que des dégâts matériels.
    Aussi les Allemands faisaient-ils construire directement dans les rues des descentes pour s'abriter dans les caves ; les soldats qui ne s'y réfugiaient pas en cas d'alerte, étaient punis de quinze jours de prison.
    Les sirènes annonçant l'arrivée d'avions, émurent à tel point la population et les Allemands eux-même, que souvent, sans même prendre le temps de se vêtir, tous se précipitaient dans les caves.
    C'est ainsi que dans certaines maisons se déroulèrent des scènes vraiment comiques. Pour ne citer que celle qui se produisit cette nuit chez M. Dupont fils, 1, boulevard Watteau, où le colonel qu'il logeait descendit en costume de nuit ayant simplement mis ses bottes ornées d'éperons ; les bonnes étaient en chemises de nuit.
     

    19180530
    Gazette des Ardennes du 7 juin 1918


    FUNÉRAILLES DU BATELIER ET DE SA FEMME 
    L'événement triste de la journée fut les funérailles du batelier et de sa femme, tués par une bombe sur leur bateau "Zoé".
    Le deuil était conduit par leurs filles, âgées de quinze et treize ans. Puis, suivaient MM. Turbot, Président de la Chambre de Commerce et du District, Gorter, délégué hollandais, et moi-même. 
    Comme il n'y avait plus de fleurs en ville, on prit celles de mon jardin, pour faire les deux grandes couronnes offertes par le Comité.
    La fille aînée fut très courageuse, jusqu'au moment où le cortège passa devant l'écluse Notre-Dame, où avait eu lieu l'accident. Nous dûmes la soutenir jusqu'au cimetière, où elle faillit avoir une syncope. Cette scène était d'autant plus impressionnante qu'à la sortie du cimetière, la sirène se faisait à nouveau entendre, et que de nouvelles bombes tombaient autour de nous.
    Sur la Place Verte, deux enfants furent tués, et un autre grièvement blessé.

    A la réunion du Conseil Municipal, M. Derruder évoqua ce souvenir, et s'exprima en ces termes : 
    " Sur cette liste de décès, il y a des noms qui méritent une place à part dans le souvenir : ce sont les victimes tragiques des journées que nous traversons. Frappées par la guerre, elles ont le droit de vivre dans notre mémoire avec ceux qui ont donné leur vie pour le pays. C'est pourquoi le Conseil me permet d'exprimer la pensée émue de tous, et de m'incliner avec respect et pitié devant le deuil que laissent dans notre population, ces jeunes gens, ces vieillards, ces femmes, ces enfants, existences chères et précieuses, immolées cruellement. Mais s'ils sont tombés avec tant d'autres pour la patrie, leur sang, sang du sacrifice, nous est une assurance qu'elle ne tombera pas. Et, bien que les événements actuels soient graves et nous rendent pensifs pour la patrie, nous sommes confiants silencieusement et sûrs de l'avenir quand même, parce que la cause française est celle de la civilisation et de la justice, et la victoire de la France sera la victoire de Dieu ".


    Le vendredi 31 mai 1918, les attaques aériennes continuèrent plus vigoureusement, ce qui, cependant, raffermissait encore notre courage. Mais le public s'énervait et ne voulait même plus descendre dans les caves.
    Dans la matinée, à onze heures, nouvel avertissement : les canons tiraient sur onze avions qui survolaient la gare. Comme dans la nuit, nous entendîmes le sifflement lugubre des bombes qui tombaient, sans que nous en connaissions le résultat.
    II était curieux de voir la Grand’Place, au premier signal de la sirène, se vider en un clin d'œil, et Français comme Allemands se précipitaient dans les caves. Il y avait même des personnes qui, depuis plusieurs jours, n'osaient sortir de chez elles. Cette fois les bombes tombèrent au village de Petite-Forêt, où il eut trois blessés, et sur l'usine Franco-Belge à Raismes. Les Allemands profitaient de l'affolement pour lancer des nouvelles alarmantes, et déprimer la population., 
    C'est ainsi que ce soir-là, les Allemands nous annonçaient leur marche en avant de Château-Thierry, indiquant le nombre de prisonniers qui s'élevait à 45.000, le matériel de guerre se montant à 400 canons, et plus de mille mitrailleuses.
    Ils ne dissimulaient pas leur puissant moyen d'attaque, qui consistaient à lancer de lourd obus à gaz dans les tranchées, paralysant ainsi toute action.

    A la séance du Conseil municipal du 3 juin 1918, M. Damien, adjoint, faisant remarquer qu'il y avait eu en mai, vingt-sept de nos concitoyens tués par les bombes :
    Seize hommes ; cinq femmes ; une fillette ; cinq garçons.


    M. Derruder, Conseiller, lui répondit :
  • " Ce n'est pas le moment d'élever la voix, et de dire combien nous sommes émus de constater autant de victimes pour la Patrie. Mais nous sommes sûrs qu'elle triomphera dans une aurore nouvelle. Ce sera alors, la victoire française, la Victoire de Dieu ".

     
  • Juin 1918
    -Voir également l'explosion de Blanc-Misseron-

    Le jeudi 6 juin 1918, à 9 h. 1/2 du soir, me trouvant dans mon jardin, comme la sirène se faisait entendre plus tôt que d’habitude, et la canonnade commençait immédiatement, je fus entouré de projectiles allemands, qui tombèrent à peu de distance sans me blesser toutefois.
    A peine endormi, à deux heures du matin, la sirène me réveillait à nouveau, mais tranquillement, je demeurai couché.
    A onze heures du matin, nouvel avertissement : ce fut un sauve qui peut général, et la Grand'Place se vida en un clin d'œil : officiers, soldats et civils, se précipitaient dans la première cave qu'ils trouvaient ouverte.
    Une bataille en règle s'engagea avec neuf de nos avions, qui venaient bombarder le quartier de la gare, laissant tomber une quinzaine de bombes, qui occasionnèrent bien des victimes, si nous en croyons le rapport suivant de la police :
    "J'ai l'honneur de porter à la connaissance de M. l'Adjoint, faisant fonctions de Maire de la ville de Valenciennes, que des renseignements qui me sont fournis par le service de police, il résulte que les bombes jetées sur la Ville ce matin, sont tombées aux endroits ci-dessous désignés :
    • " A proximité de la Centrale Electrique, au Marais de l'Epaix, ainsi que dans les voies de garage, aux environs du dépôt des machines.
    • " Dans les dépendances du Nouvel Hôtel-Dieu, à Saint Waast-là-Haut.
    • " Sur l'établissement de M. Dubois, Industriel, 96, rue Péclet.
    • " Près des écoles libres du faubourg de Lille, (à environ trois mètres des écoles).
    • " Casernes des Douanes, rue Emmanuel-Rey.
    • " Avenue Dampierre (côté gauche) face la rue Constant Moyaux.
    " Ont été victimes les personnes ci-dessous :
    1. Colmant Gustave : 56 ans, bourrelier, demeurant, 57, rue du Rempart. Blessé sérieusement à la jambe gauche. Colmant travaillait dans son jardin au Marais de l'Epaix.
    2. Thoret Alfred, 54 ans, ouvrier fondeur, demeurant, Coron du Loyen, à Anzin, tué.
    3. Duchemin Louis, 18 ans, fondeur (évacué de Guise), Impasse Marceau, à Anzin, blessé à la tête, transporté à 1'Hôtel-Dieu.
    4. Meresse Edmond, 42 ans, fondeur, demeurant, coron du Loyen, à Anzin, tué.
    5. Lemoine Léon, manœuvre, cour Levassenr, à Anzin, blessé à la tête.
    6. Azard Jules, 59 ans, fondeur (évacué de Guise), rue Jules-Ferry, à Anzin, blessé sur différentes parties du corps. Transporté à 1'Hôtel-Dieu.
    7. Meresse Léon, 17.ans, 236, rue de Condé, à Anzin, blessures légères.
    8. Labjoie Maurice, 20 ans, 99, rue Saint-Louis, à Anzin, blessures légères."                      Ces sept personnes étaient occupées dans l'établissement de M. Dubois.
    9. Barbieux Aimé, 64 ans, célibataire, demeurant 310, rue de Condé, à Anzin, tué, avenue Dampierre.
    " Plusieurs bombes sont tombées également rue Constant Moyaux, à Anzin.
    " Ont été victimes :
    1. Opry Jules, 50 ans, rue Constant-Moyaux, 12, Anzin, tué.
    2. Opry Marie-Thérèse, 6 ans, rue Constant-Moyaux, 12, Anzin, tuée.
    3. Opry Gaston, 9 ans, rue Constant-Moyaux, 12, Anzin, blessé.
    4. Delattre Louis, 50 ans, 8, rue Constant-Moyaux, Anzin, blessé.
    5. Lebrun Marguerite, 11 ans, 8, rue Constant Moyaux, Anzin, blessé.
    6. Poix Joachin, 70 ans, 8, rue Constant-Moyaux, Anzin, blessé.
    7. Une jeune fille de Bruay, dont le nom est demeuré inconnu, a été tuée rue Saint-Louis, à Anzin.
    8. Un jeune homme, du nom de Melice, fut tué, rue des Agglomérés, également à Anzin.
    " De même, le 7 juin, des renseignements qui me sont fournis par le service de police, il résulte que les bombes jetées sur la Ville, ce matin, vers onze heures et demi, sont tombées aux endroits ci dessous désignés :
    " 1° Dans l'établissement Grimbert, situé entre le boulevard Bauduin-de-Constantinople, la rue de l'Epaix, et le canal de décharge.
    " 2° Dans les voies de garage situées derrière la rue de l'Epaix, l'usine d'équarissage de M. Trampont et le canal de décharge. A cet endroit des wagons de munitions ont explosé, communiquant le feu à trois immeubles de la rue de l'Epaix : le Chalet et deux petites maisons appartenant à la Cie des Chemins de fer du Nord.
    " 3° Deux bombes, place Poterne, l'une sur le boulevard face à l'estaminet Gravelle, et l'autre dans le vieil Escaut.
    " 4° Une sur la maison d'habitation de Mme Stemmer, cabaretière, Chemin des Alliés.
    Des dégâts matériels ont été occasionnés en beaucoup d'endroits de la Ville, notamment dans les rues du Chauffour, Gambetta, Josquin Desprez, Duponchel, Péclet, Ecluse Folien, Chemin du Halage :
    " P. S. Deux bombes sont tombées également sur l'établissement des fers à cheval. Dégâts matériels.
    " On ne signale jusqu'ici, aucunes autres personnes civiles tuées ou blessées.
    " Signé : Wantelet, inspecteur de police.
     

    19180606 1918-364
    Gazette des Ardennes du 14 juin 1918

  • Enfin, le 8 juin 1918, des bombes jetées sur la Ville, ce jour, vers six heures du soir, tombèrent aux endroits ci-après désignés :
    1. Une dans la cour de l'immeuble portant le n° 23 de la place Verte, angle de la rue des Incas ; le bâtiment est occupé par des militaires (bureau des Flack Kraftfahrschule). Dégâts matériels. Pas de blessés.
    2. Trois dans le parc situé derrière la nouvelle tuyauterie. Pas de blessés.
    3. Cinq ou six le long du canal, près du chantier de construction de bateaux et du magasin de ravitaillement. Au petit Bruxelles, une jeune fille de 15 ans, du nom de Peters Caroline, batelière, en stationnement au chantier a été blessée légèrement à la jambe droite.
    4. Une, rue de Beaumont, 24, dans le jardin de M. Fontaine. Pas de blessés.
    5. Une, sur l'angle gauche de la caserne Vincent., rue de Lille. On ignore s'il y a eu des blessés.
    6. Une, rue Derrière-les Murs, Impasse Badin, sur des immeubles appartenant à M. Dolet. Pas de blessés.
    7. Une sur la voie publique, rue Davaine, face le magasin à fourrage. Pas de blessés.
    8. Une, avenue des Flandres, contre le Lycée Wallon. Deux militaires auraient été tués.
    9. Une, avenue des Monnayeurs, sur une baraque de cantonnement servant aux blessés.
    10. Une, cour du Vert-Soufflet, grands dégâts matériels.
    11. Enfin, une dernière tombée dans le jardin de l'immeuble portant le n° 40 de la rue de l'Epaix. Pas de victimes.
     
     

 

 

  • Le vendredi 7 juin 1918, dès une heure du matin, la sirène nous avertissait de descendre dans nos caves, et j'écoutais de mon lit le ronflement des moteurs d'avions qui passaient sans jeter de bombes. Puis, ce même matin, à onze heures, la sirène se faisait de nouveau entendre, et le canon accélérait son tir de minute en minute. Une grande bataille se livrait au-dessus de nos têtes, je crus donc plus prudent de descendre dans les caves de la Mairie, d'où j'entendis le sifflement de dix-sept bombes lancées par les neuf avions qui survolaient la ville. Je me risquais cependant au dehors ; pendant que les canons tiraient sur les avions de tête, l'un d'eux se détachant du groupe descendait pour lâcher ses bombes sur un train de munitions qui se trouvait derrière l'usine de fers à cheval de M. Gauthier, située sur le Chemin des Alliés, à proximité de la gare. Presque aussitôt, nous entendîmes les détonations se multiplier, indiquant que le but était atteint ; peu à peu, celles-ci devinrent de plus en plus fortes, accompagnées du sifflement des obus qui éclataient. La sirène nous annonça, comme d'habitude, par trois appels, que les avions s'étaient éloignés, et que le danger étant écarté, la population pouvait sortir des caves. Mais bientôt, nouvelle alarme jusqu'ici inconnue. Les cloches sonnèrent à toute volée. pour prévenir la population que c'était la première fois que les obus qui éclataient, étaient chargés de gaz asphyxiants, et qu'il fallait en hâte monter dans les greniers. Dans les rues, affolement général, les femmes avaient déjà leur mouchoir sur la bouche, les enfants sortaient des écoles avec leurs maîtres, courant pour rentrer chez eux. Les officiers sortaient et se sauvaient dans leur auto, dans la direction de Famars, prenant même des civils, semant la terreur, et criant : " Sauvez-vous, voilà les gaz ". Me trouvant Place Saint Jean, dans les bureaux de la C.R.B., M. Turbot et moi, montâmes avec les employés dans les greniers de la quincaillerie de MM. Mallez et Cie, qui étaient très élevés.


                 Nous avions cependant eu la précaution de prendre avec nous un seau d'eau, en cas de besoin. De là-haut, nous dominions le foyer de l'incendie. Des gerbes de feu, et des colonnes de fumée, s'élevaient à une grande hauteur, et tout autour de nous, les projectiles sifflaient. Le spectacle était saisissant, mais notre situation était en même temps, très périlleuse. Le vent soufflait dans la direction de Saint-Saulve, et nous n'eûmes pas à craindre l'effet terrible de ces gaz.
    Sur la Grand’Place, jouait la musique militaire, qui continua son concert au milieu des explosions.
    Chez M. Branquart, qui habitait rue de Mons, un éclat d'obus, pesant trois kilogrammes, encore fumant, traversa le plafond ; toute la famille était heureusement dans la cave.
    Pendant ce temps, avait lieu à l'Eglise Notre-Dame, l'enterrement d'une vieille dame de la rue de Famars. Mais dès que les cloches sonnèrent, annonçant les gaz, la famille et les assistants se précipitèrent dans le clocher, abandonnant le corps.
    La cérémonie se termina dans l'après-midi, tout danger étant écarté.
    L'affolement fut si grand au pensionnat Jeanne d'Arc, en entendant sonner les cloches, que la maîtresse fit monter les enfants dans le grenier et y porta des seaux d'eau, disant aux enfants qui n'avaient pas de mouchoir, de mouiller leur robe et de la retourner sur leur tête.

    Voici d'ailleurs les instructions que la Commandanture avait données au Maire M. Billiet :
    " Pour les signaux : trois coups prolongés de la sirène indiquent l'urgence de se mettre à l'abri dans une cave.
    " Le tocsin indique qu'il y a urgence de monter dans un grenier.
    " En ce deuxième cas, il est prudent de boucher les fenêtres au moyen de linges mouillés, parce que le vent peut soulever des tourbillons jusqu'au faîte des maisons. En cas de danger, se couvrir le visage avec des linges imbibés d'eau chargée (si possible) de carbonate de soude ou de potasse. On conseille aussi l'emploi de l'ammoniaque ou du vinaigre."
    Au Lycée Wallon, transformé en hôpital, les infirmières se hâtèrent d'évacuer les blessés et les transportèrent au collège de jeunes filles, malgré de nombreux projectiles.
    Cette catastrophe eut été terrible, si quelques instants avant le bombardement, un train complet de gaz asphyxiants n'avait pas été dirigé sur le front.
    Ce qui était consolant au milieu de toutes ces émotions, était de voir la figure souriante des personnes qui s'abordaient, en disant : " Cette fois, ça y est, la bombe a été bien placée."
    A sept heures du soir, nouvelles explosions dans la. direction de Blanc-Misseron : la Commandanture y envoya aussitôt les pompiers.
     
