« 
Page précédente De RIVIERE à SOHIER
De ABRAHAM à BERNARD Page suivante  »

 

 

 Tombe n°253

Source: Externe
TAILLAUD
Mort pour la France en 1914-1918

     Difficile de démarrer avec moins d'information ! D'autant que la première recherche n'a révélé aucun TAILLAUD sur Mémoire des Hommes. Il aura fallu croiser de nombreuses sources, notamment les archives de la Croix-Rouge, dont le classement des fiches confond généralement les AN avec les AU (probablement une question d'écriture manuscrite). L'hypothèse la plus probable à ce jour est celle-ci :

TAILLANT Joseph Jean né le 29 juillet 1881 à St Féliu d'Avall (Pyrénées-Orientales) de Jean et CANALS Hortense. Si l'on n'a nulle part encore la preuve de son inhumation à Valenciennes, - la constitution du carré militaire n'étant pas établie, d'autres venant par exemple de le Quesnoy - son Etat Signalétique et des Services signale qu'il a été blessé au combat de Chauny (Aisne) le 6 avril 1918 et présumé prisonnier, ce que reprend sa implicitement sa fiche MdH en ajoutant qu'il est décédé le 29 septembre 1918 à Bruay-sur-l'Escaut (Nord), à 5km de Valenciennes, après donc 6 mois et demi de soins dans un hôpital de guerre allemand. Le livre d'or de St Féliu d'Avall reprend les dates et lieux de décès.

Il existe 2 fiches aux archives du CICR, confirmant la date de disparition ("au recul de Soucy") et la ville du demandeur.

De la classe 1901, matricule 515 à Perpignan, il effectue son service au 122e RI. Après 2 périodes d'exercices au 53e RI en 1909 et 1910, il est mobilisé en août 1914, et passe au 363e RI le 9/9/1917. La copie intégrale de l'acte de jugement du 8/7/1922 valant acte de décès est en attente.

Son nom figure au Monument aux Morts de St Féliu d'Avall, lequel est entouré de 6 plaques de noms de soldats restitués aux familles.

Une demande de rectification des informations (nom, régiment, recrutement) sera déposée auprès du site Mémoire des Hommes, ainsi que du Pôle des sépultures de guerre et du site Sépultures de Guerre.


  Tombe n° 297 :

Source: Externe
TISON Gilbert
Soldat 294e R.I.
Mort pour la France le 23.3.1917

TISON Gilbert né à Trévol (Allier) le 8/07/1881 de Pierre et GOT Catherine. Classe 1901, matricule 2530 au recrutement de Montluçon, il effectue son service au 96e RI. Rappelé à la mobilisation au 121e RI, il passe au 294e RI 8e compagnie le 15 juin 1916. Porté disparu dans la nuit du 29 au 30 septembre 1916 devant Morval, en réalité prisonnier. Deux fiches trouvées au CICR donnent un peu d'éclairage par les pages de registres auxquels elles renvoient :

CICR01
     La date du 13-9-1916 se rapporte à d'autres prisonniers, même si elle lui est attribuée,mais il est déclaré capturé dans la Somme le 27/9 sur ce document du 18 octobre 1916, même si la capture à Morval n'a pu se faire que le 29/9 où le régiment compte 8 tués, 21 blessés et 8 disparus : lire page 6 du JMO.

CICR02
Ce second document, liste de prisonniers dirigés vers camp de Limburg an der Lahn, postérieur à son décès qui ne semble pas encore connu, complète les informations :

TISON Gilbert, Soldat, 294e RI, 8e Cie, fait prisonnier à Morval le 29/03/1916, venant de l'atelier de travail (Arbeitsstätte) de Dury (Pas de Calais, 30km au Nord de Morval),
né le 8/7/1881 à Moulins ; personne à contacter : Mme Henriette née Le(y)marie à Vincennes près de Paris (qu'il avait épousé à Paris-18e le 11/02/1915)


     Il est très improbable qu'il ait rejoint le camp de Limburg. Il décède à l'hopital militaire bavarois de Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/03/1917 où il est inhumé au cimetière militaire (avis du 21/12/1917).
     L'acte de décès est dressé en mairie de Valenciennes - disponible aux archives départementales (cote 3E 5783, vue 88) - ce qui ne nécessitait pas un jugement, pourtant rendu le 28/10/1921 et transcrit le 29/12/1921 à Paris 18e (acte 1123, cote 18D 298bis).
Il sera déplacé vers le carré militaire français lors de la constitution de celui-ci après la guerre.

Si son nom figure dans le livre d'or de Paris-18e, il ne semble pas figurer sur un monument aux morts.


