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Tombe n° 218 :

Source: Externe
BERSON Isidore
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 24-8-1914

BERSON Isidore Ferdinand né à Javron (Mayenne) le 17 mars 1874 de Isidore François et RAIMBAULT Marie Joséphine. Matricule 408 classe 1894, il effectue 3 ans de service au 89e régiment d'infanterie. Après deux périodes d'exercices au 130e RI puis une au 36e RI, il est rappelé au 26e Régiment Territorial d'Infanterie le 4 Août 1914. Il est tué à Crespin (Nord) le 24 août 1914 à 10h du matin lorsque son régiment tente de faire face à la 1ère armée allemande qui vient de traverser la Belgique, neutre, et donc réputée inviolable. (Voir le cas de AURECHE ci-dessus). Il est inhumé à Crespin, puis transféré à Valenciennes à l'ouverture en novembre 1923 de l'actuel carré militaire.

Comme souvent en pareil cas, soit que l'information n'était pas parvenue aux familles, soit qu'elles se refusaient à y croire, on trouve deux fiches de recherche au CICR correspondant à la parution du décès dans la Gazette des Ardennes du 11 juin 1916. Espérons que la famille avait été prévenue bien avant.

CICR Berson fiche 2

Son nom figure au monument aux morts qui se trouve dans le cimetière communal de Javron, actuellement Javron-les-Chapelles.


Tombe n° 287 :

Source: Externe
BLAISE Paul
Soldat 26e RI
Mort pour la France le 10-6-1915

BLAISE Paul Frédéric né le 21 mars 1893 à Chanteheux (Meurthe et Moselle) de Eugène et LEGRAS Marie. Matricule 932 classe 1913 au recrutement de Nancy. On ne sait rien de son parcours avant son décès, son Etat Signalétique et des Services ne décrivant rien de ses services. Soldat du 26e RI 2éme compagnie, il est déclaré Mort pour la France le 10 juin 1915 au Lazaret de la 6ème armée allemande (Collège de jeunes filles Boulevard Pater) à Valenciennes ce que confirme l'acte de décès établi en mairie.

Comme toujours, la famille restée sans nouvelle s'adresse à la Croix-Rouge depuis la France libre :

fiche Blaise

Les trois références (de décès) confirment l'information en apportant quelques détails. (Il aurait été dans la 31e compagnie 1ère section, ce qui n'est pas conforme à l'acte de décès, peut-être a-t-il été muté entre-temps).

2665
Ce document révèle sa blessure à la tête

 6329
"Les livrets des soldats décédés suivants et qui avaient déjà été signalés"
ont été reçus du camp de prisonniers de guerre du Ministère bavarois
de la guerre sans plus de détails.
Les registres sont triés par liste.
Lorsque les matricules sont disponibles, ils ont été indiqués.

6961
Inhumé au cimetière d'honneur de Valenciennes,
Tombe "A", cercueil 31.

Le Journal de Marche et Opérations du régiment n'est pas très renseigné sur cette période, mais l'historique rend bien compte de la situation :
     Le 26 février 1915, le 26e RI est embarqué en autos et va relever le 160e RI devant Ypres. Cette fois le régiment tient le secteur du saillant d'Ypres en face de Passchendaele [aux mains des Allemands], et le PC du colonel est à Fortuin (est de saint-Julien). Alors commence une nouvelle période de secteur pendant laquelle le 26e reste alternativement 4 jours aux tranchées et 4 jours au repos (soit en réserve de Division dans les fermes à l'est du canal de l'Yser - ferme Vercruyse - soit en réserve de Corps d'Armée à Westoen).

28b

Son nom figure au monument aux morts de Chanteheux.


