Lorsqu'est créée en 1917 la Médaille de la reconnaissance Française, il s'agit de, je cite :

Remercier et distinguer les auteurs des actes de dévouement accomplis dans l'intérêt public, à l'occasion de la guerre et pendant la durée des hostilités.

     Les décrets parus au Journal Officiel de la République Française permettent aujourd'hui de retrouver les noms de ceux et celles qui l'ont reçue, malgré le peu d'information que représente la citation.
J'ai déjà traité le JO du 10/02/1924 dans ce blog, je fais de même ici avec celui du 11/03/1923.

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  • 100 noms de récipiendaires des 3 classes : Vermeil, Argent, Bronze,
  • 41 femmes et 59 hommes, tous civils,
  • de 4 départements occupés : AISNE (34), ARDENNES (1), NORD (63), SOMME (1),
    ainsi qu'une civile de PARIS, mais qui ne pouvait que se trouver au nord du front.

J'ai pu les répartir en 3 catégories :

  • Aide aux soldats : essentiellement ceux que la fermeture du front avait isolé de l'armée alliée.
    52 hommes et femmes sont dans ce cas, au moins 82 soldats sont ainsi hébergés et cachés, en ne comptant a minima que 2 pour la mention "plusieurs". (Français, Anglais, Russes).
    Certains ont également obtenu des Britanniques une médaille : The Allied Subjects' Medal, parfois une lettre de remerciements.

    Le maximum semble être le cas de "7 soldats cachés par la même personne durant toute la durée de l'occupation".

    Il s'agit également de jeunes gens désireux de passer par la Hollande pour rejoindre la France libre (non comptabilisés)
     
  • Espionnage dont la détention et le lâcher de pigeons, jusqu'à la possession d'oeufs :
    17 sont dans ce cas.
     
  • Civils condamnés, otages, déportés, exécutés ou décédés : 31.

 

Les voici, en commençant pour chaque catégorie, par les dames :

     Les peines encourues, appliquées avec sévérité comme savait le faire l'occupant, vont de la peine de prison de quelques mois à 20 ans, parfois assortis d'amende (à payer en Marks) ou de la déportation pour plusieurs années, à la peine capitale.

Seuls ceux qui survécurent jusqu'à leur libération peu après l'armistice verront leur temps écourté.

     Quelques cas ont été traités sur ce même blog, auquel cas un lien renvoie vers le sujet (nom souligné et repéré par *) ;
pour d'autres les archives du Ministère de la Défense, de la Croix-Rouge, de la Légion d'honneur permettent d'en savoir un peu plus sur le bénéficiaire, parfois les circonstances.
J'ai ajouté ce que je savais, indiqué sous leur citation, en complétant au fur et à mesure.

C'est parfois TOUTE LA FAMILLE qui est affectée:

  • DEMOULIN de Villers en Cauchies (Nord) : le père décédé en captivité, la fille et deux fils, l'un fusillé, l'autre décédé en captivité.

  • BERTEAUX - BEAUBE de St. Michel (Aisne) : les 2 parents, 2 filles (dont l'une figure au JO du 19/06/1923), un beau-fils. (marqués "¤"). (l'une des filles est traitée avec le JO du 19/06/1923).
    Un fils : BERTEAUX Georges Fernand, né en 1891, mort pour la France à Maricourt le 25/09/1914.

  • ALLIOTTE de Vieux-Condé (Nord) : les deux frères : Victor, arrêté à 15 ans, et Émile. Un 3e frère mort pour la France.

  • CAVALLIER père et fils de Crécy-sur-Serre.

 

Aide aux soldats, département du NORD

  COTTEREAU Mathilde (Mme Veuve, née Guilbert). À Douai (Nord)
  Argent


Pour avoir donné asile à trois soldats français a été emprisonnée par les Allemands à Douai et Valenciennes où elle à subi pendant 13 mois 1917-1918 toutes les rigueurs du régime cellulaire. Pendant sa détention tout ce qu'elle possédait chez elle a disparu.

Mathilde Augustine GUILBERT née le 07/03/1867 à Metz-en-Couture (Pas-de-Calais) de Adolphe et SOILLEUX Valentine, elle avait épousé à Arras le 29/05/1893 Achille Alexis COTTEREAU né le 30/04/1860 à Meaucé (Eure-et-Loir) et décédé à Armentières le 12/10/1906.
 
GRIÈRE Marie-Catherine (Mme Veuve, née Brugnet). Ménagère à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli en août 1914 deux soldats français blessés les a soignés hébergés leur a procuré des vêtements civils et leur a facilité le retour dans les lignes françaises.
 
BRUYÈRE Juliette-Emilienne (Mme, née Bisseux). Herbagère à Fourmies (Nord)
  Vermeil



Pour avoir refusé d'être dénonciatrice a été sauvagement brutalisée par les gendarmes allemands puis pour rébellion condamnée à 2 ans. A son retour de captivité n'a pas craint de s'exposer à nouveau à la fureur de l'ennemi en cachant et hébergeant jusqu'à l'armistice trois soldats évadés.

Née le 28/12/1871 à Laigny (Aine) de Adolphe et PLISSON Eugénie, elle épouse BRUYERE Arcène en 1899 ; le CICR la localise à la prison de Siegburg le 24/08/1916.
 
CAPON Marie-Thérèse-Victoire (Mme, née Bourry). Ménagère a Douai (Nord)
  Bronze Du 1er octobre à fin décembre 1914 a caché un commissaire spécial du service des renseignements bloqué à Douai par l'occupation ennemie au risque d'être punie de prison et même de mort ; n'a pas hésité à le soustraire aux recherches des Allemands jusqu'à ce qu'il ait réussi à s'évader.
*
CARDON Marie-Louise (Mme, née Maton). Ménagère au Cateau (Nord)
  Argent Pour avoir caché et nourri pendant 13 mois un soldat anglais blessé a été condamnée à 20 ans de travaux forcés.
 
DEHAUT Julie-Pauline-Joséphine (Mme, née Fortrie). Ménagère à Roubaix (Nord)
  Argent

Condamnée à deux ans de prison pour avoir recueilli un soldat français. A subi deux années de cellule.

Née à Comines (Nord) le 13/08/1865 de Edouard et HOULIEZ, Julie elle épouse Charles DEHAUT le 06/04/1896 ; sa fiche de recherche au CICR donne les lieux de détention : la forteresse de Siegburg-Brückberg en juillet 1915 puis Düsseldorf (novembre 1916).
 
DEMAJAUX Blanche-Ismérie (Mme, née Gain). À Maubeuge (Nord)
  Bronze A facilité la rentrée en France de plusieurs jeunes gens en a fait évader quatre. Pour ces faits a été condamnée à six mois de prison.
 
DEPEAUX Philomène-Marie-Hélène (Mme, née Lesage). Ménagère à Lille (Nord)
  Vermeil



Ayant donné asile à des soldats français et caché leurs armes lors de la prise de Lille par les Allemands fut dénoncée par un traître et condamnée à mort le 15 juillet 1915 par le conseil de guerre. Après commutation de cette peine subit 26 mois de cellule en Allemagne où elle endura de graves privations qui ébranlèrent sa santé.

Née le 01/07/1966 à Caëstre (Nord) de Pierre et PETITPREZ Catherine. Elle épouse le 17/02/1912 à Lille Augustin Benjamin DEPEAUW de Blaringhem (Nord). En 1916 on trouve son nom sur une liste du CICR à Siegburg, cette même liste où figurent Louise de Bettignies et Jeanne de Belleville, ou Juliette Bruyère dans cette même page, puis à Limbourg a/Lahn en mai 1917. C'est à chaque fois son 3e prénom, Hélène, qui est utilisé.
 
DIBON Adrienne-Zoé-Maria (Mme, née Devriend). Cafetière à Lille (Nord)
  Bronze


Après la prise de Lille en 1914 a recueilli trois soldats français les cacha pendant 6 mois jusqu'au jour de leur départ pour la Hollande. Arrêtée en 1916 pour d'autres faits semblables traduite en conseil de guerre.

Née DEVRIENDT Adrienne Zoé Maria le 02/04/1882 à St-Sylvestre-Cappel (Nord) de Charles et THOORIS Prudence, mariée à François DIBON le 12/06/1909 ; né à Ercé-près-Liffré (Ille-et-Vilaine) le 12/10/1881, celui-ci fera toute la guerre au 50e puis au 207e R.A.C.
La seule fiche aux archives du CICR concerne Maria DEVRIENDT, sans certitude, et ne contient pas d'information de détention.

Elle décède à Cassel le 13 décembre 1937. Hormis la médaille de la reconnaissance française, elle avait reçu la médaille des défenseurs de Lille (guerre 1914-1918), et avait été citée (sans les faits lui valant le conseil de guerre) au JO du 04/16/1920 : Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de
 
LELONG Antoinette-Sidonie (Mme, née Hainaut). Débitante de boissons à Cambrai (Nord)
  Bronze En 1915 a caché un soldat français pendant 8 mois a été pour ce fait arrêtée et emprisonnée du 23 décembre 1915 au 4 janvier 1916.
 
MEUNIER Hortense (Mme, née Fourcherot). À Hautmont (Nord)
  Argent


A caché chez elle d'août 1914 à janvier 1917 un soldat de l'armée britannique a été pour ce fait emprisonnée par les Allemands pendant dix-sept mois à Avesnes et à Valenciennes.
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Elle recevra de la part des Britanniques la médaille d'argent récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes :
The Allied Subjects' Medal
.
 
