« 
Page précédente (de LALANDRE à PERRET)
(de ABRAHAM à CAO VAN XUAN) Page suivante  »

 

     J'ai déjà abordé le thème à propos des carrés militaires, français (105 noms), russes et britanniques, puis du cimetière allemand créé pendant la guerre. Dans le premier sujet, je n'ai fait que citer (et photographier) les plaques lues sur les tombes, même si pour quelques-unes j'avais déjà eu l'occasion de demander rectification.

     Le hasard de la recherche dans les registres du CICR m'ayant fait découvrir trois noms de prisonniers de guerre décédés à l'hôpital militaire allemand de Valenciennes durant la guerre, je passe maintenant en revue, parfois avec une certaine surprise, les informations disponibles sur les soldats français du carré militaire.

     Le site officiel "Sépultures de Guerre" reprend simplement les noms, ainsi que régiment et date de décès quand ils figurent. Il faut donc chercher dans les fiches des "Morts pour la France" quand on en trouve avec ces pauvres informations de départ. On peut alors compléter avec les États Signalétiques et des Services et acte ou jugement de décès (original, transcription) disponibles aux archives départementales quand ces documents sont accessibles.

     Les soldats décédés en Août 1914 (22) sont victimes des combats auxquels ont pris part les rares troupes françaises du secteur qui faisaient face à l'envahisseur, notamment à Crespin. S'y ajoutent 9 autres inhumations jusqu'en décembre.

On compte également :

  •  7 décès en 1915
  •  1 en 1916
  • 11 en 1917
  • 17 en 1918
  • 20 en 1919
  •  9 en "1914-1918"

Ainsi que 8 sans information mais qui passent pour être de la seconde guerre mondiale (avéré pour quelques-uns), ainsi qu'un soldat belge décédé en 1940.

      Même si Valenciennes n'a plus été le lieu de combats durant la guerre, les civils qui ne manquaient pas de se rendre sur les tombes des soldats Français (ou tel que mon père d'assister à leur enterrement comme enfant de chœur) en ont été les témoins.

Je tente de rendre hommage à ceux qui sont "un peu oubliés" en publiant au fur et à mesure de mes investigations, jetant parfois une bouteille dans la mer du web, en espérant ....

 


 

Je commence avec un cas "exemplaire", celui de la
Tombe n° 265 :

 Source: Externe

PETIT Marcel, Soldat, 27e R.I.T.
Mort Pour la France le 1-9-1914

 

     Rien d'étonnant à trouver une fiche "Mort pour la France", sauf qu'il y en a deux ! Les prénoms diffèrent, après rectification, les dates et lieux de naissance et décès sont identiques, mais les lieux de transcription de ces derniers différent :

MPLF Petit MMLA    MPLF Petit MP

 C'est à partir des registres de décès que l'on découvre qu'il s'agit de deux soldats différents :

PETIT Marcel Pierre apparaît bien dans le registre de Valenciennes en 1914, acte N°563 dressé le 2 septembre 1914 :

"Le premier Septembre mil neuf cent quatorze, une heure du soir, Marcel PETIT, soldat au 27e régiment territorial d'infanterie, 8e compagnie, matricule 174, classe 1899, (sans autre renseignements) est décédé à l'ambulance du collège de jeunes filles, boulevard Pater, 8, canton est, ....."

    Probablement a-t-il été blessé le 25 Août lorsque la 8e Cie du 2nd Bataillon cherche à se dégager de Valenciennes devant la progression ennemie. La compagnie embarque à Le Cateau vers Amiens le lendemain.

JMO 19140825

L'acte de naissance (n°6) à La Bosse (Sarthe) le 29 juillet 1879 de Marcelle (sic) Pierre, fils de Louis Joseph PETIT et de Louise MEDAR ainsi que son ESS à Mamers confirment les données de la fiche.

Bien entendu, sans nouvelle, la famille a tenté d'en savoir plus via la Croix-Rouge. On trouve pas moins de 6 fiches à son nom, suite à enquète : on le croit à Wurzburg, où il n'est pas ( une lettre du soldat PETIT Pierre conservée en témoigne). Son épouse renouvelle ses demandes en donnant un maximum d'information.  On peut espérer qu'une réponse lui a été donnée dès que le Comité à obtenu l'information suivante le 21 octobre 1916 :

DC 5788


sinon, c'est avec la Gazette des Ardennes du 29 avril 1917
dont dispose le CICR mais qui n'est pas distribuée en France libre que l'on apprend son inhumation à Valenciennes.

Son nom figure pourtant dès 1915 sur la plaque apposée dans le cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) où étaient enterrés les militaires (Allemands et Alliés)

PETIT MaMStRoch

 



C'est bien à Châtillon-sur-Seine que l'on retrouve (acte n°156 du 23/10/1918) la transcription du décès de :

PETIT Marcel Marie Louis Albert "...sergent, 6e Compagnie , 27e régiment d'infanterie, n° matricule 07085, né le 6/01/1889 à Champeix (Puy-de-Dôme) domicilié en dernier lieu à Pontailler-sur-Saône (Côte-d'Or) décédé au secteur Ouest du Mont Cornillet près de Reims, le 17 avril 1917 à six heures. Mort pour la France ; lieu d'inhumation inconnu..." le lieu de résidence est rectifié dans le même acte : Châtillon-sur-Seine.
L'acte de naissance à Champeix confirme les données de l'acte de décès : les parents sont PETIT Louis Albéric et MENETRIER Jeanne Léopoldine.
L'ESS révèle que le sergent PETIT, classe 1909, matricule 374 au recrutement d'Auxonne, était avocat et qu'il avait déjà été blessé, d'un éclat d'obus à la tête, au bois de Baugny (Meuse) le 11 octobre 1914.

Il s'agit donc bien de deux soldats distincts, une demande de rectification a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes concernant PETIT Marcel Marie Louis Albert. Le souci, une fois celle-ci réalisée, sera la mise à jour des sites de généalogie qui ont exploité ces données sans vérification.

