A partir de janvier 1915, le Journal Officiel de la République Française publie des listes de noms sous le label "Le Gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite de :" relatant les faits et actes de civils confrontés à l'invasion, et notamment, dès que ce fut possible, ceux qui étaient restés en territoire occupé.

 

    Il peut s'agir de victimes des exactions du début de l'invasion (cas signalés en rouge) ou d'un comportement exemplaire face à l'occupant, d'actes se révélant dangereux et conduisant souvent les intéressés en prison, en camp d'internement ou à être fusillés : objets réquisitionnés non présentés (bicyclettes), soldats cachés ou qu'on aide à rejoindre les lignes, actes d'espionnage, notamment à l'aide de pigeons voyageurs parachutés (cas signalé en vert).

    On y trouve parfois de petits actes de sabotage comme celui de M. Merlevède (Paul), quinze ans, élève de l'école professionnelle Baggio à Lille  (Nord) : en mars 1915, il a retiré la charge de poudre d'environ 503 cartouches appartenant à des soldats allemands logeant chez ses parents et a faussé la hausse de leurs fusils.(voir dans la liste transcrite ci-dessous)

    Certaines des personnes citées se verront récompensées par une médaille, Légion d'Honneur pour les fusillés,  médailles des victimes de l'invasion,ou des otages et prisonniers, ou encore de la reconnaissance française lorsqu'elles seront créées, ou ont déjà fait l'objet de citation dans un précédent JO. Certaines citations sont reprise dans  des journaux plus spécialisés (Bulletin des réfugiés du département du Nord, Bulletin des régions libérées etc.

   

     Voici une transcription complète de la liste publiée au JO du 24 octobre 1919, environ 150 personnes, hommes et femmes, ainsi que des personnels et une harmonie municipale.


 

191704

 



M. Mathiot, ex-sous-préfet de Château-Thierry (Aisne) : demeuré dans son arrondissement pour assurer les dernières évacuations, a réussi cette tâche difficile malgré les dangers les plus sérieux. N'a pas hésité à se rendre sur les points les plus menacés et a rendu des services signalés, non seulement aux populations, mais même aux troupes en campagne. A été victime, en service commandé, d'un accident d'automobile.

MM. Fricoteaux, maire d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) ; Evrard, premier adjoint au maire d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) ; Darbois, garde-champêtre d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne). Condamnés à mort et fusillés par les Allemands.

MM. Hain (Albert), d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) ; Delaporte (Eugène) d'Anguilcourt-Ie-Sart (Aisne) ; M. Chantreux (Lucien), d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) ; Mmes Fricoteaux, d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne) ; Delaporte, d'Anguilcourt-le-Sart (Aisne), condamnés et déportés en Allemagne pour avoir caché et ravitaillé deux tirailleurs sénégalais.

M. Flament, commis des postes à Laon (Aisne) ; Mme Flament, institutrice à Laon (Aisne), condamnés à deux ans de prison et emmenés en captivité pour avoir caché des bicyclettes.

M. Gallès, vicaire à Moncornet (Aisne) : envoyé en captivité pour avoir manifesté son patriotisme.

M. Verlon (Auguste), entrepreneur de menuiserie à Laon (Aisne) : condamné à quinze ans de travaux forcés, emmené en Allemagne de janvier 1917 à l'armistice ; dénoncé comme ayant caché des armes et des bicyclettes.

M. Campion, sous-préfet de Soissons (Aisne) : dans un arrondissement fréquemment bombardé, a rempli ses fonctions avec beaucoup de dévouement et a témoigné d'un zèle digne d'éloges.

M. Simon-Fourceaux, conseiller municipal de Vigneux-Hocquet (Aisne) : dénoncé comme ayant prévenu les autorités militaires françaises de l'arrivée imminente des avant-gardes allemandes, M. Simon a dû fuir ses foyers et se réfugier dans les bois environnants, où pendant toute la durée de la guerre, il a vécu dans les conditions les plus difficiles, donnant ainsi l'exemple d'une énergie physique et morale extraordinaire pour un homme de son âge.