NOISETTE Angèle-Aurélie (Mme, née Huide). Ménagère à Robersart (Nord)
  Bronze


Le 25 août 1914 a fait preuve d'initiative en signalant à des troupes anglaises un détachement de prisonniers français qui se repliaient et risquaient d'être exposés aux coups de ces derniers. Les a sauvés ainsi d'une mort certaine.

Angèle Aurélie RUIDE, née le 23/01/1894 à Ribeauville (Aisne) de Camille et MENNECHEZ Marie. Mariée à Constant Noisette à Robersart le 05/06/1916.
 
ADAM Fernand-Ghislain (M.) Mécanicien d'auto à Hautmont (Nord)
  Argent



Se trouvant en pays occupé et exempté du service militaire pour infirmité fit passer en Hollande un certain nombre de recrues ayant manifesté le désir de rejoindre leur corps. Dénoncé et arrêté en novembre 1915 subit en Allemagne 3 ans et demi de travaux publics.

Né à Hautmont le 25/12/1890 de Célestin et CANGE Héléna ; décédé à Hautmont en 1969.

ESS ADAMextrait de son Etat des Services

Une fiche aux archives du CICR permet de reconstituer, au moins en partie, ses détentions : Rheinbach en Juil. 1916, Cassel-Wehlheiden en Nov. 1916
 
ALLIOTTE Victor (M.) Mineur au Vieux-Condé (Nord)
  Argent


A, au péril de sa vie, servi de guide à des jeunes gens mobilisables qui désiraient franchir la frontière hollandaise. Arrêté et condamné par les Allemands le 7 décembre 1916 n'a été libéré qu'après l'armistice fin 1918.

Né le 22/04/1901 à Vieux-Condé, de Alfred et HARTTMANN Joséphine, décédé à Vieux Condé en 1968. Sa fiche de recherche au CICR signale qu'il n'a que 15 ans lorsqu'il a été arrêté. Fin juin 1917 il est au camp de Limbourg a/Lahn, transféré depuis la prison de Siegburg. Libéré, il effectue son service militaire au 6e bataillon de Chasseurs à cheval, et participera de mai à octobre 1923 à l'occupation de la Rhur.
  • Son frère Émile, né le 06/01/1895 est également arrêté, les archives du CICR le situent fin mai 1917 au camp de Limbourg a/Lahn, venant du camp de Rheinbach.

Les deux fiches portent la mention "fait prisonnier à Valenciennes le 24/4/1917", indiquant probablement ainsi la date à laquelle ils ont été transférés en Allemagne.

  • Leur frère Jules, né le 18/06/1892, soldat au 91e R.I. est porté disparu au Bois Bollante (Meuse) le 13 juillet 1915. (Sa fiche Mémoire des Hommes). Le jugement de décès sera transcrit le 08/04/1921.
 
BIRON Laurent-Cyprien (M.) Directeur d'école à Cambrai (Nord)
  Bronze Se trouvant à Cambrai pendant l'occupation allemande a caché deux ans un sous-officier français.
 * CARDON Gustave-Arsène (M.) Marchand de volailles au Cateau (Nord)
  Argent En 1914 a été sur le champ de batailles recueillir des soldats anglais blessés en a caché et nourri un pendant 13 mois. Condamné à 20 ans de travaux forcés. Libéré à l'armistice.
 
CARLIER Louis (M.) Marchand de cycles à Flers-en-Escrebieux (Nord) ancien maire de Flers-en-E.
  Bronze

A tenu caché et ravitaillé pendant toute la durée de l'occupation 7 militaires français échappés des mains des Allemands.

Né à Flines les Raches (Nord) le 12/09/1873 de Louis et VILLETTE Marie, conseiller municipal de Flers en Escrebieux, faisant fonction de maire pendant l'occupation. Fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1938. Aucun détail ne figure dans son dossier.
 
DEMAILLY Charles-Eugène (M.) Agent d'assurances à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli et nourri pendant un an demi un soldat du 25° R. I. territoriale.
 
DENIS Alexandre (M.) Chef de chantier aux établissements du Nord-Est à Trith-Saint-Léger (Nord)
  Argent
Condamné à 45 jours de cellule pour avoir ravitaillé des militaires prisonniers.

Il existe au CICR une fiche de recherche à son nom (âge 68 ans) en février 1918 le cherchant à Giessen. L'enquête conclut en avril qu'il n'y a jamais été, étant probablement resté en France occupée.
Il est né le 15/12/1849 à Nantes de Ange et KERVADEC Thérèse. La demande au CICR était déposée par sa soeur, Carmélite.
 
DEVENELLE Jean-Louis (M.) Maréchal ferrant à Englefontaine (Nord)
  Bronze

Condamné à 6 mois de discipline pour avoir prévenu un soldat anglais que sa retraite était découverte.

DEVENELLE Jules-Louis, né à Englefontaine le 24/07/1863 de Florenton et VAILLE Juliette. Pas de fiche au CICR, mais une attestation dans les archives britannique d'une lettre de remerciements pour l'aide apportée (P.O.W. Helpers)
 
DEVIDLER Julien (M.) Ingénieur à Cambrai (Nord)
  Bronze Fin août 1914 a recueilli quatre soldats français blessés du 26e R. I. territoriale et les a soignés avec l'aide du docteur Capon. A hébergé trois d'entre eux jusqu'en février 1915. Le quatrième étant décédé des suites de ses blessures. A caché un autre soldat d'août 1915 à avril 1916
 
FLAMAND Ildefonse-Antoine dit Alphonse (M.) Journalier à Rumegies (Nord)
  Bronze



En juillet 1917 a facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers et évadés. Arrêté le 4 novembre 1917 a été incarcéré à Saint-Amand, Malines puis Anvers (Belgique) où il fut condamné le 17 janvier 1918 à 6 mois de prison a été libéré le 12 juin 1918. A eu beaucoup à souffrir pendant sa détention.

FLAMENT Antoine Ildephonse, né à Maubray (B) le 24/03/1861.
 
HARDY Alfred-Aimé (M.) Coupeur tailleur à Anor (Nord)
  Bronze En septembre 1914 et en 1915 a caché et ravitaillé puis facilité le départ pour la Hollande de deux soldats français appartenant le premier à la garnison de Maubeuge et le deuxième a celle de Givet. A caché ces deux soldats pendant 7 mois.
 
HUARD Auguste (M.) Maçon à Trith-Saint-Léger (Nord)
  Bronze Emprisonné pour avoir hébergé et assisté un prisonnier russe évadé.
 
MOREAU Saurin-Jean-Charles (M.) Comptable à Cambrai (Nord)
  Bronze A fait évader de l'hôpital 106 à Cambrai puis a recueilli et hébergé pendant toute la durée des hostilités un soldat du 25° régiment d'infanterie.
 
FLINOIS Edouard-Pierre (Feu M.) Horloger à Cambrai (Nord)
  Bronze A recueilli et nourri pendant 2 ans 3 soldats français dont un blessé.

Aide aux soldats, départements de l'AISNE et des ARDENNES

 
FRICOTEAUX Cloride-Virginie (Mme Veuve, née Roger). À Anguilcourt-le-Sart (Aisne)
  Argent


A subi un an de réclusion pour n'avoir pas dénoncé aux Allemands deux tirailleurs restés dans les lignes ennemies en 1914. Sous la même imputation, son mari maire d'Anguilcout-le-Sart a été condamné à mort et fusillé à Laon le 14 mars 1916.

Née à Brissay-Choigny le 30/04/1868 de Louis et VASSEUR Virginie, elle épouse Aristide FRICOTEAUX le 06/02/1886 à Brissay-Choigny (Aisne).
On la trouve à Limbourg a/Lahn en mai 1917, venant de Laon où elle a été incarcérée le 15/02/1916.
Rappelons que les soldats ABDELKADER et BEN TUALI ont été fusillés le 16/02/1916 à Laon, ce qui a entraîné un mois plus tard l'exécution de MM. FRICOTEAUX maire, EVRARD adjoint et DERBOIS garde-champêtre d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) pour assistance. (Tous trois décorés de la Légion d'honneur à titre posthume : JO du 26/09/1922), leurs noms figurent au monument aux morts d'Anguilcourt.

Anguilcourt
(source:geneanet)

 
MILAN Lucie-Emilie (Mme Veuve, née Wargnier). Débitante à Pont-Saint-Mard (Aisne)
  Argent



A caché chez elle deux soldats du 148° régiment d'infanterie du 5 septembre 1914 au 7 février 1915 et a cherché à faciliter leur évasion. Arrêtée le 8 février 1915 avec son enfant et condamnée en Allemagne à dix ans de travaux forcés. A passé trois ans en prison à Aix-la-Chapelle et deux mois de cellule.

Née à Caumont (Aisne) le 18/12/1882 de Louis et TARGY Elisabeth, mariée en 1904 à Edouard MILAN né en 1882, décédé en 1907 au Portugal. 2 fiches dans les archives du CICR attestent de sa présence à Ziegenhain bei Cassel en novembre 1917 et janvier 1917.
 
PHILIPPE Emilie-Armande (Mme Veuve, née Morville). Vannière à Sorbais (Aisne)
  Argent




A caché chez elle et nourri un soldat français du 2 novembre 1914 au 25 janvier 1917. Ce militaire ayant été découvert. Mme Philippe passa au conseil de guerre et fut condamnée à quatre ans et demi de prison. Elle fit neuf mois de prison à Siegburg après avoir été dépouillée d'une somme de 1.445 fr par les Allemands qui détruisirent son habitation et son mobilier.

