◄ De BERSON à CARPENTIER

CASTELAIN Paul Alfred
CAUDOUIN A.
COLIN Germain Ghislain
DE VOGEL Alphonse
DELAUNAY Désiré Maxime
DEVEZE Séraphin Lucien Honoré
DORISON Marcel
DUTERTRY Victor Pierre
ESNAULT Louis François
FAVERGEON Ernest Paul

De FERRAND à GRICH ►

 

Tombe n° 274 :

Source: Externe
CASTELAIN Paul
Gendarme 1ère Légion de Gendarmerie
Mort pour la France le 21-8-1914

CASTELAIN Paul Alfred né le 3/09/1882 à Arques(Pas-de-Calais) de Désiré Joseph et MONTSAURET Marie Eugénie. Matricule 3095 classe 1902 à St-Omer, il est incorporé au 1er Bataillon d'Artillerie à Pied le 15 novembre 1903 pour un service militaire de 3 ans dont il sort maréchal des logis. Nommé gendarme à pied à la 2ème Légion de Gendarmerie en 1908 (Somme, Aisne, Ardennes), il est gendarme à Quiévrechain (Nord), en août 1914. Il est tué devant la gare de Blanc-Misseron (sur le territoire de la commune de Crespin) le 24 Août 1914 à 10 heures "d'une balle au front".

Gare BM
Source : bibliothèque municipale de Valenciennes


Il appartient alors à la 1ère Légion de Gendarmerie (Nord, Pas-de-Calais), et tente avec les territoriaux sur place de la seule 84e division territoriale, de contenir la première armée allemande qui vient de traverser la Belgique, neutre, donc réputée inviolable, tandis que le Corps Expéditionnaire Britannique recule.

carto19140824
(extrait de la carte du jour sur le site carto14-18)

Il est inhumé au cimetière de Crespin (et figure dans le registre des décès sous le nom de Castelin) avant d'être transféré dans le carré militaire de Valenciennes en 1923.

L'historique de la 1ère LG et celui de la Gendarmerie relatent l'arrivée des Allemands, ainsi que le sort réservé aux gendarmes CASTELAIN et LEGROS.

Historique Page 6

Le gendarme LEGROS Emile a également été inhumé au cimetière de Crespin.

Il n'y a pas de fiche de recherche de la famille auprès du CICR puisqu'il habitait la commune voisine. Cependant une fiche rappelle que son nom est paru dans la Gazette des Ardennes du 11/06/1916 dans la liste du cimetière de Crespin, le nom de LEGROS figure sur cette liste.

Son nom figure au monument aux morts de Quiévrechain :

MaM

 


Tombe n° 286 :

Source: Externe
CAUDOUIN A.
Mort pour la France en 1914-1918

CAUDOUIN A. n'est retrouvé tel qu'écrit dans aucune des recherches, y compris les registres de décès. Probablement un soldat, les victimes civiles ont une plaque mentionnant leur état.
     Durant la période d'occupation les noms ont été repris à partir des papiers militaires, mais durant la courte période de l'invasion du Valenciennois fin août 1914, régnait souvent la plus grande confusion et l'empressement à inhumer. Une erreur d'orthographe du nom faute de document, avec une transmission orale souvent approximative, est envisageable.
Beaucoup de B(e)audo(u)in, quelques (G/J)audouin qui ne correspondent pas ont été examinés, sans que ce puisse être exhaustif ; cependant le soldat suivant pourrait être celui recherché :

  •  GONDOUIN Abel Bernard Félicien Emile né le 20 juin 1898 à Busloup, canton de Morée, Loir-et-Cher, de Théophile et ARMORISON Marie. Matricule 1033 au recrutement de Blois, de la classe 1918, il est incorporé le 3 mai 1917 et passe au 7e régiment d'infanterie, 6e compagnie le 25 février 1918. Il est porté disparu le 24 avril 1918 à Hangard-en-Santerre (Somme) ; officieusement prisonnier en Allemagne le 1er mai 1918, son nom figure par deux fois dans les registres de décès du camp de Limburg :

    Gondouin dc Limburg a

    Gondouin dc Limburg bOn remarquera la confusion entre le 7eRI et la 131e Division

