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191704

  Les listes contiennent de nombreux noms issus de départements occupés (02, 08, 54, 55, 59, 60, 62, 80, 88). Je n'ai transcrit ici que les citations relatives au département du Nord, même si elles m'éloignent du valenciennois, mettant en évidence  :

  •  les préjudices : boucliers humains, déportés, emprisonnés, fusillés, assassinés, otages, morts en captivité - dont Milejgany,...
  • les services : faux papiers, asile et cache de soldats, réseaux d'évasion, refus de dénoncer, espionnage - dont pigeons parachutés,...
  • encadrant ceux que j'ai traités ailleurs (lien sur le nom), ou de l'arrondissement de Valenciennes.

On trouvera une liste complète des JO concernés en bas de page

 

1915/11/28 (A47,N323).  p.8643

     L'abbé LEMIRE, député, maire d'Hazebrouck (Nord) : nommé maire de la ville d'Hazebrouck à la veille des hostilités, avec un conseil municipal tout nouvellement élu, a assuré d'une façon remarquable et avec un dévouement de tous les instants le fonctionnement des services municipaux et particulièrement ceux inhérents à l'état de guerre. (Comité central d'assistance. — Vestiaire de guerre. — Caisse de chômage. — Dispensaire pour malades et blessés.) Toujours à son poste ; par ses actes, ses appels à la population, a maintenu la confiance et le sang-froid autour de lui au moment les plus critiqués de l'invasion et empêché l'exode des habitants. A pris toutes les mesures d'assistance utiles à l'égard des milliers de réfugiés venant des régions envahies du Nord et de la Belgique, dont il a ainsi assuré les besoins matériels immédiats.

 

 1918/10/24 (A50,N290).   p.9220

     M. Basly, député du Pas-de-Calais, maire de Lens (Pas-de-Calais) : depuis le début des hostilités, a assuré d'une façon remarquable, et avec un dévouement de tous les instants le fonctionnement des services municipaux. Par ses appels à la population, a maintenu la confiance dans les moments les plus critiques. Au cours de l'occupation de Lens, sa ferme attitude en a imposé à l'ennemi, et l'exemple de son énergie a contribué à conserver le calme dans la population et à raffermir les courages. Pris comme otage, fut emmené en captivité en Allemagne.

NB : Émile Basly, né le 29 mars 1854 à Valenciennes et décédé le 11 février 1928 à Lens.

 


 

1919/07/14 (A51,N189).   p.7301  départements : 02,08,54,55,59 ,60,62,80,88

 

M. Rooses (Benjamin), conseiller municipal et conseiller d'arrondissement à Hazebrouck (Nord) : délégué dans les fonctions d'adjoint depuis le début des hostilités est resté à son poste jusqu'au jour de l'évacuation par ordre de la ville, apportant le concours le plus entier et donnant, au cours de violents bombardements par obus et par avions, l'exemple du courage et du sang-froid. A fait preuve, dans l'accomplissement de ses fonctions du plus grand dévouement et est rentré le premier à Hazebrouck, au moment du recul de l'ennemi pour y réinstaller les services municipaux.

M. Caloin (Auguste-Joseph-Désiré), constructeur-mécanicien ; Mme Caloin, née Malagié (Elvire); Mlle Caloin (Alice), sans profession, à Lille (Nord) : Du 13 octobre 1914 au 17 octobre 1918, ont donné asile à deux sous-officiers français, au mépris du danger d'être sévèrement punis par les Allemands. Ont pourvu pendant quatre années aux besoins de ces militaires. Attitude extrêmement courageuse.

M. Bombeke (Emile) fils, chez ses parents, 51, rue Bourguignon à Lille (Nord) : âgé de seize ans, il fut enlevé de force de chez ses parents par les Allemands. Incorporé, en décembre 1916 au moment le plus rigoureux de l'hiver, dans un bataillon d'ouvriers civils, seul, il refusa de travailler même sous la menace du revolver d'un sous-officier a qui il répondit qu'il préférait mourir que de travailler contre son pays. Incarcéré, pour ce motif, dans une cave pendant vingt-cinq jours et n'ayant pour dormir que la terre humide sans couverture, il subit pendant ce laps de temps les plus mauvais traitements. Laissé plusieurs fois sans manger, ni boire, pendant vingt-quatre heures, jeté dans une petite cabane à porc, il dut rester assis dans le fumier trois jours et deux nuits accroupi, la tète dans les genoux.
Enfin la cave où il se trouvait avant été intentionnellement inondée, on l'obligea d'y séjourner toute une nuit, l'eau lui venant au-dessus des chevilles ; voulant se réfugier dans l'escalier, il en fut chassé à coups à de crosse de fusil.

M. Greau (Eusèbe), directeur de la Banque de France à Lille (Nord) : modèle de dévouement. Dès l'arrivée des Allemands à Lille, s'empresse de murer le portefeuille et soustrait ainsi au vol des ennemis 59 millions. Brutalisé et maltraité à de nombreuses reprises, fut emmené comme otage en captivité en Pologne russe. A contribué à Lille par son énergique attitude au maintien du moral des habitants.

M. Deconninck, lieutenant d'infanterie à Lille; M. Maertens, voyageur de commerce à Lille ; M. Verhulst, ouvrier à Lille (Nord) : ont secouru des soldats français restés à Lille après le bombardement de cette ville et leur ont fourni des secours et les moyens de partir pour la Hollande. Traduits devant le conseil de guerre allemand, le 17 septembre 1915, et condamnés à mort, furent fusillés, le 22 du même mois, dans la cour de la citadelle. Moururent bravement, les mains libres, les yeux non bandés, en criant : « Vive la France ! Vive la République! »

M. Féron, gardien à la maison centrale de Loos; M. Thirion, surveillant à la colonie de Saint-Bernard (Nord) : enlevés par l'occupant, en février 1918, contraints par les menaces et les violences d'accomplir des travaux d'ordre militaire, se sont évadés du camp où ils étaient retenus et ont tenté de passer dans les lignes anglaises. Grièvement blessés par des grenades allemandes, alors qu'ils franchissaient les fils de fer barbelés, et arrêtés, ces fonctionnaires comparurent devant une cour martiale. Condamnés à mort, le 19 février 1918, et fusillés le même jour, malgré leurs blessures, ont fait preuve avant de mourir d'une grande fermeté d'âme et de courage.

M. Trulin (Léon), dix-sept ans, étudiant belge, demeurant à Lille (Nord) : courageux et plein de sang-froid, Léon Trulin traversa à plusieurs reprises les lignes allemandes portant au commandant allié les renseignements les plus précieux. Arrêté et traduit devant un conseil de guerre sous l'inculpation de trahison par l'espionnage, a été condamné à mort et fusillé dans la cour de la citadelle de Lille, le 8 novembre 1915, montrant le plus bel exemple du plus pur patriotisme.

M. Inghels (Albert), député du Nord (Nord) s'est signalé particulièrement à l'attention de ses concitoyens par sa vaillante résistance aux ordres allemands. A énergiquement protesté contre les enlèvements des hommes et des femmes et la contrainte au travail. Malgré sa situation, a été sans cesse en butte aux vexations et brimades d'un ennemi brutal. Le 27 avril 1916, condamné à quarante-deux jours de prison pour ne pas s'être muni d'une carte d'identité, a été arrêté de nouveau le 8 décembre de la même année, condamné à trois ans de prison et transporté en Allemagne pour son attitude hostile à l'égard de l'ennemi.