 


 Tombe n° 261:

Source: Externe
PHAM VAN HANG travailleur indochinois
Mort pour la France en 1919

     C'est l'un des travailleurs indochinois restés bien après l'armistice et qui est - probablement- décédé de la grippe espagnole (la version officielle est "bronchopneumonie") à l'hôpital militarisé de Valenciennes le 13 juillet 1919. Sa fiche MDH est le seul document officiel dont on dispose avec l'acte de décès (vue 127, n°501) enregistré à Valenciennes.
Le nom est PHAM VAN LONG 1ère Compagnie, groupe 130, né en 1889 à Jengia, Thanh Hoa, Tonkin, actuel Viet-Nam. Je n'ai pas trouvé la localisation de Jengia (Zengia ?) : un lieu de la circonscription de Thanh Hoa dans une version phonétique altérée du mot ? Peut-être Yen Giao.

Une demande de rectification du nom et de la date a été déposée auprès du Pôle des sépultures de guerre.

 


 Tombe n° 272 :

Source: Externe
PIGUET L.
Mort pour la France en 1914-1918

 

     PIGUET Louis Hippolyte est né le 24/10/1897 à St Amour (Jura) de Jules Marie Victor et BACHELARD Jeanne Marie, matricule 993 de la classe 1917 à Lons-le-Saunier, il est incorporé avec celle-ci par anticipation le 8 janvier 1916 au 5e Bataillon de Chasseurs à Pied et passe au 67e BCP 6e compagnie le 19/02/1917.

Il est blessé à Chevreux près de Craonne, Chemin des Dames le 3 juin 1917.

Chevreux

 

Puis cité à l'ordre du bataillon le 26/01/1918 :

Piguet Citation

Il est fait prisonnier le 12/07/1918, probablement avec ceux du Bois du Billot près de Moreuil (Somme), actuel Bois des couleuvres.

PG Bois du Billot

Bois du Billot

PIGUET PG


Probablement blessé, il décède au Kriegslazarett 122 de Valenciennes le 8 septembre 1918.

Il n'y a pas d'acte de décès à son nom à Valenciennes, l'occupant ne transmettant plus à cette époque les informations à l'état-civil. Ses actes de naissance et de décès (transcription du 15/10/1920) à St-Amour ne sont pas disponibles.

    Si l'on peut aujourd'hui dérouler la chronologie, il n'en était pas de même au moment du décès. On trouve en effet dans les fiches du CICR une demande de renseignement faite le 22 janvier 1919 par Melle Léa PIGUET. Peut-on imaginer la détresse de la famille sans nouvelle 6 mois après le décès, la Croix-Rouge ne trouvant rien au camp de Limburg. Espérons qu'ils ont été avertis avant la transcription de 1920.

  • Sa fiche "Mort pour la France" sur le site Mémoire des Hommes.
  • Son État Signalétique et des Services fait état de la Croix de Guerre étoile de bronze.
  • Son nom figure au monument aux morts de St-Amour.

 

Une demande a été déposée auprès du Pôle des sépultures pour que la plaque de la tombe comporte prénom, date et régiment.


 Tombe n° 248 :

Source: Externe
PLANTIN Antoine Soldat 12e Chasseurs à cheval
Mort pour la France le 21/04/1918

 

 PLANTIN Antoine Laurent est né le 28/06/1891 à Simiane (basses-Alpes) d'Auguste et de ARNAUD Caroline. De la classe 1911 il est engagé volontaire pour 3 ans le 16/08/1909 au 13e Régiment de chasseurs à cheval. Nommé brigadier, réengagé à partir du 16/8/1912 au 12e RCC pour un an, puis pour un second. Parti aux armées à la mobilisation, il est blessé au combat du 7/8/1914 à Champey (Meurthe et Moselle) et cité à l'ordre du régiment.

ESS citation 1


Maréchal des Logis en 1915, Croix de guerre avec étoile de bronze en juillet 1915, il cité à l'ordre du 67eRI, auquel le 1er escadron du 12e RCC a été associé, la 12e DI ne disposant pas initialement de cavalerie divisionnaire, dans l'opération du 12 Août 1917.

12eDI 1917


Croix de guerre avec 2 étoiles de bronze.

ESS citation 2


     Il est porté disparu le 31/03/1918 à Grivesnes (Somme). L'avis du ministère du 16/5/1918, précise officieusement qu'il est prisonnier.

12DI 19180330


L'enquête auprès de la Croix-Rouge le signale décédé au Lazaret de Valenciennes le 21/04/1918, son ESS indique qu'il y a été inhumé au cimetière des Héros. (Ehrenfriedhof dans les documents allemands.)

CICR Plantin

Il n'y a pas d'acte de décès dans les registres de Valenciennes, les Allemands ne communicant plus l'information. La transcription faite à Simiane le 7/12/1921 n'est pas disponible en ligne.

Le décret présidentiel du 4/10/1919 lui attribue la croix de guerre avec palme à titre posthume.

JORF 19191119


Son nom figure au monument aux morts de Simiane-la-Rotonde.


Tombe n° 276 :

Source: Externe
POIRRIER C.
Mort pour la France en 1914-1918

     On ne pouvait pas démarrer avec moins d'information. A ces nom et initiale ne correspondent que 3 soldats morts pour la France qui n'ont pas été faits prisonniers ni déclarés disparus et dont le lieu de décès est clairement exprimé. Même constatation parmi les prisonniers recensés par le site de la Croix-Rouge (45 avec ces références) dont seuls 3 sont décédés en captivité sans que rien n'indique que ce soit à Valenciennes ou environs. Si le nombre de réponses augmente avec la recherche sur la variante POIRIER C. (32 sur Mémoire des Hommes, voire plus avec un second prénom) aucun ne correspond au lieu d'inhumation. Les variantes POIRIEZ/POIRRIEZ/POURRIER n'apportent rien de plus.

Pour le moment ce soldat est un inconnu avec pour seul élément de mémoire un nom de famille sans certitude.


Tombe n° 284 :

Source: Externe
POURCELLE Paul
15e Section Infirmiers Formation Sanitaire
Mort pour la france le 26-4-1918

 

POURCELLE Paul Isidore est né le 14/01/1888 à Lille de Théophile et CARDINAEL Léonie. Matricule 1427 classe 1908 à Lille, il fait son service dans les Sapeurs-Pompiers.