M. Pamart (Charles), conseiller municipal, faisant fonctions de maire de Saint-Christophe-à-Berry (Aisne) : s'est offert pour remplir dans la commune de Saint-Christophe-à-Berry les fonctions de maire depuis juin 1915 à juin 1917 ; en cette qualité, a rendu à ses concitoyens les plus signalés services sous les bombardements et au péril de sa vie.

M. Nottelet, instituteur et secrétaire de mairie à Venizel (Aisne) : resté à son poste, à Venizel, pendant toute la campagne, a assuré avec courage et sang-froid ses fondions d'instituteur et de secrétaire de mairie. S'est dévoué à ses concitoyens aussi bien au moment du passage des troupes ennemies à Venizel, en septembre 1914, que pendant les bombardements auxquels cette localité a été soumise dans la suite. A montré le plus grand calme en sauvant à deux reprises les archives communales lors de l'avance ennemie sur Crouy, en 1915, et sur Château-Thierry, en 1918.

Mme Dromart (Marie-Louise), demeurant à Haybes (Ardennes) : demeurée à Haybes sous le bombardement, le 16 août 1914, a réconforté et rassuré par son attitude courageuse la population affolée, et particulièrement les femmes et les enfants. Par sa crâne intervention, elle a sauvé ce même jour la vie d'un douanier mis en joue par un Allemand ; quelques jours plus tard, ses protestations énergiques ont amené l'ennemi a cesser ses menaces de mort à l'égard de civils, hommes et femmes, faits prisonniers avec elle. A fait preuve du plus admirable dévouement en prodiguant ses soins aux blessés civils et militaires jusque sous le feu de l'ennemi.

M. Martinet (Henri-Alfred), instituteur public à Poix-Terron (Ardennes) : maître actif et courageux ; pendant toute la durée de l'occupation allemande, a assuré seul l'administration de la commune, les services de la perception et de la caisse d'épargne. A continué sa classe, même pendant la période des vacances. Par sa fermeté, a évité à ses concitoyens de nombreuses amendes et réquisitions. A été pour tous un bel exemple de dévouement et de patriotisme.

M. Madaye (Emile), industriel, ancien maire de Vienne-le-Château (Marne) : industriel, conseiller municipal, ancien maire de Vienne-le-Château (Marne) ; a dû, par sa situation et son intelligence, prendre en mains la direction effective des affaires dans la commune pendant l'invasion allemande. A assuré, durant l'occupation et pendant les premières semaines de la bataille de l'Argonne, le ravitaillement de la population. A su protéger la population contre les exigences de l'ennemi, soit au sujet des réquisitions, soit contre le pillage dont il a pu préserver les maisons non abandonnées lettre de félicitations du 5 octobre 1916).

M. Baudet (Victor), fondé de pouvoir de la maison Pommery, de Reims (Marne) ; en l'absence des chefs, mobilisés, a assuré sans interruption, depuis le début des hostilités jusqu'à l'exode obligatoire de la population civile en mars 1918, la direction intérimaire de la Maison Pommery. Par sa bravoure calme et confiante, son dévouement et son activité, a réussi à grouper et à maintenir autour de lui aux caves Pommery, un noyau d'ouvriers et ouvrières qui a permis d'assurer le fonctionnement de cette maison à proximité de la ligne de feu et dans des conditions matérielles extrêmement difficiles en raison des bombardements incessants et de la pénurie des moyens de transport. A réussi à loger et à alimenter dans les caves plusieurs centaines d'ouvriers et de réfugiés. Très vaillamment secondée par sa femme, tuée à Reims en 1917, par un obus en portant secours à un blesse au cours d'un violent bombardement, a réussi a créer dans les caves une école qui a compter jusqu'à 50 élèves et une salle de jeu avec cinéma pour distraire le personnel. Fortement intoxiqué par les gaz, en 1918, est resté bravement à son poste et a assuré l'évacuation, en bon ordre et sans pertes, du personnel civil de la maison.