M. Gimat, conseiller de préfecture du Nord (Nord) : a fait preuve depuis le début des hostilités d'un inlassable dévouement dans l'exercice de ses fonctions que rendait délicates la présence de l'ennemi. A plusieurs reprises menacé et brutalisé par les Allemands, il refusa lors de l'inscription des mobilisables de répondre à cet ordre et fut condamné. Pris comme otage et incarcéré pendant six mois au camp de représailles d'Holzminden, il supporta avec fermeté les plus dures épreuves de la captivité. A contribué dans la plus large mesure à maintenir le moral de la population donnant constamment l'exemple du plus fier patriotisme.

M. Rémy, adjoint au maire de Lille (Nord) : a été, pendant toute la durée de l'occupation allemande, un modèle de dévouement, contribuant dans une large part à maintenir le moral de la population, par une ferme et digne attitude patriotique. Au moment de l'enlèvement par les autorités allemandes des tableaux et œuvres d'art du musée de Lille, a énergiquement protesté contre cette mesure et contre tous les actes de vandalisme de l'ennemi. A été arrêté pour ce motif et interné en Allemagne pendant deux mois.

M. le docteur Hamel, inspecteur départemental de l'assistance publique, à Lille (Nord) : maintes fois contraint de déclarer à l'autorité allemande le retour clandestin à l'hospice dépositaire des enfants assistés évadés des camps de travail, a refusé avec la plus grande énergie de répondre aux ordres de l'ennemi. Condamné, le 22 octobre 1917, à trois jours de prison pour avoir hébergé un pupille de l'assistance publique qui avait abandonné le travail. Transféré en territoire belge, le 6 mars 1918, en raison de sa courageuse résistance.

M. Cuchet-Cheruzel, sous-inspecteur de l'assistance publique du Nord. Lille (Nord) : pendant la détention de son collègue, a été chargé d'assurer la direction du service des enfants assistés. Ayant empêché un pupille convoqué au travail de quitter l'établissement dépositaire, fut condamné, pour ce fait à quatre semaines de prison. Attitude élogieuse durant toute l'occupation.

M. Eynard, sous-inspecteur de l'assistance publique du Nord à Lille (Nord) : chargé de le direction du service des enfants assistés après le transfèrement en Belgique de son inspecteur a, suivant les ordres du préfet du Nord par intérim, retenu à l'établissement dépositaire les pupilles que les autorités allemandes voulaient forcer à  travailler. Condamné pour ce motif, en mai 1918, à un mois de prison, s'est durant l'occupation, signalé par son attitude très ferme vis-à-vis de l'ennemi, contribuant ainsi à maintenir le moral de la population.

M. Desurmont, industriel, ayant fait fonctions de maire de Seclin (Nord) : a fait preuve malgré son grand âge d'une activité et d'un dévouement remarquables en ce qui a trait au ravitaillement des communes du canton de Seclin dont il est président du comité régional. Emprisonné à trois reprises, il ne s'est jamais soumis aux exigences des Allemands qui firent sauter son château en guise de représailles.  A contribué grandement au maintien du moral des populations.

M. Telliez, maire de Croix, (arrondissement de Lille), (Nord) : a toujours montré une attitude très énergique vis-à-vis. de l'occupant. Arrêté le 19 juin 1915 et déporté sans jugement le 3 juillet suivant, à Gustrow (Allemagne) pour refus de dénoncer ceux qui avaient mis entrave à la confection des sacs à sable pour les tranchées. Est resté en captivité jusqu'à la conclusion de l'armistïce.

M. Thérin (Henri), à Roubaix : pendant toute la durée de l'occupation allemande s'est occupé, avec un zèle précieux de toutes les questions délicates du ravitaillement de la population ; opposant à toutes les vexations de l'ennemi une attitude digne et pleine de sang-froid. M. Thérin a joué un rôle excessivement important. A plusieurs reprises, malmené et emprisonné par l'ennemi, M. Thérin a rempli pendant trois ans et demi en en des heures difficiles, pendant la détention de M. Lebas, les fonctions de maire de Roubaix et a contribué à maintenir le moral de la population.

M. Watremez, adjoint au maire de Roubaix (Nord) : s'est occupé activement, pendant toute la durée de l'occupation allemande du ravitaillement en charbon des villes de Roubaix, Tourcoing, prêtant, en toutes circonstances et en des heures difficiles, le concours le plus précieux. Opposa à toutes les meures vexatoires de l'ennemi une attitude de résistance qui lui valut d'être emprisonné à plusieurs reprises.

M. Willot, pharmacien ;
Mme Willot et Mlle Nollet à Roubaix (Nord);
Ont édité et répandu clandestinement dans la région de Lille, Roubaix et Tourcoing un journal donnant des nouvelles de la France libre, contribuant ainsi de la manière la plus efficace à maintenir le moral des populations. Dénoncés à l'autorité allemande ont été condamnées, le 20 avril 1917, à de sévères peines de prison.

M. Lecomte, directeur de l'octroi de Roubaix (Nord) : malgré son état de santé, s'est occupé, avec un dévouement sans bornes du ravitaillement de la ville de Roubaix. Son attitude énergique et extrêmement digne à l'égard de l'ennemi a beaucoup contribué à maintenir le moral de la population. A été déporté comme otage au camp de Gustrow.

M. Lenfant, commissaire de police à Tourcoing (Nord) : a constamment fait preuve, pendant toute la durée de l'occupation allemande du plus pur patriotisme aidant à maintenir le moral de la population par son énergique attitude à l'égard de l'ennemi. Inculpé d'espionnage par les Allemands, incarcéré à la prison de Loos, puis à Bruxelles de mai 1918 à la signature de l'armistice.

M. Leriche, conseiller général, maire de Ribécourt (Nord) : protesta avec véhémence contre tous les abus de l'autorité allemande, contribuant par son attitude énergique et courageuse à maintenir le moral des populations. A plusieurs reprises eut à subir les sévices de l'ennemi, fut emprisonné et finalement évacué de son canton.

M. Plet, maire de Caudry, conseiller général Nord (Nord): administrateur habile et énergique, M. Plet n'a cessé d'opposer la plus vive résistance aux exigences de l'ennemi. A été révoqué et enlevé de Caudry en 1916, après avoir été emprisonné par les Allemands à plusieurs reprises.

M. Dislaire, maire de Rieux (Nord) : modèle de dévouement, a aidé et favorisé l'évasion de soldats français qui purent, grâce à lui, regagner nos lignes. Fut condamné par l'ennemi à cinq ans de travaux forcés et ne fut gracié qu'à l'armistice.

 

M. Boudailliez, adjoint au maire de Rieux (Nord) :  a rempli avec dévouement les fonctions de maire jusqu'en 1917, après l'envoi en captivité de M.Dislaire. Des pigeons voyageurs ayant été trouvés dans sa commune, M. Boudailliez fut condamné à plusieurs années de travaux forcés et emmené en Allemagne. N'est rentré en France qu'après l'armistice.

M. Gautier, adjoint au maire de Lesdain (Nord) : à la tête de l'administration communale depuis le début de la guerre, M. Gautier s'est acquitté de ses fonctions avec tact et dévouement. A été envoyé dans une colonne de travailleurs civils pour avoir opposé une résistance énergique aux exigences des autorités allemandes.

M. Dessaint, inspecteur primaire à Cambrai (Nord) : a toujours fait preuve pendant toute la durée de l'occupation du plus grand dévouement. Fut condamné à plusieurs reprises à des peines d'emprisonnement. A contribué par son énergique attitude vis-à-vis de l'occupant à maintenir le moral des populations.