Armande-Emilia MORVILLE, née à Laigny le 03/02/1860 de Hyppolite et LAURENT Marceline, mariée en 1882 à PHILIPPE Louis décédé en 1902. Sa fiche aux archives de la Croix-Rouge confirme qu'en Mars 1917 elle était détenue à Siegburg. (NB : les archives du CICR l'indiquent née le 20/01/1854).
 
PINARD Marie (Mme Veuve, née Carlier). Ménagère à Dercy (Aisne)
  Bronze Lors de la retraite d'août 1914 a recueilli à son passage à Dercy un soldat du 15e régiment d'infanterie malade et incapable de marcher. L'a caché et nourri pendant quatre mois. Lui a procuré des vêtements civils a pu ainsi le faire échapper aux recherches des autorités allemandes.
 
PINGUET Marie-Juliette (Mme Veuve, née Délions). Domestique à Vouel par Tergnier (Aisne)
  Argent



En décembre 1916 a refusé de révéler à l'ennemi le refuge d'un soldat français caché à Vouel ; condamnée à 3 ans de prison par le conseil de guerre allemand de Chauny a été déportée en Allemagne et emprisonnée à Siegburg du 17 janvier 1917 au 8 novembre 1918. A supporté jusqu'à des menaces de mort avec un grand courage.

Née DELIONS Marie Juliette le 06/05/1878 à Viry-Noureuil (Aisne) de Louis et VEILLOT Françoise, mariée en 1895 à Saint-Sulpice PINGUET né en 1870 et décédé en 1910. Sa fiche aux archives du CICR (au nom de PINQUET et qui porte la date de naissance erronée du 26/05/1877) atteste de sa présence -venant de Chauny- à Siegburg en janvier 1917 puis à Limburg a/Lahn en mai 1917.
 
ALLART Héléna-Claire (Mme, née Danloue). Employée à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze Le 28 août 1914 a recueilli et caché un soldat français du 10e régiment d'infanterie territoriale jusqu'en mars 1917 époque de l'évacuation de la ville. A de même soustrait son mari sergent au même régiment aux recherches des autorités allemandes en le faisant passer pour son frère.
 ¤
BEAUBE Marguerite-Blanche (Mme, née Berteaux). Ménagère à Saint-Michel (Aisne)
  Argent

A logé et ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Condamnée à 6 ans de travaux forcés (27 mois d'internement).

Née le 18/07/1888 à Wignehies de Charles et FAITROP Mathilde (ci-après), mariée à BEAUBE Paul Émile en 1910 ; celui-ci sera également déporté (voir plus bas). Elle figure dans les archives du CICR, à Siegburg en novembre 1916, (sur cette même liste figurent notamment Louise de Bettignies, Jeanne de Belleville et Mme DEPEAUW ci-dessus), au pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch puis au camp de Gardelegen en 1918. Le parcours semble être le même que celui de sa mère.
 ¤
BERTEAUX Mathilde-Amélie (Mme, née Faitron). À Saint-Michel (Aisne)
  Argent


Condamnée à 6 ans de travaux forcés pour avoir logé pendant quelques jours et avoir ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Internée en Allemagne pendant 27 mois.

FAITROP Mathilde Amélie, née à Origny-en-Thiérache le 30/01/1866 de Hubert et DUBOIS Catherine, mariée à Charles Felix BERTEAUX (ci-dessous) le 21/02/1887, mère de Marguerite Blanche (ci-dessus), décédée en 1953. Les archives du CICR permettent de la localiser après son arrestation le 29/08/1916 : à Siegburg en Oct.& Nov. 1916, à Limburg a/Lahn en Juil. 1917, au pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch en Août 1918, à Gardelegenen Sept. 1918.
 
BOULANGER Elvire-Jeanne (Mme, née Philippe). Vannière à Sorbais (Aisne)
  Bronze

Condamnée à 6 mois de prison pour avoir contribué à cacher pendant plusieurs années un soldat français.

Sur la même page de registre de Siegburg que PHILIPPE Emilie ci-dessus, figure PHILIPPE El(a/o)ira cultivatrice, née le 24/06/1900 à Sorbais, bien jeune pour être déportée. Il y a hélas parfois des accumulations de petites erreurs dans les registres de prisonniers civils ... Seule PHILIPPE Germaine Léonie est née à Sorbais le 24/01/1900.
 
DESJARDINS Ida (Mme, née Frenois). À Lesquielles-Saint-Germain (Aisne)
  Bronze Condamnée le 27 avril 1915 par le conseil de guerre d'Etreux pour avoir hébergé un soldat anglais à 9 mois de cellule peine réduite par la suite à 6 mois fut emmenée dans le camp de représailles d’Arvath (Allemagne) où les privations ont gravement altéré sa santé.

Née le 13/04/1888 à Malzy (Aisne) de Théophile et TUBOEUF Marie, mariée à Eugène DESJARDIN en 1910.
 
GUÉANT Uranie-Marie (Mme, née Toupet). A Saint-Michel (Aisne)
  Argent



Condamnée par le conseil de guerre allemand siégeant à Hirson à trois ans d'emprisonnement pour avoir hébergé un aviateur français. A été internée à Siegburg. L'insuffisance de la nourriture et les mauvais traitements ont gravement altéré sa santé.

L'une de ses deux fiches aux archives du CICR la signale née à Agnicourt (Aisne) le 19/10/1878. En nov. 1916 et juin 1917 elle est internée à Siegburg, salle 1, baraque 8, en septembre 1917 à Limburg a/Lahn.

A noter : Elle avait déjà fait l'objet d'une citation pour la même médaille également d'argent au JO du 04/09/1921 qui précise que l'aviateur était venu en mission à St-Michel, et termine par "A fait preuve du plus louable dévouement patriotique".
 
SALANDRE Rosa (Mme, née Rousseau). À Vaux-sous-Laon (Aisne)
  Argent



Étant à Vouel a été condamnée le 9 décembre 1916 à 3 ans de prison pour n'avoir pas dénoncé un soldat français caché chez son père. A subi 23 mois de cellule à Siegburg. A supporté avec courage les mauvais traitements et les privations que l'ennemi lui a fait subir et qui ont gravement altéré sa santé.

Rose Hélène ROUSSEAU, née à Condren (Aisne) le 11/01/1887 de Joseph et BROYART Isménie, mariée  en 1905 à Raymond SALANDRE né en 1881. Emprisonnée initialement à Chauny, se trouvait à Siegburg en janvier 1917, puis à Limburg a/Lahn en mai 1917.(source CICR)
 ¤
BEAUBE Paul-Émile (M.) Mouleur à Saint-Michel (Aisne)
  Argent

A logé et ravitaillé pendant 11 mois un aviateur français. Condamné aux travaux forcés à perpétuité (27 mois d'internement).

Né le 31/03/1889 à St Michel, de Jean Baptiste et FLEURY Zélie, il épouse Marguerite-Blanche Berteaux (voir ci-dessus) le 12/07/1888. Il est incarcéré à Rheinbach en Nov. 1916 et à Cassel/Wehlheiden en Jan. 1917.
De la classe 1909, il avait été ajourné puis exempté, maintenu tel car "en pays envahi à la mobilisation" (Hirson est envahi par la 2e armée allemande le 28 août 1914). Ce n'est qu'en 1957 qu'il sera comme de rares autres considéré comme déporté-résistant.

Beaube DR

 
BERNARD Eugène-Albert dit Camille (M.) Herbager à Sorbais (Aisne)
  Bronze

Condamné à l’amende et à la prison pour avoir gardé chez lui pendant trois mois un soldat français blessé.

Né à Laigny (Aisne) le 28/09/1878 de Albert HUTIN Marie.
 ¤
BERTEAUX Charles-Félix (M.) Ouvrier de fonderie à Saint-Michel (Aisne)
  Argent


Condamné à 15 ans de travaux forcés pour avoir logé pendant quelques jours un aviateur français puis l’avoir ravitaillé pendant 11 mois. Interné en Allemagne pendant 27 mois.

Né le 19/11/1859 à Fourmies (Nord) de Eugène et ESCOTTE Sidonie, mariée à FAITROP Mathilde (ci-dessus) le 21/02/1887. Les archives du CICR gardent la trace de son passage à Rheinbach en Oct. 1916 et à Cassel/Wehlheiden en Jan. 1917. Il décède en 1945.
 
BOSSUS (M. l'abbé) Curé à Vaux-sous-Laon (Aisne)
  Vermeil



Pour avoir coupé des fils téléphoniques puis reçu et caché des soldats français a été condamné le 6 novembre 1915 à 15 ans de travaux forcés. A accompli 3 ans de cette peine dans les conditions les plus pénibles confondu avec les forçats allemands de droit commun et traité comme eux.

BOSSUS Gustave Nestor, né le 22/01/1874 à St-Quentin de Jean Baptiste et DAILLENCOURT Nestorine. Une première perquisition avait été faite le 19/10/1915 dans l'église et le presbytère.
Il est incarcéré à Diez puis à Giessen en Nov. 1916, à Cassel Wehlheiden en Janv. 1917.
(source CICR)
Surveillé de nouveau par l'occupant de 1940, emprisonné en 1941, il est tué le 23/04/1944 dans le bombardement de Laon où une rue porte son nom.
 