Rappelé le 2/8/1914 à la 1ère Section d'Infirmiers Militaires, puis à la 15e SIM ; il est porté disparu à Hangard(-en-Santerre) "lors de la prise de ce village par l'ennemi" d'après son ESS qui donne la date du 12 Août (1917), alors le combat débute le 12 avril 1918, qui s'accorde mieux avec la date de décès du 26 avril. Son décès ne sera notifié que le 10/10/1918.
Récit du Capitaine Delvert (source BNF) :

Delvert

     Ces douze journées du 13 au 25 Avril, au milieu des nappes de gaz asphyxiants, ont causé de lourdes pertes au régiment, le 165e RI : 29 officiers, 89 sous-officiers, 840 caporaux et soldats sont tués, blessés (181 hommes seront intoxiqués et devront être évacués) ou disparus dont le chef de bataillon Delache (cité ci-dessus) fait partie.

Paul POURCELLE apparait 3 fois dans les liste de décès du CICR, sans apporter plus de précision quant à sa capture ; cette version décrit cependant les causes du décès

11718
Soldat à la 15e Unité Sanitaire, né le 14.1.1888 résidant à Lille, - décédé le 26.4.1918
à la suite d'une amputation de la cuisse droite à l'hôpital de guerre de Valenciennes.
- Enterré dans le cimetière d'honneur de cette ville.

Il est déclaré Mort pour la France : sa fiche MDH confirme les circonstance du décès.

Son nom figure au monument aux morts d'Haubourdin (Nord).

 


Tombe n° 220 :

Source: Externe
PREVERT Alfred Soldat 26e R.I.T
Mort pour la France le 24-8-1914


PREVERT Alfred Alexandre
est né à Courberie (Mayenne) le 01/10/1878 d'Etienne et RIOULT Victoire. Matricule 562 classe 1898 à Mayenne, il effectue son service au 102e RI. Rappelé au 26e Régiment d'Infanterie Territoriale à la mobilisation, il est tué le 24 Août 1914 à Crespin (Nord) et y est inhumé avant de l'être dans le carré militaire de Valenciennes.

Le 84e Division d'infanterie Territoriale (25, 26, 27 et 28emes RIT) ne pouvait espérer repousser la 1ère armée allemande arrivant par la Belgique -dont tous les plans français adoptés estimaient que la neutralité serait respectée- et qui repousse le petit Corps Expéditionnaire Britannique (en orange sur la carte ci-desous). Le désavantage est si net que douaniers et gendarmes feront également le coup de feu. L'état-civil de Crespin -première ville après la frontière- a dédié un registre particulier aux 51 morts (dont 45 du 26eRIT) de cette journée.

carto19140824
(extrait de la carte du jour sur le site carto14-18)

Historique du 26e RIT.

Il est déclaré Mort pour la France : sa fiche MDH

Son nom figure sur la plaque d'église faisant office de monument aux morts de Courberie, maintenant Lassay-les-Châteaux.

 


 Tombe n°231 :

Source: Externe
QUESNE Casimir Soldat du 26e RIT
Mort pour la France le 15-10-1914

QUESNE Casimir Joseph né à Courcité (Mayenne) le 28/09/1873 est l'ainé des 7 enfants d'Isidore et MAITRE Anne. Classe 1893 il fait son service en 1894 au 102e RI. Rappelé lors de la mobilisation au 26e Régiment d'Infanterie Territoriale, 3e bataillon, 9e Compagnie, il est déclaré Mort pour la France le 18 octobre 1914 à l'hôpital auxiliaire n°2a, sis au Collège de Jeunes filles, 8 Boulevard Watteau (actuel Collège Watteau) de Valenciennes (en territoire occupé depuis près de 2 mois). Son acte de décès (n°688) est disponible à l'état-civil de cette ville.

    Les recherches effectuées auprès du Comité International de la Croix-Rouge par son épouse et le curé de Courcité indiquent dans une première réponse du 17/12/1914 qu'il est porté disparu de sa compagnie le 9 octobre au combat de Mouchy les Aeillettes qui pourrait être Douchy les Ayettes, au sud d'Arras.

En réalité à cette date le 3e Bataillon recule en retardant l'ennemi qui tente de le déborder sur la route de Ransart à Monchy-aux-Bois, plus à l'ouest que Douchy, et à la gauche de laquelle se tient le 3e bataillon ; il y aura probablement été blessé, capturé et soigné à Valenciennes. La journée du 9/10 aura coûté 5 officiers et 637 hommes au régiment.

19141009
carte complète des positions sur carto14-18


Une autre réponse du CICR à la famille indique également la capture à Solesmes le 25/8 de Quesne Joseph du 26RIT, date à laquelle le régiment faisait effectivement face à la 1ère armée allemande (voir le parcours de PREVERT Alfred ci-dessus).

    Il faudra cependant attendre la parution de l'information dans l'une des listes de "soldats inhumés derrière le front" par la Gazette des Ardennes du 29 avril 1917 pour que le CICR communique la nouvelle aux demandeurs le 16 juin de la même année.

Son nom figure sur la plaque apposée dans le cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) où étaient enterrés les militaires (Allemands et Alliés)

plaque

Sa fiche sur le site Mémoire des Hommes

Son nom figure au monument aux morts de Courcité :

courcité

 

Une demande a été déposée auprès du pôle des sépulture pour la rectification de la date de décès.


 Tombe n° 233 :

Source: Externe
RECOURT Eugène Soldat 7e R.I.T.
Mort pour la France le 25/10/1914

RÉCOURT Eugène est né le 11/10/1879 à Eperlecques (Pas-de-Calais) d'Albéric et DELHELLE Marie. Classe 1899, il effectue son service au 127eRI. Rappelé au 7e Régiment d'Infanterie Territoriale (2e bataillon, 6e compagnie, 1re section) lors de la mobilisation, il décède le 25/10/1914 à l'Hôpital Auxiliaire n°2bis de Valenciennes.

     On n'a pas de détail sur sa capture ni sa blessure : le Journal de Marches et Opérations du 7eRIT, comme souvent dans les JMO de cette période, ne donne pas d'information précise. Seul l'Historique du régiment reconstitue les faits, alors que le celui-ci était affecté à la défense du camp retranché de Calais. Dès le recul des Allemand sur la Marne, il faut placer entre eux et la mer un "rideau de troupes pour donner l'illusion" que les forces françaises y sont déjà concentrées.