    Le samedi 8 juin 1918, à Blanc-Misseron, les pompiers de Valenciennes, qui n'étaient pas encore rentrés, essayaient de circonscrire l'incendie, qui, chaque fois, se rallumait, avec les nouvelles explosions.
    La situation était pour eux très périlleuse ; un pompier de Saint-Quentin y fut blessé grièvement.
    Beaucoup de civils, croyant tout danger écarté, étaient revenus pour rechercher des meubles, quand les gaz firent explosion à nouveau. On ne connut jamais le nombre des victimes.
    Le baromètre restait au beau fixe, et dans l'après-midi, le temps semblait s'éclaircir, quand me trouvant dans mon jardin, à six heures et demie du soir, écoutant le canon que l'on entendait dans la direction de Denain, la sirène donna le signal de descendre dans les caves.
    Je dus forcer à descendre ma femme de journée " Marthe ", ainsi que le jardinier. Nous fermions la porte, quand nous entendîmes le sifflement des premières bombes, suivies d'un fracas épouvantable, la poussière pénétrant même dans la cave. Presque au même instant, une seconde bombe éclata avec une plus grande violence.
    Dès que les trois coups de sirène furent sonnés, nous sortîmes pour voir les dégâts. La bombe était en effet, tombée à cent mètres de chez nous dans une maison occupée par les " Flag ", rue des Incas. Le mur et les bureaux furent complètement démolis : officiers et soldats sortirent devant nous de la cave, encore tout émus.

    Une autre bombe était tombée rue de Beaumont chez M. Giard, dont les habitants, par un hasard providentiel, ne furent pas tués, car ils rentraient précipitamment chez eux par la grande porte quand la bombe tomba, brisant tout. Quelques minutes après l'explosion, j'entrai dans les appartements, ramassant sur la pelouse une hélice. Le spectacle était indescriptible : portes et fenêtres arrachées, les meubles déchiquetés. les glaces brisées, les plafonds et murailles criblés de projectiles.
    Mais, bientôt, les gens du quartier se mirent à l'ouvrage, déblayant les maisons et ramassant les éclats de verre qui jonchaient le terrain.
    En résumé, il fut lancé, dans cette attaque, quatorze bombes qui, heureusement, ne blessèrent qu'une fillette et tuèrent deux Allemands.
    Le soir, de mon balcon, je voyais, vers minuit, un grand incendie dans la direction de Saint-Amand, et dans le lointain, la sirène sifflait, annonçant le passage des avions.
    Le lendemain, j'apprenais, en effet, que le camp des prisonniers de Rosult avait brûlé, ainsi qu'une scierie mécanique contenant une quantité considérable de bois.
    M. Legrand, maire de Lecelles, qui la veille déjeunait chez moi, me racontait que dans les campagnes, il n'y avait malheureusement pas de sirène, de sorte que les accidents étaient beaucoup plus fréquents.
    La Commandanture de Saint-Amand avait donné ordre aux maires de pendre dans les rues de leur commune, de distance en distance, de vieux chaudrons, auxquels étaient attachés des bâtons, de façon à ce que dès qu'un avion était en vue, les habitants puissent tambouriner et avertir la population de descendre dans les caves. Naturellement, les gamins ne manquèrent pas de donner l'alarme à tout instant, de sorte qu'il fallut supprimer ces avertisseurs par trop primitifs, pour éviter les paniques.
    Dans la direction de Blanc-Misseron, les gendarmes qui gardaient les routes, et surtout les dépôts de munitions des II° et XVII° armées, avaient des cornets pour avertir la population.
     

    19180608 1918-374
    Gazette des Ardennes du 18 juin 1918



    Le dimanche 9 juin 1918, je me rendis chez M. Meurs, capitaine des pompiers de Valenciennes, qui revenait de Blanc-Misseron, pour lui demander des renseignements sur les explosions ; en son absence, sa femme me fit un récit terrifiant :

    Il n’y avait plus un seul habitant, la plupart des maisons ayant été détruites. Une douzaine brûlaient encore, à la suite d'une nouvelle explosion. Les Allemands voulaient par-dessus tout protéger leurs magasins d'approvisionnements, contenant une douzaine de millions de denrées pour les troupes du front.
    Pendant la nuit, on vint prévenir les pompiers de se sauver immédiatement dans les champs, une explosion étant à craindre d'une minute à l'autre.
    Pendant qu'elle me faisait ce récit, la sirène siffla. Je voulais partir, mais Mme Meurs me supplia de descendre avec elle dans sa cave ; les obus commençant à tomber, j'acceptai son offre.
    M. et Mme Gabet habitaient la maison voisine, et trouvant la cave de Mme Meurs plus grande et plus sûre que la leur, ils avaient percé une porte de communication. Leurs caves étaient transformées en chambre à coucher : ils y descendaient chaque nuit avec leur bonne, et une demoiselle de leurs amies.
    Cette fois, c'était l'usine électrique qui était visée, car une bombe tomba à cinquante mètres de distance.
     

    LUMIÈRES
    La Commandature voyait de l'espionnage partout, aussi faisait-elle paraître de nombreuses circulaires relatives surtout aux lumières ; voici l'une d'entre elles, en date du 4 juin 1918 :
    " Maintes fois, les habitants, lors d'une attaque nocturne, s'éclairent sans veiller le moins du monde à intercepter la lumière et mettent ainsi en danger leurs habitations et le voisinage.
    " On fera connaître à tous les habitants qu'il est sévèrement interdit d'éclairer les chambres en cas d'alarme.
    " Les contrevenants seront immédiatement signalés et sévèrement

    De leur côté, les aviateurs, avant de lancer leurs bombes, pendant la nuit, laissaient tomber un petit parachute, qui éclairait les points qu'ils voulaient bombarder. C'est ainsi qu'ils purent viser le dépôt de bois du Rosult. A Mortagne, un dépôt de munitions sauta également, il se confirma même que c'était un avion volant très bas, qui lança sa bombe sur le dépôt de munitions de Blanc-Misseron.
    Enfin, le ciel se couvrit, et nous pûmes dormir tranquillement pendant quelques jours.
    De leur côté, les Allemands ne restaient pas inactifs, car le 12 juin 1918, nous voyions partir du champ d'aviation de la Briquette, une escadrille se composant de dix appareils, et se dirigeant vers le front.
    Les autres villes eurent le même sort que nous. C'est ainsi que Cambrai avait reçu, la semaine précédente, quarante-cinq bombes dans la même journée. Les avions étaient revenus neuf fois, causant des dégâts considérables, car les bombes étaient de gros calibre. Dans la nuit du 17 juin 1918, nous eûmes cinq alertes, à partir de une heure et demie du matin. A la première, je rencontrai dans la cave, le colonel que je logeais, son officier d'ordonnance, son ordonnance et son chien. Mais à la seconde alerte, je remontai me coucher, et je pus voir les aviateurs repérer les points qu'ils voulaient bombarder.
     


    EXAMENS
     Pour que les enfants des écoles puissent passer tranquillement leurs examens, la Commandantur envoya à la Ville, la note curieuse, suivante :
    " 18 juin 1918,
    " La cave de la rue du Quesnoy, 139, est mise à la disposition de la Ville, pour les examens à passer, et cela, pour une durée de trois semaines, à partir du 1er juillet.
    " Signé : Scabelle,
    " Oberstleutnant.

    Le Commandant, à la suite de l'explosion et de l'incendie de la gare de débord, qu'un avion français ou anglais avait fait sauter, écrivit au Maire, le 18 juin 1918, la lettre suivante :
    " Monsieur le Maire,
    " Lors de l'incendie provoqué le 7 juin dernier, à la gare de Valenciennes, par des explosions, les sapeurs-pompiers réunis de Valenciennes et de Saint-Quentin, se sont distingués, non seulement de nouveau, mais davantage encore, par le mépris de la mort. Intrépides et courageux, ils ont attaqué l'incendie et l'ont maîtrise.
    " J'ai assisté à leur lutte du commencement à la fin, et ai été témoin du valeureux courage et des efforts inlassables des sapeurs-pompiers.
    " Je remercie le Commandant des sapeurs-pompiers, les sous-officiers et les sapeurs, et vous félicite, M. le Maire, ainsi que la Ville de Valenciennes, de posséder cette distinguée compagnie. "
    A quoi M, Billiet, Maire, répondit :
    " Monsieur le colonel Scabel,
    " Je m'empresse de transmettre à M. le Commandant des sapeurs-pompiers réunis de Valenciennes et de Saint-Quentin, la lettre de félicitations que vous nous faites l'honneur de nous adresser.
    " Commandant, sous-officiers et sapeurs sauront apprécier le haut témoignage d'estime que vous leur accordez. Je me fais leur interprète pour vous adresser, M. le Commandant d'Etape, leurs vifs remerciements.

     
    Cela n'empêche que les aviateurs continuèrent à venir nous rendre visite. Le mercredi 26 juin 1918, à trois heures du matin, la sirène nous réveilla, mais les avions passèrent sans jeter de bombes. Le soir, vers neuf heures et demie, ils repassèrent après avoir bombardé Tournai et les environs. Leur passage fut également marqué à la Briquette, où un homme fut tué dans une cave dans laquelle vingt et une personnes se trouvaient réfugiées ; la maison fut détruite, mais les autres personnes ne furent point blessées. A Famars, deux femmes furent tuées. A Trith, un conseiller municipal mourut d'un éclat d'obus. Une bombe tomba à vingt mètres du dépôt de benzine du champ d'aviation, sans malheureusement l'atteindre.

    jeudi 27 juin 1918, malgré le vent, la première visite des avions ne se fit qu'à onze heures du matin, ce qui nous permit de dormir un peu. Cette fois, il y avait dans les airs un véritable combat d'avions, faisant usage de leurs mitrailleuses. A deux heures, nouvelle attaque. Cette fois, ce fut le quartier de l'église Saint-Michel qui reçut les bombes. Rue Saint-Martin, le ménage Tampère, finissait son repas, et. la femme mettait la vaisselle en place, quand ils entendirent le sifflement des bombes. Saisissant chacun un enfant dans les bras, ils se précipitèrent dans leur cave. Au même instant, deux bombes pulvérisaient leur maison.
     
    Nous consolâmes ces pauvres gens de notre mieux, leur disant qu'ils recevraient du Comite tout ce dont ils auraient besoin. Mais le Commandant ne voulut leur désigner un logement que le soir à six heures.
    Naturellement, dans le quartier, plus une seule vitre. Un peu plus loin, une autre bombe tomba. Une vieille femme sourde, Mme Gardevoine, n'ayant pas entendu la sirène, continua à travailler tranquillement dans son jardin. Un éclat lui fendit l'arcade sourcilière, elle mourut aussitôt. Une bombe tomba sur le marché aux bestiaux, à quelques mètres d'un dépôt de benzine. Malheureusement, quelques instants après nous vîmes passer deux jeunes aviateurs anglais qui avaient été abattus à Saint-Saulve, leur hélice ayant été brisée. Ils avaient, cependant, eu le temps de lancer leurs bombes avant d'atterrir. Voici d'ailleurs, le relevé des bombes qui furent lancées dans ce quartier :
    • Deux bombes, rue Saint-Martin, chez M. Tampère.
    • Une, dans le jardin de M. Baudson, où Mme Gardevoine fut tuée.
    • Une, dans un jardin, rue de l'Epaix, n° 40.
    • Deux, dans les ateliers de fer à cheval, où un soldat fut tué, et l'autre grièvement blessé.
    • Une, dans la pâture voisine : deux vaches furent tuées, et un cheval blessé.
    • Deux dans la nouvelle Tuyauterie.
    • Deux dans un champ voisin.
    • Enfin, une dernière sur le marché aux bestiaux,
      soit au total treize bombes.

    Grande19180627 1918-417
    Gazette des Ardennes du 6 juillet 1918

             GdA 1918-438
    Gazette du 18 juillet 1918

  • Juillet 1918

    Le 1er juillet 1918, à sept heures et demie du matin, la grosse artillerie, que les Allemands venaient d'installer sur la plaine de Mons, tirait bien avant que la sirène n'annonçât l'arrivée de huit avions alliés. Le tir était admirablement réglé, et nous pouvions suivre des yeux, l'éclatement des obus sous les avions qui durent s'éloigner. Mais la proximité de ces grosses pièces faisait trembler nos maisons. L'escadrille allemande, à la première alerte s'était lancée à leur poursuite, et une bataille aérienne s'engagea au-dessus du village de La Sentinelle. Huit autres avions anglais venant de Saint-Amand se joignirent à leurs camarades, et tous ensemble repassèrent les lignes sans aucune perte, après avoir jeté quelques bombes sur le chemin de fer, à Wallers et à Saint-Amand, causant des dégâts importants.

    Le 9 juillet 1918, je rentrais à huit heures et demie du soir de Saint-Saulve, où j'avais été pour organiser le marché aux légumes, quand j'entendis un avion allemand descendre en coup de vent. Me trouvant dans ma roseraie, je levai la tête, et vis cet avion en flammes à trois ou quatre cents mètres de hauteur, et les aviateurs poussaient des cris déchirants, ce qui était horrible.
    Je n'eus que le temps de me reculer, l'avion tombait à quelques mètres de moi. Le soldat qui était en avant sauta, et alla s'abattre contre le mur de mon voisin, M. Rolland. Le sergent, pris sous l'avion en flammes fut carbonisé. Ils revenaient du front ; l'appareil sortait d'une usine de Hanovre, et portait le n° 137.
    Immédiatement, l'équipe des Flack arriva, éteignit l’incendie en jetant de la terre afin de dégager le corps du sergent, avec beaucoup de peine.
    Le public commençait à envahir le jardin, quand les gendarmes arrivèrent, pour expulser les curieux et moi-même.
    Le commandant de place arriva aussitôt, ainsi que les autorités allemandes. En sortant, le commandant me dit simplement :
    " Il fait beau en ce moment, la vie des hommes ne compte guère ".

    Le lendemain matin, une équipe de prisonniers anglais vint pour dégager l'appareil qu'une sentinelle avait gardé toute la nuit. Ils retrouvèrent un pied de la victime sous les décombres. Je me rappellerai toujours cette vision de mort, ayant failli être écrasé par ce bolide.
    Pendant tout le mois de juillet, les avions ne cessèrent de venir nous rendre visite, volant tous très bas et très vite. Nos fenêtres en tremblaient. Il y avait à cette époque une grande offensive dans la direction de Reims et Château-Thierry.

    Il y eut particulièrement, dans la soirée du 17 juillet 1918, un coucher de soleil merveilleux, qui se termina par un violent orage qui, se mêlant au canon, formait un véritable tableau de guerre.

    La nuit du 19 juillet 1918, fut particulièrement agitée, les avions ayant survolé la ville quatre fois entre minuit et trois heures du matin. Les canons de la plaine de Mons et des environs nous empêchaient de dormir et nous ne prenions plus la précaution de descendre dans nos caves.
    A neuf heures et demie, nouvelle visite d'avions, qui venaient surveiller le mouvement des troupes, l'Empereur assistant au début de la grande offensive à l'ouest de Reims, à Châtillon-sur-Marne ; Cuchery, Marleyx, Bouilly.
    A l'est de Sillery, à Main-de-Massiges, sa présence indiquait bien que les Allemands pensaient percer le front, les soldats ayant reçu l'ordre d'avancer de vingt kilomètres ; mais Foch veillait.
    Nous remarquions que tous les hommes valides partaient au front et étaient remplacés par des femmes, dans les bureaux.

    Le samedi 20 juillet 1918, les avions, profitant du clair de lune, ne cessèrent de nous réveiller. De minuit à trois heures, ce fut un véritable concert, les canons de différents calibres se mêlant à ceux du front, qui, depuis plusieurs jours, n'avaient pas pris une seconde de repos. Mais cette fois, les Allemands déchantaient, avouant eux-même avoir abandonné la première ligne de défense entre Villers-Cotterêts et les bords de l'Oise. Les Américains et les Français auraient repris vingt villages, et fait bon nombre de prisonniers.
    Inutile de dire que cet aveu même des Allemands nous causa un très grand soulagement.

    Pour expliquer leur défaite, les Allemands disaient dans leurs journaux, que la Marne était un fleuve patriotique qui défendait Paris. Ils avaient, disaient-ils, simplement poussé une pointe en avant pour démoraliser les troupes françaises, mais ils obtinrent l'effet contraire, en offrant aux troupes françaises et américaines, l'occasion de resserrer leurs liens d'amitié, et de gagner leur première grande victoire.

    La nuit du 22 juillet 1918, fut également agitée, la sirène nous prévenait à chaque instant de descendre dans nos caves par trois coups de sifflet. Nous entendîmes des bombes tomber dans le lointain, et le soir, à sept heures et demie, une escadrille passa si haut au-dessus de chez nous, que les obus éclataient bien au-dessous sans les atteindre.
    Dans leur communiqué, les Allemands disaient avoir repoussé l'ennemi avec succès, ayant abandonné Château-Thierry, pendant la nuit, sans même que l'on s'en aperçut. Cette retraite tactique fut admirablement exécutée, écrivaient-ils dans leurs journaux.