CONTANT Julien (M.) Employé à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze





En août 1914 a recueilli et caché un soldat anglais aux besoins duquel lui et sa femme ont pourvu jusqu'en octobre 1914. A la suite de dénonciation et de recherches de l’autorité allemande M. Contant a réussi à s'échapper et à se tenir caché pendant 27 mois malgré les recherches opérées de tous les côtés par l'ennemi pour le découvrir tandis que sa femme arrêtée et traduite devant un Conseil de guerre était condamnée à 12 ans de travaux forcés.
ASM_tIl existe aux Archives Nationales du Royaume-Uni deux Medal Cards attestant de la remise à Monsieur CONTANT Julien et à Mme CONTANT Marguerite de la médaille de bronze de récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre ; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes : The Allied Subjects' Medal

Mme CONTANT Marguerite dispose d'une fiche aux archives de la Croix-Rouge : en novembre 1916 elle était au camp de Delitzsch, et en juillet 1915 à Siegburg-Brückberg.

Elie Fleury raconte dans le tome 1 de "Sous la botte" disponible sur Gallica l'histoire de trois soldats anglais dépassés par l'avance allemande en 1914 et cherchant de l'aide auprès des habitants de St-Quentin (voir également PREUX Théophile ci-dessous)

(....) avec leur camarade MacNell, ils avaient quitté leur uniforme et endossé des habits civils chez un honnête manouvrier du quartier Pontoile, M. Amédée Marié qui, ensuite, les avait congédiés en leur souhaitant bonne chance...
MacNell avait été recueilli aussitôt par le ménage Contant. Madame Contant était la sœur de notre fidèle valet de chambre, Octave Damaye.[dénoncé] Mac Nell fut arrêté le 20 octobre. M. Contant avait eu le temps de sortir de chez lui par derrière et, condamné à mort par contumace, se cacha chez les Damaye où les Allemands ne cessèrent de le chercher pendant près de trois ans. Il leur échappa finalement, mais quelle existence ! Sa femme, Madame Contant, fut condamnée par le conseil de guerre en quinze ans d'emprisonnement. Elle accepta sa condamnation avec une admirable sérénité. Et l'Anglais fut expédié en Allemagne.
N'ayant que le nom de ce dernier, (peut-être MacNeil) il n'a pas encore été possible de trouver sa trace dans un camp de prisonniers.
 
DELACOURT Joseph-Benjamin (M.) Inspecteur de police à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze



Resté à son poste a aidé des prisonniers français et alliés cachés en territoire occupé à rentrer en France avec la population évacuée en leur procurant des fausses cartes d'identité. A été en outre emprisonné pendant 3 semaines sous l’inculpation d'espionnage et relâché faute de preuves.

Né le 18/03/1874 à Prémont (Aisne) de Jean et MARLIOT Aimée.
 
DHIRSON Virgile (M.) Cultivateur à Saint-Algis (Aisne)
  Bronze


A hébergé pendant 15 mois un soldat français demeuré dans les lignes ennemies. Traduit devant un conseil de guerre est parvenu à se faire acquitter mais il avait subi 59 jours de détention préventive à la prison d'Hirson. Était veuf et père de cinq enfants.

Né le 22 mars 1867 à Saint Algis, de Joseph et MORLAIN Delphine, il épouse en 1892 GOSSE Espérance qui décède en 1912.
 
GRIMBERT Alexandre (M.) Débitant à Saint-Quentin (Aisne)
  Bronze S'étant soustrait aux réquisitions ennemies fut de ce fait condamné deux fois à l'emprisonnement avait hébergé pendant 3 mois deux soldats français restés cachés dans la ville de Saint-Quentin après le combat des 27 et 28 août 1914.

Né le 17/03/1862 à Paris 10e (sous réserves).
 
MARCQ Ernest (M.) Cultivateur ferme de la Belle-Perche à Landouzy-la-Cour (Aisne)
  Argent A caché en janvier et février 1915 un soldat blessé à Voulpaix en août 1914. En octobre 1916 a donné l'hospitalité à deux jeunes réfugiés belges qui le dénoncèrent ensuite pour espionnage. Condamné à cinq ans de prison pour avoir favorisé l’espionnage a été détenu à Longwy et Avesnes a été ensuite hospitalisé à Maubeuge jusqu'à l'armistice.
 
MORET Alphonse-Charlemagne (M.) Herbager à Erloy (Aisne)
  Argent


Condamné à trois ans de réclusion a été emmené et emprisonné durant vingt mois à Reinbach. Attitude courageuse soixante-dix-huit ans. Avait caché un soldat français chez lui.

Né le 22/001/1845 à St-Algis (Aisne)
 
PARADIS Alfred (M.) Chauffeur à la compagnie du Nord à Crépy-en-Laonnois (Aisne)
  Argent


Condamné à dix-huit mois de cellule par les Allemands pour avoir ravitaillé des soldats français cachés dans la forêt de Crépy-en-Laonnois. Déporté le 5 juillet 1915 en Prusse n'est rentré à Crépy-en-Laonnois qu'en octobre 1918.

Né à Crépy en Laonnois le 15/11/1895 de Adrien et GET Anna, son dossier de la croix-rouge fait état de la prison-forteresse de Siegburg-Brückberg en 1915, des camps de Wittlich en 1916 et de Limburg a/Lahn en 1917.
 
PIOT Léon-Julien (M.) Cultivateur à Béthancourt-en-Vaux (Aisne) maire de sa commune
  Vermeil




A facilité en septembre 1914 dans des conditions dangereuses pour lui le passage des lignes allemandes à deux groupes importants de soldats français. A cherché à faire évader un jeune Cherbourgeois de 16 ans qui repris par eux a été fusillé. Traduit devant un conseil de-guerre a failli avoir le même sort a été emmené comme otage pendant 22 mois à la frontière belge.

Né le 24/10/1863 à Béthencourt de Jules et LEMOINE Marie, Chevalier de la Légion d'honneur en 1923. Son dossier relate les faits pour lesquels il est décoré :
Le matin du 10 septembre 1914(1) averti de la présence de 173 soldats français arrivés dans la nuit, va les chercher seul à moins de 100 mètres de la route où passent les allemands et les conduit dans un endroit bien à l'abri (où il les fait ravitailler). Le soir donne aux officiers (148e Rgt d'infanterie) toutes indications utiles et des bûcherons du pays les conduisirent jusque vers Lagny-Oise où tout indique qu'ils ont pu traverser les lignes ennemies.
Le lendemain 25 hommes de divers régiments dont une dizaine de gendarmes arrivent à l'aube dans sa cour à 30 mètres du passage des allemands. Il les ravitaille provisoirement, les fait conduire en forêt où il leur procure des vivres avec l'aide des habitants de Caillouel.
Le 18 septembre il fournit encore des moyens d'évasion à un jeune homme qui malheureusement est arrêté par l'ennemi. M. Piot est arrêté à son tour. Traduits devant un Conseil de guerre, tout deux sont condamnés à mort. Ce n'est qu'après l'énergique intervention de M. Noël, maire de Noyon que M. Piot fut gracié.
A rendu les plus grands services à la population de la commune en sa qualité de maire, fonctions qui lui valurent en février 1917 [le 10](2) d'être enlevé comme otage. N'est rentré qu'après l'armistice épuisé et malade.
(1) A cette date, l'ennemi a déjà largement dépassé le village (rond bleu sur la carte ci-dessous) : la 1ere armée allemande aborde déjà Villers-Cotterets 50km plus au sud.

19140910 BeV
voir sur le site carto1418

(2) Sa fiche dans les archives du CICR précise le jour mais pas le lieu de détention

 
PREUX Théophile-Gustave (M.) Tisseur à Saint-Quentin (Aisne)
  Vermeil





Du 29 août 1914 au 7 février 1915 a recueilli et caché un soldat anglais qui découvert par l'ennemi fut fusillé. Condamné à mort par le conseil de guerre a vu sa peine commuée en 15 ans de travaux forcés. Emmené en Allemagne le 14 mars 1915 a été détenu dans les camps de Werden Dusseldorf et Cassel jusqu'au 20 novembre 1918 a subi avec courage les mauvais traitements qui lui ont été infligés et qui ont gravement altéré sa santé.
ASM_t
Né le 06/10/1866 à Estrée (Aisne) de Pierre et DUBAILLE Marie. 2 fiches aux archives du CICR confirment son incarcération à Werden en Août 1915 et à Cassel-Wehlheiden en novembre 1916. Sa medal card aux archives britanniques indiquent qu'il a reçu la médaille de bronze de récompensant ceux qui sont venus en aide aux soldats du Commonwealth derrière les lignes ennemies pendant la guerre ; seulement 134 médailles ont été décernées en argent et 574 en bronze, la moitié des bénéficiaires étaient des femmes :
The Allied Subjects' Medal.