M. Lestoile, administrateur du bureau de bienfaisance de Cambrai (Nord) : à la suite de la mise en captivité de la directrice de l'hôpital civil de Cambrai n'a pas hésité, malgré son mauvais état santé à prendre la direction des services hospitaliers de cette ville. D'un dévouement inlassable, s'est particulièrement distingué pendant l'invasion par sa fermeté e et ses hautes qualités administratives. S'est épuisé par le surmenage qui lui fut imposé au cours de la guerre et mourut à l'hôpital civil dont il n'avait pas voulu un seul instant abandonner la direction

M. Deskrewer, archiprêtre de la cathédrale de Cambrai (Nord) : s'est particulièrement distingué pendant toute la durée des hostilités par sa vive résistance aux exigences de l'ennemi. A été enlevé comme otage, le 1er novembre 1916. A été emmené en  Allemagne dans un camp de prisonniers, n'est rentré à Cambrai qu'en avril 1917.

Melle L'Hotelier, directrice de l'hospice civil (Nord) : a la tête des importants services hospitaliers de Cambrai, depuis dix ans, Melle L'Hotelier s'est particulièrement signalée pendant l'invasion par son dévouement et son énergie. pour avoir soigné, nourri et caché des soldats français dans les établissements qu'elle dirige, a été condamnée par l'ennemi à dix ans de détention et emprisonnée pendant trois ans

M. Chambeau, juge d'instruction à Douai (Nord) : a résisté comme magistrat aux injonctions de l'autorité allemande dans l'exercice de ses fonction ; a été pour ce motif révoqué par l'ennemi. A été tué par l'explosion d'un projectile.

M. Hayez-Galand (Alphonse), conseiller municipal de Douai, président de la commission des secours de chômage de Douai (Nord) : malgré son mauvais état de santé, a prodigué ses services à ses concitoyens, exerçant ses fonctions jusqu'à l'épuisement de ses forces. Mort des suites de l'évacuation.

M. Delzenne (Phéophile), conseiller municipal de Coutiches (Nord) : a rempli avec une grande exactitude les fonctions de receveur municipal , s'est efforcé, avec le zèle le plus louable, de venir en aide  aux malheureux. A fait preuve d'énergie et d'un dévouement inlassable pour défendre les intérêts de la population contre les brimades et les persécutions de l'autorité allemande. A été plusieurs fois condamné à la prison pour résistance aux ordres injustes de l'ennemi.

M. Quesnay, directeur intérimaire de l'école d'agriculture de Wagnonville : a continué à exercer ses fonctions avec beaucoup d'énergie et de ténacité, malgré les menaces et les vexations sans nombre de l'autorité allemande. A été plusieurs fois condamné a la prison, sans pouvoir présenter sa défense; expulsé enfin brutalement de l'école avec résidence forcé à Douai. A contribué par son énergique et noble attitude à maintenir le moral des populations.

Mme Grassin, marchande de porcelaines à Douai ;
Mme Vanderbeck, marchande d'instruments de musique à Douai (Nord) :
Arrêtées et condamnées par les Allemands pour avoir aidé des soldats français soit à se cacher, soit à prendre la fuite, ont été condamnées par les Allemands et déportées en Allemagne.

M. Preuvost (Achille), chef de la garde civique à Douai (Nord) : a aidé de nombreux soldats à échapper aux recherches des Allemands. Arrêté pour ce fait et condamné aux travaux forcés, a été déporté en Allemagne.

M. Gressier, cantonnier chef à Saint-Amand-les-Eaux (Nord) : exemple vivant du plus pur patriotisme, a été fusillé à Namur (Belgique), le 4 avril 1916, pour avoir avoir accompli son devoir de Français. Est mort en brave, faisant preuve de la plus grande fermeté d'âme.

 

M. Costa, maire de Marly (Nord) : par une délibération du conseil municipal de sa commune a publiquement rendu hommage à la vaillance des troupes françaises. Aussitôt arrêté, a été incarcéré malgré son grave état de santé et maintenu en détention pendant soixante-douze jours.

 

M. Hornez, maire de Saint-Saulve (Nord) : attitude particulièrement courageuse pendant l'occupation ennemie. Ayant signé une protestation contre les supplices infligés aux prisonniers civils qui avaient refusé de travailler pour les Allemands, fut arrêté et incarcéré plusieurs mois, puis envoyé en résidence forcée à Wargnies-le-Grand. A contribué par son attitude au maintien du moral des populations.

 

M. Lengrand, maire de Sebourg (Nord) : a été pendant toute la durée de la guerre un modèle de dévouement. Par son attitude fière et énergique a contribué dans la plus large mesure à maintenir le moral de ses administrés. A été arrêté et soumis par l'ennemi à une longue détention.

M. Delphien, premier adjoint au maire de Denain (Nord) : a eu le plus grand mérite à assurer la continuité des services municipaux dans la commune la plus ouvrière de l'arrondissement. A courageusement tenu tête aux sommations de l'occupant, en répondant par des refus à ses exigences les plus inadmissibles. A été par suite de sa résistance, emmené en captivité en Allemagne où il a beaucoup souffert.

M. Chaumonot, ancien commandant d'artillerie, officier de la Légion d'honneur faisant fonctions de maire de Mortagne : a été révoqué par le général Hild, commandant de l'étape, en raison de son attitude patriotique. Après avoir été interné plusieurs fois, fut déporté le 4 janvier 1918, malgré son grand âge [74 ans] en Russie (Lithuanie) où il vécut de longs mois de tortures morales et physiques. Pour tous les otages, ses camarades d'infortune, fut le plus bel exemple de courage et de fierté patriotique.

 

M. Louis, inspecteur primaire à Valenciennes (Nord) : a montré pendant tout le début de l'occupation allemande la plus grande dignité vis-à-vis de l'occupant, contribuant par son énergique attitude à maintenir le moral des populations. Fut emmené en captivité en Allemagne.

Mme Blondel (Aline), née Chaumartin, de Cambrai (Nord) : a réussi, depuis avril 1915 jusqu'à l'armistice, à dissimuler chez elle, au péril de sa vie et malgré les dénonciations dont elle a été l'objet et les multiples perquisitions de la prévôté ennemie, un Alsacien-Lorrain, déserteur de l'armée allemande, avec l'aide duquel elle a favorisé l'évasion, vers la Hollande, de nombreux soldats français et de prisonniers civils retenus par les Allemands.

 


 

 1919/11/23 (A51,N318)  p.13246  départements :"Alsace", 02, 08, 55, 59

 

M. Bonte (Auguste), maire de Lambersart (Nord) : ancien conseiller général et député, arrêté le 4 octobre 1914, par les Allemands comme responsable de la mort de quatre de leurs officiers, et incarcéré à Douai pendant quinze jours. A repris ses fonctions de maire depuis le 20 octobre 1914 jusqu'au 9 mars 1916. Durant ce temps a été emprisonné à deux reprises du fait que les ouvriers de sa commune refusaient de confectionner des sacs à terre et que des pigeons voyageurs existaient encore à Lambersart. A fait preuve d'un réel courage en résistant aux ordres de l'ennemi.

M. Lechevin (Constant), garde civil à Canteleu-Lambersart (Nord) : trouvé porteur d'un revolver chargé, a été fusillé le 11 octobre 1914 à Sailly-sur-la-Lys.