    Comme le disait un jour Lloyd Georges à la Tribune : " Souhaitons encore beaucoup de victoires semblables aux Allemands. " 

S'ils étaient contents, nous l'étions également.

 

  • Août 1918

    Au début d'août, la visite des avions se fit de plus en plus fréquente, principalement de dix à deux heures de l'après-midi, nous entendîmes un jour, une forte explosion, dans la direction de Bouchain. Nous apprîmes, le lendemain, que deux cent wagons avaient sauté à Lourches, qu'un dépôt avait également sauté à Quaregnon, près de Mons.

    Une très grande activité régnait sur le front, et les chauffeurs qui en revenaient nous disaient qu'il y avait de véritables ruisseaux de sang. Les blessés étaient si nombreux qu'un ordre arrivait à huit heures du soir de la Commandantur, ordonnant de livrer l'église Saint-Géry, le lendemain matin à neuf heures pour recevoir ces blessés.
    Aussi, M. le Doyen Jansoone travailla-t-il avec ses vicaires et quelques fidèles jusqu'à deux heures et demie du matin. A la première heure, une équipe d'ouvriers vint enlever les chaises, les matelas étaient apportés, et à l'heure indiquée, l'église était transformée en lazaret.
    Dans les bureaux, passait une équipe pour remplacer les embusqués par des femmes qui nous arrivaient de plus en plus nombreuses.

    Dans la nuit du 11 août 1918, comme toutes les nuits d'ailleurs, la sirène nous réveilla trois fois, ainsi que l'éclatement des obus des escadrilles qui survolaient la ville. Le colonel qui logeait chez moi fut lui-même très étonné de cette activité. Aussi, la Gazette des Ardennes ne manqua pas l'occasion de frapper le moral de la population en accusant les Anglais de tirer inutilement sur des civils. La ville de Douai était parmi les plus éprouvées, cinq à dix personnes étant journellement tuées.

    Le 12 août 1918, à la réunion du Conseil municipal, M. Damien, adjoint, annonça que notre concitoyen, le lieutenant Nungesser, était nommé Officier de la Légion d'Honneur, à l'âge de 26 ans, pour avoir abattu son 31° avion, et lui adressa les félicitations du Conseil municipal, le Journal Officiel inséra la citation suivante :
    " Nungesser Charles-Eugène-Jules-Marie, de l'armée active. Lieutenant au 2° régiment de hussards, pilote aviateur.
    " Incomparable pilote de chasse, d'une science exceptionnelle et d'une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l'inflexible volonté de la race.
    " Dans la cavalerie, où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire, puis dans un groupe de bombardement, où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l'ordre du jour, et décorer de la Légion d'Honneur, enfin, dans une escadrille de chasse, qu'il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s'est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité d'audace et d'orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n'ont pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté de victoire en victoire jusqu'à la gloire d'être Je plus redoutable adversaire de l'aviation allemande : trente et un avions abattus, trois ballons incendiés, deux blessures, seize citations ".

    La Ville de Valenciennes, voulant plus tard, commémorer sa mémoire, lui éleva [après la guerre] un monument près de l'emplacement de l'une des anciennes portes de la ville.

    Le 14 août 1918, par une belle nuit étoilée, les aviateurs vinrent surveiller le mouvement des troupes allemandes qui venaient de la frontière hollandaise, et allaient renforcer le front. La veille, les pompiers de Valenciennes avaient été appelés à Cambrai, pour y éteindre l'incendie du grand dépôt de la Marckentenderai, provoqué par l'explosion d'un train de munitions.
    "Il était assez curieux, nous dirent-ils, de voir cent cinquante pompiers venus de Caudry, Denain, Valenciennes, commandés par un officier allemand, pour éteindre l'incendie mis par nos alliés. Il fallait obéir, mais le foyer de l'incendie était tel qu'ils ne purent protéger les marchandises prises aux lors de la chute de Péronne ".

    Le lendemain, le délégué hollandais, M. Gorter, qui s'était rendu avec le capitaine Neuerbourg à Cambrai, nous dit que les dégâts avaient été considérables, tant au point de vue du ravitaillement que des munitions, les cinquante-six bombes lancées dans la nuit du lundi au mardi, ayant pour la plupart porté.

    Le 16 août 1918, voyant une équipe couper toutes les fleurs de mon jardin, j'en demandai la raison. C'était par ordre de la Commandature, pour une grande kermesse que donnaient les dames de la Croix-Rouge allemande chez le général inspecteur, habitant la villa des "Glacis" propriété des Dupas.

    Ce soir-là, avait lieu une grande attaque, car nous entendions le canon dans la direction de Lens. La fête battait son plein, quand la sirène vint annoncer l'arrivée des avions. Ce fut, naturellement, un branle-bas général, les bombes commençant à tomber, et les canons ripostant.
    En face de l’Hôpital-Général, il y avait un dépôt d'essence, trois bombes le manquèrent de peu, la sentinelle eut les deux jambes coupées, une maison fut détruite, une jeune fille eut son lit criblé d'éclats d'obus, mais ne fut pas atteinte, et tous les carreaux de l’Hospice furent cassés. En gare, quatre bombes manquèrent également de peu un train de munitions.

    Recevant par avion de nombreuses circulaires, les Allemands voyaient partout de l'espionnage, aussi firent-ils paraître le 1er août l'avis suivant :
    " Art. 1. -Les habitants qui possèdent des sacs aux dépêches, ou qui sont informés de leur existence, sont obligés de les remettre immédiatement à la Commandanture compétente, et de déclarer ce qu'ils savent sur le lieu de dépôt de tels sacs.
    " Art. 2. -Les contraventions à cette ordonnance seront punies d'emprisonnement jusqu'à un an et d'amende pouvant atteindre 1.000 marks ou de l'une de ces peines, à moins qu'une peine plus grave ne soit encore encourue d'après d'autres lois pénales.
    " Art. 3. -Sont compétents les tribunaux militaires et les commandants allemands."
     

    GDA 1918-538
    Gazette des Ardennes du 29 août 1918


    En août, sans repos chaque nuit, nous avions la visite d'escadrilles, celle du 23 Août 1918, par un beau clair de lune fut particulièrement mouvementée.
    Jusqu'à 2 h. 1/2 du matin, il nous fut impossible de dormir, les obus et les bombes tombant autour de nous, brisant les vitres.
    • L'aérodrome, sur lequel deux ou trois cents avions allemands avaient été concentrés, fut particulièrement visé, quatorze bombes tombèrent à peu de distance dans les jardins ouvriers.
    • L'une d'elle atteignit la maison portant le n° 157 de l'avenue de Famars, habitée par la famille Desenez, il y eut de grands dégâts, mais personne ne fut blessé..
    • Dans le Marais de l'Epaix, à proximité du café à "Grenouille", douze bombes étaient tombées vers 8 heures du matin sur la voie ferrée où travaillaient des ouvriers français et anglais, tuant dix d'entre eux, et en blessant une quinzaine :
       
      • [NDR] 7 noms figurent dans les registres de décès à cette date, avec l'indication "Décédé sur la voie de chemin de fer, gare de débord, canton sud" et la mention "prisonniers civils", ce sont :
         
        • GOSSELIN Maurice
        • KENDEL Ahmed
        • LEDIEU Victor
        • COLLET Jules Joseph
        • GAMEZ Julius
        • GAISSE Marcel
        • DELFOSSE Alphonse

         

    • Un peu plus loin, dans une autre équipe de prisonniers militaires italiens, une bombe tomba, tuant sept soldats et en blessant une trentaine. Aussi, l'autorité militaire allemande organisa-t-elle immédiatement un service d'ambulance pour transporter les victimes.
    En résumé, il y eut dans cette matinée treize morts et quarante-cinq blessés civils. Anzin ne fut pas épargné ; dix bombes avaient été lancées tuant un homme et une femme.
    Dans leur communiqué, les Allemands, sur les six cents bombes lancées, n'accusèrent que trois tués seulement.

    Avec M. Jules Billiet, Maire, nous allâmes sur le lieu du sinistre, faisant une visite aux personnes bombardées. Toutes avaient un moral excellent, heureuses d'avoir échappé à la mort.
    Les premières bombes étaient tombées à l'entrée de la rue Famars, entre les nos 6 et 8. Au n° 11, les meubles avaient été déchiquetés.
    • Au n° 9, chez M. Williams, et au n° 6, chez M. Lesieur, les maisons étaient effondrées.
    • Au n° 84, habité par la famille Petit, le père pour la première fois, était également descendu dans sa cave : de grosses pierres bouchaient le soupirail.
    • Au n° 86, habité par Mme Thibault, la mère entendant siffler les bombes avait pris précipitamment ses deux enfants dans ses bras, le père fermait la porte, quand la bombe éclata. Je leur demandai leurs impressions. Ils me répondirent qu'ils s'étaient blottis dans un coin de la cave en entendant l'effondrement de leur maison, se demandant s'ils étaient encore en vie.
    • Au n° 119, habité par un évacué de Trécault, M. Degand Vasseur passait la tête pour regarder, quand il entendit le sifflement de la bombe. Il eut le temps de se coucher sur le plancher, les éclats passèrent au-dessus de sa tête.

    Nous continuâmes notre visite, M. Billiet adressait un mot de consolation à chaque sinistré.
    En résumé, il était tombé :
    • 20 bombes, avenue de Famars,
    • 8 avenue du Jolimetz,
    • 5 au Petit Bruxelles,
    • 3 au Concours hippique,
    • 5 au Marais de l'Epaix.
    41 bombes au total.

    Le lendemain matin, je pensai à tous ces malheureux que je venais de visiter la veille, quand à 8 h. 1/2 j'entendis le sifflement d'une bombe en même temps que la sirène. Je n'eus que le temps de m'allonger. Au même instant, sautait un train de munitions, et le dépôt de benzine à la nouvelle tuyauterie.
    Une énorme colonne de fumée s'éleva, puis les explosions continuèrent toute la matinée. Les pompiers furent comme toujours, appelés pour aider l'autorité allemande. Deux bombes avaient été lancées sur un train qui venait d'entrer en gare, l'une en tête, l'autre à la queue, de sorte qu'il fut impossible de détacher les wagons.
    Les aviateurs revinrent vers 10 h. pour se rendre compte de leur exploit.
     

    GdA 1918-548
    Gazette des Ardennes du 3 septembre 1918

     


    Le 26 août 1918, à la stupéfaction des Allemands et des Valenciennois, malgré un grand vent, un avion français monté par deux Américains, descendait à 30 m. au-dessus du champ d'aviation.
    Soldats et sous-officiers pensaient à une panne de moteur, et se réfugiaient dans les caves dans la crainte d'être mitraillés. Quant aux canons contre-avion, ils ne pouvaient tirer si bas, ce qui ne les empêcha pas de lui envoyer trente-deux obus, lorsqu'il s'éloigna.
    Malheureusement, il nous revint qu'il avait été abattu près de Solesmes, et que tous les clichés qu'ils avaient pris étaient perdus. Tous admirèrent le sang-froid et le courage de ces aviateurs.
     

    Le 29 août 1918, par une belle matinée d'été, le marché venait à peine de s‘ouvrir, qu'à 8 heures du matin, une escadrille fit son apparition. En un clin d’œil, marchands et acheteurs se précipitèrent dans les caves.
    A peine remis de cette alerte, à 9 heures, nouvel appel de la sirène, suivi cette fois du canon. Je me réfugiai dans la cave de l'octroi, et Je vis le commandant de l'escadrille lancer une fusée pour donner l'ordre de lâcher les bombes. Ce fut alors un sifflement et un fracas extraordinaire.
    J'allai aussitôt voir les dégâts causés par les bombes, qui n'étaient pas tombées bien loin de nous.
    • D'abord, dans le square Watteau, heureusement, le monument fut épargné. L'église Saint-Géry était convertie en hôpital, les petits blessés en sortirent pour voir passer les avions ce qui motiva probablement le lancement des bombes. Quatre ou cinq furent tués en se sauvant.
    • Rue Saint-Jacques, une énorme bombe tomba sur la toiture de M. Patou : heureusement toute la famille était dans la cave, le toit et le premier étage avaient été complètement détruits.
    • Avenue du Sénateur Girard, en face de la Chambre de Commerce, une bombe tomba également sur la maison Meyer, servant de magasin au Marketenderei ; une voiture passait, le cheval fut tué ainsi que son conducteur. Il y eut également quatre Allemands tués à la Chambre de Commerce servant d'hôpitalta1.
    • Une autre bombe était tombée sur la maison de M. Jean Roguin, causant de grands dégâts, ainsi que sur celle de M. Willot, son voisin. D'ailleurs, tout ce quartier de la gare eut beaucoup à souffrir.
    • Une autre bombe tomba sur le jardin de l'Hôtel-Dieu, cassant toutes les vitres. Providentiellement, les éclats ne firent aucune victime. La sœur Marguerite pansait tranquillement un blessé quand un éclat d'obus lui raflant la tête, vint briser sa cuvette à pansement.
    • Une autre tomba au milieu de l'Esplanade, près de laquelle stationnait un train de la Croix-Rouge. Toutes les vitres du quartier volèrent en éclats.
      Cette pauvre famille Mohr qui, quelques jours auparavant avait eu sa maison détruite par une bombe, était venue s'installer rue d'Anzin, où une autre bombe vint casser toutes les vitres de sa nouvelle demeure.
    • D'autres bombes tombèrent au Faubourg de Paris, au passage à niveau, ainsi qu'au champ d'aviation.
    • Rue Cahaut [au 21 NDR], Mlles Germaine Renée DOR, 24 ans, et Aimée Noelle DOR, 20 ans, s'étaient réfugiées dans leur cave, quand une bombe tomba devant le soupirail, la maison s'écroula, et l'on retrouva les deux sœurs entrelacées dans les bras l'une de l'autre, écrasées sous les décombres.

      GdA 1918-551
      Gazette des Ardennes du 4 septembre 1918
       

      GdA 1918-572
      Gazette des Ardennes du 13 septembre 1918

    Tout ceci n'était que le prélude de grands événements qui se préparaient. Les évacuations forcées recommençaient, 400 malades et 1100 évacués arrivaient de Saint-Amand, aussi, le Maire M. Davaine nous demanda-t-il de lui venir en aide en lui procurant des couvertures et du linge, ce que lui accorda la C. R. B. sur le fonds d'évacuation.


    Le 30 août 1918, la bataille dans la direction de Douai était très intense, les blessés affluaient de plus en plus, aussi la Commandanture réquisitionna-t-elle l'église Saint-Michel, celles de Notre-Dame et de Saint-Nicolas ne suffisant plus.
    • En même temps, les aviateurs vinrent le soir à 7 h. 1/2 nous lancer dix-huit bombes, l'une tomba sur un wagon vide qui prit feu, et la flamme atteignit un train de munitions qui sauta.
    • Un peu plus loin, à l'équarrissage de M. Trampont, transformé en dépôt de benzine, tout sauta également durant cette nuit, les détonations se succédèrent sans interruption, se mêlant au bruit du canon du front qui faisait rage, et semblait se rapprocher.
    • Dans la matinée un wagon de gaz sauta, et les cloches commençaient à sonner quand on put le détacher.
    Ces attaques sans arrêt, ébranlaient le moral des troupes allemandes, qui commençaient à se décourager. Jamais, nous n'avions jusqu'ici constaté un tel état d'esprit. On leur avait dit que les Anglais mouraient de faim, et ils trouvaient dans les tranchées quantité de ravitaillement. On leur disait également que les troupes américaines n'existaient pas, que les sous-marins feraient sombrer tous leurs navires, et les Allemands les rencontraient sur le front. Aussi, commençaient-ils à se rendre compte qu'ils étaient perdus.

    A midi et demie, la Commandanture faisait appeler d'urgence M. Billiet, Maire, et M. Thiroux, secrétaire, pour leur dire que l'autorité militaire était émue du bruit qui circulait en ville au sujet de munitions qui seraient cachées dans les caves des églises, ajoutant que c'était pour ce motif que ces édifices avaient été réquisitionnés pour y mettre des blessés.
    M. Billiet répondit au Commandant qu'il n'existait pas de caves sous les églises, mais ne voulant pas s'en rapporter à lui, il exigea malgré cela, qu'ils allassent avec un officier de police pour s'en rendre compte

 

  • Septembre 1918

    Pendant toute la journée du 1er septembre 1918, des avions invisibles volant à une très grande hauteur, lancèrent des paquets de tracts, écrits en allemand. Il en tomba un dans mon jardin, et je n'eus même pas le temps de le ramasser, des soldats ayant franchi la grille pour le prendre, car ils recevaient 30 pfennigs par exemplaire.

    Le 3 septembre 1918, le temps s'étant éclairci, vingt-trois avions en deux escadrilles vinrent nous rendre visite à 7 h. 1/2 du soir. Je me trouvais dans le jardin, les regardant venir de Saint-Amand, les voyant s'approcher, je crus prudent de descendre dans la cave, où je rencontrai le Général et son fils. Au même instant, les bombes tombèrent faisant un fracas épouvantable. Dès que les avions furent passés, nous remontâmes, mais déjà des colonnes de fumée s'élevaient et des détonations formidables se faisaient entendre. Le Général, chargé des munitions, se précipita au téléphone. Quatre trains de munitions sautaient.