 Le 25 septembre 1914, un bataillon de marche avait été formé à Calais. Un premier détachement, comprenant la 1ère et la 2e compagnie, avec la première section de mitrailleuses, est dirigé avec des éléments du 5e territorial, sur Douai, sous le commandement du chef de bataillon Bricout, du 7e. Il prend part aux combats de septembre et d'octobre, devant Douai, à Hénin-Liétard et à Beaumont et est capturé presque en entier par un ennemi infiniment supérieur en nombre. Le 27 septembre 1914, les deux autres compagnies du bataillon de marche (6e et 7e) partent sur Tournai avec la deuxième section de mitrailleuses, sous le commandement du chef de bataillon Caron, du 5e territorial, et participent aux combats livrés au nord de Lille, notamment à Lesquin. Ces deux détachements ont été particulièrement éprouvés.

C'est donc dans l'action au Nord de Lille que RÉCOURT Eugène aura été blessé et capturé.

     Comme toujours dans le cas de soldats décédés en territoire occupé, la famille tarde à recevoir des informations ; il y a 3 fiches au CICR : n'ayant plus de nouvelle depuis le 2 octobre 1914, Mme Récourt à Wisques questionne la Croix-Rouge.

L'une des réponses, dont on espère qu'elle a précédé la date de communication écrite, donne des précisions sur le lieu et sur le fait que le cercueil (n°18) a été déposé en fosse commune.

Réponse Récourt

La référence (+7152) correspond à l'une des multiples listes de soldats inhumés (Gräberliste),

DC 7152

Information qui est de la même époque que la parution dans la Gazette des Ardennes d'une liste de "Soldats Français inhumés derrière le front" le 29 avril 1917, mais qui n'est pas accessible aux Français du territoire non occupé.

Il a été déclaré Mort pour la France : (fiche MDH)

Son nom figure aux monuments aux morts de Wisques et d'Eperlecques


 Tombe n° 259 :

Source: Externe
RENAUD Joseph Soldat 6e Tir.
Mort pour la France 14-2-1919

RENAUD Joseph Marie Grégoire : tout est dit et illustré sur le blog familial.


Tombe n° 227 :

Source: Externe
RENAULT Joseph Soldat 6e R.I.T.
Mort pour le France le 24-8-1914

 

RENAULT Joseph Michel Florentin René, né le 1/10/1876 à Larchamp (Mayenne) de Florentin et PORTAIS Marie, Matricule 877 classe 1896 a effectué son service au 103e RI puis au 2e Régiment d'Infanterie de Marine. Rappelé à la mobilisation il est affecté au 26e Régiment d'infanterie territoriale qui se trouve confronté à l'avance de la 1ère Armée allemande, alors que la défense du secteur était plus que légère le long de la frontière, la Belgique -neutre- ne devant pas être envahie selon les plans français. (voir carte ci- dessus, parcours du soldat PREVERT).

Sa fiche Mémoire des Hommes le signale décédé à Crespin le 24 Août 1914.
Il n'y a cependant pas d'acte à ce nom dans le registre spécial de Crespin pour ce jour où le 26eRIT y subit de lourdes pertes (44 morts), mais on y trouve celui-ci :

AD RENAULT Crespin
qui est sans conteste (malgré une inversion nom/prénoms due probablement à des documents abimés) celui de RENAULT Joseph. C'est d'ailleurs à ce même nom déformé que l'on trouve une fiche du CICR renvoyant vers une liste parue dans la Gazette des Ardennes N°206 du 11 juin 1916 qui relève les soldats inhumés originellement à Crespin. Il ne semble donc pas qu'une enquête ait été demandée durant la guerre : peut-être la famille a-t-elle été avertie rapidement par un camarade de combat.

Son nom figure au Monument aux Morts de Larchamp :

MaM_Larchamp

 


Tombe n° 238 :

 Tombe
RIBLIER Alcide Soldat 233e RI
Mort pour la France 3-8-1918

RIBLIER Alcide Octave André, né le 21 août 1897 au Chènedouit, canton de Putanges, arrondissement d'Argentan, département de l'Orne, de Louis Auguste Isidore et DUFAY Maria Zoé. De la classe 1917, matricule 455 au recrutement d'Argentan, il est incorporé le 7 janvier 1916 au 5e RI, passe au 36e RI le 11 novembre 1916, puis au 233e RI, 23e Cie le 17 août 1917.
Il est tout d'abord porté disparu au combat de Corgy le 12 juin 1918 :

JMO p99 sur 167

Gorcy


      Déclaré prisonnier (depuis le 8 juin) en Allemagne sur les informations reçues de la mairie de Chènedouit qui avait entamé des recherches auprès du CICR, le comité, près avoir mentionné qu'il a écrit "par" Limbourg qu'il était malade le 17 juin, reçoit une nouvelle demande d'information de M. Pierre Riblier à Paris le 7/10/1918, pour apprendre ensuite qu'il est décédé le 3 août 1918 à Valenciennes.

  • A-t-il réellement été prisonnier au camp de Limburg, qui l'aurait renvoyé au Lazarett de Valenciennes et pourquoi ?? Son état signalétique et des Services indique qu'il est décédé dans ce camp .....
    Son nom figure bien sur les listes de décès de Limburg du 10 octobre, avec toutefois quelques inconnues, comme son lieu de capture :

    Riblier LimburgIl figure sur une liste de décès émise en Janvier 1919 :

    13045

    • RIBLIER Alcide, soldat au 233e RI, 2e Compagnie, né le 21/08/1897 au Chedenedouit, Orne. Agriculteur. Décédé le 03/08/1918 à l'hopital militaire de Valenciennes, suite à une blessure au poumon, enterré au cimetière d'honneur de Valenciennes, tombe 1597.  No de dossier 29365/W.
  • Son nom figure sur le monument aux morts de Chenedouit :

    MaMChenedouit


Tombe n° : 228

Source: Externe
RIVIERE Charles Soldat 7e R.I.T.
Mort pour la France 9-5-1918

RIVIERE Charles né le 03/12/1886 à La Chapelaude (Allier) de Blaise et DECHET Marie. Classe 1906 matricule 1203, il effectue son service militaire au 139e RI ; rappelé à l'activité le 9 juin 1915 il est affecté à la maison Courbaise à Maurs (extraction du tanin du bois de châtaignier), puis à la poudrerie de St Thomas. Affecté au 3e RI le 01/07/1917, puis au 7e RI le 13/03/1918, il est porté disparu au combat de Hangard le 24 avril 1918.