M. Hannuche (Gaston), dessinateur,
M. Cayasse (Jean), étudiant,
Mlle Meunier (Estelle),
Mlle Waast (Marcelle);
Mlle Yandereruyssen (Elise),institutrice,
M. Magnies (Jules), domiciliés à Avesnes (Nord) : agents du service d'observation, ont rempli, au péril de leur vie et avec un courage et une abnégation digne eloges les différentes missions, souvent très dangereuses qui leur ont été confiées. Ont rendu les plus grands services au corps d'observation pendant l'occupation ennemie.

M. Bar (Victor), employé à la compagnie des chemins de fer du Nord rue de la Longue-Chasse, à Valenciennes (Nord) : resté à Valenciennes pendant l'occupation allemande, a été attaché au service de renseignements anglo-belge et y a rendu des services signalés.

 


 

 1920/04/16 (A52,N104).  p.6031 départements  : 02, 08, 51, 54, 55, 59, 60, 62, 80

 

M. Davaine, curé ;
M. Pluchart (Aristide), cultivateur à Arenberg-Wallers (Nord).
Pendant l'occupation ennemie, ont recueilli, au péril de leur vie, un pigeon voyageur de l'armée anglaise auquel ils ont fait reprendre son vol après avoir répondu à la demande de renseignements dont était porteur cet oiseau.

M. Boittiaux (François), couvreur ;
M. Thuilliez, à Romeries (Nord), au péril de leur vie, ont favorisé et protégé l'évasion en Belgique d'un grand nombre de soldats français et anglais restés à Romeries et les environs après l'avance des allemands en 1914.

M. Delemar (Paul), 214, boulevard Victor-Hugo à Lille (Nord) : resté à Lille pendant l'occupation allemande en raison de son jeune âge, qui ne l'appelait pas sous les drapeaux, à mis son activité au service de la Croix-Rouge à l'hôpital auxiliaire n° 105 et s'est occupé de procurer des papiers aux prisonniers français qui désiraient s'évader. Arrêté pour ces motifs par les autorités allemandes, a été condamné à deux ans et demi de travaux forcés, peine, qu'il a subie jusqu'en mai 1918.

Mlle Delenys (Suzanne), demeurant à Lambersart (Nord) : en octobre 1914, pendant le siège de Lille, a recueilli et hébergé, au péril de sa vie, un soldat français blessé auquel elle a donné ses soins avec un dévouement des plus remarquables.

Mme Dutailly, 5, rue Biaise, à Lille (Nord): pendant plusieurs mois, a caché au péril de sa vie, des soldats français. Dénoncée, a été condamnée à cinq ans de prison.

M. Rousselle (Eugène), négociant à Poix-du-Nord (Nord) : a été condamné à la prison et a une forte amende par les Allemands pour avoir recueilli et hébergé un soldat anglais. A fait preuve, en cette circonstance, d'un dévouement digne d'éloges.

M. de Bailliencourt, ancien industriel à Douai (Nord) : a assuré avec un dévouement sans bornes tous les services de secours aux familles des mobilisés, des réfugiés et des chômeurs. A grandement contribué par son énergie vis-à-vis de l'occupant, à maintenir le moral des populations.

M. Malaise (Lucius) demeurant à Condé-sur-Escaut (Nord) : au cours de l'occupation de l'ennemi, a fait preuve, en toutes circonstances, de courage et de dévouement patriotiques dignes d'éloges en protégeant et en facilitant l'évasion de soldats français restés en pays envahi. A été, à plusieurs reprises, arrêté et emprisonné par les Allemands pour avoir porté des lettres d'officiers prisonniers et avoir ravitaillé en vivres des prisonniers russes et anglais.

 
M. et Mme Philouze, de Cambrai (Nord) : pendant l'occupation allemande ont donné asile pendant deux ans à un soldat alsacien déserteur de l'armée allemande, qu'ils ont caché, nourri et soigné jusqu'à sa mort. Ont recueilli des soldats français valides et blessés auxquels ils ont procuré des effets civils et dont ils ont favorisé l'évasion vers les pays neutres, faisant ainsi preuve d'un beau patriotisme et d'un sentiment élevé du devoir.

M. Soissons (Adolphe), adjoint, ayant fait fonctions de maire de Beaumont (Nord) ; adjoint au maire, a rempli les fonctions de maire de la commune de Beaumont pendant l'occupation. A fait preuve de courage et de sang-froid en dirigeant les services municipaux, parfois sous des bombardements violents. A assuré le ravitaillement des jeunes gens qui se cachaient pour échapper au contrôle l'ennemi. A pris énergiquement la défense des intérêts de ses administrés et a été condamné à la prison pour la résistance qu'il a opposé aux exigences des autorités allemandes

M. Labbez, maire de Solesmes (Nord) : au début de l'occupation, a été l'objet des sévices de la part d'officiers qui le rendaient responsable des coups de feu tirés par les civils sur les soldats allemands. Arrêté comme otage et emmené à la suite d'un régiment aux prises avec des mitrailleurs anglais, réussit à s'évader malgré les sommations et à échapper aux perquisitions de l'ennemi.

Mlle Ponsin (Marie), demeurant au Cateau (Nord) : s'est très dévouée pour le service de la Croix-Rouge française pendant toute l'occupation. A soigné, en 1918, pendant le bombardement de la ville du Cateau, de nombreux civils blessés, atteints par les gaz asphyxiants et a aidé à l'inhumation des morts.

MIle Ponsin (Thérése), demeurant au Cateau (Nord) : a vaillamment fait son devoir d'infirmière et s'est particulièrement distinguée en 1918. A soigné pendant le bombardement de la ville du Cateau, de nombreux malades atteints par les gaz asphyxiant., enseveli les morts et aidé à leur inhumation.

M. Ghislain (François), mineur à Onnaing (Nord) : a fait preuve de courage et de dévouement en coupant, pendant les opérations de libération du territoire, les fils de plusieurs mines situés sous les ponts de l'Aunelle, à Blanc-Misseron et de la Grande-Aunelle à Quiévrain (Belgique).

 
M. le chanoine Leclercq, doyen de la paroisse de Saint-Christophe à Tourcoing (Nord) : le 13 août 1916, M. le chanoine Leclercq a, en chaire, engagé ses paroissiens à ne pas remettre les métaux et notamment le cuivre l'ennemi leur ordonnait de livrer. Arrêté le 16 août, M. le chanoine Leclerc fut condamné par un conseil de guerre allemand à dix ans de réclusion. Après avoir été interné deux ans dans une prison en Allemagne, M. Leclercq est rentré à Tourcoing au mois de novembre 1918.

Le personnel de la chambre de commerce de Dunkerque : a assuré pendant quatre ans de guerre, malgré les multiples bombardements  par avions, et par gros obus dont le port de Dunkerque a été l'objet, les importants services de la chambre de commerce et ceux du ravitaillement. A fait preuve de beaucoup de sang-froid et de dévouement.

M. Duhart, commissaire de police à Hautmont (Nord ): fonctionnaire zélé et plein de sang-froid, a assuré avec un grand dévouement ses fonctions dans des heures difficiles. Arrêté et emprisonné par les Allemands, le 27 août 1917, pendant six semaines, a toujours opposé à l'occupant une attitude pleine de dignité, contribuant ainsi au maintien du moral des populations.

Mlle Brasseur, à Valenciennes (Nord) : a fait preuve de courage et de dévouement en faisant évader au péril de sa vie et en conduisant elle-même à la frontière hollandaise trois jeunes gens français qui purent ainsi gagner la France et y accomplir leur service militaire.

