◄ De LEGRAND L. à MESLIN

MOHAMED BEN M'AHMED ben Boughanem El Hamami
MONFORT Mathurin
MORTUREUX Léon François
MONTRON Ernest Victrice
MURAT Arnaud
N'GUYEN VAN SUE
OZEAU Jean
PELISSIER Léon
PERRET Claudius
PETIT Marcel Pierre
PHAM VAN LONG

De PIGUET à RIBLIER ►

 

Tombe n° 211 :

Source: Externe
MOHAMED BEN MOHAMED
Soldat 6e Tir.
Mort pour la France le 21-2-1919

MOHAMED BEN M'AHMED ben Boughanem El Hamami est le nom complet de ce soldat dont l'acte de décès enregistré à Valenciennes atteste qu'il est mort le 25/03/1919 à 1h du soir à l'Hôpital Général. Il appartenait au 8e régiment de Tirailleurs Tunisiens, encore appelé à cette date régiment de tirailleurs indigènes, bien que qualifié d'algériens sur l'acte de décès ; matricule au corps 20446, classe 1918, recrutement de Tunis. La fiche MdH précise en outre qu'il est décédé de la grippe (fort probablement celle dite "espagnole").
Les registres matricules de la Tunisie ne sont pas en ligne pour confirmation de la date de naissance évaluée à 1918.

Ni les journaux de marche et opérations, ni l'historique du régiment ne décrivent cette période d'après-armistice, mais il est fort probable que comme le "6e tirailleurs", le régiment s'est vu confier des tâches plus modestes que la poursuite de l'ennemi ou l'occupation de la Rhénanie : la mise à disposition des municipalités pour des travaux d'utilité publique dans les régions libérées qui manquent de tout.

2 demandes conjointes ont été déposés auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du nom, de la date de décès et du régiment.


Tombe n° 279 :

Source: Externe
MONFORD Mathieu
402e ou 201e R.I.
Mort pour la France le 12-12-1919

MONFORT Mathurin né le 05/03/1897 à Plouay-Pont-Alon (Morbihan) de Jean et LE DANFF Marie-Mathurine. Matricule 1444 classe 1917 au recrutement de Lorient, classe recrutée par anticipation en 1916. Initialement ajourné article 18, il est reconnu "bon" le 12 mai 1916 et incorporé au 19e RI le 3/09/1916. Il passe au 129e RI 9e bataillon en février 1917, puis au 201e RI le 28/09/1917.
Il est porté disparu le 28/05/1918 à Vregny (Aisne au N-E de Soissons) :

MMdisparuExtrait du Journal de Marches et Opérations du 201e RI

Pour la seule journée du 28 mai 1918, et pour ce seul régiment le décompte est : 9 tués, 83 blessés et 862 disparus.

Blessé et prisonnier il est dit interné à Soltau dans son état des services. Il décède le 15/12/1918 à Valenciennes d'épuisement suite à ses blessures. Il était alors soigné à la 2de Casualty Clearing Station britannique installée du 16/11/1918 au 23/07/1919 dans l'asile des Petites Soeurs Servantes des Pauvres avenue Duchesnois (actuellement n° 104) à Valenciennes.

L'asile, construit en 1904 et dont les soeurs et résidents avaient été chassé en 1917 pour en faire un hôpital allemand avait été réinvesti par les britanniques. Durant le mois de décembre 1917, 7 soldats français y décéderont, dont 5 qualifiés de "prisonniers de guerre français" (avant l'actuelle numérotation des maisons, les actes de décès attribuent à l'asile le n° 21).

Il n'y a pas de fiche le concernant dans les archives du CICR, prouvant qu'il aurait atteint le camp de Soltau, bien que sa fiche MdH porte la mention "retour de captivité", retour qui à un mois de l'armistice parait bien rapide.