Tombe n° 213 :

Source: Externe
BLED Mohamed
Soldat 6e Tir.
Mort Pour la France le 28-2-1919

BLED Mohamed. N'eut été le site Sépultures de Guerre qui le recense on ne saurait rien de plus de ce soldat du 6e Régiment de Tirailleurs Algériens, Classe 1917 matricule 18464 au recrutement d'Oran (Algérie) appartenant à la première compagnie d'après son acte de décès en Mairie qui précise : "décédé à 4 heures du soir à l'Hopital Général".
Il est absent du site Mémoire des Hommes (et n'est donc officiellement ni mort ni non mort pour la France) et son Etat des Services est indiponible comme le précise le site des archives de l'outremer : "Les registres conservés aux Archives nationales d'outre-mer concernent uniquement les personnes disposant du statut de citoyen français au moment de leur recrutement ou celles ayant obtenu ultérieurement la citoyenneté française : les registres concernant les recrues ne disposant pas du statut de citoyen français sont conservés par le Service historique du ministère de la Défense."
C'est donc une recherche groupée qu'il faudra faire pour les soldats du 6e RTA.
Une demande sera déposée auprès du site "Mémoire des Hommes" et le cas échéant à La Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains à Caen.


Tombe n° 242 :

Source: Externe
BOLLE Richard
Soldat 417e R.I. ou 13e R.I.
Mort pour la France le 23-12-1918

RICHARD-BOLLE Louis François Lucien. C'est le nom du soldat figurant parmi les Morts pour la France dont les date et lieu de décès coïncident.
Né le 27 janvier 1896 (et non le 2, acte de naissance en main) à Pouligney dans le Doubs, de François Félicien Richard (garde forestier) et de Marie Jean Appoline CRETIN.
Matricule 2199 classe 1916 au recrutement de Belfort il est ajourné en 1915 (classe anticipée), mais incorporé le 8/8/1916 au 44e RI. Il passe au 273e RI le 5 juin 1917 selon son état signalétique et des services qui termine en le signalant disparu le 12 juin 1918, rayé des contrôles, et décédé à Laversy (Aisne) "avis ministériel du 18/07/1918" - le nom de la commune de l'Aisne étant en réalité Laversine.
Son acte de décès en mairie de Valenciennes est établi au nom de Richard Louis BOLLE, soldat au 13e RI, "prisonnier de guerre rapatrié ( sans autres renseignements), décédé à l'ambulance de l'asile des petites soeurs des pauvres 21 avenue Duchesnois le 23 décembre 1918 à 10h45". A cet endroit était établi depuis la libération de la ville la 2e Casualty Clearing Station anglaise restée jusqu'en juillet 1919. (CCS : poste avancé de soins au plus près du front mais en zone sécurisée.)

A noter que le site "Sépulture de guerre" donne le soldat BOLLE Richard au 417e RI.

  • Décembre 1918 est un peu tôt pour un prisonnier de guerre rapatrié, et il n'y a guère d'information dans les archives de la Croix-Rouge, sauf une fiche au nom de BOLLE Louis du 73e RI, mais qui renvoie vers un document de 1917, bien antérieur à sa capture.
    Il s'agit plus probablement d'un prisonnier soigné par les allemands et abandonné lors de leur retraite.
  • Quant au numéro du régiment :
    • le 273e RI assure la défense de Cutry (Meurthe & Moselle)
    • le 13e RI est dans l'Oise (Fretoy le château - Le Tronquoy)
    • Le 417e tient le secteur d'Urvillers (au sud de St Quentin)

      Seul le 73e RI est dans l'Aisne à Laversine - à l'ouest de Soissons- ; pour la seule journée du 12 août 1918, son historique fait état de 28 morts.

Son nom figure au monument aux morts de Pouligney ainsi que sur la plaque de l'église.

Une demande de rectification du nom et du régiment va être déposée auprès du site des Sépultures de guerre.
Une demande de rectification du nom et du régiment va être déposée auprès du pôle des Sépultures.
Une demande de rectification de la date de naissance va être déposée auprès du site Mémoire des Hommes.