Hangard
Le JMO du régiment le 24 Avril est visible ici
L'Historique du 7eRI (qui cite le nom de Rivière) ici.

En réalité prisonnier, blessé et soigné à Le Quesnoy (Nord), il y décède  le 09/05/1918.

CICR Rivière
Soldat au 7e régiment d'infanterie, 131e division d'infanterie,
né le 06/12/1886 à la Chape-Claude, décédé le 09/05/1918
  suite à un éclat d'obus dans la cuisse droite
à l'hôpital de guerre bavarois de Le Quesnoy.
Enterré au cimetière municipal local.
(source CICR)

Son nom figure au monument aux morts de La Chapelaude.

MaM Chapelaude

 Une demande a été déposée auprès du pôle des sépultures pour la rectification du régiment.


Tombe n° 298 :

Source: Externe
RIVIERE Hippolyte Soldat 21eRI
Mort pour la France 20-1-1915

 

RIVIERE Hippolyte né le 23/10/1881 à Valay (Haute-Saône) de Jean Baptiste et LAPRET Marie. Classe 1901 matricule 1013, il effectue son service au 109e RI. Rappelé au 21eRI à la mobilisation, parti le 6/9/1914 il est fait prisonnier le 4 ou 5/10/1914 à Ronchin (59) au sud de Lille, lors de l'encerclement de la ville par les troupes allemandes qui - cherchant à déborder nos troupes par l'Ouest - remontent vers la côte belge.

JMO 19141005


Blessé par balle, il est soigné à l'Hôpital Auxiliaire n°2 de Valenciennes que les allemands ont investi le 24 Août ; ambulance initialement française située au lycée de jeunes filles, boulevard Pater. Il y décède le 20 janvier 1915, et est inhumé au cimetière St Roch, carré militaire construit par l'occupant, tombe n°25. Les communications à travers le front étant inexistantes, la famille a tenté les démarches habituelles auprès de la Croix-Rouge. Il semble qu'il ait fallu attendre juillet 1917 pour que le décès leur soit communiqué alors que l'acte d'état-civil avait été dressé en mairie.

7152

Son nom figure au monument aux morts de Valay :

MaM Valay


Tombe n° 221 :

Source: Externe
ROMME Jean-Marie Soldat au 26e R.I.T.
Mort pour la France le 24-8-1914

 

ROMMÉ Jean-Marie Ernest né le 16/03/1878 à Averton (Mayenne) de Clément et BOUVIER Marie, classe 1898 matricule 386. Il effectue son service militaire au 102e RI. Rappelé au 26e Régiment territorial d'infanterie à la mobilisation, il est tué le 24 août 1914 à Crespin (Nord) et inhumé dans le cimetière municipal.
(Voir les détails de l'affrontement à Crespin dans le parcours ci-dessus du soldat PREVERT)


      L'acte de décès à l'état-civil de Crespin, ainsi que la fiche du CICR sont établis au nom de RAUMET Jean ou J. Marie. Il ne semble pas qu'il y ait eu de recherche menée par la famille, la seule fiche de la croix-rouge renvoie vers une liste parue dans la Gazette des Ardennes N°206 du 11 juin 1916 qui relève les soldats inhumés originellement à Crespin.

Son nom figure au monument aux morts d'Averton :

MAM Averton
Site : Pierres de Mémoire


  Tombe n°295 :

Source: Externe
ROSSET Jacques Soldat 15e R.I.T.
Mort pour la France le 24-8-1914

ROSSET Jacques Joseph, né le 14 juillet 1875 à Larchamp (Mayenne) de Louis François et FOUCHER Françoise. Classe 1895 matricule 1180, il effectue son service au 102e RI. Rappelé à l'activité  le 1er Août 1914, et parti le 12 avec le 26e Régiment d'Infanterie Territoriale, il est tué à Vieux-Condé, Rue Castiau,  le 24 août 1914 (acte de décès établi en mairie). Il y est probablement inhumé jusqu'àprès la guerre lorsqu'est créé le carré militaire de Valenciennes. (Voir les détails de l'affrontement à Crespin dans le parcours ci-dessus du soldat PREVERT).

La famille le pense disparu vers le 13-26 Août, peut-être à Dinant, c'est Louis Bailleul, vicaire de son domicile, Fougerolles du Plessis, qui demande des informations à la croix-rouge, et c'est finalement lui qui avertira du décès dont on sait pas comment il en a pris connaissance (peut-être par un compagnon d'arme). Il est cité au tableau d'honneur de l'Historique du 26e RIT.

Son nom figure au monument aux morts de Fougerolles du Plessis :

MaM Fougerolles

Une demande a été déposée auprès du pôle des sépultures pour la rectification du régiment.


 Tombe n°224 :

Source: Externe
ROYER Vital soldat 26e R.I.T
Mort pour la France le 15-7-1915

ROYER Vital Eugène François né le 21 août 1878 à St Georges le Gaultier (Sarthe) de Vital et TETU Henriette. Classe 1898 matricule 322, il effectue son service au 103e RI. Rappelé au 26e R.I.T. à la mobilisation, il est tué le 24 août 1914 à Crespin. (Voir les détails de l'affrontement à Crespin dans le parcours ci-dessus du soldat PREVERT).

Une enquête sera demandée auprès du CICR par la famille et l'Union des Femmes de France à Paris où il réside depuis 1902, qui pensent qu'il a disparu près de Bapaume le 26 août. Le comité répond d'abord qu'il a été blessé et porté disparu le 22 août dans la région de Condé-sur-l'Escaut. Ce n'est qu'avec la parution le 11/06/1916 des listes de soldats inhumés derrière le front allemand par la Gazette des Ardennes que la famille apprendra la nouvelle le 7/08/1916.
Inhumé initialement à Crespin, il sera après la guerre transferré dans le carré militaire de Valenciennes.

Son nom figure au Livre d'Or de Paris XIIIe :

Royer LO Paris13

Une demande a été déposée auprès du pôle des sépultures pour la rectification de la date de décès.