M. Corpart (Albert-Auguste) régisseur du vignoble de Reims de la maison Pommery de Reims (Marne) : serviteur d'un dévouement et d'une bravoure à toute épreuve., A assuré pendant quatre ans de guerre, la culture de son vignoble situe en pleine vue des Allemands et très violemment bombardé. A rendu en outre des services incomparables dans la propriété dépendant de la maison Pommery qui avait été confiée à sa garde. Resté sur la brèche jusqu'au jour de l'évacuation forcée de mars 1918 a été fortement intoxiqué par les gaz mais est resté vaillamment à son poste et n'a pas craint de retirer son masque pour être plus à l'aise pour éteindre un commencement d'incendie causé par un obus au cours d'un très violent bombardement.

M. Bijot (Albert) Adjoint au maire de Fère-Champenoise (Marne) : resté courageusement à son poste, en l'absence du maire mobilisé assuré pendant l'invasion et plus particulièrement pendant la bataille de la Marne, sous le feu des combats la direction des services de l'importante mairie de Fère-Champenoise. A réussi, grâce il son énergie et à son sang-froid à sauvegarder les intérêts de ses administrés contre les exactions de l'ennemi. Ne cesse depuis, malgré son âge, de se prodiguer dans l'exercice de ses fonctions.

M. Legey (Auguste), juge de paix de Fère-Champenoise (Marne) : resté courageusement à son poste s'est, pendant la bataille de la Marne malgré ses soixante-quatorze ans, mis à la disposition de l'adjoint au maire de Fère-Champenoise pour assurer, en l'absence du secrétaire emmené en otage, les services municipaux. Est toujours resté depuis pour l'administration communale, un collaborateur que ses longues années de secrétariat à la sous-préfecture de Vitry-le-François rendent particulièrement précieux.

M. Robin, curé de Mondemont (Marne) resté courageusement à son poste au moment de l'invasion. Désigné comme otage n'a dû qu'à la reprise subite du combat de ne pas être capturé et emmené en captivité pendant les batailles du mois de septembre 1914, a, sous les obus, rendus aux blessés et aux troupes françaises de signalés services. Témoin attentif et fidèle de l'action qui a eu lieu dans les marais de Saint-Gond, continue à être pour els historiographes de la victoire de la Marne dont M. l'abbé Robin a noté jour le jour les phases les plus violentes, un documentateur particulièrement précieux.

Mme Dalstein, institutrice à Réméreville (Meurthe-et-Moselle) : en l'absence de son mari, mobilisé, a accepté les fonctions de secrétaire de mairie dès le 2 août 1914 et les a conservées pendant toute la durée des hostilités. Est restée courageusement à son poste en dépit du danger que présentait la proximité des lignes. S'est particulièrement signalée par son calme et son sang-froid pendant les journées d'occupation allemande et durant les violents combats qui se sont livrés autour du village, plusieurs fois pris et repris.

M. Geoffroy (Joseph), adjoint au maire de Réméreville (Meurthe-et-Moselle) : a tenu tête aux exigences des Allemands pendant les journées d'occupation, en août et septembre 1914 et a fait preuve, dans des circonstances véritablement périlleuses du plus grand calme et de la plus grande énergie. Emmené en otage et revenu ensuite dans là commune presque entièrement détruite par les bombardements et les incendies, y a exercé les fonctions de maire depuis le début de 1916 jusqu'à ce jour, gérant les intérêts du village avec dévouement, en dépit des difficultés qui résultaient de la proximité des lignes ennemies.

M. Lamy (Emile), demeurant à Mailly (Meurthe-et-Moselle) : a eu une attitude patriotique pendant l'occupation allemande, subissant les mauvais traitements du commandement ennemi et pris plusieurs fois comme otage. A été blessé, le 1er mai 1916, au cours d'un bombardement.

M. Allix (Henri), comptable aux salines de Dieuze (Lorraine) (Meurthe-et-Moselle) : au péril de sa vie a entretenu, pendant le cours des hostilités avec son frère demeurant à Nancy, des correspondances contenant des renseignements militaires précieux au commandement français, sur les mouvements de l'ennemi.

M. Oberhoffer (Joseph), demeurant à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : au cours d'un bombardement de nuit par avions, s'est courageusement porté au secours de personnes ensevelies sous les décombres d'une maison qui venait d'être atteinte par une bombe.