Tombe n° 254 :

Source: Externe
BOURDA Laurent
Soldat 49e R.I.
Mort pour la France le 16-3-1919

BOURDA Laurent dit "Lacoste" né le 9/09/1898 à Bouillon (Basses-Pyrénées) de Jean et LABORDE Marianne. Matricule 1638 (et non 1618 comme indiqué sur la fiche MdH), classe 1918 appelé par anticipation le 2 mai 1917 au 34e RI. Passé au 49e RI 10e Compagnie le 12 avril 1918, il est porté disparu le 9 juin 1918. Fait prisonnier, il décède à l'Hotel-Dieu de Valenciennes le 16/03/1919 à 1h du matin. Son état des services ne mentionne pas sa détention, cependant une fiche dans les archives du CICR renvoie à une liste établie début novembre. Elle concerne le camp de Soltau, ou ont été regroupés des soldats venant de Rollot, commune la plus méridionale de la Somme, où se trouvait le régiment le 9 juin 1918.

98847
 5a)&b) Gefangennahme (Capture) : Rollot, le 9-6-18,
5c) Vorhergehender Aufenthaltsort (précédemment à) : Front de l'ouest.

 L'historique du régiment donne un aperçu des évènements du 9 juin, dans un style un peu lyrique :

Rollot-Courcelles
carte d'état-major du secteur

     Dans ces combats [précédents], dont cependant il n'est qu'un des acteurs, partout le régiment s'est couvert de gloire. Bientôt, il aura de nouveau à montrer sa valeur ; l'holocauste de Courcelles va venir.
La rage au cœur, l'ennemi arrêté se recueille, et de nouveau c'est la menace ; l'Allemagne a besoin d'en finir.
     Chez nous, nuit et jour, on s'organise et parce qu'il en est le seul artisan, le soldat prend goût à ce secteur dont il connaît la moindre pelletée de terre. Il en sait le secret intime. Il en connaît le jeu de la défense. Aussi l'aube du 9 juin, malgré son infernale et suffocante horreur, ne brisera-t-elle pas cette énergie farouche qui fait des réduits de Courcelles un nouveau Verdun.

     Presque complètement entourés, dès 5 heures du matin, les défenseurs de Courcelles se sont groupés autour du clocher, qui, droit encore, semble symboliser la résistance. Sentant bien tout le prix de la position, l'ennemi s'acharne (1).
Sous une pluie de fer, quatre fois il attaque en masse ; quatre fois il est repoussé par une poignée de braves. Et cependant épuisés, souffrant les pires privations, les hommes ne réclament qu'une chose : « des cartouches ».
Contre un ennemi cinq fois supérieur en nombre ils n'ont pas perdu leur humeur joyeuse ; ils restent confiants dans l'avenir.

Le 11 au matin , la situation déjà critique semble encore s'aggraver.
Dans le bois de Rollot le Boche masse encore des troupes fraîches. On voit même circuler à découvert de l'artillerie.
En grâce, le commandement demande un suprême effort. C'est que la réplique se prépare et que, dans l'ardeur d'un midi triomphant, les gros tanks Schneider vont tracer une de leurs plus belles pages de gloire

(1) Le 9 juin, vers 2 heures du matin, toute la première position reçoit de nombreux obus toxiques, explosifs et fumigènes ; la cote 110 est soumise à un tir d'écrasement de torpilles de gros calibre.
La poussière soulevée par les projectiles, la fumée des obus, les fumigènes, la brume font un nuage d'une opacité complète.
C'est vers 3 h.40 que les Allemands ont dû déclencher leur attaque.
Dissimulés par le nuage couvrant la première ligne, ils ont pu s'approcher du réseau, se tapir contre lui, et de là s'élancer sur les groupes de combat couvrant les mitrailleuses.
La progression ennemie est lente, les groupes des deux premières lignes se défendent avec acharnement.
A 5 h.03, un groupe d'Allemands a pu pénétrer dans Courcelles ; il est capturé ou détruit.
Sur tout le front le contact est pris avec acharnement. L'ennemi cherche sans cesse les points faibles pour s'infiltrer.
A 7 heures, la situation est inchangée, nos contre-attaques rétablissant à chaque instant les positions que nous avons ordre de tenir.
A 11 h.50, l'ennemi semble monter une nouvelle attaque, des infiltrations se produisent à droite dans les éléments voisins.
A 12 h.40, le régiment se trouve complètement en flèche par rapport à ses voisins. Il ne peut donc que s'acharner à tenir sur place, sur la parallèle des réduits. Le bataillon MESQUI se replie sur cette parallèle.