Son nom figure au monument aux morts de Plouay :

MaMPlouay

Une 2e transcription de sa fiche MdH a été réalisée pour corriger le lieu de décès, initialement transcrit "St Rémy" (?)
Deux demandes conjointes ont été déposées auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du nom, du prénom (Mathurin à l'état-civil) et du régiment (201e sans équivoque).


Tombe n° 237 :

Source: Externe
MORTUREUX François
Sergent 21e R.I.
Mort pour la France le 05/10/1914

MORTUREUX Léon François né le 29/01/1890 à Dijon (Côte d'Or) de Jean Baptiste Léon et RAVIER Marie Gabrielle. Classe théorique de 1910, il est inscrit sous le n° matricule 306, classe 1911 au recrutement de Dijon après un sursis d'un an. Incorporé au 21e R.I. le 1/10/1912 il est porté disparu le 4/10/1914. A cette date le régiment prend part à "la course à la mer", durant laquelle les deux armées cherchent à se déborder par l'ouest et finiront bloquées sur les plages de la mer du nord. Le JMO du régiment donne un aperçu de la situation :

JMO 21eRI

Blessé et prisonnier, la soldat de 2e classe Mortureux (et non sergent comme indiqué sur la tombe) sera transféré à l'hôpital auxiliaire n°2bis, Collège de Jeunes Filles, 8 boulevard Pater où selon l'acte enregistré en mairie, il décède la 5/10/1914 à 9h du soir.
Il sera d'abord inhumé dans le cimetière militaire dressé par l'occupant, tombe individuelle (Einzel Grab) n°16, puis transféré lors de la création du carré militaire en 1943.

La famille, sans nouvelles, tente d'en obtenir via la Croix-Rouge, qui ne dispose pas d'information, jusqu'à la parution d'une liste dans La Gazette des Ardennes n°389 du 29-4-17 qui le signale enterré à Valenciennes, ainsi qu'une page d'un registre des décès :

dc7097

Il n'y a pas de nom gravé sur le Monument aux Morts de Dijon, mais le sien figure sur le livre d'or qui y est enfermé.

Deux demandes conjointes ont été déposées auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du grade et de l'ordre des prénoms.

Historique liste dc
Historique du régiment.


Tombe n° 269 :

Source: Externe
MOUTRON Ernest
Soldat 26e R.I.T.
Mort pour la France le 25-8-1914

MONTRON Ernest Victrice né le 12/08/1877 à Andouillé (Mayenne) de Jean Baptiste et RAYMON Julie (et non le 12 avril comme indiqué sur la fiche MdH). Matricule 19 classe 1897 au recrutement de Mayenne, ajourné en 1898 il est incorporé pour 2 ans au 101e RI. Il effectue ensuite deux périodes au 130e RI en 1904 et 1907, puis une 3e au 26e RIT en 1912.

Il est rappelé dans ce dernier régiment à la mobilisation : arrivé le 4/08/1914, parti le 13, il est blessé alors que le régiment tente -avec d'autres forces en nombre très insuffisant- de contenir la première armée allemande qui vient d'envahir la Belgique malgré sa neutralité. Voir le cas de PREVERT sur ce blog.
Soigné à l'hopital auxiliaire n°2 de Valenciennes, Collège de Jeunes Filles, 8 boulevard Pater, où, selon l'acte enregistré en mairie, il décède le 25/08/1914 (jour où Valenciennes est occupé) à 10h du matin.

La famille, sans nouvelles, tente d'en obtenir via la Croix-Rouge, qui ne dispose pas d'information, jusqu'à la parution d'une liste dans La Gazette des Ardennes n°389 du 29-4-17 qui le signale inhumé à Valenciennes, ainsi qu'une page plus tardive d'un registre des décès ; la famille ne sera donc prévenue au mieux qu'en avril-mai 1917 :

Fiche E

R7097

Il est inhumé dans le cimetière militaire créé par les allemands, tombe commune cercueil n°1. Il sera déplacé vers le carré militaire lors de sa création en 1923.

Plaque cimetière allemand
Plaque cimetière allemand 1914 ( cliquer)


Remarque : les confusions sont fréquentes entre "on" et "ou" comme on peut le voir ci-dessus et sur la tombe.