M. Picard, propriétaire à Vigneulles (Meuse) : emmené comme otage bien qu'atteint d'une grave maladie. Est tombé sur la route succombant à la fatigue, s'est relevé, mais, ne pouvant suivre les autres otages, a été tué d'un coup de lance, le 25 septembre 1914, à la lisière du bois de Vigneulles.

M. Lehalle (Pierre), facteur receveur des P.T.T. à Vieville-sous-les-Côtes (Meuse) : ayant été arrêté, le 21 septembre 1914, par les Allemands, sous l'inculpation d’espionnage, a été emmené avec d'autres habitants. Est disparu et doit avoir été fusillé à Hattonville, le 22 septembre 1915. A fait preuve de courage et d'abnégation en restant résolument à son poste sous le feu de l'ennemi.

M. Colin (Pierre), domestique à Jubécourt (Meuse) : requis par les allemands pour convoi de porcs volés par eux à Jubécourt dans les maisons des habitants qui avaient fui leur domicile, n'est jamais rentré à Jubécourt. Présumé décédé en pays envahi.

M. Pagnon (Aristide), conservateur des hypothèques à Montmédy (Meuse) : resté à son poste pendant l'occupation allemande, M. Pagnon fut en janvier 1918, désigné comme otage, emprisonné d'abord a Montmédy, puis déporté en enfin interné comme prisonnier de Rastad. Fut rapatrié en France, le 15 juillet 1918. Pendant toute la durée de l'occupation, a rendu les plus grands services aux prisonniers français et alliés internés à Montmédy. Sa conduite a été digne des plus grand éloges.

M. Leloup (Pierre), rentier a Pareid (Meuse) : emmené en captivité et interné au camp d'Amberg (Bavière). Y est décédé, le 6 janvier 1915.

Mme Havette, née Leloup (Philomène) (soixante-huit ans), demeurant à Pareid (Meuse) : emmenée en captivité et internée au camp d'Amberg (Bavière). Y est décédée, le 19 janvier 1915.

Mme Leloup (Marie) (soixante-treize ans), demeurant à Pareid (Meuse) : emmenée en captivité et internée au camp d'Amberg (Bavière). Y est décédée, le 24 novembre 1914.

M. Lesuisse (Pierre), soixante-dix-sept ans, demeurant à Pareid (Meuse) : emmené en captivité et interné au camp d'Amberg (Bavière) Y est décédé, le 14 décembre 1914.

M. Joly (Constant), soixante-seize ans, manoeuvre, demeurant à Pareid (Meuse) : emmené et interné au camp d'Amberg. Y est décédé en janvier 19l5.

Mme Curely née Willaume (Rosine), soixante-quinze ans demeurant à Pareid (Meuse) : emmenée en captivité et internée au camp d'Amberg (Bavière). Y est décédée en janvier 1915.

M. Chardebas (Félicien), soixante-dix ans, maréchal ferrant, demeurant à Pareid (Meuse) : emmené comme otage, est décédé le 30 juin 1915.

Mme Chardebas (Marie), née Geoffroy, soixante-dix ans, demeurant à Pareid : emmenée en captivité et internée au camp d'Amberg (Bavière), y est décédée le 30 novembre 1914.

M. Lahaye (Prosper), soixante-neuf ans, berger, demeurant à Pareid : emmené en captivité et interné au camp d'Amberg (Bavière), y est décédé le 1er janvier 1915.

M. Bouchet (Gabriel), domestique à Récécourt (Meuse) : comme le 9 septembre 1914 dans l'après-midi, M. Bouchet sortait du village pour aller voir les travaux qu'exécutaient les Allemands, il fut arrêté par ceux-ci et fusillé.

M. Perotin (Nicolas), marchand de faïence (quatre-vingts ans) aux Islettes (Meuse) : M. Perotin était resté aux Islettes quand les Allemands envahirent le village, le 5 septembre 1914. Lors du départ de l'ennemi, le 29 septembre, il avait disparu. Son cadavre fut découvert par la suite dans le jardin de l'hôtel de l'Argonne, légèrement enterré. Un témoin constata alors qu'il avait eu le crâne fracturé.