  Une demande de modification du n° matricule sera déposée auprès du site MdH quand il sera disponible.

Son nom figure au monuments aux morts de Bouillon.

 


Tombe n° 266 :

Source: Externe
BOURGES Isaïe
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 30-8-1914

BOURGES Isaïe Lucien né le 12/09/1877 à Hardanges (Mayenne) de Augustin François et MOGIS Anne Florentine. Matricule 684 de la classe 1897, il effectue un service militaire de 3 ans au 94e RI ; après 2 période d'exercices au 130e RI en 1905 et 1911, il est rappelé à l'activité au 26e RIT 2ème Compagnie où il arrive le 4/08/1914 et y sera infirmier. Il décède le 30/08/1914 à Valenciennes, à "3 heures du soir, à l'ambulance du collège de Jeunes filles, 8 boulevard Pater" Il est inhumé au cimetière St-Roch, tombe collective cercueil n°5, partie élaborée par l'occupant avant que ne soit créé le Carré militaire réservé aux alliés.

Comme souvent en pareil cas, la famille s'adresse à la Croix-Rouge, l'espérant prisonnier. Il y a plusieurs fiches à son nom, l'une renvoyant à une Gräberlist dressée le 30.5.1917, l'autre à une liste parue dans la Gazette des Ardennes n° 389 du 29.4.1917.

Fiche 1 Fiche 2

6962

Le 30/08/1914, le régiment qui a commencer à reculer face à la pression de  la 1ère armée allemande est à Haspres, dont le nom est déformé sur les fiches, la communication ne passant plus entre France libre et territoires occupés.

Le journal officiel du 08/11/1920 contient sa citation pour la remise de la croix de guerre :

JO 19201108 CGEB

  Information à croiser avec la fiche MDH, le site du ministère de la défense étant en panne.

Son nom figure au monument aux morts de Colombiers


Tombe n° 258 :

Source: Externe
BRANTHOME Georges
Caporal 31e B.C.P.
Mort pour la France le 16-2-1919

BRANTHÔME Georges Louis Clément né le 09/04/1894 à La Trimouille (Vienne) de Eugène et NIBODEAU Louise. Matricule 546 (et non 5216 comme indique sur la fiche MdH) classe 1914, il est "incorporé immédiatement et sans délai" (sic) le 3/09/1914 au 31e Bataillon de Chasseurs à Pieds. Après sa formation il part "aux armées" le 12/01/1915.

Il est cité à l'ordre du bataillon le 8 octobre 1915 :
"S'est vaillamment porté en avant, a sauté des premiers dans les tranchées ennemies. Par son entrain et son élan a entraîné ses camarades"

Nommé caporal le 21/03/1916, blessé le 2/04/01916 à Verdun (plaie à la cuisse gauche), il est porté disparu le 29/05/1918 à Branges (Aisne) puis considéré comme prisonnier, rapatrié le 28 janvier 1919 à l'ambulance 3/56 située à la caserne Ronzier de Valenciennes, en observation pour "état général défectueux". Il y décède le 16/02/1919 à 5h30 du matin.

Je n'ai pas trouvé trace d'une fiche à son nom dans les archives du CICR, ce qui signifierait qu'il est resté en territoire occupé depuis sa capture.

Faute d'accès au JMO tant que le site du ministère de la défense est en panne, voici un extrait de l'historique :

Le 27 mai [1918], le Bataillon qui se trouve dans la région Morienval-Fresnoy est alerté et part en camions sous le commandement du Capitaine de Rohan-Chabot. Le Commandant Clayeux, alors en permission, rejoindra le 29.
Débarqué le 28 mai, à Arcy-Sainte-Restitue, il doit aussitôt se déployer : l'ennemi n'est plus qu'à quelques kilomètres. Puis, en réserve de division, il s'établit entre Loupeigne et Branges, sur un front de quatre kilomètres où il est violemment assailli le soir même. C'est la ruée puissante qui se hâte, se jette à 5 contre 1 sur toute la ligne, puis fonce au point qui cède pour tourner les éléments solidement ancrés au terrain.
Le 28 au soir, le groupe des 2e et 4e Compagnies subit un choc très rude : la 4e ne rejoindra que deux jours après ; encerclée dans un village par deux bataillons ennemis munis de lance-flammes, la 2e luttera tout un jour, puis succombera après avoir brûlé toutes ses cartouches.