 
M. Devolder (Charles-Louis), receveur central de l'octroi d'Houplines (Nord) : est toujours resté à son poste malgré les violents bombardements qu'Houplines a eu à subir. A donné l'exemple du dévouement en se portant au secours nombreux blessés et en participant à l'inhumation des victimes. A organisé le sauvetage d'habitants en danger dans des mains incendiées. A contribué à mettre en lien sûr la caisse et les archives communales.

M. Sohier (Clovis-Charles), secrétaire rédacteur à la mairie d'Houplines : resté à son poste, sous les bombardements successifs, a collaboré services communaux jusqu'à la fin de mai 1917 (date de son incorporation). A assuré les distributions à domicile des allocations militaires. A contribué avec le plus grand dévouement au sauvetage des sinistrés et a maintenu le moral de ses concitoyens.

M. Vanalderweireldt (Edouard), garde-champêtre à Houplines (Nord) : a fait preuve de courage en exhortant la population au calme pendant de violents bombardements et a donné le plus bel exemple de dévouement en se portant au secours des blessés qu'il a transportés lui-même aux ambulances britanniques installées Houplines. A déployé un zèle infatigable pour soigner les victimes et pour inhumer les cadavres. A contribué à éteindre de nombreux incendies causés par les obus allemands.

M. Labbe (Auguste-Arthur), employé à la mairie de Lille (Nord) : a fait preuve de dévouement à la suite de la prise de Lille par les Allemands en portant secours à plusieurs soldats français sans ressources. A été de ce fait condamné par les Allemands à neuf mois de prison cellulaire et à la déportation en Allemagne. Rapatrié ensuite le 8 octobre 1917 comme grand malade, par suite des mauvais traitements subis de la part des Allemands.

M. Caillet, commissaire de police à Condé (Nord) : durant l'occupation allemande, a toujours eu, en présence de l'ennemi, une attitude ferme et très digne, conservant son entière indépendance. En l'absence du juge de paix il a en maintes occasions, aplani les difficultés qui surgissaient entre justiciables et ses sages avis ont été souvent écoutés. Sa conduite mérite les plus vifs éloges.

 

M. Nonon, commissaire de police à Saint-Amand (Nord) : son attitude énergique vis-à-vis de l'occupant lui a valu d'être emmené comme otage en Pologne du 4 janvier au 6 octobre 1918.

 
M. Devigne, commissaire de police à Dunkerque (Nord) : s'est, à de nombreuses reprises, distingué au cours des bombardements en se portant aux points de chute pour organiser le service d'ordre aux abords d'immeubles incendiés.

M. Saugrain, commissaire de police à Dunkerque (Nord) : a assuré son service, au cours de nombreux bombardements, avec sang-froid et courage ; il s'est particulièrement distingué les 29 septembre, 25 et 26 octobre 1917 lors de violents incendies et il a procédé au sauvetage des victimes.

M. Vandamme, commissaire de police à Malo-les-Bains (Nord) : a assuré avec sang-froid, courage et dévouement son service dans une commune soumise à à de fréquents bombardements.

M. Collot, commissaire de police à Denain (Nord) : à tenu une conduite très digne en présence de l'ennemi.

M. Hertrich, commissaire de police de Coudekerque-Branche: s'est signalé par son courage et son dévouement en assurant parfaitement son service malgré de fréquents bombardements par avions et obus de gros calibre.

M. Baudart, commissaire de police à Bergues (Nord) : s'est parfaitement conduit depuis le début des hostilités. Dans des circonstances pénibles a fait preuve de courage et de dévouement, en assurant le maintien de l'ordre dans une ville soumise à des bombardements répétés.

M. Bazet, commissaire spécial de police à Dunkerque (Nord) : au cours des bombardements qui ont dévasté cette ville, s'est montré plein d'énergie et de courage en se portant aux endroits menacés et en prêtant un concours précieux aux autorités chargées de la défense.

M. Meurant (Emile);
Melle Meurant (Léocadie), demeurant à Leval (Nord) :
Ont recueilli, au péril de leur vie, un soldat français, prisonnier des Allemands et évadé.  Ont réussi à le dissimuler à l'ennemi pendant plus de deux mois.

M. Maginot (Charles), 29, rue Saint-Albin, à Douai (Nord) : le 1er octobre 1914, au péril de sa vie, a recueilli et caché, pendant plusieurs mois, quatre soldats français sur le point d'être faits prisonniers, leur a fourni des effets civils et a réussi à les faire évader malgré la surveillance exercée par les soldats allemands logés dans sa maison.

M. Honnart (Alexandre), à Lille (Nord) : au début des hostilités, a guidé, à plusieurs reprises, des troupes françaises, Le 4 octobre 1914, s'étant joint à une compagnie du 17e bataillon de chasseurs à pied, a combattu toute la journée et n'a abandonné l'escouade avec laquelle il se trouvait que le soir après le repliement de l'ennemi. Le 10 du même mois a désarçonné et tué à coup de lance un officier commandant une patrouille de uhlans. Pendant l'occupation allemande a été condamné à un an de cellule pour avoir caché des armes.

M. Desrumeaux (Georges), à Lille (Nord) : le 17 octobre 1918 au moment de l'évacuation de la ville par les Allemands, a fait preuve de courage en se rendant au devant des troupes anglaises en vue de les prévenir du départ de l'ennemi.

M. Vandeviele (Jean), demeurant à Lille (Nord) : pendant l'occupation ennemie, s'est mis à la disposition du comité de secours aux prisonniers et évacués. Chargé par ce comité de l'établissement et de la distribution de fausses cartes d'identité, s'est dévoué d'une façon remarquable. Arrêté pour ces faits par les Allemands, a été condamné, emmené en Allemagne et emprisonné, pendant dix-huit mois.

M. Dhenin (Léon), électricien à Douai (Nord) : a protégé et facilité, au péril de sa vie, l'évacuation de trente-cinq soldats français du 6° rég. territorial d'infanterie sur le point d'être faits prisonniers par l'ennemi. Grâce à son dévouement patriotique, a permis à tous ces soldats de regagner les lignes françaises sains et saufs.

M. Lussigny (Paul) ;
M. Lussigny (Fernand), de Cambrai (Nord) ;
Ont fait preuve de courage et de dévouement en construisant par leurs propres moyens un appareil récepteur de T. S. F. et en assurant le fonctionnement pendant toute la durée de l'occupation allemande. Ont contribué, pour une large part, à soutenir le moral de la population de Cambrai.

M. l'abbé Leporcq (Henri), curé de Raimbeaucourt (Nord) : resté en pays envahi, a toujours fait preuve du plus ardent patriotisme. Cachait chez lui quantité d'objets soumis aux réquisitions, encourageait les jeunes gens à ne pas répondre aux appels de l'ennemi, flétrissait en chaire la conduite ignoble des Allemands, exhortait la population à la résistance et à la confiance en la victoire de nos armes. A été condamné à neuf mois de prison par l'ennemi et enfin envoyé en exil.

M. Courtois (Eugène), adjudant d'infanterie de marine retraité à Louvroil (Nord) : dévoué et courageux. Au début de la guerre a assuré son service de garde-civil à Louvroil, près de Maubeuge, malgré les plus violents bombardements. A été blessé, le 5 septembre 1914, dans l'exercice de ses fonctions.

Mme Dibon, née Devriendt (Zoé), à Lille (Nord) : en 1914, a recueilli, soigné et ravitaillé trois soldats français qu'elle a réussi à cacher jusqu'en février 1915, époque à laquelle ces militaires ont pu regagner la France.