Sur 3 soldats britanniques cachés, 2 ont été exécutés à St-Quentin le 8 mars 1915 et inhumés au cimetière du nord, celui caché par la famille Preux est :

Hughes, John
, Rifleman 10234 2/Royal Irish Rifles, 20 ans, né le 5 mars 1895 et domicilié à Crumlite.
Elie Fleury raconte cet épisode dans le tome 1 de "Sous la botte" disponible sur Gallica :
Voici comment il entra en relations avec les Preux. C'est Madame Preux qui parle :
— Le 29 août, un pauvre Anglais mal habillé était blotti rue Pontoile et pleurait, Mes enfants m'ont dit : « M'man, viens voir,» c'est un quiot Anglais, prends-le. — Nous aurons des ennuis, que je réponds. » Finalement, il vint à la maison. Quand je lui demandai comment il s'appelait, j'ai compris " Henri. " Il me dit que son père était mort au Transvaal et que sa mère restait veuve avec un fils de dix-sept ans et une fille de quatorze. Je le traitais comme un enfant. J'en ai eu dix-sept. Il m'en reste huit. Henri ne sortait jamais ; il n'eut ni un geste, ni un mot déplacés avec mes quatre jeunes filles ou ma belle-fille. La Ville me donnait dix sous pour lui comme à chacun de nous. Il n'était pas "frayant" et trouvait tout très bon. S'il a été élevé dans l'opulence, il ne nous l'a jamais fait voir (il était ouvrier mineur!). Le soir, il couchait sur la table où on lui mettait un matelas.
Trahis par une femme du quartier attirée par la récompense 2 passent en conseil de guerre :
Hands et Hughes passèrent donc devant le conseil de guerre, avec Preux, le 11 février 1915. Leur attitude fut très digne, surtout celle de Hughes.
— Pourquoi ne vous êtes-vous pas rendus ?
— Parce que notre roi nous a envoyés ici pour nous battre ou pour mourir.
— Vous connaissiez l'affiche ?
— Oui, mais on peut mettre ce qu'on veut sur une affiche, cela ne crée pas le droit.
(......)
Les deux Anglais, sur l'avis du conseil de guerre, furent condamnés à mort par " le chef de justice ", qui était, en l'occurrence, le général von Nieber ; Preux fut gratifié de quinze ans de forteresse ;
La sentence fut signifiée aux deux jeunes gens le matin même de leur exécution, c'est-à-dire le 8 mars 1915. Ils furent autorisés à se promener dans les couloirs de la prison. De 11 heures du matin à 3 heures de l'après-midi, sans forfanterie et sans adresser la parole aux autres détenus, ils chantèrent des chansons irlandaises et, au moment de partir, distribuèrent autour d'eux les menus objets dont ils pouvaient disposer. A défaut du trèfle irlandais, ils avaient épinglé à leur casquette quelques violettes avec une feuille de lierre que leur avait fait parvenir Madame Preux. John Hughes avait demandé en grâce à embrasser celle-ci — sa maman, comme il l'appelait. Impossible, lui répondit le directeur de la prison
L'abbé Verleye, professeur d'anglais à l'institution Saint-Jean, fut autorisé à voir Hughes, qui était catholique et dont il me dit qu'il avait d'excellents sentiments. A 5 heures de l'après-midi, une voiture bâchée vint prendre les deux condamnés à la prison pour les transporter à la caserne, près de la poudrière et sous la halle. Ils écoutèrent la sentence signée Bernstorff que lut en anglais le lieutenant Cohn, affecté à un service de ravitaillement à Lesdins. Ils se serrèrent la main et se dirent simplement : " Good Bye ! " Puis on leur banda les yeux et les trois hommes réglementaires furent placés devant chacun d'eux, à quelques pas. Le capitaine von Maretz commanda le feu. Ils tombèrent frappés chacun de deux balles dans la région du cœur et d'une balle dans la tête.

(Le 16 février 1921, la dénonciatrice passe devant la cour d'assises de l'Aisne, à Laon, et, reconnue coupable malgré ses dénégations, s'entend frapper de la peine de la relégation à vie dans une enceinte fortifiée.)

 
SALVADOR Antoinette-Marguerite-Rose (Mme, née Boulnois). À Condé-lès-Herpy par Château-Porcien (Ardennes)
  Argent


Condamnée à 15 mois de prison pour avoir en 1916 recueilli et nourri pendant onze mois deux soldats russes évadés avec l'intention de regagner les lignes françaises. A subi sa peine à Valenciennes. A dû abandonner trois enfants en bas âge.

Née à Coeuvres-et-Valsery (Aisne) le 17/06/1890 de Jules et MARTIN Sidonie, mariée à Louis Gabriel SALVADOR le 19/01/1907 à Nouvron-Vingré.

Détention et lâcher de pigeons (Espionnage) département du NORD

 * FAUX Céline (Mme Veuve, née Defossez). Au Vieux-Condé (Nord)
  Argent Condamnée à 10 ans de travaux forcés pour avoir caché son mari déposé à Bavay par un avion allié avec mission de relâcher munis de renseignements des pigeons voyageurs. A subi pendant sa détention les pires traitements.
 
BOSQUELLE Yvonne-Denise-Marie (Mme, née Wilmont). Cultivatrice à Rumegies (Nord)
  Vermeil


Ayant découvert dans une de ses terres une cage renfermant un pigeon a rempli le questionnaire et lâché le pigeon. Arrêtée pour ce fait fut condamnée à 12 ans de travaux forcés. Une de ses filles qui l'avait aidée dans sa tâche fût fusillée.
Yvonne Denise Marie Antoinette WILMONT, née le 03/03/1878 à Rumegies de Cyrille et EMAILLE Céline , mariée à Louis BOSQUELLE en 1877.
Je n'ai pas trouvé de fiche au CICR.
Il y a confusion entre Régina et Angèle LECAT, fusillée pour les faits reprochés. Régina fille de Mme Bosquelle, qui comme sa mère a fait de la prison, est décédée à Maubeuge en 1993.
 
DELEFORTRIE Irma (Mme, née Catel). Couturière à Marcq-en-Barœul (Nord)
  Bronze


En 1915 se trouvant en pays occupé par l'ennemi recueillit un pigeon voyageur porteur de demandes de renseignements sur les troupes allemandes ; le confia à un service de contre-espionnage qui fit parvenir aux armées alliées les renseignements demandés.

Née le 07/05/1875 à Camphin en Pévèle de Henri et LAINGNEL Louise, elle épouse DELEFORTRIE Joseph le 04/11/1899 à Marcq en Baroeul.
 
DEBOUVRY Anna-Maria-Hortense-Joseph (Mlle). Cultivatrice à Genech (Nord)
  Argent


Condamnée à un an de détention pour avoir trouvé un panier renfermant deux pigeons et les avoir relâchés. A souffert pendant sa détention de la faim et des mauvais traitements.

DEBOUVRY Anna Maria Hortense-Joseph née à Genech le 07/09/1873 de François et LECLERCQ Anne Marie.
 
DEBOUVRY Berthe-Eugénie-Joseph (Mlle). Cultivatrice à Genech (Nord)
  Argent


Ayant trouvé deux pigeons les a rendus à la liberté malgré un ordre de l'autorité allemande. Condamnée pour ce fait à un an de prison a souffert pendant sa détention de la faim et des mauvais traitements.

S'il s'agit de la soeur de la précédente, ses prénoms sont Berthe Virginie Marie, née à Genech le 12/02/1873.
 
DURIEUX Divine (Mlle). Ménagère à Maubeuge (Nord)
  Argent


Arrêtée et condamnée à mort pour détention de pigeons voyageurs par le Conseil de guerre allemand en 1915. Peine commuée en 10 ans de détention puis en deux ; subit le régime cellulaire des prisonniers pendant 14 mois.

Une fiche aux archives du CICR la signale détenue à Siegburg-Brückberg en juillet 1915 et en novembre 1916. Les 2 listes  la disent venant de Douai, mais il est plus que probable qu'elle soit née le 30/07/1860 à Louvroil, de Charles et LECLERCQ Laurence.
 
DUMONT Arthur-Joseph (M.) Instituteur en retraite à Genech (Nord)
  Vermeil


Pour avoir lâché des pigeons porteurs de renseignements relatifs aux armées allemandes a été condamné à 11 ans de travaux forcés. A toujours fait preuve du plus grand courage.

Né le 12/03/1859 à Louvencourt (Somme) de Cyr et CAUET Virginie. (pas de fiche CICR)
 
DUTERTE Emile-Joseph (M.) Quincaillier à Linselles (Nord)
  Argent





Le 17 juin 1915 à la suite d'une perquisition ayant amené la découverte à son domicile de quelques œufs de pigeons fut condamné à 350 marks d'amende. Ayant refusé de payer fût emprisonné pendant 40 jours et au bout de ce temps invité à transiger pour 50 marks. Sur nouveau refus fut traduit en conseil de guerre à Valenciennes et condamné à mort. Peine commuée en celle de déportation en Allemagne. Fut interné pendant toute la durée des hostilités.

Né le 07/07/1876 à Linselles de Louis et POLLET Maria. Les archives du CICR conservent 3 fiches : en août-septembre 1915 il est à Holzminden (n°4041, Baraque C. 11-87), l'une des fiches de recherche ("sans nouvelle depuis mars 1916") mentionne qu'il est ramené de Russie (sans précision(1)) à Holzminden et qu'il travaille dans un commando dépendant de Holzminden : l'entreprise d'équipements de chauffage Centralheizungswerke AG basée à Hanovre ; fin juillet 1916 il est à Limburg a/Lahn venant de Düsseldorf, il y est encore en juin 1918.
(1) Les otages déportés en Russie occupée étaient des civils encore libres, partis en janvier 1918 et revenus en juillet.
 *
LAFRANCE Laure-Juliette (Feue Mme, née Lacroix). Ménagère à Nomain (Nord)
  Vermeil

Condamnée à mort par les Allemands pour espionnage au profit des armées alliées a été fusillée à Tournai le 31 octobre 1917 [à 16h].

Née LACROIX Flore Juliette le 11/04/1886 à Wattrelos (Nord) de Jacques et VANDENBERGE Uranie, faite Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume par décret du 23/09/1923. C'est l'une des des 10 femmes fusillées pour espionnage par l'occupant.

Espionnage départements de l'AISNE et du NORD

 
DELACROIX Gabrielle (Mme Veuve, née Lefèvre). À Saint-Quentin (Aisne)
  Vermeil





A fait preuve du plus grand patriotisme en prêtant son concours au service organisé en région occupée pour renseigner les alliés sur les mouvements des-troupes allemandes. Arrêtée, le 25 août 1916 est traduite devant un conseil de guerre et condamnée à 10 ans de travaux forcés. A subi sa peine en Allemagne jusqu'à l'armistice. Son mari, arrêté dans les mêmes conditions, est condamné à mort et décédé dans la prison la veille du jour fixe pour l'exécution.