Cruellement éprouvé, le Bataillon reçoit l'ordre de se replier. Ainsi, jusqu'au 1er juin, sans repos ni sommeil, manquant parfois de vivres et de munitions, il accrochera ses Compagnies squelettes aux positions successives, se débattra sous des enveloppements répétés, échappera chaque fois à l'étreinte, puis se rétablira obstinément après avoir transporté sur des kilomètres ses blessés et son matériel. Branges, Loupeigne, le Bois de Vaux, Saponay, La Poterie, Coincy, Grisolles, le Bois de Bonnes, sont les points que le 31e dut abandonner l'un après l'autre, sur ordre, après une résistance opiniâtre.

Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze.

  Une demande de modification du n° matricule sera déposée auprès du site MdH quand il sera disponible.
Son nom ne semble figurer sur aucun monument aux morts


Tombe n° 245 :

Source: Externe
CALATAYND Robert
Sapeur-Mineur 2e Rgt. de Génie
Mort pour la France le 4-2-1919

CALATAYUD Roberto Raphaël né le 25/10/1892 à Tlemcen (Algérie, département d'Oran) de Esteban Raphael et Maria Oel Carmen GONSALEZ. Matricule 1004 au recrutement d'Oran. Incorporé le 18/09/1914 au 19e bataillon du Génie, passé au 2e régiment du Génie (19ème bataillon 2ème compagnie), le 16/12/1914. Porté disparu au cours des combats livrés le 9 juin 1918 dans la région N-E d'Elincourt (Oise), présumé prisonnier. Décédé à Valenciennes le 4/02/1919 à 2h du soir à l'Hotel-Dieu. (à noter que sur son acte de décès le nom est orthographié CALATAYND comme sur la fiche MDH, la tombe et -de fait- le site Sépultures de Guerre.)

Son Etat Signalétique et des services mentionne 2 citations à l'ordre du régiment et la croix de guerre avec étoile de bronze :

citations

 Ces citations seront peut-être lisibles dans le JMO du régiment quand le site des archives du ministère de la défense réouvrira.
L'historique de la compagnie 19/3, toujours plus sommaire, donne un bref aperçu de la situation le 9 juin 1918 :

DÉFENSIVE DE LA RÉGION DE LASSIGNY.

L'ennemi commence une préparation le 9 juin par un violent tir d'artillerie. La Compagnie rassemblée aussitôt, reçoit l'ordre d'occuper ses emplacements d'alerte (ligne intermédiaire à cheval sur la corne sud du Parc du Plessier et la route de Lassigny). Toute la journée, les sapeurs font le coup de feu, se repliant devant un ennemi dont malgré leurs efforts, ils n'arrivent pas à entraver la marche victorieuse. La Compagnie se retire d'abord derrière le mur du Parc Plessier, tirant toujours. A ce moment, sa situation devient critique.

L'ennemi a débordé de tous côtés et elle doit en traverser des éléments à hauteur des carrières Madame, pour rentrer dans nos lignes.
Quelques heures plus tard, le même fait se présente : en se repliant sur Marest et Villers-s.-Coudun, des détachements ennemis s'opposent, mais inutilement, à son passage à Elincourt.

Au cours des divers combats qu'elle a livrés pendant ce jour, la Compagnie a eu de nombreuses pertes: 77 gradés et sapeurs sont portés disparus; 13 hommes blessés ont été évacués sur l'ambulance.

Le 10 juin, la Compagnie arrive à Villers-s.-Coudun et garde les fourneaux prêts à jouer sur les carrefours des routes de cette région.

     Comme toujours en pareil cas, on trouve une fiche dans les dossiers de la Croix-Rouge : le nom a été une fois de plus déformé, cette fois en CALATAYD ; tous les autres renseignement concordent, mais il semble fort peu probable qu'il soit allé jusqu'au camp de Soltau.