    Il fait partie des 3 soldats figurant dans les registres de décès du CICR avec en commun d'être décédés au Kriegslazarett (Hôpital Militaire) de Valenciennes et inhumés au cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) fin juillet-début août 1918.

    liste

    Liste établie le 3 janvier 1919 par le Zentral-Nachweise-Büro (Bureau central de vérification) ; on imagine l'attente des familles, d'autant que les résultats demandent à être précisés : je traduis tel que rédigé :
    • GOND(O/A)NIN ? Abel, soldat au 7e RI, 6e Compagnie, 131e Division d'infanterie. Né le 20/06/1898 à Susloih. Fermier. Décédé le 26/07/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, des suites d'une balle dans la poitrine, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1592.  No de dossier 29365/W.

         Peut-être est-ce lui qui se trouve dans cette tombe du carré militaire créé en 1923, cependant, faute de date sur celle-ci (alors que les registres du CICR la précisent à chaque fois), rien ne permet d'affirmer qu'il y est enterré

    Source: Externe

    Il est cité à l'ordre du régiment le 2/8/1919 pour des faits du mois d'Avril : Croix de guerre avec étoile de bronze

    JORF 19200213
    Journal Officiel du 13/02/1920



    Son nom figure au monument aux morts de Busloup

 


Tombe n°235 :

Source: Externe
COLIN Germain
Victime civile
Mort pour la France le 03-04-1917

COLIN Germain Ghislain né à Marpent (Nord) le 30 janvier 1899, de Florimond Gustave et COQUELET Marie Alix. C'est un civil (de 18 ans) que l'occupant a déplacé pour travailler. Son acte de décès à Valenciennes mentionne simplement qu'il réside rue Bucherlotte (sic). La plaque de sa tombe le dit "Mort pour la France", il semble que ce soit la seule fois où cette mention est portée.
Il existe une fiche dans les archives du CICR, conduisant à une liste de décès :

Colin 9489

Son nom figure au monument aux morts de Marpent.

MaM Marpent

 


Tombe n° 283 :

Source: Externe
DE VOGEL Alphonse
Prisonnier civil
Mort pour la France le 9-04-1917

DE VOGEL Alphonse, né à Thielrode (Digerau) le 23/12/1896, de Théophile et DE VOS Anna Coleta Maria.
Autre civil déplacé dont l'acte de décès enregistré en mairie de Valenciennes précise :
"Prisonnier civil Belge né à Digerau (Flandre occidentale) le 23/12/1896, décédé à l'ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République, le 9 avril 1917."

     Les registres du CICR d'août 1917 confirment qu'il a été initialement inhumé dans le carré militaire allemand, (ce qui n'en fait pas un soldat) cercueil 164 ; il sera déplacé en 1923 lors de la création de l'actuel carré militaire.

C 5807


Tombe n° 303 :

Source: Externe
DELAUNAY Désiré
Soldat 21e R.I.T.
Mort pour la France le 25-8-1914

DELAUNAY Désiré Maxime né le 16 Novembre 1874 à Barentin (Seine-Inférieure) de Léon Désiré et CARON Françoise. Matricule 772 classe 1893. Initialement dispensé "article 21" comme fils unique de veuve, il effectue une année au 24e RI en 1895-96, puis sa mère étant décédée en 1897, une seconde année au 39e RI. Après deux périodes au 39e RI en 1901 et 1904 et une troisième au 21e RI en 1911, il est rappelé au 21e RIT à la mobilisation générale.
Arrivé le 13 août, il est tué "à l'ennemi" le 25/8/1914 à Orchies (Nord) : le 21e régiment d'infanterie territoriale faisait partie du très mince rideau de forces alliées opposées aux armées allemandes arrivant par la Belgique malgré sa neutralité.
"La tâche confiée aux Territoriaux était visiblement au-dessus de leurs forces, car le front à garder était immense, et l’extrême nécessité explique seule que le Commandement ait eu recours à un pareil expédient."

Voir le cas de ABRAHAM du 21e RIT pour les combats d'Orchies.