Mme veuve Bournac, née Durunfaut, cabaretière à Lille (Nord) : a secondé le commandant Caron, du 5e rég. territorial d'infanterie, dans l'œuvre d'assistance aux soldats restés dans Lille après l'arrivée des Allemands. Malgré la surveillance de l'ennemi et de nombreuses perquisitions, a donné asile à plusieurs soldats et facilité leur départ vers la Hollande.

Mme Martin, droguiste à Lille [Nord) : au cours de l'occupation ennemie, a recueilli, malgré les plus grands dangers, trois soldats français qu'elle a réussi à cacher, deux pendant quatre mois, le troisième jusqu'à l'armistice. A toujours été admirable de dévouement et s'est toujours fait remarquer par son courage.

M. Dupont, agent de la sûreté à Roubaix (Nord) : a recueilli en août 1915 un soldat français qu'il a réussi à cacher, au péril de sa vie et malgré les perquisitions fréquentes des Allemands, jusqu'au 19 novembre 1918, jour de la délivrance de la ville.

M. Fosse (Pierre) à Valenciennes (Nord) : âgé de près de soixante-dix ans, n'a pas hésité, en août 1914 au moment de l'invasion, à conduire, au péril de sa vie, un certain nombre de soldats français égarés. Fait prisonnier par l'ennemi, est resté en captivité pendant plus de sept mois en Saxe.

 
M. Mathieu, de Gommegnies (Nord) : pendant l'occupation allemande, en septembre 1914, a procuré des aliments et des effets civils à des prisonniers français et a facilité leur évasion.

M. Mendoça, sous-préfet d'Hazebrouck (Nord) : est resté à son poste pendant les périodes les plus critiques et a procédé, à la satisfaction de tous, aux évacuations nécessitées par les opérations militaires.

M. Piquet (Jean), interne des hôpitaux de Lille (Nord) : resté à Lille au moment de l'occupation allemande, et ayant échoué dans une tentative d'évasion, il fut, pour ce fait, condamné par les Allemands à trois mois de prison. S'est employé activement à fournir des renseignements aux armées alliées et a favorisé l'évasion d'un soldat britannique. Emprisonné à nouveau, n'a échappé que par l'armistice aux rigueurs d'un conseil de guerre ennemi.

 


 

1920/06/20 (A52,N167). p.8731 départements : 02, 08, 59, 62, 88

 

Mme Lebrun-Lussiez, demeurant à Sommaing-sur-Escaillon (Nord) : restée en pays envahi, a caché plusieurs jours dans sa maison des militaires français. A facilité leur évasion vers la France libre. A été condamné à treize mois de prison par l'ennemi.

 
Mmes et Mlle Bernard-Lemaitre, à Haubourdin (Nord) : du mois d'octobre 1914 à l'armistice, alors que la ville d'Haubourdin était occupée par l'ennemi, ont montré le plus grand sang-froid en tenant caché un soldat français blessé qu'elles ont réussi à soustraire à toutes les recherches des Allemands.

Mme Diverchy-Derieux, demeurant 67, rue de la Gare, à Wallers près Valenciennes (Nord) : au péril de sa vie, a facilité, en avril 1917, l'évasion par la Belgique et la Hollande de trois soldats français et notamment un officier de gendarmerie.

 
M. Hardy (Henri), de Tourcoing, actuellement soldat au 18e régiment de chasseurs à cheval à Sarrebourg (Lorraine) : emmené, le 28 avril 1916, dans un camp de prisonniers civils des Ardennes, s'est toujours refusé à travailler pour l'ennemi. Frappé par un soldat allemand et arrêté pour avoir riposté, a été condamné à douze ans de prison. Interné à la prison cellulaire de Siegburg jusqu'en 1918, libéré et contraint de nouveau au travail en Belgique, s'est évadé et a traversé les lignes ennemies quelques jours avant l'armistice.

M. Rompais (Alexandre), concierge à la mairie d'Hazebrouck (Nord) : pendant la journée du 10 octobre 1914, alors que l'ennemi était à trois kilomètres de la ville, et sous les bombardements les plus violents, notamment ceux par gros obus des 13 et 14 décembre 1917, s'est constamment tenu aux côtés du maire d'Hazebrouck, lui apportant son concours le plus entier et accomplissant ses fonctions avec un courage, un sang-froid et un calme dignes d'éloges.

Mme Clicteur, née Steenbeck (Pauline), demeurant à Lille (Nord), 27, boulevard d'Alsace : pendant toute une année, alors que la ville de Lille était occupée par les Allemands, a hébergé et tenu caché, au péril de sa vie, un soldat français du 8° régiment d'infanterie territoriale. A été, pour ce fait, condamnée à six mois de prison.

M. Hédon (Félicien), à Saint-Hilaire (Nord) : resté en pays envahi, a fait preuve de patriotisme en cachant et hébergeant, pendant plusieurs semaines, en septembre 1914 et en octobre 1918, des soldats français et alliés.

M. Paris (César), sabotier, à Mecquignies (Nord) : fin octobre 1918, ayant découvert deux soldats français échappés d'un camp de prisonniers en Belgique, n'a pas hésité à leur donner asile au péril de sa vie et à les ravitailler jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques.

M. Dancourt (Xavier), demeurant à Selvigny (Nord) : en octobre 1914, a facilité l'évasion de onze soldats anglais prisonniers qui purent ainsi regagner les lignes françaises, et a réussi à soustraire aux perquisitions de l'ennemi les armes et munitions qui avaient été abandonnées par l'armée britannique. Faisant fonctions de garde-champêtre de la commune de Walincourt pendant l'occupation allemande, en l'absence de son fils mobilisé, a contribué à maintenir l'ordre dans cette commune pendant le bombardement et malgré les violences de l'ennemi.

M. Plouchart (Jean-Baptiste), demeurant à Ruesnes (Nord) : resté en pays envahi, a hébergé pendant deux mois, en 1914, deux prisonniers français évadés. Leur a facilité leur évasion vers la France libre.

M. Droz, secrétaire général de la reconstitution du département de la Somme, précédemment sous-préfet de Douai : du mois d'août 1914 à octobre 1916 et de mai 1917 à octobre 1918, a assuré ses fonctions dans les conditions les plus difficiles, malgré les vexations auxquelles il a été soumis. A donné à tous, l'exemple du courage et de l'énergie, et a maintenu le moral de ses administrés. Au mépris du danger, a montré un dévouement digne des plus grands éloges, en secourant matériellement et moralement des militaires français restés cachés dans la ville de Douai (lettre de félicitations du ministre de la guerre en date du 25 août 1919). Déporté au camp d'Holzminden, du 1er novembre 1916 au 23 avril 1917.

M. Meurice (Hector), demeurant à Douai (Nord), 51, rue des Wetz : au péril de sa vie a favorisé là fuite de nombreux soldat français en fabriquant de faux papiers et en falsifiant leurs livrets militaires.

M. Carré, ancien commissaire central à Dunkerque (Nord) : commissaire central de Dunkerque jusqu'en 1917, a, d'une façon constante, fait preuve d'une fermeté et de hautes qualités morales aussi bien au moment des évacuations qu'au cours des très nombreux bombardements, montrant constamment l'exemple du courage, du sang-froid, du mépris du danger et d'une remarquable clairvoyance.

Mme Vicart (Laure), née Pochon, demeurant à Biache-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) : demeurée à Biache-Saint-Vaast pendant l'occupation allemande, a caché chez elle un prisonnier français échappé de la bataille de Monchy; condamnée à mort pour ce fait, puis graciée, a subi deux ans et demi de captivité dans les geôles allemandes.