Née Gabrielle Angélina LEFEVRE le 17/05/1874 à Gricourt (Aisne) de Virgile et LEFEVRE Marie-Divine elle épouse Louis DELACROIX, né à Vendelles en 1864, le 11/12/1891. Elle décède à Strasbourg en 1966.
Les archives du CICR donnent des informations sur son parcours, les adresses de la famille à prévenir sont celles de sa belle-famille, Delacroix Marie-Louise et Joseph.
Après la prison de St-Quentin on la trouve à Siegburg en janvier 1917, Limbourg a/Lahn en mai 1917, le pénitencier (Strafanstalt) de Delitzsch puis le camp de Gardelegen en juillet 1918.

Les archives belges ont gardé la trace des membres du réseau Marié (voir le sujet sur ce même blog) Louis DELACROIX y a une fiche à son nom.

Source: Externe

 
DEMOULIN Philomène (Melle). Ménagère à Villers-en-Cauchies (Nord)
  Bronze



Pendant les années 1914-1916 a donné asile à des agents du service secret des armées alliées, son père et ses deux frères ont été, pour le même motif, emmenés en Allemagne. Un de ses frères a été fusillé. Son autre frère et son père sont morts en captivité.

Philomène DEMOULIN est née le 12 avril 1883 à Villers-en-Cauchies, de Edouard et MOREAU Philomène. Bien qu'indiqué "Melle" dans la citation, elle était mariée depuis le 26/06/1906 à Henri GARDEZ.
Celui-ci mobilisé, affecté au 3e R.I.T. à Maubeuge depuis le 3 Août 1914 est fait prisonnier à la reddition de la place le 7/9/1914 et ne sera rapatrié que le 3/12/1918, après avoir connu (notamment) les camps de Münster III & I, Senne III et Dulmen.
  • Son père Edouard Demoulin né le 28/07/1858 à Villers en C. est décédé à Mons (B) le 31 août 1916 à 58 ans.

Les deux frères sont :

  • Voltaire Demoulin, né le 1er décembre 1887 à Villers-en-Cauchies fusillé le 27/12/1916 à St-Quentin (29 ans)

Source: Externe

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1923 (motifs non détaillés).
Le récit de l'exécution -fort mal organisée- figure dans le livre "Sous la botte" de Elie Fleury tome 2, disponible sur Gallica :

SLB_226

   
  •  Clotaire Demoulin né le 07/04/1897, décédé en 1918 (21 ans) ; on le retrouve dans les archives du CICR, au Strafanstalt (pénitencier de) Reigenbach en 1917, puis de celui de Brandenburg an der Havel en janvier 1918.
 
DELSART Léon (M.) Cultivateur à Nomain (Nord) ; maire de Nomain
  Argent

A été condamné par les Allemands a 10 ans de travaux forcés comme responsable d'une affaire d'espionnage ; est resté pendant 20 mois dans les prisons allemandes.

Né le 8 décembre 1883 au Quesnoy (Nord) de Antoine et BASET Suzanne, Léon Delsart poursuit ses études jusqu'au niveau du brevet, en 1903, il accomplit son service militaire au 8e Dragon à Sedan, nommé brigadier. Agriculteur à Nomain (Nord), il y exploite la ferme des Wattinettes (50 hectares) de 1909 à 1945.
Ses activités patriotiques lui valent d'être arrêté par les Allemands le 26/04/1917. Condamné par le conseil de guerre allemand aux travaux forcés à perpétuité, il est incarcéré pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en décembre 1917, à Limburg a/Lahn en janvier 1918 puis au pénitencier de Brandenburg an der Havel, la défaite allemande provoque sa libération le 20 novembre 1918. 
Député du Nord de 1932 à 1936. (sources Assemblée Nationale et CICR)
 
DESORMEAUX Nestor (M.) Ajusteur a Vicq (Nord)
  Argent


Arrêté en 1915 pour avoir coupé les communications téléphoniques allemandes, a subi de longs mois de prison, puis de cellule, et enfin jusqu'à l'armistice, de travaux forcés.

Né le 03/05/1899 à Vicq, de Louis et MARIAGE Marie. Une fiche  aux archives du CICR le situe à Holzminden en février 1917.

Desormeaux Barthelemy, tué "par une balle allemande " le 01/12/1914 à Vicq est un cousin (au 5e degré) de Nestor Desormeaux
 
FIEVET Romain (M.) Trieur de laines à Roubaix (Nord)
  Argent


Arrêté pour espionnage le 18 avril 1917, et condamné à 10 ans de travaux forcés par le conseil de guerre allemand de Gand. Déporté en Haute-Silésie, y a été contraint au travail dans les mines jusqu'à l'armistice.

Né le 10/03/1892 à Roubaix, de Louis et HUYGENS Sophie. Les archives du CICR le situent successivement à Limburg a/Lahn puis au pénitencier (Strafanstalt) de Rheinbach en janvier 1918, enfin au camp de Brandenburg en avril 1918
 
FRANÇOIS Jean-Baptiste (M.) Garde de nuit à la Cie des mines d'Anzin à Bruille-Saint-Amand (Nord)
  Argent


Condamné à mort pour espionnage en janvier 1917. Sa peine ayant été commuée en celle des travaux forcés à perpétuité, fut envoyé au camp de Werden (Rhur) et mis en cellule jusqu'au 23 novembre 1918.

Né le 08/10/1857 à Nivelle (Nord)de Jean-Baptiste et GRAS Rosine. Sans information au CICR
 
GÉRARD Emile-Firmin (M.) Ajusteur à Vicq (Nord)
  Argent


Arrêté le 10 janvier 1916, pour avoir endommagé des fils télégraphiques. A été condamné à un an de prison cellulaire et interné à l'expiration de sa peine dans divers camps de l'Allemagne.

Né le 22/09/1896 à Quarouble (Nord) de Charles et FLAMME Eugénie. On le retrouve interné à Holzminden le 27/04/1917.
"Non recensé en temps utile par suite d'un cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert 3 mois au 127e RI.
Il recevra (JO du 06/04/1939) la Médaille des prisonniers civils, déportés et otages de la grande guerre
 
LEGROS Auguste-Augustin (Feu M.) Menuisier à Salomé (Nord)
  Vermeil


Arrêté le 24 février 1916 comme suspect d'espionnage, traduit en conseil de guerre, condamné à 1 an d'emprisonnement et 2 000 marks d'amende, a été emmené en Allemagne et interné au camp de Lüttringhausen, où il est décédé le 24 janvier 1917.

Né le 23/06/1850 à Salomé de Charles et FAUQUENOY Catherine. Interné d'abord à Friedrischfeld, il décède d'insuffisance cardiaque (Herzschwäche) à 66 ans au camp de Lüttringhausen.(source CICR)

Otages départements de l'AISNE et du NORD

 
PAROCHE Louise-Marie (Mme, née Lépissier). À Dizy-le-Gros (Aisne)
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Emmenée comme otage et emprisonnée pendant 2 ans à Siegburg.

Née le 1er Août 1868 à Dizy le Gros, LEPISSIER Louise Marie épouse Joseph Abel PAROCHE à Dizy le 16/07/1888. Sa fiche aux archives du CICR la signalent faite prisonnier à Montcornet et internée à Limbourg a/Lahn, ou elle apparaît sur les registres de mai 1917, après un séjour à Siegburg.
 
BASTIN Léo (M.) Menuisier à Aniche (Nord) âgé de dix-sept ans à la déclaration de guerre
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Agé de dix-sept ans à la déclaration de guerre, fut emmené comme otage en Allemagne. A subi pendant 50 mois les mauvais traitements des camps de représailles.

Né le 12 mars 1897 à Aniche de Léon et SCHMIDT Léa. La Croix-Rouge indique qu'il est "pris à Aniche le 23/9/1914". Il est interné à Hassenberg puis transféré à Holzminden dont il figure sur les listes de juillet 1915 comme Schreiner (charpentier). Il y apparaît dans le bulletin des réfugiés de novembre 1915 :
"Bastin Léo, baraque 49, Brœunschire"
puis dans celui d'avril 1916 (toujours sous l'intitlé "Holzminden":
"Bastin Léo Bar. 4, Osterwald Mayenfeld Arbeits Com. Dittorf, Aniche"
Il aurait donc été détaché dans une compagnie de travail, au camp d'Osterwald Meyenfeld près d'Hanovre, quelques 100km plus au nord, ouvert en juillet 1915 comme annexe d'Holzminden et qui compte en octobre 1915 1000 travailleurs agricoles, prisonniers civils des pays occupés.
 
FRAY Florimond-Louis (M.) Secrétaire général de mairie à Roubaix (Nord)
  Bronze



Otage de représailles, à quatre reprises différentes, à Lille du 2 au 15 novembre 1914, à Roubaix du 27 juillet au 8 septembre 1915, à Daigny du 27 avril au 15 novembre 1916, en Lithuanie, du 6 janvier au 2 juillet 1918, a supporté avec courage les plus dures épreuves.

Né le 2/09/1858 à Lille de Jean-Baptiste et FOUQUE Célina. Son nom apparaît dans la liste des otages de représailles en Lithuanie. Il décède le 27/01/1919.

Civils condamnés, déportés, décédés, départements de l'AISNE, du NORD et de la SOMME

 
BASELY Elise-Eva (Mme, née Lemaitre). Ménagère à Villers-sur-Nicole (Nord)
  Argent



Se trouvant en pays occupé en colonne de moisson résista courageusement aux brutalités d'un soldat allemand. Condamnée pour ce fait subit sa peine en cellule puis fut envoyée en colonne sur le front où par son attitude elle fit l'admiration de ses compagnes.