L'information de son décès parviendra à Pavilly (Seine-Maritime) qui fera la transcription le 15/9/1914. Il n'y a pas d'acte de décès disponible à Orchies, la ville ayant été incendiée par représailles en septembre 1914 (voir sur ce même blog La destruction d'Orchies ). Quelques rares copies seront réutilisées en 1923 pour tenter de reconstituer le registre.

Son nom figure dans le livre d'or de Pavilly et sur le très beau monument aux morts de la commune :

MaM Pavilly


Tombe n° 250 :

Source: Externe
DEVEZE Séraphin
Soldat 116e B.C.P.
Mort pour la France le 24/04/1918

DEVEZE Séraphin Lucien Honoré né le 12/09/1895 à Roquemaure (Gard) de Gilles Guillaume et TIOLLE Marie Charlotte. Matricule 1403 classe 1915 il est en réalité incorporé le 17/12/1914 au 7e bataillon de Chasseurs (Alpins). Il passe au 116e Bataillon de Chasseurs (Alpins) où il est mitrailleur, lors de la création de celui-ci le 6/05/1915. Il est porté disparu le 29 mars 1918 lors de la bataille de l'Avre à La Neuville-Sire-Bernard (Somme) ; il est en fait blessé et prisonnier.

La Neuville SB
Cliquer pour la carte actuelle

On pourra lire dans le Journal de Marche du bataillon le récit de la journée du 29/03/1918


     Il décède le 24 avril 1918 dans "un lazaret division B" (B Gefangenen Abteilung), situé à Valenciennes où il était soigné. Il n'y a pas d'acte dans les registres de cette ville, l'occupant ne communicant plus les décès à l'administration municipale, ce qui nécessitera un jugement transcrit le 12/06/1920 à Montfaucon (Gard).

Les archives du CICR conservent deux documents, l'un sur sa capture (et une improbable séjour au camp de Limburg qu'il n'atteindra jamais), l'autre sur son décès :

Pr80864

DC10879

Son nom figure au monument aux morts de Montfaucon (Gard)

Une demande de rectification du régiment ("alpin", non "à pied") a été déposée auprès du pôle des Sépultures


Tombe n° 246 :

Source: Externe
DORISON Marcel
Soldat au 27e R.I.T
Mort pour la France le 27/04/1915
(Date exacte de décès rectifiée en 2014)

Ce cas a été traité en détail sur ce même blog


Tombe n° 229 :

Source: Externe
DUTERTRY Victor
26e R.I.T.
Mort pour la France en 1914-1918

DUTERTRY Victor Pierre né le 29/12/1875 à Ernée (Mayenne) de Constant Joseph et PILORGE Marie, Matricule 991 classe 1895. Ajourné en 1896 et 97, il effectue un an de service au 102e RI dont il sort en septembre 1899. Après 2 périodes d'exercices en 1902 et 1905 au 130e RI, puis au 26e RI en 1910, il est rappelé au 26e RIT à la mobilisation ; parti au front le 13 août 1914, il est tué le 24 août 1914 à Crespin (Nord) où le régiment d'infanterie territoriale tente de contenir la première armée allemande qui vient de traverser la Belgique, pourtant neutre. (voir le cas d'Abraham sur ce même blog)  Inhumé à Crespin, son corps sera déplacé en 1923 dans l'actuel carré militaire de Valenciennes.

Bien qu'un acte de décès ait été dressé à Crespin, resté toute la guerre en territoire occupé, il faudra en 1917 un jugement du tribunal de Mayenne pour officialiser celui-ci, probablement sur la base des informations délivrées en 1916 par la Croix-Rouge : (la tombe était indiquée dans la Gazette des Ardennes du 11 juin 1916, mais celle-ci était inaccessible aux Français de la zone libre)

Fiche cicr

Son nom figure au monument aux morts de Larchamp (Mayenne).

MaM Larchamp

Une demande de rectification du nom, transcrit DUTERTAY, a été déposée auprès du site "Mémoire de Hommes".
    Une demande va être conjointement déposée auprès des sites SdG et Pole des sépultures pour la mise à jour de la date de décès.