Mme Briois, directrice de l'école des filles à Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais) : a fait preuve d'un bel esprit d'abnégation en se mettant spontanément à la disposition du médecin chef d'un hôpital d'évacuation à Nœux-les-Mines. De janvier à août 1915, a coopéré à l'organisation de l'hôpital et a prodigué ses soins avec un dévouement infatigable aux blessés en traitement.

M. l'abbé Delplanque (Aimé), demeurant actuellement à Angers : missionnaire diocésain à Arras, curé de Liévin, de 1914 à 1916, puis évacué à Corbehem et Gommegnies (Nord), fait preuve du plus beau courage et du plus complet dévouement. Par son attitude énergique, qui en imposait à l'ennemi, il a rendu à la malheureuse population civile de grands services, obtenant pour elle des atténuations aux exigences des Allemands. S'est prodigué au cours des bombardements les plus violents, toujours le premier sur les lieux du sinistre, soignant les blessés et inhumant les morts.

Mlle Daudu (Suzanne), domiciliée à Paris, 29, rue Balagny (Seine) : au début de la campagne en l914, âgée seulement de treize ans, se trouvant en régions envahies, a fait preuve de courage et de dévouement en aidant au passage en Hollande de nombreux soldats français et alliés.

M. l'abbé Chalumeau, vicaire de Bertrimoutiers (Vosges) : délégué provisoirement dans les fonctions de maire n'a pas hésité, dans un village situé à 2 kilomètres des lignes ennemies et fréquemment soumis au feu des canons allemands, à accepter ces fonctions périlleuses. Les a remplies avec le plus grand courage et le plus grand dévouement depuis 1914 jusqu'en janvier 1918.

M. Drouant, maire du Vermont (Vosges) : arrêté une première fois lors de la découverte de deux soldats français, mais mis hors de cause, n'a cessé de soutenir le moral de la population attaqué sans cesse par la propagande ennemie. A été arrêté le 1er août 1911, emmené au camp de Bochand, près de Maubeuge, où il a failli mourir de privations.
NB: lire camp de Bachant.

 

 


 

1920/07/04 (A52,N181).  p.9414

 

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de :

M. Aubert (Romuald-Emile), ouvrier mégissier;
M. Barbier (Jean-Stanislas), charretier ;
M. Cottrau (Auguste-Lucien), plongeur ;
M. Dewerdt (Pierre), contremaître d'usine;
M. Pommier (Jean-Baptiste), ouvrier boulanger;
M. Rigault (Arthur), tailleur de pierres, à Senlis (Oise),
pris comme otages le 21 septembre 1914 et emmenés de Senlis à Chamant,

ont été fusillés, sans aucun motif, dans les plaines de Chamant à peu de distance de l'endroit où fut tué M. Odent, maire de Senlis.
 


 

1921/02/11 (A53,N41).  p.1850  départements : 02, 08, 51, 54, 55, 59, 60, 62, 80, "Alsace".

 

M. Gillon (Louis), juge de paix du canton sud de Tourcoing (Nord) : dans des circonstances difficiles, a maintenu le moral de ses concitoyens. Choisi comme otage fut désigné pour partir en représailles dans la Lithuanie et demeura comme remplaçant. A toujours prêté un concours actif à l'autorité municipale et soutenu énergiquement les mesures administratives, organisant en outre les secours aux chômeurs et nécessiteux.

M. Millez (Henri-François), receveur municipal à Marcq-en-Baraul (Nord) : a fait preuve pendant toute l'occupation ennemie d'un grand courage civique. Malgré de grandes difficultés, a assuré le ravitaillement de la population. A constamment remonté le moral de la population, lui donnant connaissances des communiqués français et distribuant des écrits patriotiques qu'il pouvait se procurer en cachette.

Mme Dassonneville-Cottreel (Nestorine-Marie), à Lille (Nord) : le 13 octobre 1914, a recueilli un soldat français et deux douaniers mobilisés qu'elle a cachés et entretenus pendant près d'un an. Arrêtée et condamnée par le conseil de guerre allemand à cinq ans de travaux forcés, a été internée en Allemagne. Devenue malade par suite de privations et de mauvais traitements, a été rapatriée après avoir été mise en cellule pendant un an.

M. Druez (Henri), de Berlaimont (Nord) : resté en pays envahi, le 1er novembre 1918, a sectionné le cordon qui joignait la mèche d'allumage à une mine que l'ennemi avait placée pour faire sauter l'écluse de Berlaimont. Cet acte de courage a été accompli malgré la présence de nombreux Allemands aux environs de l'écluse. A pu ainsi éviter la destruction complète d'un ouvrage d'art.

M. Delmarle (Adolphe), éclusier ;
M. Delmarle (Palmyr), éclusier;
M. Croquet (Maurice), ouvrier, à Pont-sur-Sambre (Nord) : pendant le siège de Maubeuge, restés en zone occupée, ont pu fournir au commandant de la place et au péril de leur vie des renseignements précieux sur des emplacements des troupes et les batteries ennemies.

Mme veuve Berger, née Gagneur (Berthe), ménagère à Caudry (Nord) : a rendue de signalés services à des jeunes gens en facilitant leur départ par la Hollande. Victime d'une dénonciation et traduite devant un conseil guerre allemand, a été condamnée à dix ans de réclusion et emprisonnée du 25 décembre 1916 au 28 octobre 1918. Patriote ardent, dont la conduite est digne des plus vifs éloges.

M. Dupont (Louis), banquier à Douai (Nord) : resté à Douai pendant toute la durée des hostilités y a fait preuve en toutes circonstances des plus belles qualités d'énergie et de dévouement, s'efforçant d'adoucir, pour ces concitoyens, le dur régime de l'occupation ennemie et facilitant l'évasion de nombreux Français mobilisables. Arrêté par l'ennemi, a été condamné à un an de prison.

Mme veuve Versckaye-Greton (Marie), à Estaires (Nord) ;
Mlle Oudoire (Adélaïde), à Estaires (Nord),
A la date du 8 octobre 1914, lors de la première occupation d'Estaires par l'ennemi, ont fait preuve de courage et de dévouement transportant sous les obus le corps M. Blanquart, adjoint au maire, qui, pris comme otage par les troupes allemandes et mis devant elles pour leur servir de bouclier venait d'être tué par les balles françaises. De plus ont procédé, en présence de l'ennemi, à l'enterrement de M. Blanquart et sont ensuite rendues à l'hospice d'Estaires pour y soigner les civils qui venaient d'être blessés.
NB : le récit de la tragédie du pont d'Estaires.

M. Becuwe (Henri), frère diogène de l'ordre des frères Maristes, à Beaucamp (Nord) : a fait l'admiration de tous par sa grande fermeté vis-à-vis des Allemands, à Beaucamp, où il remplaçait le maire évacué. Menacé maintes fois d'être fusillé, n'a jamais faibli et a toujours conservé une attitude courageuse et fière devant l'ennemi.

M. Delhaye (Léon), ex-professeur adjoint au lycée de Valenciennes (Nord), actuellement professeur au lycée Janson-de-Sailly, à Paris: a fait preuve de courage et de patriotisme en guidant à travers la Belgique des soldat anglais désireux de passer en Hollande.

 
M. le docteur Bels, de Bailleul (Nord) : seul médecin resté à Bailleul après la mobilisation, a fait preuve des plus précieuses qualités d'organisateur en y installant un hôpital auxiliaire, puis, en prodiguant ses soins à la population civile sous le feu de l'artillerie et des avions ennemis, a donné à tous le concours le plus dévoué en même temps qu'un réconfortant exemple, notamment au cours des pénibles journées de mars 1918.