Tombe n°289 :

Source: Externe
SAID BEN GUERBI Soldat 6e tir.
Mort pour la France le 18-12-1918

SAID BEY GUERBI né vers 1897 à Alger (Algérie) fils de Karbi et de feue Fatna, célibataire est décédé à l'Hospice de l'Hotel-Dieu le 18 décembre 1918 à 10h du matin. Aux maigres informations de son acte de décès dressé en mairie de Valenciennes, sa fiche de mémoire des Hommes n'ajoute rien qu'une confirmation sur le nom : SAID BEY GUERBI.

Le "6e tirailleurs" s'est vu confier -selon son historique- des tâches plus modestes que la poursuite de l'ennemi ou l'occupation de la Rhénanie : la mise à disposition des municipalités pour des travaux d'utilité publique dans les régions libérées qui manquent de tout.
Le 6e régiment "de marche" de Tirailleurs Algériens (ex 3e régiment mixte de zouaves depuis mai 1918) a été dirigé sur Valenciennes le 24 Janvier 1919, il y relève à partir du 27 le 165e RI parti pour la garde sur le Rhin. Les bataillons sont affectés essentiellement à la surveillance frontalière et au service de place.

Gare

 Une demande a été déposée auprès du pôle des sépultures pour la rectification du nom.


  Tombe n°300 :

Source: Externe
SAINT PAUL Georges Caporal  42e R.I.C.
Mort pour la France le 1-7-1916

SAINT PAUL Georges Emile né le 28/04/1889 à St Michel (Aisne) de Apollinaire et HANNEVART Marie. Classe 1909 matricule 1298 à Valenciennes où ses parents sont installés. Caporal au 42e régiment d'infanterie coloniale 20e compagnie, il est tué aux Loges, commune de Beuvraignes dans la Somme le 01/07/1916 à 12h30. Peu d'informations à son sujet, faute de Journal de Marches et Opérations de cette période, et d'Etat Signalétique et des Services disparu dans la tourmente de mai 1940 et très partiellement reconstitué.

Son nom figure au monument aux morts de Valenciennes et à l'entrée du cimetière St-Roch sur le monument aux morts de la paroisse St-Nicolas :

MaMStNic

 


Tombe n°290 :

Source: Externe
SALLES Elie sergent 7e R.I.
Mort pour la France le 29-5-1918

SALES Elie Louis né le 2 octobre 1890 à Cambayrac (Lot) d'Abel et LAVERGNE Françoise. Classe 1910 matricule 96 au recrutement d'Agen, incorporé en septembre 1911 au 7e Régiment d'Infanterie, passé sergent le 5/10/1913, il est rappelé au 7eRI le 1 Août 1914.

L'Etat Signalétique et des Services est très peu documenté sur son parcours entre son arrivée au corps le 3/8/1914, sa disparition le 24/04/1918, l'avis officieux (du ministre) le déclarant prisonnier en Allemagne le 3/5/1918 et celui de décès "dans un lazaret de guerre" le 29/05/1918 (en l'occurence celui de Valenciennes), mais garde heureusement les citations du sergent :

Citation1
A l'ordre du régiment, 18/07/1916

Citation2
A l'ordre de la division, 20/07/1916

Citation3
A l'ordre de la division, 02/08/1917

citation4
A l'ordre du régiment, 23/10/1917

On peut lire dans le Journal de Marche et opérations du 7eRI le déroulement de la journée du 24/04/1918 page 28/116.

Au journal officiel du 23 novembre 1920 parait une dernière citation : croix de guerre avec palmes.

 JORF 19201123

    Il n'y a pas moins de 6 fiches de recherche à son nom dans les dossiers du CICR. Il faut dire que l'occupant avait à partir d'avril 1918 beaucoup d'autres sujet d'inquiétude que le mécontentement de la croix-rouge à qui dans le cas présent on ne peut reprocher d'avoir enquêté, ainsi par exemple un prisonnier de Darmstadt, Georges CAJET témoigne : "Je l'ai quitté le 25 avril à Cayeux", c'est début août qu'apparait enfin son nom dans une liste de décès, c'est une dernière enquête à Valenciennes le 14/10/1918 qui permettra d'avertir la famille.

totenliste
Sergent au 7e régiment d'infanterie, 11e Compagnie,
décédé le 29.5.18 en raison d'une blessure à une côte (Rippe)
à l'hôpital militaire de Valenciennes
enterré au cimetière du lieu.

     La blessure était plus grave qu'une simple côte brisée, puisqu'un autre document indique lungenentzündung : pneumonie.

Son nom figure au monument aux morts de Cambayrac :

MaM Cambayrac

Une demande a été déposée auprès du pôle des sépultures pour la rectification de l'orthographe du nom.


Tombe n°241

Source: Externe
SCHIBIAGNE Paul
Brigadier au 105e R.I. ou  2e Chass. d'Afr.
Mort pour la France le 14-2-1919

SCHEBIAGUE Paul Gaston est né à Bordeaux (Gironde) le 16 janvier 1894 à 5h du matin de SCHEBIAGUE Jeanne. Engagé volontaire pour 3 ans au 5e Régiment (de cavalerie) des Chasseurs d'Afrique le 8/02/1913 à Libourne, classe 1912 puis 1913 matricule 510 au recrutement de Périgueux (Dordogne). Il passe au 2e RCA en octobre 1913, au 1er Régiment Léger à sa création début juin 1916 et repasse le 21 du même mois au 2e RCA. Nommé brigadier au 3e escadron en 1917. Cet escadron cantonnera à Saint-Amand les-Eaux en Janvier 1919. Il décède de blessures par éclats d'obus suivies de fièvre typhoïde à l'asile des Petites Soeurs des Pauvres, 22 avenue Duchesnoy à Valenciennes le 14 février 1919.

Il s'était marié à Bordeaux le 30/04/1918 avec DUVAL Marie Suzanne.

Son état signalétique et des Services énonce sa citation à l'ordre du régiment ; à la date du fait rapporté, le 3e escadron participe à la prise de Vervins (Aisne):

citations

 

Il n'y a pas de Journal de Marche et Opérations du 2e RCA, mais l'Historique est disponible sur Gallica.

Il semble que son nom ne figure sur aucun monument aux morts.

Une demande de rectification des informations (nom, régiment, recrutement) a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes et du Pôle des sépultures de guerre.