    Le matin, je m'étais rendu au Marais de l'Epaix avec M. Bouillon, conseiller, pour ravitailler les prisonniers anglais, et nous faisions précisément la remarque qu'étant à proximité des voies de triage où étaient garés les munitions, il ne fallait pas être surpris par une bombe : nous fûmes littéralement arrosés. Aussi, y eut-il quelques victimes.
    • En face de la Nouvelle Tuyauterie, boulevard Eisen, M. Ernest Dubois, 47 ans, qui n'avait pas voulu se mettre à l'abri dans une cave fut tué.
    • Avenue de Mons, un jeune homme de 18 ans, eut les jambes coupées.
    • Deux civils furent également tués par l'explosion du train de munitions.
    La nuit tombant, le ciel était illuminé par les fréquentes explosions qui s'entremêlaient avec celles du front. Aussi, les aviateurs revinrent-ils à 10 h. 1/2 contempler leur œuvre.

    Le lendemain matin, 4 septembre 1918, après une nuit agitée, vers 8 heures, une première escadrille survola la ville sans jeter de bombes. Je me trouvais à 10 h, 1/2 au bureau de police, quand la sirène nous annonça une nouvelle escadrille. Les avions volaient très bas, et les projectiles les encadraient. A chaque instant, nous pensions qu'ils allaient être touchés. Ils venaient de Denain droit sur nous, aussi trouvai-je prudent de descendre dans la cave.

    Puis en remontant, nous assistâmes à une bataille aérienne très impressionnante, les aviateurs alliés mitraillaient les aviateurs allemands qui les pourchassaient. Nous voyions tomber un avion en feuille morte, puis un second, puis un troisième.
    Etaient-ce des Allemands, ou des Alliés, nous n'en savions rien ; la bataille n'en était pas moins fort émotionnante.

    Une heure après, nous vîmes passer sur la Grand’Place un bel Américain, qui n'étaient heureusement pas blessé. Il fut conduit à la Commandanture, puis à la prison Saint-Jean. Il était escorté d'un soldat allemand, et la foule le regarda sans mot dire, dans la crainte de sévères punitions.
     
    • La maison de M. Duquesne, 24, rue de Famars, avait été presque entièrement démolie, et celle de M. Lebon, son voisin, en partie ; M. Duquesne fut légèrement blessé à la tête. Un cheval attaché à une voiture qui stationnait en face fut tué.
    • Un peu plus loin, au bureau du pain, salle Watteau, cinquante personnes attendaient pour être servies. Mon frère Maurice qui pointait les cartes n'eut que le temps de se mettre sous la table, la bombe, heureusement, tomba de l'autre côté du mur de la cour.
    • Une bombe tomba à proximité, au pont Delsaux, chez M. Paul Debrault.
    • Une autre en face de l'église Notre-Dame, tuant la sentinelle et détériorant le clocher.
    • D'autres bombes tombèrent dans différents quartiers ne causant que des dégâts matériels.
       
    Nous remarquâmes que tous les aviateurs venaient de la direction de Cambrai, et commettaient tous la même faute. Ils suivaient la ligne du chemin de fer, qui à son entrée en ville fait un coude pour entrer en gare, et reprend ensuite la direction de la Belgique, de sorte qu'ils lançaient toujours leurs bombes sur la ville, au lieu de les lancer sur la gare.

    GdA 1918-567
    Gazette des Ardennes du 11 septembre 1918


    Le 5 septembre 1918, nous terminions notre déjeuner chez mon frère Maurice, quand à 2 h. 1/2 la sirène nous fit descendre dans sa cave. Les bombes, cette fois, tombèrent dans la région de Saint-Waast, à la fosse Dutemple et à la ferme de M. P. Cartigny, où il y eut un soldat tué, trois grièvement blessés, ainsi que plusieurs Russes prisonniers.
    Dans l'après-midi, nous vîmes passer sur la Grand’Place, quatre jeunes Américains qui venaient de tomber entre les mains des Allemands.

    Le 6 septembre,  peine avais-je installé tant bien que mal plusieurs évacués de Cambrai, de mes amis, qu'à onze heures et demie, la sirène nous obligea à descendre dans les caves, les avions venant jeter quelques bombes.

    Le samedi 14 septembre, le temps couvert permit de continuer sans redouter les bombes; d'où à Vicq l'affluence était si grande que les malheureux évacués durent passer la nuit à la belle étoile, ou dans une grange du village.
    La Commandature avait promis trois trains par jour pour emmener en Belgique ces cinq mille personnes, qui attendaient leur embarquement depuis deux jours. Un seul train de soixante wagons partit dans la soirée, et l'arrivée du train de Solesmes et du Cateau augmenta encore l'encombrement.
    Fatigué et malade à la suite de tant d'émotions, je gardais la chambre. Je commençai à me reposer, quand tout à coup la
    sirène
    et le canon me firent descendre dans la cave, et j'entendis tomber huit bombes.
    Elles causèrent des dégâts dans le quartier Saint-Michel ; une bombe tomba avenue Sénac-de-Meilhan, une avenue Duchesnois et une rue du Roleur. D'autres tombèrent à proximité de la gare,
    à la nouvelle tuyauterie, et dans le marais de l'Epaix.
    Un soldat qui se trouvait avec une voiture de foin, en face de l'octroi de la porte de Mons, fut tué.


    Pendant les évacuations de Douai et de Cambrai, nous ne fûmes pas trop troublés par les aviateurs. Ils reprirent leurs attaques le 18 septembre 1918, en venant bombarder le dépôt de benzine du champ d'aviation de Saultain, qu'ils firent sauter.

    Ils y revinrent le 23 septembre 1918, à 3 heures du matin, faisant une excellente besogne. Pendant une heure ils survolèrent la ville, ce qui nous valut un bombardement en règle, les canons guidés par les projecteurs ne cessant de tirer sur les avions qui volaient très bas. A Saultain, ils étaient à la hauteur des maisons, cherchant le champ d'aviation qui se trouvait derrière la propriété de M. de Preux. Là se trouvaient les gros appareils de bombardement abrités sous trois grandes tentes. La première bombe tomba sur l'un de ces hangars qui prit feu immédiatement, car le plein d'essence avait été fait pendant la journée pour une expédition.

    Par ce grand vent les flammes faisaient sauter les réservoirs et les appareils des deux tentes voisines, puis enfin le dépôt de munitions, qui se trouvait caché dans un bosquet. Il y eut en tout une vingtaine d'appareils détruits.

    Pendant ce temps les escadrilles allemandes de la Briquette s'élevèrent, engageant un véritable combat au-dessus de nos têtes. Les mitrailleuses se répondirent, mais nous n'attendîmes pas les chutes, ayant trouvé prudent, cette fois, de descendre à la cave.

    GdA 1918-639
    Gazette des Ardennes du 12 octobre 1918

  • Octobre 1918

    En Octobre notre Musée se trouva alors nettement en danger, car les batteries allemandes se trouvaient à quelques centaines de mètres de là sur le champ de manœuvre et à la porte de Quesnoy.
    Ces batteries tiraient sur celles des Canadiens, campées à la fosse Dutemple, presque vis-à-vis, sur la rive gauche de l'Escaut.
    De plus, les avions lançaient des bombes jour et nuit dans ces parages.

    Dimanche 6 octobre. Le soir, il y avait à Notre-Dame un grand salut pour mettre la ville sous la protection de Notre D.ame du Saint-Cordon.
    M. le Doyen fut heureux d'annoncer à ses paroissiens que l'Allemagne acceptait de discuter les conditions de Paix proposées par Wilson, un an auparavant. Les Allemands qui assistaient à ce salut solennel, baissaient la tête, mais au fond, ils étaient enchantés. Pendant cette allocution,le canon redoublait, faisant trembler les vitres.

    Il est impossible de décrire les scènes douloureuses qui se déroulaient sous nos yeux.
    Me rendant au faubourg de Cambrai, à l'enterrement du père de M. Branquart, je rencontrai une vieille femme de quatre-vingt-dix-sept ans, traînée par son fils; un peu plus loin, deux autres de quatre-vingts ans, l'une traînée par sa fille et ses petits-enfants, l'autre par un vieillard qui faisait peine à voir, ne pouvant plus avancer. Je leur indiquai le Lycée Wallon, où ils auraient un gîte et une soupe chaude. A peine y étaient-ils arrivés que des aviateurs,volant très bas, lancèrent des bombes sur la gare; l'une tomba justement sur le clocheton du Lycée Wallon, blessant trois évacués et cassant les vitres.
    Inutile de dépeindre l'affolement de ces pauvres évacués qui se croyaient à l'abri. A cinq heures et demie, place SaintJean, je vis passer une cinquantaine de soldats anglais qui venaient d'être faits prisonniers et qui me firent signe que tout allait bien


    Dans la nuit du 7 octobre, c'est à peine si nous pûmes fermer l 'œil ayant été constamment réveillé par la sirène car les avions lancèrent quantité de bombes dans le quartier de la gare.
    • Une bombe tomba chez M. Van Kalk, au Maréchal Ferrand.
    • Une à la citadelle près du Pont-Neuf.
    • Une sur le mur de la gendarmerie.
    • Une rue du Rempart. Heureusement, personne ne fut blessé

    Le 8 octobre Douai et Cambrai venaient d'être évacués, et Valenciennes était sur le point de l'être. Les Mines venaient je partir dans l'après-midi. Depuis un certain temps, les pauvres prisonniers anglais, sans forces, étaient occupés à démonter les coffres des banques pour les expédier à Bruxelles. Leur départ eut lieu le 9, sous les bombes, sous la conduite de MM. Dupont qui passèrent la nuit en gare, dans leur compartiment. M. Paul Dupont père, M. Louis Dupont et sa famille, voulant accompagner les coffres, montèrent à huit heures du soir dans leur compartiment, pensant que le train allait partir, mais les avions étant venus jeter une soixantaine de bombes à 25 mètres de la gare, ils crurent que leur dernier jour était arrivé.

    Le 17 octobre, les Allemands aui faisaient sauter tout ce qui les gênait, massacrèrent la chapelle de Notre-Dame des Affligés, et d'autres immeubles, sans s'inquiéter s'il y avait encore des habitants.
    C'est ainsi qu'une vieille femme périt dans les décombres.
    Cependant en Ville, le plus grand calme régnait, mais l'usine électrique ne fonctionnant plus, nous n'étions plus avertis par la sirène de l'arrivée des avions, qui jetèrent sept bombes sur la gare.


    Le vendredi 25 octobre 1918, l'une d'entre elle tomba sur le dôme du Musée, cassant les vitres.

    le Jeudi 31 octobre. Après une nuit agitée, nous nous attendions à une attaque anglaise et à la délivrance si ardemment attendue. A deux heures du matin, une bombe éclata à quelques mètres de notre cave, qu'elle ébranla.
    Je me rendis dans notre quartier, pour voir les dégâts. Les murs étaient éventrés, et l'intérieur des maisons déchiqueté. Il y avait même, dans les arbres de la rue des Incas, des rideaux qui y avaient été projetés

     
  • Novembre 1918
    Le 1er novembre, l'attaque se déclancha à six heures du matin, la ville étant entourée d'un cercle de feu. C'était un roulement indescriptible avec fracas de vitres et de briques. Nos lits tremblaient, mais nous n'étions nullement impressionnés, songeant à notre délivrance.
    De la rue Vieille-Poissonnerie, où nous avions notre quartier dans les caves de
    M. Gabet, à la Chapelle Saint-Géry, il y a environ 200 mètres. Ne voulant pas passer la Toussaint sans assister à la messe, nous nous y rendîmes en longeant les murs, et accélérant le pas. Les obus éclataient au-dessus de nos têtes et de gros morceaux tombaient à nos pieds. Dans la petite chapelle, il y avait vingt personnes, quand M. le doyen, Mgr. Jansoone, commença la messe qu'il dit le plus rapidement possible.
    Au moment de la communion, trois bombes tombèrent à quelques mètres causant de grands dégâts. Nous restâmes cependant
    impassibles, et dès que le doyen eut donné la bénédiction,
    il se retourna en disant : « Que tout le monde descende à la cave
    immédiatement »

    Mais ce fut le 2 novembre que les bâtiments coururent les plus grands dangers. Les Canadiens venaient de pénétrer en ville à sept heures du matin. Les Allemands en se retirant s'arrêtèrent à Marly, et comme dernier adieu envoyèrent des obus sur le boulevard et sur le Musée, je vis tomber du fronton de l'Hôtel-de-ville, la statue représentant l'Escaut, et me précipitai ensuite vers le Musée où un obus avait éventré la salle des gravures.

     

 

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27 décembre 2023

Soldats décédés à Valenciennes durant la guerre 1870-71

 

 1870 !! Année terrible dit Victor Hugo. Mais pour une fois dans son histoire, le Nord n'a pas été envahi ni occupé, les "Prussiens" comme on disait alors, entrés par l'Est ont rapidement dirigés leurs pas vers Sedan, puis Paris, hormis des tentatives en direction de l'Armée du Nord qui a été repoussée, l'ennemi ne poursuivant cependant pas.
Voir les batailles de

  • Villers-Bretonneux  (27 novembre 1870),
  • Pont-Noyelles (24 et 24 décembre 1870) aussi appelée bataille de l'Hallue,
  • Saint-Quentin (19 Janvier 1871) et 
  • Bapaume (2 et 3 janvier 1871) .

 On ignorait alors que 75 ans de guerre discontinue allait nous opposer au même ennemi, vite qualifié d'héréditaire, alors que le "traditionnel" allait être de nos alliés dans les deux guerres mondiales. Depuis la fin de la dernière, plus de 75 autres années de paix avec nos voisins se sont écoulées.

La guerre de 1870-71
Carte de l'invasion

 

 Valenciennes possédait depuis 1831 un hôpital militaire de 500 lits à cette date, installé dans l’une des ailes de l’Hospice Général de la ville. Les circonstances lui ont adjoint des hôpitaux temporaires, en 1870 comme par la suite, dont l'ambulance du Collège Notre-Dame, rue des Capucins, ou celle de l’École St Joseph.

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 Le livre de Gabriel Piérard sur la Croix-Rouge dans l'arrondissement de Valenciennes commence avec la guerre de 1870, j'en retranscris les pages correspondantes :

 

 

La guerre malheureuse de 1870 va susciter la naissance inopinée de la Croix-Rouge à Valenciennes alors qu'elle vient à peine d'être officiellement reconnue par les futurs belligérants. [1863]

C'est le 18 juillet 1870, que l'annonce de la déclaration de la guerre entre la France et l'Allemagne parvient à Valenciennes. Le Maire, M. Bracq, fait immédiatement placarder un avis pour annoncer que les portes de notre ville, alors ceinturée de remparts, seront fermées de 10 heures du soir à 4 heures du matin.

Spontanément, un Comité de Dames de la Croix-Rouge est constitué. Il sollicite par voie de presse des dons de linges et de charpie. Les communes de l'arrondissement collectent également des ballots de linge et des caisses de pansements qui bientôt s'accumulent à la Sous-préfecture car personne ne doute de la victoire de nos troupes. Le Maréchal Leboeuf n'a-t-il pas annoncé qu'elles étaient prêtes... jusqu'au dernier bouton de guêtre !

L'illusion est de courte durée le 13 août, le Sous-préfet Dufour fait placarder dans toutes les communes un appel aux armes dont voici l'essentiel :

« Les armées prussiennes souillent d'un pied sacrilège le sol de notre belle patrie,
de notre France sur la frontière de l'Est.
Il faut qu'elles en soient chassées ou qu'elles y meurent.
Un grand effort est nécessaire; il faut que la Nation entière se lève.
La France appelle à elle tous ses enfants.
L'arrondissement de Valenciennes a des souvenirs, des titres auxquels il ne faillira pas.
Aux armes donc et sus à l'ennemi
».

Le Comité Valenciennois de secours aux blessés militaires est constitué sous le signe de l'union sacrée et, jusqu'à ce jour, il aura à cœur de maintenir cette tradition qui fait d'ailleurs la force de la Croix-Rouge Française :

Président fondateur, Ernest Boulan, administrateur de l'Echo de la Frontière. On verra que ce choix était excellent.
Vice-président, Abbé Lasnes, doyen de St-Géry.
Trésorier, Jules Lussigny, négociant.
Secrétaires : Charles Thellier de Poncheville et Louis Legrand, (tous deux avocats et futurs députés).

Membres: Théodore Deromby, Henri Lemaire, Abbé Joleaud, supérieur du Collège Notre-Dame, Edouard Denoyelle, Léon Dumont, Gonnet, Henri Dubois, Lionne-Wagret, Dombret, Eugène Delcourt, Desenfants, Maizières, Jacob, Persignat pharmacien et Paul Delannoy qui mourra en octobre 1870 à 35 ans d'une maladie contractée auprès des contagieux [probablement la variole].
Madame Bracq-Dabencourt, femme du Maire est appelée provisoirement à la présidence du Comité des Dames, Madame Albert Mabille de Poncheville est chargée du vestiaire. Après la chute de l'Empire, elles sont remplacées par Mmes Charles Serrez et Raymond Didiez.