M. l'abbé Loridan, vicaire à Steenwerck (Nord) : a rendu de précieux services à la population de sa paroisse durant l'occupation. Lors de l'invasion et de l'exode de 1914, plutôt que d'échapper à l'ennemi, a préféré rester à son poste pour se dévouer au secours des vieillards non évacués.

M. Damier (Benoit-Côme), doyen de la faculté des sciences de l'université de Lille (Nord) : resté à Lille pendant toute l'occupation ennemie s'est opposé sans cesse avec la plus grande fermeté et au risque de graves dangers, à l'autorité allemande, afin de préserver les laboratoires de la faculté et les inappréciables collections scientifiques de l'université de cette ville. Durant cette cruelle période, a maintenu active la vie de la faculté en stimulant le zèle de tous ; dès sa libération, s'est appliqué avec une rare énergie à en réorganiser les services, de donnant ainsi le plus bel exemple d'énergie et dévouement.

 


 1921/04/26 (A53,N113).  p.5066  départements : 02, 51, 59, 62, 80

 

Mme Fontaine-Tribou, à Estaires (Nord) : à la date du 8 octobre 1914, lors de la première occupation d'Estaires par l'ennemi, a fait preuve de courage et de dévouement en se rendant, au milieu des troupes allemandes et sous les obus, à l'hospice d'Estaires pour soigner des civils qui, pris comme otages et mis devant les troupes allemandes pour leur servir, de bouclier, venaient d'être blessés par les balles françaises.

Mme veuve Belmont-Gobert, à Bertry (Nord) : a logé et nourri, pendant toute la durée de l'occupation un soldat anglais blessé. A ainsi couru les plus sérieux dangers.

M. Labiau (Théodore), à Viesly (Nord) : au moyen de faux passeports, a facilité le passage en Hollande de nombreux jeunes gens. A logé et nourri, pendant plusieurs mois, des soldats anglais et belges. Poursuivi pour espionnage, condamné à mort, sa peine a été commuée en onze ans de travaux forcés. Emprisonné pendant trois ans en Allemagne.

M. Byttebier, dessinateur du génie de la place de Maubeuge (Nord);
M. Deprêtre, gardien du cimetière de Maubeuge (Nord), par leur courageuse initiative, ont permis de soustraire à la vue de l'ennemi ou de rendre inutilisable un important matériel d'artillerie existant à Maubeuge lors de la capitulation de la ville; matériel qui a été remis à l'autorité militaire à la fin des hostilités.

M. Nicolas, professeur de l'école nationale professionnelle d'Armentières (Nord) : resté à son poste pendant la première  année de la guerre, a prêté à la municipalité, sous le feu presque continuel de l'ennemi, le concours le plus dévoué dans le fonctionnement du service de ravitaillement. Détaché ensuite à l'école pratique de Dunkerque, il continua, sous les bombardements, à y donner, jusqu'à la fin de la guerre, l'exemple du courage tranquille et du dévouement absolu à ses fonctions, soit comme professeur, soit comme directeur intérimaire de l'établissement.

M. Dessaint (Ernest), maire de Bantouzelle (Nord) : resté en pays envahi, a maintenu très élevé, grâce à son calme énergique, le moral de ses administrés. A plusieurs reprises, saisi comme otage par l'ennemi, a toujours su lui en imposer par sa courageuse et fière attitude de patriote.

M. Wibaux (René), pharmacien à Lille (Nord): mobilisé à Lille en qualité d'officier d'administration dans un hôpital militaire annexe, a facilité le passage en Belgique et en Hollande à des soldats français. Dénoncé en septembre 1918, interné à Douai, puis à la prison de Saint-Gilles, à Bruxelles, a été mis en liberté au moment de l'armistice.

 


 

1921/07/14 (A53,N188).  p.8142  départements : 02,51 ,54, 55, 59, 60, 62, 80. B.

 

Le personneI du musée de Lille (Nord): par son zèle et son dévouement au-dessus de tout éloge, a su préserver de la destruction les inestimables richesses d'art des musées de la ville,lors du bombardement allemand en 1914. A rendu ainsi à la cause de notre patrimoine artistique un service exceptionnel et bien mérité de la cité et de l'art français.

M. Cuvelier, curé à Villereau (Nord) : au péril de sa vie a hébergé et nourri pendant une semaine deux soldats français évadés d'un camp de prisonniers et devenus, dans la suite, lieutenants ; les a dirigés lui-même par la forêt de Mormal pour les aider à rejoindre le front français. Dénoncé, a subi de la part des gendarmes allemands, perquisition de plusieurs heures et n'a échappé au châtiment que grâce à son sang-froid. S'est fréquemment opposé aux réquisitions injustes faites dans la commune, a défendu aux habitants d'y répondre et fut poursuivi par les Allemands.

M. Beluriez : (Jean), instituteur public à Toucoing (Nord) : a fait preuve de beaucoup d'initiative et de fermeté pendant l'occupation. A établi de fausses cartes allemandes et a ainsi évité à de nombreux jeunes gens l'incorporation dans les camps de travailleurs. Dénoncé, a été emprisonné pendant six mois.

M. Hequette (Victor-Désiré), instituteur public à Tourcoing (Nord) : a contribué de la façon la plus active à assurer la sécurité d'un grand nombre de jeunes gens et de quelques soldats français réfugiés à Tourcoing, pendant l'occupation, en leur procurant des fausses cartes d'identité et de travail. Dénoncé et détenu en cellule pendant trois mois, a été ensuite incorporé dans un bataillon d'ouvriers.

M. Depaepe (Cyrille), employé à Roubaix (Nord) : au cours de l'occupation allemande, a aidé à l'établissement de fausses cartes d'identité, évitant ainsi à des français d'être contraint au travail par les Allemands. Arrêté pour ce fait par l'autorité ennemie, a été condamné à quatre mois d'emprisonnement.

M. Capelle (Henri), employé à la gare de Tourcoing (Nord) : au cours de l'occupation allemande, a aidé à l'établissement de fausses cartes d'identité, évitant ainsi à des Français d'être contraints au travail par les Allemands. Arrêté pour eu fait par l'autorité ennemie, a été condamnée à cinq mois d'emprisonnement.

Mme veuve Covolo, née Villette (Elise), couturière à Avesnes-sur-Helpe (Nord) : du 25 août au 5 novembre 1914, a recueilli un soldat français blessé. A fait preuve d'un réel dévouement et s'est exposée à des dangers.

 


1922/11/12 (A54,N307) & 1922/11/13.  p.10958

Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de :

M. l'abbé Elie Boudoin, curé de Pillon (Meuse) : condamné à mort par les Allemands, le 10 août 1914, pour avoir été, selon le mot d'un général ennemi, l'âme de la résistance dans sa commune, et, forcé par eux à marcher devant leurs troupes lors d'une attaque, réussit à s'échapper sous le feu et ne cessa jusqu'à sa mort, provoquée par les mauvais traitements subis, d'être pour tous le plus bel exemple de dévouement et de patriotisme.

 

 


 

       Listes trouvées au JO  - hors "citation à l'Ordre de la Nation" (ON) à partir de 1920 et qui ne concernent plus la période d'occupation.

1914 2 résultats

 

1915 6 résultats

 

1916 5 résultats

 

1917

 

1918 11 résultats

 

1919  7 résultats

 

1920  7  résultats

 

1921   5 résultats