Tombe n° 262 :

Source: Externe
VU-GIAN
Travailleur colonial
Mort Pour la France le 2-7-1919

Comme souvent dans le cas de soldats coloniaux, ou de travailleurs, il n'y a pas beaucoup d'information. L'acte de décès dressé en mairie de Valenciennes nous apprend que :
"VU-GIAN travailleur colonial indochinois, groupe 18, matricule 92, en subsistance au 5e régiment du Génie*, 19e compagnie, matricule de recrutement 227, né en 1895 à Tra-Ly (Tonkin) est décédé  l'hôpital général le 2/07/1919 à 1h du soir".
*ce régiment recueille un soldat isolé dont le corps est éloigné, le nourrit et lui donne sa solde.
Les compagnies du 5e RG, régiment de sapeurs du chemin de fer, sont chargées de rétablir les communications dans les régions libérées.

5RGExtrait de l'historique du 5eRG (source Gallica)

Le lieu de naissance est imprécis, il y a bien dans l'actuel Vietnam la rivière Trà Lý, qui traverse la ville de Thái Bình et sa province ce que la fiche Mémoire des Hommes semble tenir pour acquis dans son en-tête, mais rien n'exclut que le nom soit issu d'une autre province.

 Une demande de rectification de la date de décès a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes, ainsi que le signalement de 2 fiches identiques au même nom.


Tombe n° 215 :

Source: Externe
ZENATI Mohamed
Soldat 6e Tirailleurs
Mort pour la France le 21-02-1919

ZENATI Mohammed ould Abdelkader "du 6e RT, Matricule 11859 entré au service (engagé volontaire) le 27/03/1915 à Tunis, fils d'Abdelkader ben Ali et de feue Hachemi Yamina, présumé né en 1891 à Sidi Daho, canton de Mascara département d'Oran. Décédé le 21/02/1919 à l'hôpital général de Valenciennes" (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH précise "mort par accident", le qualifie "non mort pour la France" situe son enrôlement au 27 mai et qu'il était caporal. La base sépulture de guerre le présente comme "Mort pour la France".

Son cas est à rapprocher de deux autres :

Tombe n° 216 :

Source: Externe
HAMIDI Mohamed
Soldat 6e Tirailleurs
Mort pour la France le 21-02-1919

HAMIDI "dit HAMICI" Mohamed du 6e RT, Matricule 9888 classe 1917 subdivision d'Alger, fils de Kaci ben Saïd et de Djaoub Tekfabt Boudjema, né le 15/12/1897 à Douar Akfadou, (Haut Sebaou) décédé à l'hopital général de Valenciennes le 21/02/1919" (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH précise "par accident (asphyxie par immersion)", qu'il était caporal, indique au crayon qu'il venait du 2e Tirailleurs et le qualifie "non mort pour la France". La base sépulture de guerre le présente comme "Mort pour la France".

Tombe n° 288 :

Source: Externe
ALI BEN EL AOUDA
6e Tir.
Mort pour la France le 22-02-1919

"ALI BEN EL HADJI BEN AOUDA Tirailleur de 2e classe au 6e Régiment, matricule 13125, décédé à l'hôpital général de Valenciennes le 22/02/1919." (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH au nom de Ali ben Hadj précise "décédé suite des blessures de guerre", né ca. 1896 à Géryville département d'Oran, y engagé volontaire le 08/02/1916. "Mort pour la France".

 

Il serait étonnant que les morts de ces trois soldats ne soit pas liées, d'autant que le registre de décès contient ceux de 3 soldats allemands prisonniers de guerre décédés également à l'hôpital général :

  • PFEILER Willi du 66e RI 7e Compagnie, né à Thalheim le 30/11/1895, décédé le 21/02/1919 (tombe non trouvée sur volksbund.de)
  • GEIGER Rudolf du 1er régiment bavarois 6e compagnie, né à Tirschenreuth (Bavière) le 2/11/1887, capturé dans la Meuse en mars 1917, décédé le 22/02/1919. Repose au cimetière militaire de Frasnoy, Carré 3 tombe 161.
  • FISCHER Otto du 126e RI né à Calw (Bade-Württemberg) le 13/03/1897, capturé le 16/12/1916 dans la région de Verdun, décédé le le 23/02/1919. Repose au cimetière militaire de Frasnoy, Carré 3 tombe 160.

Le 6e régiment "de marche" de Tirailleurs Algériens (ex 3e régiment mixte de zouaves depuis mai 1918) a été dirigé sur Valenciennes le 24 Janvier 1919, il y relève à partir du 27 le 165e RI parti pour la garde sur le Rhin. Les bataillons sont affectés essentiellement à la surveillance frontalière et au service de place.

Il est fort possible qu'il s'agisse là d'un accident survenu lors de ces travaux d'utilité publiques qu'effectuait le 6e Régiment de Tirailleurs, peut-être la reconstruction d'un pont (voir le décès de Said Ben Guerbi), aidés de prisonniers de guerre. Je n'ai trouvé jusqu'ici aucun document à ce sujet.

Une demande de rectification a été déposée auprès du site MDH concernant les 2 mentions "non mort pour la France" de Zenati et Hamidi.
Une demande de rectification du grade (caporal) a été déposée auprès du pôle de sépultures pour Zenati et Hamidi.


 

 

 

« 
Page précédente De RIVIERE à SOHIER
De ABRAHAM à BERNARD Page suivante  »