Le Lycée Rue Ferrand est mis avec 100 lits à la disposition de l'Intendance Militaire. Il en est de même du Collège Notre-Dame, avec 40 lits réservés aux officiers.

Par suite des besoins imprévus, quelques maisons particulières seront aménagées en ambulances auxiliaires telle que la demeure d’Auguste Lefebvre Pirard, notaire, qui entre bientôt au Comité avec M. Flamen, juge au Tribunal civil et Moïse Fribourg, opticien. Enfin, MM. Meynard et Fortier offrent gratuitement des chevaux et des voitures pour le transport des blessés.

Dans la nuit du 20 août, un premier train débarque 540 soldats dans un état lamentable. Ils meurent littéralement de faim et de soif; leurs pansements n'ont pas été changés depuis plusieurs jours. Des voitures particulières et les omnibus des hôtels les acheminent, soit vers l'Hôpital Militaire, soit vers les ambulances qui viennent à peine d'être organisées.

Le Comité confie à M. Deromby la direction de deux nouvelles ambulances : l'une aux Académies, l'autre à l'Institution St-Joseph à Valenciennes.

Les jours suivants, les convois continuent à déverser les blessés incapables d'être transportés plus loin. Les autres sont accueillis à Lille, Cambrai, Douai, Le Quesnoy et Bouchain.

Le Comité valenciennois se dévoue au maximum pour remplir sa mission. Il sollicite, de porte en porte ou par des appels en chaire, des dons en nature, tabac, cigares, eau-de-vie. Des communiqués dans les journaux comportent une recommandation qui mérite d'être relevée : « Les vins de Bordeaux seront reçus avec reconnaissance. Les vieux surtout »>.

Le 5 septembre 1870, des soldats de toutes armes arrivent par bandes plus ou moins encadrées, spectacle lamentable d'une débâcle qui a débuté à Sedan.

Le Comité de la Croix-Rouge risque de se trouver débordé. Il invite les Valenciennois à offrir à boire et à manger aux malades et aux blessés qu'on ne peut hospitaliser. Le 6 septembre, Louis Legrand, qui était l'un des secrétaires du Comité de la Croix-Rouge est nommé Sous-préfet de Valenciennes par le nouveau Préfet du Nord désigné après la chute de l'Empire.
Notre concitoyen n'exerce ses fonctions qu'une semaine. Il s'engage dans la Mobile et finira la guerre avec le grade de commandant.

Le 13 septembre, un nouveau convoi de 450 blessés arrive en gare. La générosité de nos concitoyens ne se lasse pas : M. Meyer offre à la Croix-Rouge 85 mètres de cretonne, Paul Lelièvre et Mme Ewbank des piles de chemises, M. Deldique des oranges et des citrons. Les donateurs de vins de Bordeaux ont soin de préciser l'année de cuvée. Les Mines d'Anzin offrent du charbon qui sera particulièrement apprécié au plus fort de l'hiver.

Le 30 septembre, trois membres de la Croix-Rouge anglaise viennent prendre contact avec leurs collègues de Valenciennes. Le chef de la délégation est le général Sir Vincent Eyre : huit jours après, 15 colis de plus d'une tonne arrivent de Londres. Ils contiennent des instruments de chirurgie, médicaments, pansements et une grande quantité de linge, chemises, couvertures, draps et flanelles. La ville de Glasgow envoie également des effets et du matériel sanitaire.

En dépit des soins apportés aux blessés, les plus gravement atteints succombent et bientôt il en sera de même pour ceux atteints par des maladies contagieuses.

Chaque fois, une délégation de la Croix-Rouge accompagne leur dépouille jusqu'au cimetière St-Roch. A la fin des hostilités, un monument sera élevé à leur mémoire. En dessous de l'emblème de la Croix-Rouge figure le nombre des victimes: 185 dont 89 soldats décédés dans les ambulances gérées par le Comité de Valenciennes.

En octobre, celui-ci est officiellement reconnu par la Croix-Rouge internationale.


(.... L'auteur place ici le récit des visites des camps ou pouvaient se trouver des Valenciennois par des membres de la croix-rouge, chose qui ne s'était encore jamais faite .....)
 

 

Les hostilités continuent, le siège de Paris devient de plus en plus pénible. L'envahisseur approche de la région en dépit des combats livrés par le général Faidherbe. Il bombarde Landrecies et Cambrai. Des uhlans poussent jusqu'à Vendegies-sur-Ecaillon à 10 kilomètres seulement de Valenciennes. A Iwuy, ils tentent de détruire le pont de la voie ferrée sur l'Erclin.

Le 22 janvier 1871, après la bataille de St-Quentin, un nouvel afflux de blessés et de troupes en retraite vient se réfugier à l'abri des remparts.

Le 28 janvier, 200 blessés arrivent en gare. Depuis que les cours ont repris au Lycée et au Collège Notre-Dame les locaux disponibles sont insuffisants.

Le Comité de la Croix-Rouge demande à des particuliers d'héberger ceux qui ne peuvent être installés à l'hôpital militaire dont les convalescents ont été transférés au Château de l'Ermitage dans le bois de Bonsecours.

Quand la nouvelle de l'armistice parvient à Valenciennes, le 29 janvier, les membres du Comité de la Croix-Rouge peuvent être fiers de s'être montrés à la hauteur de leur mission. Grâce à leur cohésion, comme à leur dynamisme, ils ont immédiatement acquis la confiance de leurs compatriotes, ce qui leur a permis de soigner au cours de ce douloureux conflit, 5 370 blessés et malades que le service de santé militaire n'avait pu prendre en charge.

En outre, ils ont collecté et distribué plus de 94 000 Francs or aux prisonniers, veuves et orphelins. D'autres wagons contenant des vêtements chauds et des lainages sont acheminés vers l'Allemagne [à destination des prisonniers] dès l'armistice. Environ 600 lettres de remerciements attesteront la reconnaissance des bénéficiaires.

A la fin de cette guerre désastreuse, il ne reste plus en caisse que 300 Francs environ.

En novembre 1871, M. Boulan est décoré de la médaille de la Croix-Rouge et reçoit un diplôme pour ce qu'il a fait en faveur des prisonniers en Allemagne. Son petit-fils, le docteur Jacques Boulan garde précieusement ces souvenirs ainsi que la photo de notre premier président, très fier d'arborer le ruban de la Croix-Rouge au revers de son veston.

Un monument commémoratif a été élevé dans le cimetière St Roch :

Monument St Roch
cliquer pour accéder à la vue 360°

 

L'une des plaques rondes à la base du monument porte la mention "1870-1871 Aux défenseurs de la patrie" ; un drapeau marqué "Honneur et Patrie" est entouré des habituels attributs guerriers : baïonnettes (du fusil Chassepot), canon, sabres, épées, tambour, ancre de marine, ainsi que deux canons de fusils. Ceux-ci semblent surmonter non une baguette de chargement par la bouche, mais un tube qui (malgré l'embouchoir double de style antérieur au chassepot, mais c'est une vue d'artiste) fait penser au tube chargeur de la "Winchester Musket", achetée aux Etats-Unis au titre des armes de la défense nationale, et qui en terme de répétition (17 cartouches) surpassait de loin les fusils -à aiguille et un coup- Chassepot et Dreyse.

La plaque de droite représente le profil gauche de la République Française casquée :

 Je me suis attaché à retrouver les actes de décès enregistrés à Valenciennes après le début du conflit. Comme souvent en pareil cas, l’hôpital recueille les informations sur les documents personnels du soldat - et probablement auprès d'autres militaires- pour dresser l'acte mortuaires que deux infirmiers vont ensuite déclarer en Mairie ; la rédaction de l'acte en mairie n'étant pas une transcription, elle diffère un peu, parfois beaucoup, de l'acte précédent ce qui conduit assez souvent à des différences - parfois très importantes - avec les noms et/ou prénoms des parents portés sur les actes d'état-civil du défunt.

 De même l'état signalétique et des services est parfois incomplet - quand il existe, et parfois introuvable. Dans quelques cas -pour cause de trop d'incohérences (?) - aucun autre acte que celui de décès à Valenciennes n'est retrouvé (5 cas, DARLAVOIX Jean en 1870, SEBASTIEN, MASSON, LEFEVRE et LESDIN en 1871).
Quand cela a été possible j'ai privilégié les informations figurant sur les actes d'état-civil ou militaire originaux, lorsque celles portées dans l'acte de décès sont (fort) différentes de l'acte de naissance, je les ai rappelées, barrées, entre parenthèses.

Voici la liste dans l'ordre chronologique : 1870, 62 décès ; 1871, 80 décès de militaires recensés lors du 1er semestre. On n'atteint pas les 185 qu'annonce le monument, mais probablement tient-il compte des Valenciennois tués ou disparus que je n'ai pas encore fini de recenser.

 Le lien sous le n° d'acte de décès renvoie vers celui-ci, le lien sous le n° matricule renvoie vers l'état des services, quand il a été trouvé. Les registres matricules numérisés ne sont disponibles qu'à partir d'une classe fixée par les archives départementales, souvent 1867, parfois 1887.
Un age précis (au mois près) étant cité dans l'acte de décès (preuve de la connaissance de la date de naissance qui ne figure pas) je fais apparaitre l'age réel, ou à défaut celui de l'acte.

Certains étaient mariés et pères de famille, comme ROTRU Désiré dont le fils est né après son décès

Le plus jeune est un enfant de troupe décédé à 14 ans et demi : EGRET Pierre.


 Les actes municipaux ne font traditionnellement pas état de la cause de la mort, cependant certaines mairies d'origine ont reçu pour transcription non pas une copie de l'acte, mais de l'extrait mortuaire émis par l'hôpital militaire. On peut y apprendre que certains sont décédés de la variole ou de maladie (la majorité), d'autres de blessure par balle.

 

 

 

1871 : 62 noms

 

  • MOTTAIS Jean Louis
    Né le 02/11/1849 à La Dorée, canton de Landivy (Mayenne)
    fils de Jean et CANTIN Adolphine,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Mayenne, Matricule 5336.
    Décédé le 19/08/1870 à l'âge réel de 20 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°451 transcrit à La Dorée.
     
  • RAUD Médéric
    Né le 02/08/1846 à Surgères, canton de Rochefort (Charente-Inférieure)
    fils de Gabriel et FOUCAUT Geneviève,
    Soldat à la 1ère compagnie du 4e Bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1866, Bureau de La Rochelle, Matricule 873.
    Décédé le 24/08/1870 à l'âge réel de 24 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°463 transcrit à Surgères.
     
  • CHAUBET François
    Né le 14/02/1848 à Bouillac, canton de Verdun-s-Garonne (Tarn & Garonne)
    fils de François et LAPORTE Claire,
    2ème soldat au 3e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Montauban, Matricule 4251.
    Décédé le 28/08/1870 à l'âge réel de 22 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°467 transcrit à Bouillac.
     
  • LEMONNIER Henri René Louis
    Né le 16/07/1846 à Luché, canton de Le Lude (Sarthe)
    fils de Louis et ROINÉ Anne,
    Soldat au 1er escadron du 7e Régiment de Lanciers.
    Classe 1866, Bureau de Le Mans, Matricule 1630.
    Décédé le 31/08/1870 à l'âge réel de 24 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°480 transcrit à Luché.
  • DAMM Jules
    Né le 08/03/1846 à Paris, canton de Paris (Seine)
    fils de François et DELAHAY Rose Stéphanie,
    Caporal à la 4e Section d'Ouvriers Militaires d'Administration.
    Classe 1866, Bureau de Paris.
    Décédé le 06/09/1870 à l'âge réel de 24 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°488 transcrit à Paris.
  • LO(S)LIER Thimotée Eugène Célestin
    Né le 12/04/1847 à Biniville, canton de St-Sauveur-le-Vicomte (Manche)
    fils de François Victor et DUSSAUX Bonne Charlotte Jacqueline,
    Canonnier à la 6e batterie du 10e Régiment d'Artillerie.
    Classe 1867, Bureau de Cherbourg, Matricule 2231.
    Décédé le 06/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°489 transcrit à Biniville.
  • GIGNAC Pierre Adrien
    Né le 08/09/1845 à Fau-de-Peyre (Le), canton de Aumont (Lozère)
    fils de Pierre et SALTEL (SALVEZ) Catherine,
    Soldat au 1er escadron du 3e Régiment d'Infanterie de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Mende.
    Décédé le 10/09/1870 à l'âge réel de 25 ans à l'Ambulance du Collège Notre-Dame.
    Acte n°494, extrait mortuaire transcrit à Fau-de-Peyre (Le).
     
  • ILBERT Jean Pierre (Libert (sans autre information))
    Né le 12/07/1848 à Laroque-des-Arcs, canton de Cahors (Lot)
    fils de Jean et COUDERC Françoise,
    (acte largement rectifié après coup, la copie n'a pas pu être expédiée,
    Ilbert figure dans la table des successions et absences au 24/03/1871)

    Soldat au 3e Régiment de Zouaves.
    Classe 1868, Bureau de Cahors.
    Décédé le 12/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°500, transcription non trouvée.
     
  • DUMAS Pierre dit Bourliaud
    Né le 26/02/1849 à Chatain, canton de Charroux (Vienne)
    fils de Pierre et VALADE Jeanne,
    2ème soldat au 12e Régiment de Dragons.
    Classe 1869, Bureau de Poitiers, Matricule 1781.
    Décédé le 13/09/1870 à l'âge réel de 21 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°501 transcrit à Chatain.
     
  • BOSSARD Isidore Edouard
    Né le 21/04/1847 à Maupertuis, canton de Percy (Manche)
    fils de Jean Baptiste et AUDOIS Rosalie,
    Soldat à la 1ère compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Saint-Lô, Matricule 1584.
    Décédé le 13/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°502 transcrit à Maupertuis.
     
  • GAUBERT Jean
    Né le 09/07/1848 à Neuffons (Montségur) , canton de Montségur (Gironde)
    fils de Pierre et GALLOT Marguerite,
    Soldat au 48e Régiment d'Infanterie de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Libourne, Matricule 969.
    Décédé le 15/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°504 transcrit à Neuffons.
     
  • DRIGET Jules Lucien
    Né le 09/04/1848 à Couvertpuis, canton de Montiers-sur-Saulx (Meuse)
    fils de Pierre et DAVIGOT Marie Anne,
    Soldat à la 2e compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Verdun-sur-Meuse.
    Décédé le 18/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°508, transcription non trouvée.
     
  • GAUVIN Jules Alexandre
    Né le 14/07/1848 à Saint-Etienne de Brillouet, canton de Sainte-Hermine (Vendée)
    fils de Pierre et PELLETIER Marie,
    brigadier au 7e Régiment d'Artillerie Montée.
    Classe 1868, Bureau de Fontenay-le-Comte, Matricule 87.
    Décédé le 19/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 2 mois à l'Ambulance du Collège Notre-Dame.
    Acte n°509 transcrit à Saint-Etienne de Brillouet.
     
  • DARLAVOIX Jean
    Né le ?? sept 1845 à Rosiers, canton de Juillac (Corrèze)
    fils de Jean et DELAGE Jeanne,
    (couple parental vérifié (mariage) ; naissance non trouvée)
    1er soldat au 37e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Brive, Matricule 2518.
    Décédé le 20/09/1870 à l'âge sur acte de 25 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°514 transcrit à Rosiers.
     
  • BORIES Jean François
    Né le 15/06/1847 à St Jean de Laur, canton de Cajarc (Lot)
    fils de Jean Louis Gaubert et VERUHIÉ (VANHIE) Marie Jeanne,
    Soldat à la 6e compagnie du 2e bataillon du 22e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Cahors.
    Décédé le 20/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°515 transcrit à St Jean de Laur.
     
  • VAUTHIER Joseph Ferdinand
    Né le 17/10/1847 à Grandvillers, canton de Bruyères (Vosges)
    fils de Jean Joseph et ROMARY Marie Anne,
    2e soldat à la 1ère compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Epinal, Matricule 6563.
    Décédé le 21/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°518, extrait mortuaire transcrit à Grandvillers.
     
  • LOUP(Y/IE) Théodore René
    Né le 16/05/1847 à Grazay, canton de Mayenne (Mayenne)
    fils de Julien et RENARD Catherine,
    2e soldat à la 1ère compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Mayenne, Matricule 673 R.
    Décédé le 25/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°522 transcrit à Grazay.
     
  • SAURET Pierre
    Né le 26/07/1850 à LaCapelle-Biron, canton de Monflanquin (Lot & Garonne)
    fils de Guillaume et DELSOL Rose,
    2e soldat à la 1ère compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Marmande.
    Décédé le 26/09/1870 à l'âge réel de 20 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°525, extrait mortuaire transcrit à LaCapelle-Biron.
     