M. Chopinet (Nicolas), cultivateur à Brocourt (Meuse) : emmené en captivité, le 10 septembre 1914. Interné au camp de Grafenvohr où il est décédé, en décembre 1914, à la suite de privations et de violences.

M. Aubiat (Alcide), soixante-huit ans, garde champêtre à Aubréville (Meuse) : les Allemands ayant enjoint aux habitants de ne pas sortir de leur demeure, M. Aubiat fut tué de deux coups de feu par un soldat allemand.

Mme Cheval (Léonie) à Cléry-Grand (Meuse) : occupée à laver à la fontaine du village, fut atteinte par une balle provenant, du champ de tir où des soldats allemands s'exerçaient. Est morte des suites de sa blessure.

 

 
M. Cauwes (Georges), sous-préfet de Valenciennes (Nord) : vers la fin de 1914, les Allemands lui ayant interdit de continuer ses fonctions, ce sous-préfet, fut déporté à Tournai (Belgique). Y séjourna jusqu'au jour de l'armistice. Modèle de ténacité et de vaillance ; rendit de grands services à la cause de la défense nationale, quoique sous la surveillance continuelle de l'autorité militaire allemande. A donné aide, assistance et asile à de nombreux Français évadés, cherchant à gagner la Hollande. A fourni des vivres et des secours aux prisonniers victimes du travail forcé, maintenant, par son attitude énergique et fière, le moral de ses compatriotes exilés.

M. Lévy (Frédéric), négociant, directeur par intérim de l'institut départemental des sourds-muets et jeunes aveugles de Ronchin-Lille (Nord) : remplaçant le chef de service mobilisé, a parfaitement et à titre bénévole, assuré la direction de l'institut départemental des sourds-muets et jeunes aveugles. Contraint par les Allemands d'évacuer sans délai l'établissement de Ronchin, s'est installé à Lille et a procédé, avec des moyens de fortune, à la complète réorganisation de cette importante maison. Grâce à son intelligente initiative, à son dévouement de tous les instants, l'éducation de ces déshérités a pu être continuée malgré les entraves apportées par l'occupant. A ainsi rendu de réels services à l'administration départementale et à ses concitoyens.

M. Conem (Charles), adjoint au maire d'Armentières (Nord) : pendant toute la durée des hostilités a prêté le concours le plus précieux et a fait preuve d'un dévouement sans bornes, contribuant à maintenir le moral de ses concitoyens restés dans une ville soumise pendant quatre ans aux bombardements les plus violents (déjà cité au Journal officiel du 28 novembre 1915).

M. Baudon (René), adjoint au maire de Lille (Nord) : a montré la plus grande activité comme membre du comité de district du comité d'alimentation du nord de la France. Se préoccupant de toutes les œuvres sociales de la ville de Lille, a contribué pour une large part à la création et au bon fonctionnement des cours d'apprentissage pour adolescents. Au cours des bombardements de Lille a assuré ses fonctions avec sang-froid, aidant à maintenir le moral de la population Lilloise.

M. Crépy (Lucien), conseiller général du Nord, adjoint au maire de Lille (Nord) : a, depuis le début de la guerre et au cours des bombardements de 1914, montré un dévouement de tous les instants et une haute conscience des devoirs de sa fonction. S'est particulièrement distingué comme président du comité local de ravitaillement de Lille : a admirablement secondé M. le maire de Lille comme adjoint aux finances, opposant a toutes les exigences et vexations de l'ennemi, un parfait sang-froid et une attitude pleine de dignité.

M. le docteur Ducamp (Louis-André), directeur du service d'hygiène de la ville de Lille (Nord) : d'un concours absolu, d'un dévouement sans bornes, sans jamais prendre un jour de repos, a évité par son action incessante, patiente et énergique, que l'autorité allemande s'empare de ses services et impose à la population civile les mesures vexatoires dont elle était menacée. Prodiguant ses soins aux pauvres, organisant partout la prophylaxie avec des moyens de fortune contre de graves épidémies qui régnèrent à Lille, il a fourni le concours le plus précieux et le plus dévoué, contribuant personnellement à maintenir le moral de la population sur laquelle il exerce un grand ascendant.