Née à Villers-Sire-Nicole le 25/02/1898 de Charles et LIENARD Alphonsine, mariée en 1920 avec BASELY Henri. Pas de fiche au CICR
 
BOUCNEAU Hélène-Estelle (Mme, née Wavrin).
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Cultivatrice à Beaufort (Nord) condamnée à 3 ans de prison le 21 janvier 1917 pour avoir résisté à un ordre de balayer la route.

Née WAVRIN Hélène Stelle le 17/08/1866 à Ferrière-la-Petite (Nord) de Jules et JENOT Stelle, elle épouse Camille BOUCNEAU le 18/06/1892 à Mazinghien (Nord).
Sa fiche aux archives du CICR porte le nom BONCUEAU (confusions N/U fréquentes dans les registres allemands) et atteste de sa présence à Aix-la-Chapelle (Aachen) en février 1917.
 
FAYT Marie-Louise (Mme, née Tricoteux). À Baranton-sur-Serre (Aisne)
  Argent



Ayant refusé de livrer des armes à l'autorité allemande a été traduite pour ce fait en conseil de guerre condamnée à deux ans de cellule peine qu'elle a subie avec courage et dignité à la prison de Siegburg près Cologne. Le mari tué à l'ennemi, deux enfants en bas âge.

Née le 27/11/1891 à Toulis-et-Attencourt (Aisne) de Alexandre et GATEAU Marie, mariée à FAŸT Louis Polydore le 04/09/1909 à Barenton-sur-Serre (Aisne). Celui-ci, né le 01/05/1885 à Mesbrescourt-Richecourt (Aisne) avait effectué son service au 9e régiment de cuirassiers de 1906 à 1908. Rappelé au 245e RI à la mobilisation générale, il est tué le 22/11/1914 à La Neuvillette (sa fiche Mort pour la France).
Ils avaient eu 2 enfants : Antoinette Odile née le 18/08/1911 et Marie Germaine née le 08/08/1913, toutes deux à Verneuil-sur-Serre (Aisne).

Les registres du CICR situent Marie-Louise, après sa "capture" (Gefangennahme) à Autremencourt le 31/03/1916, d'abord à Siegburg en mai 1916 (avec Louise de Bettignies) et en novembre 1916, puis à Limburg a/Lahn en mai 1917 (avec la princesse de Croÿ et Mmes Fricoteaux et Guéant ci-dessus).
Elle décède en 1976.
Note : les enfants avaient donc 2½ ans et 4½ ans au départ de leur mère.
 
MATHIAS Marthe-Pauline (Mme, née Dupont). Directrice d'école à Buironfosse (Aisne)
  Argent Arrêtée le 3 novembre 1917 et enfermée pendant soixante-huit jours de cellule au pain sec et à l'eau sans feu. Condamnée le 11 décembre 1917 à un an et demi de réclusion et à 2.350 marks d'amende pour avoir rédigé un journal de guerre fait circuler des journaux français et avoir caché des objets d'art.
 
PEINGNEZ Anna-Victoria (Mme, née Lalou). Fabricante de broderies à façon à Paris
  Bronze


Condamnée à 9 mois de prison pour avoir manifesté des sentiments germanophobes et insulté un officier. Emprisonnée à Aix-la-Chapelle et Bonn ; a fait 3 mois de cellule à Cologne.

Le récit très détaillé de l'arrestation et de la détention de Mme Peingnez, épouse du maire de Beaurevoir (Aisne) est disponible sur Gallica : "La captivité d'une Française en 1916".  L'officier était le compte Albert von Hindenbourg, neveu du maréchal.
 
AGACHE Marthe-Juliette (Mlle). Employée de bureau a Lille (Nord)
  Bronze


Condamnée par les Allemands à cause de son ardent patriotisme; a observé pendant la longue durée de sa détention l'attitude la plus courageuse malgré les souffrances et les privations qu'elle dût subir.

Le dimanche 26 décembre 1915 paraissait dans le Bulletin de Lille n°117 l'avis suivant, reproduction d'une des nombreuses affiches émises par l'occupant :

Justice militaire Allemande
"Les dénommées Marthe Agache, de Lille, 35, rue Sainte-Catherine et Gabrielle Agache, née Rouzé, de Lille, rue Sainte-Catherine, 35, sont condamnées chacune à un an de prison, et Madame Marie Gérard, de Fives, rue Malsence, 58, à 6 mois de la même peine, pour s'être entremis dans l'envoi et la réception de correspondances illicites, avec des personnes de la partie du territoire français non occupé et du territoire neutre, contrevenant ainsi à la proclamation du commandant en chef, en date du 4.2.15."
"Pour la même raison, le voyageur de commerce Eugène Warny, de Tournai, rue Guillaume-Marlier, 43, est condamné à un an et six mois de prison."

Marthe Juliette AGACHE est née le 4/10/1880 à Lille de Henri et DEROUBAIX Sophie.
Gabrielle AGACHE née ROUZÉ le 9/04/1887 à Sainghin-en-Weppes a épousé Albert Florent Agache frère de Marthe. On retrouve les deux belles-soeurs côte à côte sur 3 listes aux archives de la croix-rouge : "capturées" le 26/11/1915 elles sont en janvier et novembre 1916 à Siegburg, le 8 février 1917 à Holzminden.
WARGNY Eugène, voyageur d'affaires (Handelsreiziger), né à Olsene (B) le 2/11/1887 ; en juin 1917 se trouve au camp de Senne, venant de Eberfeld.
 
DUBRAY Raymond-Joseph (M. l'abbé). Curé de Floyon (Nord)
  Argent


Malgré son grand âge a constamment donné l'exemple du courage et de la confiance a été à diverses reprises arrêté brutalisé et condamné à la prison et à l'amende en raison de ce que l’ennemi appelait « son influence néfaste ».

Né à Maubeuge, le 23 octobre 1848, de Victorien et GARIN Sophie, ordonné à la Noël de 1877, vicaire à Sebourg, curé de Flaumont en 1882, de Floyon en 1889, décédé le 16 février 1933.
Dubray
source geneanet

Express du midi 19220118
L'express du Midi (18/01/1922)

 
BALENGHIEN Émile (M.) Entrepreneur de plafonnage à Tourcoing (Nord)
  Bronze


Condamné à 7 mois de cellule par les Allemands pour avoir voulu rentrer en France libre par la Hollande. Libéré a subi une nouvelle condamnation à 10 jours de cellule et 3 mois de travaux forcés pour avoir refusé d'obéir aux ordres de l'ennemi.

Né à Lille le 31/05/1865 de Valentin et DESFONTAINES Séraphine il épouse LECOMTE Marie Juliette le 10/11/1898 ; les archives du CICR le situent, après sa "capture" à Courtrai le 05/04/1917, successivement à Siegburg puis à Limburg a/Lahn en juin 1917 puis à Holzminden en septembre 1917. Il y est accompagné de son fils, écolier de 17 ans, Etienne (Léon Emile) né à Tourcoing le 05/12/1900.
 
BARTIER François (M.) Tisserand à Troisvilles (Nord)
  Argent


Victime de brutalités de gendarmes et de soldats allemands parce qu'il refusait de travailler pour l'ennemi laissé évanoui et sans soins pendant plusieurs jours subit ensuite 1 an de prison cellulaire à Clèves (Allemagne)

Né le 05/04/1857 à Troisvilles de Jules et BOITTIAUX Joséphine ; le CICR le situe à Friedrichsfeld/Wesel venant de Kleve (Clèves) en mars 1917.
 
BAUDET Maurice-Jules-Arthur (M.) Industriel à Saint-Amand (Nord)
  Bronze


Adjoint au maire de Saint-Amand a été arrêté et détenu à diverses reprises par les Allemands. À fait preuve d'un absolu dévouement à l'intérêt de ses concitoyens pendant toute la durée de l'occupation allemande.

Né le 15/03/177 à Saint-Amand de Charles et BERTEAUX Céline, y décédé le 14/09/1929. (pas de fiche CICR)
 
BENOIT Georges-Jean-Baptiste (M.) Instituteur à Lille (Nord)
  Argent


Excellent patriote. Condamné à 10 ans de travaux forcés par un conseil de guerre allemand a été interné pendant 28 mois. Au cours de sa détention a conservé une attitude très courageuse malgré les privations qu'il dut endurer.

Né à Wisembach (Vosges) le 25/09/1861 de Jean Baptiste et BINNE Marie, il est à Rheinbach en juin 1916, à Cassel-Wehlheinden en janvier 1917, à Hameln en février 1918
 
BLIN Arthur-Edouard-Virgile (M.) Garde champêtre municipal à Harbonnières (Somme)
  Bronze





Demeuré à Harbonnières pendant la majeure partie des hostilités continua à exercer ses fonctions avec le plus grand dévouement ; lors de l'arrivée de l'ennemi assura le départ des blessés français auxquels il prodigua des soins. En septembre 1914 fournit d'utiles renseignements aux troupes françaises lors du recul des Allemands. Après de violents bombardements assura au péril de sa vie le ravitaillement des vieillards de la commune.

Né le 02/03/1869 à Harbonnières de Baptiste et CATILLON Ernestine.
 
BOUILLON Joseph (M.) Employé de bureau à Anzin (Nord)
  Bronze

Né en 1895 a tenté de rejoindre les armées françaises ; a été arrêté à Bruxelles et condamné à 6 mois de cellule qu'il a accomplis.