Son nom figure au monument aux morts de La Bigottière (Mayenne).

Une demande de rectification a été déposée auprès du site MdH concernant la date de naissance.

Deux demandes conjointes ont été déposées auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du nom. 


Ernest-Victrice MONTRON avait un frère : Jules Eugène MONTRON, né le 9 mars 1875 à Andouillé (Mayenne) de Jean Baptiste et RAYMON Julie. Matricule 99 classe 1895 au recrutement de Mayenne, ajourné en 1896 il est incorporé au 103e RI en 1897 et libéré en 1898 (article 21, frère [Ernest-Victrice] au service). Il effectue ensuite deux périodes au 130e RI en 1902 et 1905 suivi d'une 3e au 26e RIT en 1910.
Rappelé le 4 août 1914 dans ce dernier régiment, parti au front le 13, il est porté disparu le 25 Août 1914 à Ramillies (Nord), date à laquelle il a semble-t-il été tué.

Comme pour son frère, une recherche est effectuée via la croix rouge, une fiche et une page de registre des décès enregistrés à Ramillies confirmeront le décès (en novembre 1917 !) :

Fiche Jules
Lire +9369 ci-dessus

dc9369
"Les plaques d'identification suivantes [72] ont été transférées par une Inspection d'Etape le 06/09/1917
Leurs propriétaires sont tombés et enterrés à Ramillies dans la fosse commune n° 9.
Détails inconnus."

Son état des services indique une inhumation à Valenciennes Sammelgrab Sarg 1 mais il semble bien qu'il y ait eu confusion avec son frère Ernest-Victrice ci-dessus.

Son nom figure à coté de celui de son frère sur le monument aux morts de La Bigottière.


Tombe n° 294 :

Source: Externe
MURAT Armand
Soldat 366e R.I.
Mort pour la France 24-3-1919

MURAT Arnaud (et non Armand) né le 31/03/1884 à Fabas (Tarn-et-Garonne) de Bernard et DIXIT Marie. Matricule 304 classe 1904 au recrutement de Montauban, il effectue son service au 7e Dragons de 1905 à 1904 suivi de 2 périodes aux 10e et 11e RI en 1910 et 1912.
Rappelé à l'activité le 4/8/1914 au régiment d'infanterie de Montauban (11e RI), il passe au 220e RI en 1916 puis au 366e RI le 6/12/1917.
En février 1919 il est prévu que le régiment alors à Bergues (Nord) soit dissous le 25. En mesure d'exécution les 4e et 5e bataillons seront dirigés sur Valenciennes. Il y décède à l'hopital général le 24/03/1919 (de la grippe dite espagnole).

Son nom figure au monument aux morts de Fabas :

MaM Fabas

  Deux demandes conjointes vont être déposés auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du prénom, déjà rectifié en 2014 sur sa fiche MdH


Tombe n° 263 :

Source: Externe
N'GUYEN VAN SUE
Travailleur indochinois
Mort pour la France le 24-3-1919

N'GUYEN VAN SUE. On sait fort peu de chose sur ce travailleur colonial (présumé) indochinois, seul son acte de décès (où le nom semble orthographié N'GUYEN VAN SUC) lui donne un âge : 28 ans. Il meut le 24/03/1919 à 12h du matin, à l'hopital général de Valenciennes, d'œdème pulmonaire, probablement dû à la grippe qualifiée d'espagnole.

Il faisait certainement partie de ces nombreux travailleurs "coloniaux" dont les archives ne semblent avoir rien gardé, (près de 50.000 pour l'Indochine) venus remplacer une partie des soldats dans leur travail d'origine, et dont le contrat se terminait avec la fin des travaux d'urgence de l'immédiat après-guerre.

J'ai grand'peur que cette page soit- avec sa tombe - le seul endroit qui honore sa mémoire.