99392

 

Son nom ne semble (plus ?) figurer sur aucun monument aux morts.

Une demande de modification du nom sera déposée auprès du pôle des sépultures.
Une demande de modification du nom sera déposée auprès du site sépulture de guerres (dès son retour en ligne).


Tombe n° 257 :

Source: Externe
CAO VAN XUAN
5e Rgt de Génie
Mort pour la France le 12-4-1919


CAO VAN XUAN
né en 1892 à Cien Chan (Tonkin) fils de Cao Van Chi, décédé à l'Hopital Général de Valenciennes le 12 avril 1919, de pneumonie précise sa fiche MDH très incomplète. Travailleur Indochinois en subsistance au 5e régiment de Génie, composé de "sapeurs du chemin de fer" affectés aux :

  • Missions d'avant-garde et d'arrière-garde.
  • Constructions de lignes nouvelles (lignes stratégiques), déviations, voies d'A. L. G. P. et de raccordements militaires, création, amélioration, agrandissement de gares.
  • Constructions d'embranchements particuliers pour les divers services : Artillerie, génie, intendance, « aviation », service de santé, service des routes.
  • Réparation d'ouvrages d'art détruits et construction d'ouvrages d'art neufs.
  • Exploitation et entretien de lignes préexistantes ou de lignes nouvelles.
  • A ce rôle de la guerre s'est ajouté, dès l'armistice, le travail considérable de remise en état des voies ferrées dans les régions libérées, où l'ennemi les avait, avant sa retraite, presque complètement détruites.

 C'est dans ce dernier cadre que l'on retrouve ces soldats dans le Valenciennois. 3 y sont décédés en 1919.

  Une demande de mise à jour de l'année de naisance sera déposée auprès du site MdH (dès son retour en ligne).


Tombe n° 305 :

Source: Externe
CARPENTIER Alfred
Soldat 21e R.I.T.
Mort pour la France le 24-8-1914

CARPENTIER Alfred Louis, né le 9/02/1873 à Bois-Guillaume (Seine-Inférieure) de Louis Pierre et MULOT Désirée. Matricule 2555 classe 1893, il est incorporé pour 2 ans le 7/01/1896 au 37e RI. Après 2 périodes d'exercices aux 24e et 39e RI en 1900 et 1904, puis au 21e RI en 1909, il est mobilisé le 4/08/1914 au 21e RIT.
Il est tué à Orchies (Nord) le 24/08/1914 au lieu dit "Chemin des prières" (rue menant au cimetière) et identifié le lendemain par sa plaque de soldat : le 21e régiment d'infanterie territoriale faisait partie du très mince rideau de forces alliées opposées aux armées allemandes arrivant par la Belgique envahie malgré sa neutralité.
"La tâche confiée aux Territoriaux était visiblement au-dessus de leurs forces, car le front à garder était immense, et l’extrême nécessité explique seule que le Commandement ait eu recours à un pareil expédient."

Voir le cas de ABRAHAM du 21e RIT pour les combats d'Orchies.

   Son nom est - peut-être - celui qui figure au monument aux morts de ROUEN (où il demeurait depuis 1907) sous l'inscription CARPENTIER A.
Il n'y a pas d'acte de décès à Orchies, la ville ayant été incendiée par représailles le 27 septembre de la même année (voir sur ce même blog La destruction d'Orchies ) mais une transcription en a été faite à Rouen le 7/10/1914. Ce qui est intéressant c'est qu'une copie de l'acte de décès dressé le 26/08/1914 à Orchies a pu être transmise à Rouen le 10 septembre, preuve qu'à l'ouest de Valenciennes, occupé depuis le 24 août, les communications fonctionnaient encore. Il ne reste à Orchies que quelques copies d'actes reconstitués (Loi du 15/9/1923), dont deux récupérées auprès des mairies destinataires.

Inhumé initialement à Orchies, il sera déplacé dans le carré militaire du cimetière St Roch lors de sa création en 1923.

 

 

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