  • JULLIEN Eugène
    Né le 28/09/1846 à Chabottes, canton de Saint-Bonnet (Hautes-Alpes)
    fils de Joseph et SELOPHE Marie Anne,
    Soldat à la 2e compagnie du 2e bataillon du 22e Régiment de Ligne.
    Classe 1866, Bureau de Gap, Matricule 70.
    Décédé le 27/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°527, transcription non trouvée.
     
  • BOYER Philippe
    Né le 25/05/1848 à Monein, canton de Monein (Basses-Pyrénées)
    fils de Jean Pierre et PATAA Marie,
    2e soldat au 19e Bataillon de Chasseurs à Pied.
    Classe 1868, Bureau de Pau, Matricule 1949.
    Décédé le 27/09/1870 à l'âge réel de 22 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°528 transcrit à Monein.
     
  • ENJALBERT François
    Né le 25/01/1847 à Paulinet, canton de Alban (Tarn)
    fils de Marc et GUIRAUD Anne,
    2e soldat au 17e Régiment d'Infanterie de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Albi, Matricule 4226.
    Décédé le 29/09/1870 à l'âge réel de 23 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°534 transcrit à Paulinet.
     
  • CHEPEAU Charles
    Né le 02/02/1844 à Beauvoir-sur-Mer, canton de Beauvoir-sur-Mer (Vendée)
    fils de Pierre et GARNIER Marie Anne,
    2e soldat au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1864, Bureau de La-Roche-sur-Yon.
    Décédé le 29/09/1870 à l'âge réel de 26 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°535 transcrit à Beauvoir-sur-Mer.
     
  • BEHAGUE Jean Baptiste Joseph
    Né le 16/03/1845 à Deulémont, canton de Quesnoy-sur-Deule (Nord)
    fils de Jean Baptiste et DUMORTIER Alexandrine,
    Soldat au 7e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1865, Bureau de Lille.
    Décédé le 30/09/1870 à l'âge réel de 25 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°536, transcription non trouvée.
     
  • LEMAHIEUX Henri Joseph
    Né le 17/07/1846 à Comines, canton de Quesnoy-sur-Deule (Nord)
    fils de Philippe et VERMEERSCH (VALMY) Ismérie,
    2e soldat au 7e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1866, Bureau de Lille.
    Décédé le 01/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°541, transcription non trouvée.
     
  • BUTIN Emile Joseph
    Né le 06/02/1846 à Pérenchies, canton de Quesnoy-sur-Deule (Nord)
    fils de Alexandre et WAGNON Cécile,
    2e soldat à la 7e compagnie du 7e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1866, Bureau de Lille.
    Décédé le 02/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°542 transcrit à Pérenchies.
     
  • ALLARD Mathurin
    Né le 10/06/1846 à Landemont, canton de Champtoceaux (Maine-et-Loire)
    fils de Mathurin et CHUPIN Modeste,
    2e soldat à la 23e compagnie du 3e Régiment d'Infanterie de Marine.
    Classe 1866, Bureau de Cholet.
    Décédé le 02/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°543, transcription non trouvée.
     
  • MONTMASSON Jean Baptiste
    Né le 26/04/1844 à Saint-Sylvestre, canton de Alby (Haute-Savoie)
    fils de Jean-Louis et LAIDEVENT Louise,
    Caporal à la 17e compagnie du 3e Régiment d'Infanterie de Marine.
    Classe 1864, Bureau de Annecy, Matricule 16095.
    Décédé le 03/10/1870 à l'âge réel de 26 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°544, extrait mortuaire transcrit à Saint-Sylvestre.
     
  • MORELLET Jules
    Né le 22/06/1850 à Lyon, canton de Lyon (Rhône)
    fils de Martin et MALLET Lucie,
    2e soldat à la 9e compagnie du 2e bataillon du 1er Régiment de Zouaves.
    Classe 1870, Bureau de Lyon-centre, Matricule 36.
    Décédé le 03/10/1870 à l'âge réel de 20 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°547, transcription non trouvée.
     
  • DUMEZ Louis Joseph
    Né le 08/01/1849 à Englos, canton de Haubourdin (Nord)
    fils de René et VANHILLE Marie Domitille,
    2e soldat au 7e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1869, Bureau de Lille, Matricule 3674 bis Lille.
    Décédé le 04/10/1870 à l'âge réel de 21 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°549 transcrit à Englos.
     
  • CANNARD Philippe
    Né le 30/10/1849 à Montpont, canton de Montpont (Saône & loire)
    fils de Jean et CANNARD (CANART) Jeanne Marie,
    2e soldat au 11e Régiment d'Artillerie.
    Classe 1869, Bureau de Chalons-sur-Saône.
    Décédé le 04/10/1870 à l'âge réel de 20 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°550, transcription non trouvée.
     
  • BURETTE Marcellin
    Né le 02/01/1848 à Pierrefite sur Sauldre, canton de Salbris (Loir et Cher)
    fils de Alexis et FOUCHÉ Marie,
    2e soldat au 96e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Blois.
    Décédé le 04/10/1870 à l'âge réel de 22 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°552, transcription non trouvée.
     
  • ROTRU Désiré Pierre Aimé Joseph
    Né le 13/01/1849 à Houplines, canton de Armentières (Nord)
    fils de Charles et DELEBARRE Rosalie,
    Marié le 20/10/1869 avec DESPLANQUES Clémence ; père de Désiré Henri né le 23/11/1870
    Soldat à la 1ere compagnie du 7e battaillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1869, Bureau de Lille, Matricule 1724.
    Décédé le 05/10/1870 à l'âge réel de 21 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°553 transcrit à Houplines.
     
  • RUKEBUSCH Henri Louis
    Né le 16/06/1843 à Godewaersvelde, canton de Steenvoorde (Nord)
    fils de Louis et RUKEBUSCH Catherine Perpétue,
    Marié le 07/06/1860 avec VERHAEME Amélie, père de Marie Julie née le 5/05/1868
    Soldat au dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1863, Bureau de Dunkerque, Matricule 3983.
    Décédé le 05/10/1870 à l'âge réel de 27 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°555, extrait mortuaire transcrit à Godewaersvelde.
     
  • FARAMAZ (PHARAMA) Claude
    Né le 28/03/1834 à Versonnex, canton de Rumilly (Rumigny) (Haute-Savoie)
    fils de François et SAUTIER Josephte,
    Soldat au 52e Régiment de Ligne.
    Classe 1854, Bureau de Annecy.
    Décédé le 05/10/1870 à l'âge réel de 36 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°557, transcription non trouvée.
     
  • CASSAT Pierre
    Né le 19/02/1846 à Libourne, canton de Libourne (Gironde)
    fils de Jean et DUPY Elisabeth,
    2e soldat au 22e Régiment de Ligne.
    Classe 1866, Bureau de Libourne.
    Décédé le 07/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°561, transcription non trouvée.
     
  • BERTRAND Gilbert
    Né le 25/06/1849 à Saint-Ours, canton de Pontgibaud (Beauregard) (Puy de Dôme)
    fils de Jean et ESTIER Antoinette,
    2e soldat au 21e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Riom, Matricule 5076.
    Décédé le 08/10/1870 à l'âge réel de 21 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°562, extrait mortuaire transcrit à Saint-Ours.
     
  • DESREUMAUX Louis
    Né le 08/01/1845 à Quesnoy-sur-Deûle, canton de Quesnoy-sur-Deûle (Nord)
    fils de Jean-Baptiste et BOUILLET Adelaïde,
    Soldat à la 3e compagnie septième bataillon du 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1865, Bureau de Lille.
    Décédé le 08/10/1870 à l'âge réel de 25 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°565, extrait mortuaire transcrit à Quesnoy-sur-Deûle.
     
  • MENART Victor
    Né le 04/01/1845 à Roubaix, canton de Roubaix (Nord)
    fils de non nommé et MENART Adelaïde,
    2e soldat à la 2e compagnie du 7e Bataillon de la Garde Mobile.
    Classe 1865, Bureau de Lille.
    Décédé le 08/10/1870 à l'âge réel de 25 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°566, extrait mortuaire transcrit à Roubaix.
     
  • DELVALLEE Pierre joseph
    Né le 11/12/1846 à Sebourg, canton de Valenciennes (Nord)
    fils de Charles Louis et DELCROIX Joséphine,
    2e soldat à la 18e batterie de la Garde Mobile.
    Classe 1866, Bureau de Valenciennes.
    Décédé le 09/10/1870 à l'âge réel de 23 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°567 transcrit à Sebourg.
     
  • MATHIEU Jean
    Né le 21/09/1843 à Saint-Yrieix, canton de Saint-Yrieix (Haute-Vienne)
    fils de Jean et CANTY Catherine,
    2e soldat à la 8e compagnie du 3e Bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1863, Bureau de Brive, Matricule 10459.
    Décédé le 09/10/1870 à l'âge réel de 27 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°568, extrait mortuaire transcrit à Saint-Yrieix.
     
  • PATIN Victor
    Né le 29/03/1845 à Ennetières, canton de Haubourdin (Nord)
    fils de Aimable et LECOURT (DELCOURT) Eugénie,
    2e soldat à la 1e compagnie du 7e Bataillon de la 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1865, Bureau de Lille.
    Décédé le 10/10/1870 à l'âge réel de 25 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°571, transcription non trouvée.
     
  • BOUCHERON Pierre
    Né le 18/10/1844 à Saint-Hilaire-Lastours, canton de Nexon (Haute-Vienne)
    fils de Jean et DESBORDES Catherine,
    2e soldat au 14e Bataillon de Chasseurs à Pied.
    Classe 1864, Bureau de Limoges, Matricule 1493.
    Décédé le 12/10/1870 à l'âge réel de 25 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°577, extrait mortuaire transcrit à Saint-Hilaire-Lastours.
     
  • MAZABREY Barthelemy
    Né le 10/11/1845 à Sarlat, canton de Sarlat (Dordogne)
    fils de François et MARIEL Antoinette,
    Caporal au 72e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Bergerac.
    Décédé le 17/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°582 transcrit à Sarlat.
     
  • FOSSARD Auguste
    Né le 10/08/1845 à Cerisy-la-Salle, canton de Cerisy-la-Salle (Manche)
    fils de Edouard Auguste et LECLAZE Monique,
    Clairon à la 2E Compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Saint-Lô.
    Décédé le 18/10/1870 à l'âge réel de 25 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°586 transcrit à Cerisy-la-Salle.
     
  • RÉNARD Alexandre Ernest
    Né le 14/05/1834 à Bourbon-Vendée, canton de Bourbon-Vendée (Vendée)
    fils de Alexis Hippolyte et GOUPILLEAU (BOUPILLEAUX) Louise Sophie,
    Capitaine à la 3e compagnie du 7e bataillon du 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1854, Bureau de La-Roche-sur-Yon.
    Décédé le 22/10/1870 à l'âge réel de 36 ans et 5 mois à l'22, Rue de Paris, Valenciennes,.
    Acte n°593, transcription non trouvée.
     
  • HATET Julien
    Né le 26/01/1849 à La Bazoge, canton de Le Mans (Sarthe)
    fils de Joseph et LEJETÉ Rosalie,
    Soldat à la 3e compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Le Mans, Matricule 5713.
    Décédé le 25/10/1870 à l'âge réel de 21 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°603, extrait mortuaire transcrit à La Bazoge.
     
  • DUPRAT Marcelin
    Né le 15/09/1847 à Ayraud lez Lectoure (Heyraud) , canton de Lectoure (Gers)
    fils de Blaise et ROUJEAN (ROUX) Marthe ,
    Soldat à la 6e compagnie du 2e bataillon du 82e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Agen, Matricule 4188.
    Décédé le 29/10/1870 à l'âge réel de 23 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°613, extrait mortuaire transcrit à Ayraud lez Lectoure.
     
  • LEJEUNE Benoit Joseph
    Né le 20/09/1846 à Berlaimont, canton de Berlaimont (Nord)
    fils de Benoit et FAUCHER Marie Louise,
    2e soldat au 46e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1866, Bureau de Avesnes.
    Décédé le 30/10/1870 à l'âge réel de 24 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°616, extrait mortuaire transcrit à Berlaimont.
     
  • CARLIER Jean Baptiste
    Né le 02/01/1849 à Bermerain (Saulzoir) , canton de Solesmes (Nord)
    fils de Jean Baptiste et PRUGENGEN (VERQUIN) Philippine ,
    Soldat à la 2e compagnie du dépçot du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Cambrai, Matricule 1376 (5589 ?).
    Décédé le 01/11/1870 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°618, extrait mortuaire transcrit à Bermerain.
     
  • DELANNOY Auguste
    Né le 08/01/1848 à Erquinghem-Lys, canton de Armentières (Nord)
    fils de Michel et BOIDIN Flavie Nathalie,
    Soldat au 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1868, Bureau de Lille.
    Décédé le 02/11/1870 à l'âge réel de 22 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°623 transcrit à Erquinghem-Lys.
     
  • MARCHAL Jean Joseph
    Né le 04/01/1847 à Deycimont, canton de Bruyères (Vosges)
    fils de Constant et DEMANGEON Rosalie,
    Artificier à la 2e batterie du 15e Régiment d'Artillerie.
    Classe 1867, Bureau de Neufchâteau, Matricule 4097 (Engagé volontaire 1868).
    Décédé le 07/11/1870 à l'âge réel de 23 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°628 transcrit à Deycimont.
     
  • DRUEL Louis Joseph
    Né le 28/01/1850 à Abscon (Lens) , canton de Valenciennes (Nord)
    fils de Joseph et CELISSE Joséphine,
    Soldat au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Valenciennes.
    Décédé le 24/11/1870 à l'âge réel de 20 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°665, transcription non trouvée.
     
  • BOUTON Jacques
    Né le 12/02/1848 à Massay, canton de Vierzon (Cher)
    fils de François et MAUDEREAU Marie,
    Soldat de 2e classe à la 7e compagnie du 4e bataillon du 47e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Bourges, Matricule 4637.
    Décédé le 06/12/1870 à l'âge réel de 22 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°697, extrait mortuaire transcrit à Massay.
     
  • SIMON François
    Né le 12/06/1833 à Hergnies, canton de Condé-sur-Escaut (Nord)
    fils de Thomas et BAYE Marie Louise,
    Soldat à la 8e comapgnie du 3e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1853, Bureau de Valenciennes.
    Décédé le 06/12/1870 à l'âge réel de 37 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°699, extrait mortuaire transcrit à Hergnies.
     
  • LEROUGE Constant
    Né le 26/04/1846 à Quesnoy-sur-Deûle, canton de Quesnoy-sur-Deûle (Nord)
    fils de Jean Baptiste et CHOQUEREAU (CHANERAN) Augustine,
    Soldat à la 3e compagnue du 7e bataillon du 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1866, Bureau de Lille.
    Décédé le 13/12/1870 à l'âge réel de 24 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°718, extrait mortuaire transcrit à Quesnoy-sur-Deûle.
     
  • DOUET Frédéric Louis
    Né le 13/10/1845 à Le Louroux-Béconnais, canton de Le Louroux-Béconnais (Maine-et-Loire)
    fils de Frédéric Louis et COQUEREAU Louise Mathurine,
    Soldat à la 2e cmpagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Angers.
    Décédé le 14/12/1870 à l'âge réel de 25 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°719, transcription non trouvée.
     
  • QUINTON Alphonse François
    Né le 21/04/1849 à Landivy, canton de Landivy (Mayenne)
    fils de Michel Etienne et JENSON Esther,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Mayenne, Matricule 5347.
    Décédé le 15/12/1870 à l'âge réel de 21 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°727, extrait mortuaire transcrit à Landivy.
     
  • TERTIAUX Charles François (TARTIOT)
    Né le 22/04/1850 à Suzoy, canton de Noyon (Oise)
    fils de Florent et GOBILLARD Césarine,
    Soldat au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Compiègne.
    Décédé le 22/12/1870 à l'âge réel de 20 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°740, transcription non trouvée.
     
  • DEVOS Henri
    Né le 22/10/1846 à Armentières, canton de Armentières (Nord)
    fils de Charles et PLAISANT Louise,
    Soldat à la 7e compagnie du 7e bataillon du 48e Régiment de la Garde Mobile.
    Classe 1866, Bureau de Lille.
    Décédé le 22/12/1870 à l'âge réel de 24 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°741 transcrit à Armentières.
     
  • DEWEVRE Louis Eucher Lambert
    Né le 17/09/1850 à Ruminghem (Rummenghem) , canton de Audruicq (Pas-de-Calais)
    fils de Narcisse Louis Martin et DUBOIS ((non indiqué)) Marie Théophiste Bernardine,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de St-Omer, Matricule 7720.
    Décédé le 27/12/1870 à l'âge réel de 20 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°751, extrait mortuaire transcrit à Ruminghem.
     
  • FAYOLLE Louis
    Né le 03/02/1843 à Pomeys (Pommez) , canton de St-Symphorien-sur-Coise (Rhône)
    fils de Jean François et FAYOLLE Marie,
    Soldat au 3e Régiment du Génie.
    Classe 1863, Bureau de Lyon-St-Just.
    Décédé le 27/12/1870 à l'âge réel de 27 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°755, transcription non trouvée.
     