Tombe n° 260 :

Source: Externe
OZEAU Jean
Soldat 127e R.I.
Mort pour la France le 24-4-1919

OZEAU Jean né le 6 novembre 1898 à 2h du soir "au village de Chevalerie", La Coquille (Dordogne) de Pierre et DELMART Anne. Matricule 544 classe 1918 au recrutement de Brive(-la-Gaillarde en Corrèze, mais dont l'état des services se trouve à Périgueux-Dordogne). Incorporé par anticipation (à 18 ans et demi) le 3 mai 1917 au 100e RI, il passe au 126e RI en janvier 1918 et au 127e RI le 17/06/1918.
Son état des services le note intoxiqué (gazé ?) le 18 juillet 1918. A cette date le régiment participe à la contre-offensive vers Fontenoy (Aisne)

Histo 127 a
(Extrait de l'historique du 127e RI)

position19180718
Position de la 162e DI (en plus foncé) le 18/07/1918
extrait du site Carto14-18

Selon son état des services, Jean Ozeau, évacué sur une formation sanitaire le 31/01/1919, rejoint le 3 mars. Il pourra donc - bien que n'étant pas de la région - participer à l'entrée du régiment le 1er avril à Valenciennes, pour la première fois depuis 1700 jours.

Histo 127 b
(Extrait de l'historique du 127e RI)

Retour127
(collec. perso)

Évacué de nouveau vers une formation sanitaire le 17 avril, soigné à l'hopital général de Valenciennes, il y décède à un peu plus de 20 ans le 24 avril 1919 à 5h du soir, de congestion cérébrale (maladie contractée en service).

Son nom figure sur le Livre d'Or du Ministère des Pensions de la Coquille, avec une erreur sur la date de naissance reprise sur sa fiche MdH :

LO Ozeau

Jean Ozeau est inscrit au monument aux morts de La Coquille avec l'initiale de son prénom d'usage, Léon, sous lequel il était connu.

MaM Ozeau

  Une demande de rectification de la date de naissance a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes.
  Un lien vers cet article a été adressé en Mairie de La Coquille que je remercie de sa réponse.


Tombe n° 293 :

Source: Externe
PELISSIER Léon
Soldat 24e RI
Mort pour la France le 9-4-1917

PELISSIER Léon né le 6 janvier 1894 à Les Costes-Gozon (Aveyron) de Louis Victor et MAUREL Nathalie. Matricule 391 classe 1914 au recrutement de Montpellier (Herault) mais son état des service est aux archives de l'Aveyron (Rodez-Montpellier).
Incorporé à Villefranche le 1/9/1914 au 24e bataillon de Chasseurs Alpins, il est fait prisonnier le 20 juillet 1915 au Reichakerkopf sur la commune de Stosswihr (Haut-Rhin)

Extrait de l'historique du 24e BCA :

Le 20 juillet, le 24e quitte ses bivouacs de Gaschney [5 km à l'ouest] à 8 heures et se porte sur les pentes ouest du Petit Reichacker, où il se masse en attendant l'heure de l'attaque.
La position est soumise à un violent bombardement par notre artillerie.
De 12h 30 à 13 heures, deux attaques menées par les 1ère et 4e compagnies ne peuvent déboucher, arrêtées par de violents feux de mitrailleuses.
Une troisième attaque de ces deux compagnies parvient enfin à prendre pied sur le sommet du Petit Reichacker, où une soixantaine d'Allemands sont faits prisonniers.
Mais notre artillerie cesse son tir sur le Grand Reichacker, l'ennemi déclenche alors un fort barrage et lance une contre-attaque de ce côté. Nos éléments avancés sont bloqués sur place.
Plusieurs contre-attaques ennemies sont repoussées dans la nuit.

Le journal de marches et opérations comptabilise ainsi les pertes de ce seul jour tous grades confondus : tués 37, blessés 175, disparus 63.

carte

Son état des services le signale interné à Stuttgart puis décédé à Valenciennes le 9 avril 1917 et inhumé au cimetière allemand cercueil 86. Bien que sa fiche MdH le considère "tué à l'ennemi", l'acte de décès dressé en mairie le présente comme un "Prisonnier civil Français numéro 391 né à Les Costes Gazon (Aveyron) décédé à l'ambulance du Lycée Henri Wallon Place de la République".