Tombe n° 251 :

Source: Externe
ESNAULT Louis
Soldat 335e R.I.
Mort pour la France le 29-4-1918

ESNAULT Louis François né le 17/02/1885 à Noëllet (Maine & Loire) de Louis et BRUNEAU Sophie. Classe 1905 matricule 789, incorporé au 135e RI le 9/410/1906 pour un service de 2 ans.
Après 2 périodes au 135e RI en 1911 puis au 335e RI en 1913, c'est à ce dernier régiment qu'il est rappelé à la mobilisation générale, 5e bataillon (après les 4 Btn du 135e), 18e compagnie. Fait prisonnier le 11/04/1918 à Rouvrel, il décède le 29 du même mois au KriegsLazarett de Valenciennes, ambulance n°22 précise sa fiche Mémoire des Hommes.

Le 24/01/1918 il avait été cité à l'ordre du régiment, ce qui lui avait valu la croix de guerre :
Soldat modèle très intelligent, au front depuis le début de la campagne. S'est plusieurs fois distingué, notamment le 29 juin 1917 à la cote 304 en se portant à l'assaut des positions ennemies.

Le JMO du régiment retrace les opérations sur la cote 304 (cliquer pour suivre le lien)

JMO 19170628

 

Lorsque Esnault Louis est fait prisonnier, le régiment est au sud-est d'Amiens, à l'issue de la journée le Journal de Marches et Opérations comptabilise pour la troupe : 12 tués, 305 disparus et 85 blessés auxquels s'ajoutent 14 officiers blessés ou tués.
Sa famille s'inquiète auprès de la Croix-Rouge :

Fiche CICR 2

Le plus surprenant est (serait) une carte venant du camp de prisonniers de Limburg, où il est fort peu probable qu'il ait été détenu entre le 11 et le 29 avril. C'était certainement sa destination s'il avait survécu à l'amputation. Il n'y a pas d'information à Valenciennes sur son décès, depuis 1917 l'occupant ne transmettait plus les déclarations en mairie, ce qui nécessitera en 1921 un jugement du tribunal de Segré.
Les 3 renvois de la fiche (notés "+") aux registres du CICR font état de son décès à Valenciennes, confirmant la blessure à la jambe reçue au front et l'amputation, ainsi que son inhumation au cimetière d'honneur de Valenciennes :

Dc03

Dc02

dc01

Son nom figure au monument aux morts de Noëllet :

MaM Noellet

Une demande de rectification du régiment (335e RI et non RIT), a été déposée auprès du site "Mémoire de Hommes".


Tombe n° 281 :

Source: Externe
FAVERGEON Ernest
Caporal-Clairon 27e R.I.T
Mort pour la France le 4-9-1914

FAVERGEON Ernest Paul né le 29/01/1874 à Chatenay (Seine, maintenant Chatenay-Malabry, Hauts-de-Seine) de Charles Jules et LEQUET Léontine Marguerite. Matricule 4501 classe 1894, il débute son service en 1895 au 4e BCP. Clairon en 1896, il passe au 75e RI en 1897 où il passe caporal, jusqu'en 1898. Après 2 périodes au 115e RI en 1901 et 1908, il est rappelé au 27e RIT 3e Bataillon 9e compagnie en Août 1914.

Son État des Services le signale disparu à Valenciennes le 25/8/1914, jusqu'à ce qu'une liste officielle allemande le signale décédé le 4 septembre 1914 et inhumé au cimetière militaire de Valenciennes. Son acte de décès confirme le lieu : Hôpital Militarisé canton sud, et précise 9h du matin.

Le Journal de Marche et Opérations du régiment retrace le parcours du 3e bataillon lors de ces journées.


Il existe deux fiches de la croix-rouge dont l'une au nom de Favergeos, renvoyant à un extrait de la Gazette des Ardennes du 29/04/1917 pour le lieu d'inhumation et à la liste de décès dont il est fait état ci-dessus, qui précise "E" Grab. : tombe individuelle.

DC7031

 

 Son nom figure au monument aux morts de Châtenay-Malabry.

 

 

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CAUDOUIN A.
COLIN Germain Ghislain
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