 


 Tombe n° 230

Source: Externe
SOHIER Victor soldat 412e R.I.
Mort pour la France 21/08/1918

SOHIER Victor Marie né le 5 avril 1884 (Côtes d'Armor, ex-Côtes du Nord) de Louis Marie et LALLICAN Jeanne Marie. Classe 1904 matricule 1326 au recrutement de St-Brieuc, il effectue son service militaire au 71e RI.
Rappelé à l'activité lors de la mobilisation au 247e RI, il passe au 412e RI le 16/9/1917. Lors de la 3e bataille de Picardie, il est blessé à la cuisse droite par éclats d'obus et capturé le 19 Août 1918. Probablement se trouve-t-il au sud de Lassigny, non loin de l'Ecouvillon.

19180819

Il décède le 21/08/1918 à l'hôpital de campagne allemand de Le Quesnoy (Nord) où il a été transféré; il n'y a de ce fait pas d'acte de décès en mairie. Inhumé au cimetière local, il est déplacé à Valenciennes lors de la création du carré militaire du cimetière St-Roch.
Il avait épousé VIET Anne Marie Françoise à Loudéac le 11/10/1910.

Son nom figure sur la liste des disparus du Journal de marches et opérations 412e RI qui pour cette seule journée du 19 Août perdra 51 tués, 174 blessés et 45 disparus.

Disparu

Les registres de la Croix-Rouge énoncent les conditions de son décès :

CICR
Sohier Victor, soldat au 412e régiment d'infanterie,
décédé le 21 août 1918 des suites d'une blessure
par éclat d'obus à la cuisse droite,
à l'hôpital de campagne de Le Quesnoy.
Enterré au cimetière militaire du dit, tombe 217.

Les registres matricules d'origine de St-Brieuc, probablement détruits par fait de guerre, ont été remplacés par des fiches nominatives de contrôles reconstituées ; celle de Victor Marie Sohier garde par chance la trace de sa citation à l'ordre du 247e RI :

citation

Son nom figure au monument aux morts de Loudéac,

MaM Loudéac


mais également à la Nécropole Nationale de Noyon, où il aurait une tombe, carré G n°38 - source: Sépultures de Guerre.
Une demande de rectification de la date de naissance a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes 
Une demande de vérification a été déposée auprès du site "Sépultures de Guerre".
J'ai créé une fiche complète sur le site MémorialGenWeb, en signalant le doublon des tombes, et en ai fait le signalement en mairie de Loudéac.


 Tombe n°253

Source: Externe
TAILLAUD
Mort pour la France en 1914-1918

     Difficile de démarrer avec moins d'information ! D'autant que la première recherche n'a révélé aucun TAILLAUD sur Mémoire des Hommes. Il aura fallu croiser de nombreuses sources, notamment les archives de la Croix-Rouge, dont le classement des fiches confond généralement les AN avec les AU (probablement une question d'écriture manuscrite). L'hypothèse la plus probable à ce jour est celle-ci :

TAILLANT Joseph Jean né le 29 juillet 1881 à St Féliu d'Avall (Pyrénées-Orientales) de Jean et CANALS Hortense. Si l'on n'a nulle part encore la preuve de son inhumation à Valenciennes, - la constitution du carré militaire n'étant pas établie, d'autres venant par exemple de le Quesnoy - son Etat Signalétique et des Services signale qu'il a été blessé au combat de Chauny (Aisne) le 6 avril 1918 et présumé prisonnier, ce que reprend sa implicitement sa fiche MdH en ajoutant qu'il est décédé le 29 septembre 1918 à Bruay-sur-l'Escaut (Nord), à 5km de Valenciennes, après donc 6 mois et demi de soins dans un hôpital de guerre allemand. Le livre d'or de St Féliu d'Avall reprend les dates et lieux de décès.

Il existe 2 fiches aux archives du CICR, confirmant la date de disparition ("au recul de Soucy") et la ville du demandeur.

De la classe 1901, matricule 515 à Perpignan, il effectue son service au 122e RI. Après 2 périodes d'exercices au 53e RI en 1909 et 1910, il est mobilisé en août 1914, et passe au 363e RI le 9/9/1917. La copie intégrale de l'acte de jugement du 8/7/1922 valant acte de décès est en attente.

Son nom figure au Monument aux Morts de St Féliu d'Avall, lequel est entouré de 6 plaques de noms de soldats restitués aux familles.

Une demande de rectification des informations (nom, régiment, recrutement) sera déposée auprès du site Mémoire des Hommes, ainsi que du Pôle des sépultures de guerre et du site Sépultures de Guerre.


  Tombe n° 297 :

Source: Externe
TISON Gilbert Soldat 294e R.I.
Mort pour la France le 23.3.1917

TISON Gilbert né à Trévol (Allier) le 8/07/1881 de Pierre et GOT Catherine. Classe 1901, matricule 2530 au recrutement de Montluçon, il effectue son service au 96e RI. Rappelé à la mobilisation au 121e RI, il passe au 294e RI 8e compagnie le 15 juin 1916. Porté disparu dans la nuit du 29 au 30 septembre 1916 devant Morval, en réalité prisonnier. Deux fiches trouvées au CICR donnent un peu d'éclairage par les pages de registres auxquels elles renvoient :

CICR01
     La date du 13-9-1916 se rapporte à d'autres prisonniers, même si elle lui est attribuée,mais il est déclaré capturé dans la Somme le 27/9 sur ce document du 18 octobre 1916, même si la capture à Morval n'a pu se faire que le 29/9 où le régiment compte 8 tués, 21 blessés et 8 disparus : lire page 6 du JMO.