On dispose pour tenter de suivre son parcours de 9 documents (nombre assez rare) : pages de registres constitués par les Allemands et fichés par le CICR, où une ou deux dates peuvent figurer : d'émission par les allemands  (et/ou seulement) de réception par la croix-rouge.

Dates En-tête de page PELISSIER Léon Observations
Vu CR
21.8.15
Français Soldat de 2e classe,
24e bataillon français de chasseurs alpins,
4e compagnie
Réserve Lazarett II Weingarten, balle dans la poitrine gauche.
31.8.15
Vu CR
1.9.15
Hôpitaux en France Chasseur au 24e Chasseurs Alpins, 4e Compagnie "von der Truppe nach Reserve Lazarett Colmar"
[blessure à la] Poitrine.
Vu CR
13.10.15
Évacues du Reserve Lazarett Weingarten vers le camp de Münsingen Pris au Reichsackerkopf né à La Fages (sic).  
15.10.15 Camp de prisonniers de guerre de Münsingen Soldat 2e classe, 24e chasseurs alpins, 4e Cie.
Pris au Reichsackerkopf né à La Fages (sic)
Évacué le 4.10.15 du Reserve Lazarett Weingarten vers le camp de prisonniers de Münsingen.
Vu CR
6.11.15
Lazarett Listen
Frankreich
Soldat 2e classe, 24e Chasseurs Alpins, 4e Cie Venant de Reserve Lazarett 2 Weingarten, vers  le camp de prisonniers de Münsingen.
Vu CR
8.7.16
Camp de prisonniers de Stuttgart 2 Soldat 24e chasseurs alpins Pris au Reichsackerkopf (Alsace)
8.5.17 Liste des arrivées au camp de Limburg an der Lahn 24e Chasseurs Alpins, 4e Compagnie. Capturé en Alsace le 20.9.15
Venant l'hôpital de guerre bavarois, section 62.
Né le 6.1.94 Costagosonne (sic) Proche parent Victor Pelissier Costagosonne (sic)
30.7.17 Gräberliste (tombes) Soldat du 24e Chasseurs Alpins, 4e compagnie Cimetière militaire de Valenciennes cercueil 165.
10.10.17 Totenliste (décès) Soldat du 24e Chasseurs Alpins, 4e compagnie Décédé de maladie à l'hôpital de guerre bavarois de Valenciennes.

L'ensemble des renseignements est cohérent avec une évacuation via Colmar, mais le dernier déplacement reste incompréhensible : un très long chemin vers Valenciennes. A moins que son état de santé ne se soit amélioré, ce qui pourrait expliquer la confusion de l'acte de décès : "prisonnier civil", mais un prisonnier malade qui était rapatrié l'était via la Suisse ....

trajet

Ignorant l'acte de décès enregistré à Valenciennes le 09/04/1917, la famille obtiendra en 1923 un jugement de décès ( pour la même date) transcrit à Les Costes-Gozons le 26 janvier.

Le nom PELISSIÉ Léon figure sur le monument aux morts de Les Costes-Gozon

  Deux demandes conjointes ont été déposées auprès du site "Sépultures de Guerre" et du Pôle des sépultures pour rectification du régiment : 24e BCP et non 24e RI.


Tombe n° 239 :

Source: Externe
PERRET Claudius
Soldat 159e R.I.
Mort pour la France le 27-7-1917

PERRET Claudius né le 7/06/1888 à Pusignan (Isère - Rhone depuis 1967) de Claude et POUILLET Suzanne. Matricule 51 classe 1908 au recrutement de Vienne. Il effectue un service de 2 ans de 1909 à 1911 au 99e R.I.
Rappelé à l'activité le 4/8/1914, il passe au 140e RI en mars 1915, il y est blessé une première fois le 12 juin, puis au 159e RI, 4e bataillon 15e compagnie le 22/09/1915. Il est blessé le 20/06/1916 à Viroy (Meuse) au cuir chevelu.