  • DIESNIS Paul Jean Pierre
    Né le 12/05/1845 à Angoville-sur-Ay, canton de Lessay (Manche)
    fils de François et DIEUL Rose,
    Soldat à la 8e compagnie du 3e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Saint-Lô.
    Décédé le 30/12/1870 à l'âge réel de 25 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°763, extrait mortuaire transcrit à Angoville-sur-Ay.


 

1871 : 80 noms

 

  • BERTRAND Blaise
    Né le 04/12/1840 à Brindas, canton de Vaugneray (Rhône)
    fils de Pierre et MORRELLON (MORILLON) Marguerite,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1860, Bureau de Lyon-St-Just.
    Décédé le 01/01/1871 à l'âge réel de 30 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°4, extrait mortuaire transcrit à Brindas.
     
  • LAHAINE Edouard Théophile
    Né le 21/10/1849 à Hazebrouck, canton de Hazebrouck (Nord)
    fils de Auguste et BÉCUE Sophie,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Dunkerque, Matricule au tirage : 54.
    Décédé le 02/01/1871 à l'âge réel de 21 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°5 transcrit à Hazebrouck.
     
  • DEBEVE Jules Joseph
    Né le 25/02/1850 à Prouvy, canton de Valenciennes (Nord)
    fils de François et PARENT Jeanne,
    (un de mes petits-cousins)
    Soldat à la 4e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Valenciennes, Matricule 6950.
    Décédé le 10/01/1871 à l'âge réel de 20 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°36 transcrit à Prouvy.
     
  • DELOBEL Edouard Gustave
    Né le 29/04/1847 à Serques, canton de St Omer (Pas-de-Calais)
    fils de Florimond Joseph et ROUSSELLE Marie Fidéline,
    Soldat à la 4e compagnie du 6e Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1867, Bureau de St-Omer, Matricule 2359.
    Décédé le 11/01/1871 à l'âge réel de 23 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°37, transcription non trouvée.
     
  • GUERINOT Henri Dieudonné
    Né le 27/05/1850 à Montreuil-en-Caux, canton de Tôtes (Seine-Inférieure)
    fils de Narcisse Valentin et MALLET Clarisse Eliza,
    (aucune donnée familiale sur acte de décès en 1871)
    Caporal à la 3e compagnie du 2e Bataillon de Chasseurs à Pied.
    Classe 1870, Bureau de Rouen Nord, Matricule 3584.
    Décédé le 12/01/1871 à l'âge réel de 20 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°41, extrait mortuaire transcrit à Montreuil-en-Caux.
     
  • JOURDAIN Eugène Joseph
    Né le 16/12/1846 à Montières-lez-Amiens, canton de Amiens (Somme)
    fils de Joseph Eugène et DEVALLOIS Alexandrine,
    Soldat au 1er Bataillon d'Artillerie Mobilisée de la Somme.
    Classe 1866, Bureau de Amiens.
    Décédé le 12/01/1871 à l'âge réel de 24 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°42 transcrit à Montières-lez-Amiens.
     
  • BACLET Jules Désiré Joseph
    Né le 09/04/1849 à Steenwerck, canton de Bailleul (Nord)
    fils de Xavier Joseph et DUBRÛLE ((non indiqué)) Catherine Henriette,
    Soldat à la 3e compagnie du 6e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1869, Bureau de Dunkerque, Matricule au tirage : 63.
    Décédé le 13/01/1871 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°49 transcrit à Steenwerck.
     
  • PETELOT César Fidèle
    Né le 27/03/1849 à Staple, canton de Hazebrouck (Nord)
    fils de Joachim et WACKENIER (WACHEMIER) Reine,
    Soldat à la 3e compagnie du 6e bataillon du 47e Régiment de la Garde Nationale Mobile.
    Classe 1869, Bureau de Dunkerque, Matricule 3943.
    Décédé le 15/01/1871 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°54, extrait mortuaire transcrit à Staple.
     
  • GALLAS Emile
    Né le 17/06/1851 à Betheniville, canton de Beine (Marne)
    fils de Jean Baptiste Désiré et ROUY Marguerite Hortense,
    (aucune donnée familiale sur acte de décès en 1871)
    2e soldat au 20e Bataillon de Chasseurs à Pied.
    Classe 1871, Bureau de Reims, Matricule 3987.
    Décédé le 19/01/1871 à l'âge réel de 19 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°73, extrait mortuaire transcrit à Betheniville.
     
  • VILLIOT Achille Xavier
    Né le 04/06/1842 à Faverolles, canton de Villers-Cotterêts (Aisne)
    fils de Nicolas Xavier et LEROUX Louise,
    Garde National Mobilisé .
    Classe 1862, Bureau de Soissons.
    Décédé le 19/01/1871 à l'âge réel de 28 ans et 7 mois à l'Caserne Poterne.
    Acte n°74, transcription non trouvée.
     
  • LEEMAN Théophile Emile
    Né le 12/05/1849 à Hazebrouck, canton de Hazebrouck (Nord)
    fils de Charles et THOREZ Catherine,
    Soldat à la 3e compagnie du 6e bataillon de la Garde Mobile du Nord.
    Classe 1869, Bureau de Dunkerque, Matricule 3141.
    Décédé le 21/01/1871 à l'âge réel de 21 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°77 transcrit à Hazebrouck.
     
  • CHOTEAU Jules
    Né le 24/06/1839 à Lecelles, canton de Saint-Amand (Nord)
    fils de Louis et DUPRET Hortense,
    Soldat au 4e bataillon mobilisé du Nord.
    Classe 1859, Bureau de Valenciennes.
    Décédé le 25/01/1871 à l'âge réel de 31 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°93, extrait mortuaire transcrit à Lecelles.
     
  • MARQUIS Emile Constant
    Né le 20/12/1848 à Buysscheure, canton de Cassel (Nord)
    fils de Jean Louis et DEWAELES (DEWACLE) Amélie Victoire,
    Soldat à la 5e compagnie du 2e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1868, Bureau de Dunkerque, Matricule 2603bis.
    Décédé le 26/01/1871 à l'âge réel de 22 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°94, extrait mortuaire transcrit à Buysscheure.
     
  • DELBECQ Honoré
    Né le 16/08/1848 à Quesnoy-sur-Deule (Berlinghem) , canton de Quesnoy-sur-Deule (Nord)
    fils de Henri Ignace Joseph et DALLUIN Rosine Joseph,
    Soldat à la 4e compagnie du 2e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1868, Bureau de Lille, Matricule 3451bis.
    Décédé le 28/01/1871 à l'âge réel de 22 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°87, extrait mortuaire transcrit à Quesnoy-sur-Deule.
     
  • BOUTEMY François
    Né le 31/03/1833 à Pont-à-Vendin, canton de Lens (Pas-de-Calais)
    fils de François et DAUCHY Louise,
    Soldat à la 2e compagnie du 5e bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1853, Bureau de Béthune.
    Décédé le 30/01/1871 à l'âge réel de 37 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°104 transcrit à Pont-à-Vendin.
     
  • OBER Florentin Désiré
    Né le 29/03/1848 à St Pierre-Brouck, canton de Bourbourg (Nord)
    fils de Aimé Désiré et LEMAIRE Marie Sophie Pélagie,
    2e soldat à la 5e compagnie du 2e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1868, Bureau de Dunkerque, Matricule 1269.
    Décédé le 02/02/1871 à l'âge réel de 22 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°108, extrait mortuaire transcrit à St Pierre-Brouck.
     
  • SEBASTIEN Louis
    Né le ca 1846 à Broncourt (sic), canton de Anizy-le-Château (Aisne)
    fils de Casimir et MOREAU Juvine,
    (aucune donnée, patronymique ou familiale, n'a pu être contrôlée)
    Soldat au 1er Bataillon de Mobilisés de l'Aisne.
    Classe 1866, Bureau de Laon.
    Décédé le 02/02/1871 à l'âge sur acte de 24 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°114 transcrit à Broncourt (sic).
     
  • CARPENTIER Adelbert
    Né le 14/02/1843 à Athies, canton de Arras (Pas-de-Calais)
    fils de François et COJON Adèle,
    Soldat au 1er Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1863, Bureau de Arras.
    Décédé le 02/02/1871 à l'âge réel de 27 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°115 transcrit à Athies.
     
  • BAUDOUIN Louis
    Né le 30/04/1840 à Romagne, canton de Couhé (Vienne)
    fils de Pierre et LOCHON Marie,
    Soldat à la 8e compagnies du 3e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1860, Bureau de Poitiers, Matricule 6025.
    Décédé le 03/02/1871 à l'âge réel de 30 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°116, extrait mortuaire transcrit à Romagne.
     
  • LEROY Emilien
    Né le 15/05/1845 à Le Sars, canton de Bapaume (Pas-de-Calais)
    fils de Tancrède et DUPUIS Elisabeth,
    Soldat au 2e Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1865, Bureau de Arras.
    Décédé le 03/02/1871 à l'âge réel de 25 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°117, transcription non trouvée.
     
  • REVILLON Charles
    Né le 29/07/1850 à Caëstre (Crastes) , canton de Hazebrouck (Nord)
    fils de Pierre et DEVEYER (DÈVE) Sophie,
    (l'acte de décès, si adressé à "Crastes" (sic) n'est probablement jamais parvenu)
    Soldat à la 1e compagnie du2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Dunkerque.
    Décédé le 07/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°129, transcription non trouvée.
     
  • DEHU Louis Martin Adoni (Jean)
    Né le 14/10/1840 à Osly-Courtil, canton de Vic-sur-Aisne (Aisne)
    fils de Jean Baptiste et PREVOST Euphrosine,
    (Seul enfant du couple (mariage vérifié) qui convienne)
    Fusilier au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1860, Bureau de Soissons.
    Décédé le 07/02/1871 à l'âge réel de 30 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°130 transcrit à Osly-Courtil.
     
  • (H)EGOT Larose François
    Né le 03/05/1849 à Inchy-Beaumont, canton de Le Cateau (Nord)
    fils de père inconnu et EGOT Joséphine,
    (donnée confirmées par l'état des services)
    Soldat à la 1e compagnie du 7e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1869, Bureau de Avesnes, Matricule 1241.
    Décédé le 08/02/1871 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°135, transcription non trouvée.
     
  • PRUNIER Victor Gustave
    Né le 12/10/1846 à Neuvilly (Neuville) , canton de Clermont-en-Argonne (Meuse)
    fils de Auguste et CAUTY Marguerite Adrienne,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1866, Bureau de Verdun-sur-Meuse, Matricule 8433.
    Décédé le 09/02/1871 à l'âge réel de 24 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°136, extrait mortuaire transcrit à Neuvilly.
     
  • BOISSON Louis Joseph
    Né le 29/07/1843 à (Pougne-) Hérisson (Trissan) , canton de Secondigny (Deux-Sèvres)
    fils de Louis François et TALBOT Françoise,
    (l'acte de décès, si adressé à "Trissan" (sic) n'est probablement jamais parvenu)
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1863, Bureau de Parthenay.
    Décédé le 10/02/1871 à l'âge réel de 27 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°137, transcription non trouvée.
     
  • PÉCHOUX-MOTTET Eugène Auguste
    Né le 24/09/1850 à Thoirette, canton de Arinthod (Jura)
    fils de Jean Antoine et MOTTET Marie Judith,
    Trompette à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Lons-le-Saunier.
    Décédé le 10/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°141 transcrit à Thoirette.
     
  • LANGLE Jean Baptiste
    Né le 12/05/1848 à Sains-les-Pernes (Marle) , canton de Houdain (Pas-de-Calais)
    fils de Bonaventure et LETOMBE (LECOMTE) Célestine,
    (l'acte de décès, si adressé à Marles n'est probablement jamais parvenu)
    Soldat au 1er Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1868, Bureau de Béthune.
    Décédé le 11/02/1871 à l'âge réel de 22 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°143, transcription non trouvée.
     
  • LECOUFFE Jean Baptiste
    Né le 23/06/1849 à Marquette-en-Ostrevant, canton de Bouchain (Nord)
    fils de Charles et LEFEBVRE Lucie,
    Soldat à la 3e compagnie du 5e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1869, Bureau de Valenciennes, Matricule 11584.
    Décédé le 13/02/1871 à l'âge réel de 21 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°149 transcrit à Marquette-en-Ostrevant.
     
  • LIÉBERT Félix François Joseph
    Né le 26/05/1839 à Hersin, canton de Houdain (Pas-de-Calais)
    fils de Louis Joseph et GONET Philippine Joseph,
    Soldat au 1er Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1859, Bureau de Béthune.
    Décédé le 14/02/1871 à l'âge réel de 31 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°155, extrait mortuaire transcrit à Hersin.
     
  • TOURNIER Marie Camille Sylvain
    Né le 16/10/1850 à Champfromier, canton de Chatillon de Michaille (Ain)
    fils de François Marie et NICOLLET Jeanne Françoise,
    Dragon de 2e classe à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Belley, Matricule 2368.
    Décédé le 16/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°159, transcription non trouvée.
     
  • MONTELY Martial Stanislas (Louis)
    Né le 10/11/1840 à Parmain (Jouy-le-Comte), canton de L'Isle Adam (Seine et Oise)
    fils de François et DEWIMILLE Julie,
    (Les liens familiaux ont été vérifiés. Le prénom Louis utilisé est probablement "d'usage".)
    Caporal à la 4e compagnie du 2e Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1860, Bureau de Versailles.
    Décédé le 17/02/1871 à l'âge réel de 30 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°162 transcrit à Parmain (Jouy-le-Comte).
     
  • MASSON Eugène
    Né le ca 07/1850 à Vera-Cruz, canton de (Mexique)
    fils de Eugène et FRIMONT Aimée,
    (Aucune donnée disponible)
    Cavalier de 2e classe à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870.
    Décédé le 17/02/1871 à l'âge sur acte de 20 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°170, transcription non trouvée.
     
  • CHABAL Daniel Auguste
    Né le 23/06/1850 à Valdrome, canton de La Motte-Chalançon (Drôme)
    fils de Jean (Daniel) et GROS Suzanne,
    Cavalier de 2e classe à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Montélimar, Matricule 2216.
    Décédé le 19/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 7 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°173, extrait mortuaire transcrit à Valdrome.
     
  • VERRIER François Aristide
    Né le 01/03/1849 à Lor, canton de Neufchatel (sur Aisne) (Aisne)
    fils de Antoine et DELIERE Victorine,
    Soldat de 2e classe à la 5e compagnie du dépôt du 24e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Laon, Matricule 6650.
    Décédé le 20/02/1871 à l'âge réel de 21 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°176 transcrit à Lor.
     
  • BOULINGUEZ Edouard
    Né le 06/12/1838 à Lillers, canton de Lillers (Pas-de-Calais)
    fils de Louis Joseph et MANTEL (BOULINGUEZ) Marie Cécile,
    2e soldat au 1er Bataillon de Mobilisés du Pas-de-Calais.
    Classe 1858, Bureau de Béthune, Matricule 3627.
    Décédé le 21/02/1871 à l'âge réel de 32 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°178, extrait mortuaire transcrit à Lillers.
     
  • BOUCHARD Pierre Joseph
    Né le 03/05/1849 à Lourches, canton de Bouchain (Nord)
    fils de Pierre Joseph et GERMAIN (BOUCHART) Victoire,
    Soldat de 2e classe au 46e bis Régiment de Mobiles.
    Classe 1869, Bureau de Valenciennes, Matricule 11610.
    Décédé le 22/02/1871 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°179 transcrit à Lourches.
     
  • CHARMETTE Joseph (Jean) Marie
    Né le 02/10/1850 à Conflans, Saint Maurice d'Echazeaux (Conflans) , canton de Treffort (Ain)
    fils de Jean Marie et DELORME Marie Judite,
    Cavalier de 2e classe au 1er escadron du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Bourg, Matricule 2286.
    Décédé le 22/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°180 transcrit à Conflans, Saint Maurice d'Echazeaux.
     
  • LEFEBVRE Alexandre
    Né le ca 04/1849 à Bourbouvin (sic), canton de Montmirail (Marne)
    fils de Joseph et GAROT Marie Sophie,
    (aucune donnée n'a pu être vérifiée ; le dépôt du 24RL était à Cambrai)
    Soldat de 2e classe à la 6e compagnie du dépôt du 24e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Chalons sur Marne.
    Décédé le 22/02/1871 à l'âge sur acte de 21 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°181, transcription non trouvée.
     
  • EHRHARDT Jean Michel
    Né le 18/05/1851 à Mussig (Mutzig) , canton de Marckolsheim (Molscheim) (Bas-Rhin)
    fils de Jean Michel et BRAUN Catherine,
    Cavalier à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1871, Bureau de Strasbourg.
    Décédé le 25/02/1871 à l'âge réel de 19 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°199, transcription non trouvée.
     