CICR02
Ce second document, liste de prisonniers dirigés vers camp de Limburg an der Lahn, postérieur à son décès qui ne semble pas encore connu, complète les informations :

TISON Gilbert, Soldat, 294e RI, 8e Cie, fait prisonnier à Morval le 29/03/1916, venant de l'atelier de travail (Arbeitsstätte) de Dury (Pas de Calais, 30km au Nord de Morval),
né le 8/7/1881 à Moulins ; personne à contacter : Mme Henriette née Le(y)marie à Vincennes près de Paris (qu'il avait épousé à Paris-18e le 11/02/1915)


     Il est très improbable qu'il ait rejoint le camp de Limburg. Il décède à l'hopital militaire bavarois de Valenciennes (Ambulance du Lycée Henri Wallon, place de la République) le 23/03/1917 où il est inhumé au cimetière militaire (avis du 21/12/1917).
     L'acte de décès est dressé en mairie de Valenciennes - disponible aux archives départementales (cote 3E 5783, vue 88) - ce qui ne nécessitait pas un jugement, pourtant rendu le 28/10/1921 et transcrit le 29/12/1921 à Paris 18e (acte 1123, cote 18D 298bis).
Il sera déplacé vers le carré militaire français lors de la constitution de celui-ci après la guerre.

Si son nom figure dans le livre d'or de Paris-18e, il ne semble pas figurer sur un monument aux morts.


Tombe n° 262 :

Source: Externe
VU-GIAN Travailleur colonial
Mort Pour la France le 2-7-1919

Comme souvent dans le cas de soldats coloniaux, ou de travailleurs, il n'y a pas beaucoup d'information. L'acte de décès dressé en mairie de Valenciennes nous apprend que :
"VU-GIAN travailleur colonial indochinois, groupe 18, matricule 92, en subsistance au 5e régiment du Génie*, 19e compagnie, matricule de recrutement 227, né en 1895 à Tra-Ly (Tonkin) est décédé  l'hôpital général le 2/07/1919 à 1h du soir".
*ce régiment recueille un soldat isolé dont le corps est éloigné, le nourrit et lui donne sa solde.
Les compagnies du 5e RG, régiment de sapeurs du chemin de fer, sont chargées de rétablir les communications dans les régions libérées.

5RGExtrait de l'historique du 5eRG (source Gallica)

Le lieu de naissance est imprécis, il y a bien dans l'actuel Vietnam la rivière Trà Lý, qui traverse la ville de Thái Bình et sa province ce que la fiche Mémoire des Hommes semble tenir pour acquis dans son en-tête, mais rien n'exclut que le nom soit issu d'une autre province.

 Une demande de rectification de la date de décès a été déposée auprès du site Mémoire des Hommes, ainsi que le signalement de 2 fiches identiques au même nom.


Tombe n° 215 :

Source: Externe
ZENATI Mohamed Soldat 6e Tirailleurs
Mort pour la France le 21-02-1919

ZENATI Mohammed ould Abdelkader "du 6e RT, Matricule 11859 entré au service (engagé volontaire) le 27/03/1915 à Tunis, fils d'Abdelkader ben Ali et de feue Hachemi Yamina, présumé né en 1891 à Sidi Daho, canton de Mascara département d'Oran. Décédé le 21/02/1919 à l'hôpital général de Valenciennes" (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH précise "mort par accident", le qualifie "non mort pour la France" situe son enrôlement au 27 mai et qu'il était caporal. La base sépulture de guerre le présente comme "Mort pour la France".

Son cas est à rapprocher de deux autres :

Tombe n° 216 :

Source: Externe
HAMIDI Mohamed Soldat 6e Tirailleurs
Mort pour la France le 21-02-1919

HAMIDI "dit HAMICI" Mohamed du 6e RT, Matricule 9888 classe 1917 subdivision d'Alger, fils de Kaci ben Saïd et de Djaoub Tekfabt Boudjema, né le 15/12/1897 à Douar Akfadou, (Haut Sebaou) décédé à l'hopital général de Valenciennes le 21/02/1919" (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH précise "par accident (asphyxie par immersion)", qu'il était caporal, indique au crayon qu'il venait du 2e Tirailleurs et le qualifie "non mort pour la France". La base sépulture de guerre le présente comme "Mort pour la France".

Tombe n° 288 :

Source: Externe
ALI BEN EL AOUDA 6e Tir.
Mort pour la France le 22-02-1919

"ALI BEN EL HADJI BEN AOUDA Tirailleur de 2e classe au 6e Régiment, matricule 13125, décédé à l'hôpital général de Valenciennes le 22/02/1919." (acte de décès à Valenciennes).
Sa fiche MDH au nom de Ali ben Hadj précise "décédé suite des blessures de guerre", né ca. 1896 à Géryville département d'Oran, y engagé volontaire le 08/02/1916. "Mort pour la France".

 

Il serait étonnant que les morts de ces trois soldats ne soit pas liées, d'autant que le registre de décès contient ceux de 3 soldats allemands prisonniers de guerre décédés également à l'hôpital général :

  • PFEILER Willi du 66e RI 7e Compagnie, né à Thalheim le 30/11/1895, décédé le 21/02/1919 (tombe non trouvée sur volksbund.de)
  • GEIGER Rudolf du 1er régiment bavarois 6e compagnie, né à Tirschenreuth (Bavière) le 2/11/1887, capturé dans la Meuse en mars 1917, décédé le 22/02/1919. Repose au cimetière militaire de Frasnoy, Carré 3 tombe 161.
  • FISCHER Otto du 126e RI né à Calw (Bade-Württemberg) le 13/03/1897, capturé le 16/12/1916 dans la région de Verdun, décédé le le 23/02/1919. Repose au cimetière militaire de Frasnoy, Carré 3 tombe 160.

Le 6e régiment "de marche" de Tirailleurs Algériens (ex 3e régiment mixte de zouaves depuis mai 1918) a été dirigé sur Valenciennes le 24 Janvier 1919, il y relève à partir du 27 le 165e RI parti pour la garde sur le Rhin. Les bataillons sont affectés essentiellement à la surveillance frontalière et au service de place.

Il est fort possible qu'il s'agisse là d'un accident survenu lors de ces travaux d'utilité publiques qu'effectuait le 6e Régiment de Tirailleurs, peut-être la reconstruction d'un pont (voir le décès de Said Ben Guerbi), aidés de prisonniers de guerre. Je n'ai trouvé jusqu'ici aucun document à ce sujet.

Une demande de rectification a été déposée auprès du site MDH concernant les 2 mentions "non mort pour la France" de Zenati et Hamidi.
Une demande de rectification du grade (caporal) a été déposée auprès du pôle de sépultures pour Zenati et Hamidi.


 

« 
Page précédente (de LALANDRE à PERRET)
(de ABRAHAM à CAO VAN XUAN) Page suivante  »