     Dans la nuit du 20 au 21 [octobre 1916], il [le régiment effectue une] relève dans les sous-secteurs si mouvementés de Biaches et La Maisonnette.
A peine installé, le régiment doit résister à une attaque de l'ennemi, qui déjà se sent étouffer dans la tenaille de fer et de feu dans laquelle les armées alliées l'enserrent chaque jour davantage. Il veut se donner de l'air et frappe des coups de bélier un peu au hasard pour essayer de se dégager de notre étreinte. Le 21 octobre, à 14 heures, après une préparation d'artillerie comme il sait en faire, il fonce sur nos lignes. Le 4e bataillon, dans le sous-secteur de Biaches, l'oblige un instant à se terrer sous le feu de ses mitrailleuses et de ses grenades. Mais peu à peu, les munitions s'épuisent et finalement la tranchée de première ligne est prise en un point... Dans une compagnie,
[194 hommes] il ne reste pas 30 fusils
Extrait de l'historique du 159eRI

19161021 4Bat
Extrait du Journal de Marche et Opérations du 159RI

Biaches

Les pertes à la fin de la journée du 21 sont de 33 tués, 98 blessés, 106 disparus.

     Claudius PERRET est fait prisonnier à Biaches (Somme) le 21/10/1916 et, selon son état des services, interné à Wahn ; il décède "de maladie" le 27 juillet 1917 à l'hôpital Bavarois de Valenciennes. Inhumé au cimetière militaire créé par les Allemands, cercueil 269, il sera transféré dans l'actuel carré militaire lors de sa création en 1923.
Il n'y a pas d'acte de décès enregistré en mairie, depuis la mi-juillet 1917 (le 14 ?) l'occupant ne transmet plus les décès survenus dans ses hôpitaux. La famille obtiendra un jugement du tribunal de Vienne en 1921, transcrit à Pusignan le 12/12/1921.

Entre-temps la famille s'adresse à la Croix-Rouge pour obtenir des renseignements ; bien qu'il soit indiqué "pris près de Verdun", ce qui n'est pas le cas, cette fiche le concerne et les renseignements envoyés par sa mère confirment sa présence à Wahn.

FicheR

Le nom PERET Claudius figure au monument aux morts de Puzignan.


Un autre cas "exemplaire", (de la confusion régnant entre tombes et documents) celui de la

Tombe n° 265 :

 

 Source: Externe
PETIT Marcel
Soldat, 27e R.I.T.
Mort Pour la France le 1-9-1914

 

     Rien d'étonnant à trouver une fiche "Mort pour la France", sauf qu'il y en a deux ! Les prénoms diffèrent, après rectification, les dates et lieux de naissance et décès sont identiques, mais les lieux de transcription de ces derniers différent :

 

MPLF Petit MMLA    MPLF Petit MP

 C'est à partir des registres de décès que l'on découvre qu'il s'agit de deux soldats différents :

 

PETIT Marcel Pierre apparaît bien dans le registre de Valenciennes en 1914, acte N°563 dressé le 2 septembre 1914 :

 

"Le premier Septembre mil neuf cent quatorze, une heure du soir, Marcel PETIT, soldat au 27e régiment territorial d'infanterie, 8e compagnie, matricule 174, classe 1899, (sans autre renseignements) est décédé à l'ambulance du collège de jeunes filles, boulevard Pater, 8, canton est, ....."

 

    Probablement a-t-il été blessé le 25 Août lorsque la 8e Cie du 2nd Bataillon cherche à se dégager de Valenciennes devant la progression ennemie. La compagnie embarque à Le Cateau vers Amiens le lendemain.