Né le 23/09/1895 à Douai de Fidèle et CAPIAUX Louisa.
 
BRASSEUR Thulia-Augustin (M.) Contremaître mécanicien à Lille (Nord)
  Bronze


Arrêté le 10 octobre 1915 condamné à 3 mois de cellule et à la déportation en Allemagne a subi en captivité des mauvais traitements et des privations qui l'ont rendu incapable de tout travail.

Né à Maubeuge le 30/08/1853 de Joseph et LEFEVRE Catherine, sa fiche aux archives du CICR le mentionne à la prison de Siegburg Brückberg et rentré à Maubeuge le 27/01/1916.
 
CAVALLIER Louis-Jules-Eugène (M.) Surveillant au lycée Lakanal à Sceaux
  Bronze




Se trouvant à Crécy-sur-Serre, Aisne, arrêté comme suspect à l'âge de dix-sept ans et demi contraint d’exécuter des travaux pénibles et dangereux fut déporté.

Né le 21/01/1897 à Crécy-sur-Serre de Louis Henri et FEVRIER Joséphine.  Il n'y a pas de fiche à son nom au CICR, mais on en trouve une au nom de son père, pharmacien à Crécy-sur-Serre, né à Mesnil-St-Nicaise (Somme) le 20/07/1870.
Louis Henri Sainte Marie CAVALLIER était interné à Siegburg en septembre et décembre 1916, à Limburg a/Lahn en mai 1917 : il avait été condamné à mort pour avoir caché un soldat français ; gracié, il fit 30 mois de travaux forcés. (citation au JO du 14 juillet 1919)
BOMI
Bulletin officiel du ministère de l'intérieur Décret du 30/10/1920
 
DAVAINE Séraphin (M.) Brigadier de police retraité à Saint-Amand (Nord)
  Bronze

Soixante ans à la guerre ancien agent de police a été emprisonné à deux reprises 24 heures pour refus d'obéissance ; maltraité à différentes reprises.

Né le 13/03/1854 à St-Amand de Séraphin et COPIN Julie.
 
DÉBATS Julien-Léon-Benoit (M.) Architecte a Lille (Nord)
  Bronze A fait preuve de courage civique en résistant aux exigences injustifiées de l’ennemi. Condamné pour ce fait et interné en Allemagne ; pendant 20 mois a supporté la prison et les privations sans jamais se laisser atteindre par le découragement.
 
DEMULLIEZ Henri (M.) Vicaire à Wattrelos (Nord)
  Bronze


Arrêté en septembre 1915 a fait 6 semaines de cellule a été ensuite détenu à Cologne puis au camp de Gütersloh, de Celle-Schloss et d'Havelberg n'est rentré en France que le 20 décembre 1918.

DEMULIER Emile Henri Joseph né à Tourcoing le 1/12/1876 François et SELOSSE Marie-Thèrèse, les noms des camps (déformés au JO, rectifiés ci-dessus) sont attestés par les archives du CICR ; sa fiche mentionne que le 12/04/1918 il était à l'abbaye de Beuron (Bade-Wurtemberg). il est décédé à Coudekerque-Branche le 20/10/1955.
 
DOUEZ Emile-Louis (M.) Commissaire de police à Lille (Nord)
  Bronze A été l'objet de nombreuses perquisitions en pleine nuit et à la suite de l'une d'elles a été emprisonné comme suspect d'espionnage. A été séquestré plusieurs fois dans des usines pour n'avoir pas voulu fournir des indications aux Allemands.
 
DUPONT Charles-René-Edouard-Joseph (M.) Cultivateur à Bevillers (Nord)
  Argent


Arrêté en Belgique le 1er juin 1915 au moment où il tentait de franchir la frontière hollandaise emprisonné a refusé de dénoncer les personnes ayant facilité son départ et a été interné en Allemagne pendant trois ans et demi (Holzminden et Senelager).

Né à Bevillers le 11/03/1897, sa fiche aux archives de la Croix-Rouge porte la mention "fait prisonnier à Kalmetut", en réalité Kalmthout dans la province d'Anvers, à 3km de la frontière hollandaise. Probablement d'ailleurs ne savait-il pas que celle-ci était barrée par le "Dodendraag" (câble de la mort), clôture électrifiée dressée par l'occupant le long de la frontière belgo-néerlandaise, à moins qu'un passeur ne l'accompagnât.

doodendraad

"Non recensé en temps utile, cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert 3 mois au 3e dragons.
Son état signalétique et des services porte cependant un décompte de sa captivité comme déporté résistant, incluant celle-ci comme service militaire actif dans la zone de combat :

DR DupontIl décède à Etroeungt en 1973

 
FLAMENT Alexandre-Albert (M.) Employé des postes à Laon (Aisne)
  Bronze


Condamné à 3 ans de prison pour avoir défendu une jeune fille malmenée par des Allemands. L'a été une seconde fois à 2 ans de travaux forcés a subi en entier les peines qui lui avaient été infligées.

FLAMANT Alexande Albert, né le 05/04/1874 à Vincy-Roeuil-et-Magny (Aisne) de Louis Léopold et ANTOINE Lucie, selon le CICR, fait prisonnier à La Neuville sous Laon le 30/01/1916, il est à Wittlich en novembre 1916 et à Limburg a/Lahn en juillet 1917.
 
FONTAINE Edouard-Cyrille (M.) Cultivateur à Fontaine-au-Bois (Nord)
  Bronze


A rendu service à la population de sa commune pendant le bombardement et l'évacuation grâce à son courage et à son sang-froid.

Né le 16/03/1875 à Fontaine-au-Bois, de Edouard et DUTRIEUX Adolonisse.
 
FROEHLY Paul-Dominique (M.) Débitant de tabac à Lille (Nord)
  Argent



En juin 1917 à 18 ans a tenté de rentrer en France par la Hollande. Arrêté à Esschen a été emmené à Anvers et a subi 6 mois de cellule. A l'expiration de sa peine a été transporté en Allemagne et interné dans de camp de Holzminden jusqu'en novembre 1918.

Né le 22/04/1899 à Tourcoing de Joseph et FOVEAU Anselmia, le CICR le mentionne à Holzminden en novembre 1917.
"Non recensé en temps utile, cas de force majeure" (sic) il est appelé avec sa classe en 1919, et sert au 1er puis au 5e régiment de Cuirassiers.
Le décompte de ses campagnes est le suivant :
Contre l'Allemagne du 29/06/1919 au 23/10/1919,
Occupation de la Rhénanie du 24/10/1919 au 24/03/1921.
(il sera de nouveau mobilisé de septembre 1939 à juillet 1940)
Son état signalétique et des services porte cependant un décompte de sa captivité comme déporté résistant, incluant celle-ci comme service militaire actif dans la zone de combat :
ResistanceIl décède à Tourcoing le 21/12/1962
A noter que le nom est écrit FROCHLY dans les actes, jusqu'à la demande de rectification faite en 1982.
 
GUERY Augustin-François (M.) Docteur en médecine a Fresnes (Nord)
  Bronze



Faisant fonction de maire pendant l’occupation a été l'objet de sévices de la part de l'autorité ennemie a comparu plusieurs fois devant Le conseil de guerre et a été emprisonné comme otage. A administré la commune dans les meilleures conditions et donné gratuitement ses soins aux malades et blessés de Fresnes et des environs.

Né le 04/07/1861 à Villers-Pol de Florimond et GRAPIN Mélanie.
 
POISSONNIER Henry (M.) Curé doyen à Crécy-sur-Serre (Aisne)
  Bronze


Arrêté comme otage le 17 janvier 1918 en captivité au camp d'Holzminden du 8 février au 31 juillet 1918 a supporté avec courage et dignité les mauvais traitements qui lui furent infligés par l'ennemi.
Prénommé Jean Louis Henri, né le 23/10/1857 de Jules et MOREAU Laurence à Origny Ste-Benoite (Aisne), il entre dans les ordres en 1881. Il est signalé le 21/02/1918 à Holzminden.(source CICR)
 
PUCHAUX Louis-Maurice (M.) Instituteur à Pleine-Selve (Aisne)
  Bronze




Resté à son poste pendant l'occupation est intervenu fréquemment auprès de l'autorité allemande en faveur des habitants et a collaboré au ravitaillement. A été condamné par le conseil de guerre de Maubeuge en juillet 1918 à 500 marks d'amende pour avoir fait évader son fils prisonnier civil. Fait prisonnier civil et incorporé à Cologne s'est évadé.

Né le 28/05/1866 à Benay (Aisne) de Charles et DUPONT Catherine.
 
MOUNY Jean-Baptiste (Feu M.) Cultivateur à Lappion (Aisne)
  Argent


Condamné par le conseil de guerre allemand à 18 mois de prison pour voies de fait envers un gardien allemand. Est décédé en 1917 au camp de Siegburg à la suite des mauvais traitements subis au cours de sa captivité.

MOUNY Jean-Baptiste "dit Fer(di)nand" né le 19/12/1864 à La-Ville-au-Bois-les-Dizy (Aisne) de Zéphyrin et LEROUGE Hortense, marié à JARDIN Augustine le 15/11/1884 à Lappion. Le CICR le dit -d'après les documents des camps- capturé à Sissone le 15/09/1916, à Siegburg en novembre 1916 où il décéde à 52 ans le 25/02/1917.
 *
SAUVAGE Albert-Jean-Baptiste (Feu M.) À Condé-sur-Escaut (Nord)
  Vermeil


A été tué par des soldats allemands après avoir fait preuve du plus pur patriotisme et du plus grand courage.


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