  • BOUTEILLER Louis Alfred
    Né le 28/04/1847 à Bacquevillle-en-Caux (Bouqueville) , canton de Bacquevillle-en-Caux (Seine-Inférieure)
    fils de Eustache Auguste et DEBUR (DEBUSE) Catherine Céleste,
    (Avait pourtant obtenu une dispense militaire comme soutien de famille)
    Soldat à la 8e compagnie du 3e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1867, Bureau de Rouen Nord, Matricule N° ordre 118.
    Décédé le 26/02/1871 à l'âge réel de 23 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°206, transcription non trouvée.
     
  • MAROTAUX Charles Alphonse (Henri)
    Né le 07/01/1845 à Coucy-la-Ville (Anizy-le-Château) , canton de Anizy-le-Château (Aisne)
    fils de Jean Baptiste Armand et PELISSIER Pauline,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Laon, Matricule 8497.
    Décédé le 26/02/1871 à l'âge réel de 26 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°207, extrait mortuaire transcrit à Coucy-la-Ville.
     
  • MORNAY Elie Joseph Marie
    Né le 21/10/1850 à Villereversure, canton de Ceyrisiat (Ain)
    fils de Claude Marie et JOUVRAY Rosalie,
    Cavalier à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Bourg, Matricule 2277.
    Décédé le 27/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°218, extrait mortuaire transcrit à Villereversure.
     
  • MORTIER François Ernest
    Né le 03/10/1849 à Poix du Nord, canton de Le Quesnoy-Est (Nord)
    fils de père inconnu et MORTIER Albertine,
    (Seuls nom et age figurent sur l'acte de décès)
    Soldat de 2e classe au 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1869, Bureau de Avesnes, Matricule 9975.
    Décédé le 27/02/1871 à l'âge réel de 21 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°219 transcrit à Poix du Nord.
     
  • LABREUVOY Louis Denis
    Né le 23/12/1850 à Missy-sur-Aisne, canton de Vailly (Aisne)
    fils de Charles Denis et BRODIN Marie Louise Adelaïde,
    Soldat à la 10e compagnies du dépôt du 24e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Soissons, Matricule 9614.
    Décédé le 28/02/1871 à l'âge réel de 20 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°221 transcrit à Missy-sur-Aisne.
     
  • HERBLOT Jean Baptiste
    Né le 27/12/1842 à Ville-en-Tardenois, canton de VeT (Marne)
    fils de Jean Baptiste et DUSSAUSSOY (DUSSOY) Marie Françoise Emelie,
    Soldat à la 8e compagnie du 3e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1862, Bureau de Reims.
    Décédé le 04/03/1871 à l'âge réel de 28 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°233 transcrit à Ville-en-Tardenois.
     
  • JESQUY Placide
    Né le 24/03/1844 à Villers-Pol, canton de Le Quesnoy (Nord)
    fils de François Joseph et BERA Josephine,
    Soldat au 75e Régiment de Ligne.
    Classe 1864, Bureau de Avesnes.
    Décédé le 05/03/1871 à l'âge réel de 26 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°234, extrait mortuaire transcrit à Villers-Pol.
     
  • VERMERSCH Jules
    Né le ca /07/1850 à Quaedrypre, canton de Bergues (Nord)
    fils de Pierre François Jacques et DECRIEM Marie Isabelle,
    (aucun renseignement n'a pu être vérifié, hors le mariage des parents en 1828)
    Soldat à la 5e compagnie du 2e bataillon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1870, Bureau de Dunkerque.
    Décédé le 05/03/1871 à l'âge sur acte de 20 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°235 transcrit à Quaedrypre.
     
  • DANTON Jean Pierre
    Né le 26/03/1848 à Saint-Silvain-sous-Toulx, canton de Jarnages (Creuse)
    fils de François et AUPY Marguerite,
    ( Il n'y a aucun détail sur l'acte de décès, alors que l'Extait Mortuaire a été transmis (!?))
    Soldat au 91e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Guéret, Matricule 3739.
    Décédé le 07/03/1871 à l'âge réel de 22 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°239, extrait mortuaire transcrit à Saint-Silvain-sous-Toulx.
     
  • GALLIS Morice Alphonse
    Né le 22/09/1844 à Tourlaville (Orlaville) , canton de Octeville (Manche)
    fils de Morice Louis Félix et LECLERC (GALINE) Marie Augustine,
    Soldat à la compagnie hors-rang du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1864, Bureau de Cherbourg.
    Décédé le 09/03/1871 à l'âge réel de 26 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°242 transcrit à Tourlaville.
     
  • LISET Ernest ((Arneste sur acte 1849))
    Né le 03/11/1849 à Fontaine Fourcher, canton de Bray sur Seine (Seine et Marne)
    fils de Joseph Alexandre et BENOIT Marie Catherine Sidonie,
    Soldat à la 6e compagnie du 2e Bataillon de Chasseurs à Pied.
    Classe 1869, Bureau de Fontainebleau.
    Décédé le 09/03/1871 à l'âge réel de 21 ans et 4 mois à l'Ambulance St Joseph.
    Acte n°244, transcription non trouvée.
     
  • EGRET Pierre
    Né le ca 06/1856 à Alger, canton de Alger (Algerie)
    fils de Theotime Arnould et SALLABER Marie,
    (naissance non trouvée, mais couple parental authentifié)
    Enfant de troupe 24e Régiment de Ligne.
    Classe 1876.
    Décédé le 10/03/1871 à l'âge sur acte de 14 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°249, transcription non trouvée.
     
  • MIEL Ferdinand Ernest
    Né le 02/09/1850 à Château-Thierry (-) , canton de Château-Thierry (Aisne)
    fils de Antoine et POUILLOT Caroline,
    (Seuls nom et age figurent sur l'acte de décès)
    Soldat à la 5e compagnie du 2e bataillon du 75e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Soissons, Matricule N° ordre 250.
    Décédé le 15/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°261, transcription non trouvée.
     
  • ROHART Jean Louis dit Martin (Charles)
    Né le 26/04/1850 à Landricourt, canton de Coucy-le-Château (Aisne)
    fils de Louis Joseph et DUJON Florence,
    Soldat à la 52e compagnie du 4e bataillon du 24e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Laon, Matricule 2094.
    Décédé le 16/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°262, extrait mortuaire transcrit à Landricourt.
     
  • ROLLANT Théophile Charles
    Né le 27/10/1850 à Borre, canton de Hazebrouck (Nord)
    fils de Charles Liévin et CARLOT Rosalie Virginie,
    Soldat à la 5e compagnie du dépôt du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Dunkerque, Matricule 1235.
    Décédé le 16/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°264 transcrit à Borre.
     
  • ROUX Joseph
    Né le 12/03/1850 à Parcieux, canton de Trévoux (Ain)
    fils de Marc et ALIX Marguerite,
    Cavalier au 1er escadron du 7e régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Bourg, Matricule 2294.
    Décédé le 16/03/1871 à l'âge réel de 21 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°265 transcrit à Parcieux.
     
  • FAYET Prosper Isidore
    Né le 15/05/1850 à Epieds, canton de Château-Thierry (Aisne)
    fils de Louis Germain et DUPUIS Julie Victoire,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Soissons.
    Décédé le 17/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°266 transcrit à Epieds.
     
  • MELIN Prince Alphonse
    Né le 12/09/1850 à Fontenoy, canton de Vic-sur-Aisne (Aisne)
    fils de Prince Antoine Lambert et DÉTREZ Louise Joséphine,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Soissons, Matricule 8362.
    Décédé le 18/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°267, extrait mortuaire transcrit à Fontenoy.
     
  • TALABART Jean
    Né le 14/10/1844 à La Palisse, canton de La Palisse (Allier)
    fils de Claude et MARTINANT Louise,
    Soldat à la 8e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1864, Bureau de Roanne, Matricule 4720.
    Décédé le 24/03/1871 à l'âge réel de 26 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°292, extrait mortuaire transcrit à La Palisse.
     
  • SAINT GENIS Joseph Philippe
    Né le 14/03/1850 à Saint Maurice de Gourdans, canton de Meximieux (Ain)
    fils de Joseph et CACHET Benoite,
    Cavalier de 2e classe 4e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Belley, Matricule 3253.
    Décédé le 25/03/1871 à l'âge réel de 21 ans à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°293 transcrit à Saint Maurice de Gourdans.
     
  • DUPONT Charles Arthur
    Né le 07/09/1850 à Maubert-Fontaine (Sens-Galois) , canton de Rocroy (Ardennes)
    fils de Jean Jacques et TRIPLOT Héloïse Marie Jeanne,
    (Le lieu de naissance est "Cense Gallois" 5Km au nord de Maubert)
    Soldat à la 2e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Mézières, Matricule 5970.
    Décédé le 27/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 6 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°301 transcrit à Maubert-Fontaine.
     
  • GOUILLON Jean Louis
    Né le 08/06/1850 à Saint-Alban, canton de Poncin (Ain)
    fils de François et MOINAT Françoise,
    Cavalier de 2e classe à l'escadron provisoire du 7e Régiment de Dragons.
    Classe 1870, Bureau de Belley, Matricule 2406.
    Décédé le 29/03/1871 à l'âge réel de 20 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°304 transcrit à Saint-Alban.
     
  • VERSTAEVEL Edmond Amand
    Né le 08/10/1846 à Oudezeele, canton de Steenvoorde (Nord)
    fils de Pierre Benjamin et DEGRYCK (DEYRYCK Eusébré) Eugénie Eusébie,
    (l'acte de décès n'a pas été transmis)
    Caporal à la 2e compagnie du 3e batailon du 46e Régiment de Mobiles.
    Classe 1866, Bureau de Dunkerque.
    Décédé le 31/03/1871 à l'âge réel de 24 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°308, transcription non trouvée.
     
  • LOYER Constant
    Né le 22/06/1849 à Gorron, canton de Gorron (Mayenne)
    fils de Pierre et DENÉE Marie,
    Soldat au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Mayenne, Matricule 5437.
    Décédé le 01/04/1871 à l'âge réel de 21 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°312, transcription non trouvée.
     
  • NOTELLE Eugène (Edmond)
    Né le 20/06/1848 à Courcelles sur Vesle (Braisne) , canton de Braisne (Aisne)
    fils de Jules Ernest et PREUX Louise Eugénie,
    Soldat au 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Soissons, Matricule 842.
    Décédé le 01/04/1871 à l'âge réel de 22 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°313, transcription non trouvée.
     
  • LEFÈVRE Louis François Henri
    Né le 11/12/1820 à Saint-Christophe à Berry, canton de Vicq-sur-Aisne (Aisne)
    fils de Jean Louis et FLAMANT Marie Victoire Félicité,
    Veuf de Marie Jeanne Appoline CERF
    Gendarme .
    Classe 1840, Bureau de Soissons.
    Décédé le 08/04/1871 à l'âge réel de 50 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°338 transcrit à Saint-Christophe à Berry.
  • LOUBEAU Etienne
    Né le 12/11/1850 à Mainsat (Bellegarde) , canton de Bellegarde-en-Marche (Creuse)
    fils de Léonard et MOURLON (BOTTIER) Françoise,
    Soldat à la 4e compagnie du 1er bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Guéret, Matricule 7112.
    Décédé le 13/04/1871 à l'âge réel de 20 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°350, extrait mortuaire transcrit à Mainsat.
     
  • LESDIN Jean
    Né le ??/09/1844 à -, canton de - (-)
    fils de Jean Marie et GUYENNE Marie,
    (Aucun renseignement n'a pu être vérifié ; le 49RL était en garnison à Bayonne)
    Soldat au 49e Régiment de Ligne.
    Classe 1864.
    Décédé le 26/04/1871 à l'âge sur acte de 26 ans 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°386, transcription non trouvée.
     
  • GASTAUD Dominique
    Né le 03/05/1839 à Antibes, canton de Antibes (Alpes-maritimes)
    fils de Jean et GEOFFROI Delphine,
    Epoux de PILLION Henriette Marie
    Sous-chef de Musique au 71e Régiment de Ligne.
    Classe 1852, Bureau de Antibes.
    Décédé le 13/05/1871 à l'âge réel de 32 ans à l'80, rue de Famars.
    Acte n°427, transcription non trouvée.
     
  • GODET Charles Eugène Philippe Emile
    Né le 10/03/1841 à Maubeuge, canton de Maubeuge (Nord)
    fils de Jean Baptiste et TANDART Marguerite Eugénie,
    Soldat au 1er Bataillon de Mobilisés de l'Aisne.
    Classe 1861, Bureau de Avesnes.
    Décédé le 24/05/1871 à l'âge réel de 30 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°462 transcrit à Maubeuge.
  • FOURMEUX Louis François Henri
    Né le 04/05/1844 à Maing, canton de Valenciennes (Nord)
    fils de Léonard et GUILLEZ Françoise,
    Musicien au 34e Régiment de Ligne.
    Classe 1864, Bureau de Valenciennes.
    Décédé le 18/06/1871 à l'âge réel de 27 ans et 1 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°505 transcrit à Maing.
     
  • PILARD Jean Marie
    Né le 21/03/1843 à Sainte-Colombe, canton de Retiers (Ille & Vilaine)
    fils de père inconnu et PILARD Rose,
    Clairon au 51e Régiment de Ligne.
    Classe 1863, Bureau de Vitré.
    Décédé le 28/06/1871 à l'âge réel de 28 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°523, extrait mortuaire transcrit à Sainte-Colombe.
  • FAYOLET Jean
    Né le 26/09/1845 à Branceilles, canton de Meyssac (Corrèze)
    fils de Géraud et CLAVAL Marie,
    (Remplaçant de POUMERIE Louis Antoine)
    Soldat au 96e Régiment de Ligne.
    Classe 1865, Bureau de Tulle, Matricule 674.
    Décédé le 12/07/1871 à l'âge réel de 25 ans et 9 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°538, transcription non trouvée.
     
  • GUILLOUX Alexis Frédéric François
    Né le 29/05/1848 à Vaucé, canton de Ambrières (Mayenne)
    fils de Frédéric Louis et LÉVÊQUE Marie,
    Soldat au 29e Régiment de Ligne.
    Classe 1868, Bureau de Mayenne, Matricule 4233.
    Décédé le 03/08/1871 à l'âge réel de 23 ans et 2 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°566 transcrit à Vaucé.
     
  • LAMAISON Louis Florimond
    Né le 19/03/1849 à Lille, canton de Lille (centre) (Nord)
    fils de Louis Joseph et BROCHE Elisabeth,
    Soldat à la 6e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1869, Bureau de Lille, Matricule 1591.
    Décédé le 11/08/1871 à l'âge réel de 22 ans et 4 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°580 transcrit à Lille.
  • CANU Ambroise Florentin
    Né le 29/04/1850 à Houppeville, canton de Maromme (Seine-Inférieure)
    fils de Florentin Victor et ALLAIN (ALLAIRE) Joséphine alexandrine,
    (Son Etat des Services ne fait pas mention de son décès)
    Soldat au 41e régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Rouen (Nord), Matricule 3821.
    Décédé le 12/08/1871 à l'âge réel de 21 ans et 3 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°581 transcrit à Houppeville.
     
  • CARREY Alphonse Paul
    Né le 01/03/1846 à Salins, canton de Poligny (Salins) (Jura)
    fils de Louis françois et BOUSSARDON Marguerite,
    Soldat à la 1e compagnie du 2e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1866, Bureau de Lons-le-Saunier, Matricule 5881.
    Décédé le 15/08/1871 à l'âge réel de 25 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°583, extrait mortuaire transcrit à Salins.
     
  • PIERRE Pierre Honoré
    Né le 08/09/1834 à Vervezelle, canton de Brouvelieures (Vosges)
    fils de Nicolas Pierre et THIRIET Marie Rose,
    (pas d'actes d'Etat-Civil à Vervezelle pour la période 1828-1873. Table décennale seule)
    Soldat au 4e Régiment d'artillerie.
    Classe 1854, Bureau de Epinal.
    Décédé le 21/08/1871 à l'âge réel de 36 ans et 11 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°594, transcription non trouvée.
     
  • BOULITIER Jean
    Né le 11/12/1850 à Chassiecq, canton de Champagne-Mouton (Charente)
    fils de Joseph et MESNIER Marie,
    Soldat à la 7e compagnie du 1er bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Angoulème.
    Décédé le 29/08/1871 à l'âge réel de 20 ans et 8 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°606 transcrit à Chassiecq.
     
  • BALLET Jean
    Né le 02/05/1846 à Chirac, canton de Neuvic (Corrèze)
    fils de François et BEYNE Jeanne,
    Cavalier au 2e escadron du 12e Régiment de Chasseurs à Cheval.
    Classe 1866, Bureau de Tulle.
    Décédé le 27/10/1871 à l'âge réel de 25 ans et 5 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°698, transcription non trouvée.
     
  • GOULAIN Alphonse Jacques Alexandre
    Né le 12/02/1850 à Quetteville, canton de Honfleur (Calvados)
    fils de Esprit Alphonse et POTTIER (BUPON Marisse) Marie Delphine,
    Soldat à la 1e compagnie du 4e bataillon du 65e Régiment de Ligne.
    Classe 1870, Bureau de Lisieux.
    Décédé le 13/12/1871 à l'âge réel de 21 ans et 10 mois à l'Hôpital Militaire.
    Acte n°778, transcription non trouvée.

 

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