 

JMO 19140825

 

L'acte de naissance (n°6) à La Bosse (Sarthe) le 29 juillet 1879 de Marcelle (sic) Pierre, fils de Louis Joseph PETIT et de Louise MEDAR ainsi que son ESS à Mamers confirment les données de la fiche.

Bien entendu, sans nouvelle, la famille a tenté d'en savoir plus via la Croix-Rouge. On trouve pas moins de 6 fiches à son nom, suite à enquète : on le croit à Wurzburg, où il n'est pas (une lettre du soldat PETIT Pierre conservée en témoigne). Son épouse renouvelle ses demandes en donnant un maximum d'information. On peut espérer qu'une réponse lui a été donnée dès que le Comité à obtenu l'information suivante le 21 octobre 1916 :

 

DC 5788

 


Sinon, c'est avec la Gazette des Ardennes du 29 avril 1917
dont dispose le CICR mais qui n'est pas distribuée en France libre que l'on apprend son inhumation à Valenciennes.

Son nom figure pourtant dès 1915 sur la plaque apposée dans le cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) où étaient enterrés les militaires (Allemands et Alliés)

 

PETIT MaMStRoch
(cliquer)

 


 


C'est bien à Châtillon-sur-Seine que l'on retrouve (acte n°156 du 23/10/1918) la transcription du décès de :

 

PETIT Marcel Marie Louis Albert "...sergent, 6e Compagnie , 27e régiment d'infanterie, n° matricule 07085, né le 6/01/1889 à Champeix (Puy-de-Dôme) domicilié en dernier lieu à Pontailler-sur-Saône (Côte-d'Or) décédé au secteur Ouest du Mont Cornillet près de Reims, le 17 avril 1917 à six heures. Mort pour la France ; lieu d'inhumation inconnu..." le lieu de résidence est rectifié dans le même acte : Châtillon-sur-Seine.
L'acte de naissance à Champeix confirme les données de l'acte de décès : les parents sont PETIT Louis Albéric et MENETRIER Jeanne Léopoldine.
L'ESS révèle que le sergent PETIT, classe 1909, matricule 374 au recrutement d'Auxonne, était avocat et qu'il avait déjà été blessé, d'un éclat d'obus à la tête, au bois de Baugny (Meuse) le 11 octobre 1914.

 

Il s'agit donc bien de deux soldats distincts, une demande de rectification a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes concernant PETIT Marcel Marie Louis Albert. Le souci, une fois celle-ci réalisée, sera la mise à jour des sites de généalogie qui ont exploité ces données sans vérification.

 


 Tombe n° 261:

 

Source: Externe
PHAM VAN HANG
Travailleur indochinois
Mort pour la France en 1919

     C'est l'un des travailleurs indochinois restés bien après l'armistice et qui est - probablement- décédé de la grippe espagnole (la version officielle est "bronchopneumonie") à l'hôpital militarisé de Valenciennes le 13 juillet 1919. Ses 2 fiches MDH1 et MDH2 sont les seuls document officiels dont on dispose avec l'acte de décès (vue 127, n°501) enregistré à Valenciennes.
Le nom est PHAM VAN LONG 1ère Compagnie, groupe 130, né en 1889 à Jengia, Thanh Hoa, Tonkin, actuel Viet-Nam. (peut-être Canton de Au-Do) Je n'ai pas trouvé la localisation de Jengia (Zengia ?) : un lieu de la circonscription de Thanh Hoa dans une version phonétique altérée du mot ? Peut-être Yen Giao.

 

Une demande de rectification du nom et de la date a été déposée auprès du Pôle des sépultures de guerre.

 

 

◄ De LEGRAND L. à MESLIN

MOHAMED BEN M'AHMED ben Boughanem El Hamami
MONFORT Mathurin
MORTUREUX Léon François
MONTRON Ernest Victrice
MURAT Arnaud
N'GUYEN VAN SUE
OZEAU Jean
PELISSIER Léon
PERRET Claudius
PETIT Marcel Pierre
PHAM VAN LONG

De PIGUET à RIBLIER ►