M. Monsarrat (Jules), vétérinaire départemental en chef, délégué intercommunal du comité d'alimentation à Lille (Nord) : a prêté le concours le plus absolu au comité d'alimentation du nord de la France. N'a jamais cessé pendant toute la durée de l'occupation allemande à Lille de maintenir le moral de la population par son attitude fière et patriotique.

M. Dérome, docteur en médecine, maire de Gommegnies, conseiller d'arrondissement du Quesnoy (Nord) : a rempli ses fonctions pendant des heures critiques avec une parfaite compétence, se dépensant sans compter pour toutes les œuvres charitables qu'il patronna. A contribué à réconforter ses administrés et à maintenir leur moral par la fermeté et la dignité de son attitude vis-à-vis, de l'ennemi.

M. Moity (Alcide), faisant fonctions de maire d'Avesnes (Nord) : d'un zèle et d'un dévouement infatigables, dès le début de l'occupation allemande, a fait fonctions de maire d'Avesnes, remplissant une tâche lourde et difficile avec une réelle compétence. Son attitude calme, énergique et ferme à l'égard de l'autorité ennemie, a contribué à assurer le bon moral de la population.

M. Antoine, maire d'Avesnelles (Nord) : a rempli ses fonctions avec un zèle auquel chacun se plait à rendra hommage. Délégué de la commission "for relief in Belgium" pour la région d'Avesnes, a rempli sa mission avec un parfait dévouement. Son attitude digne a contribué à maintenir le moral de ses concitoyens et de la population agricole.

M. Meresse, notaire à Berlaimont (Nord) a fait preuve, pendant toute la durée de l'occupation allemande, d'un zèle et d'un dévouement inlassables, se consacrant sans comptera toutes sortes d'œuvres d'assistance, s'acquérant par là des titres certains à la reconnaissance de ses concitoyens et contribuant par son attitude énergique à maintenir leur moral.

M. Fievet (Léon), capitaine, commandant la compagnie des sapeurs-pompiers do Maubeuge (Nord) : très belle conduite, pendant le siège et le bombardement de 1914, a, par son courage et son sang-froid, donné le meilleur exemple a ses hommes. Malgré les obus et la mitraille les a entraînés partout où leur présence était nécessaire pour combattre les nombreux incendies. A contribué, par son exemple, à maintenir le moral de ses concitoyens.

M. Wattiez (Joseph), cinquante six ans curé-doyen de Maubeuge (Nord) d'une attitude particulièrement digne durant toute la période do l'occupation. n'a cessé de prêter un concours efficace à la municipalité. A contribué par son calme et son sang-froid, à maintenir le moral de la population et à la réconforter..

M. Derieux, maire d'Avesnes-lez-Aubert (Nord) : a prêté le concours le plus précieux pendant toute la durée de l'occupation allemande à la commune qu'il administre et à la chambre de commerce de Cambrai. A protesté avec énergie contre toutes les exigences de l'ennemi et contribué à assurer le bon moral des populations.

M. Pluvinage, secrétaire général de la mairie de Cambrai (Nord) : a dirigé les services municipaux de Cambrai pendant toute la durée de la guerre avec une rare énergie en s'opposant aux exigences de l'ennemi, surtout en ce qui concerne les réquisitions et les contributions de guerre. Par son attitude ferme et courageuse, a rendu les plus grands services à la ville de Cambrai et à la population dont il a contribué à maintenir le moral.

M. Seydoux, industriel au Cateau (Nord) : a prêté, pendant toute la durée des hostilités, le concours le plus actif aux œuvres sociales et à l'organisation du service du ravitaillement dans le canton du Cateau. Par son attitude énergique en face des exigences allemandes, a rendu de grands services aux populations dont il a pris la défense.

M. Posselle, directeur du ravitaillement de Caudry (Nord) : a dirigé pendant toute la durée de la guerre et continue à assurer la direction de l'important service du comité de ravitaillement de la région de Caudry. A fait preuve dans l'exercice de ses fonctions, du plus grand dévouement et d'une rare énergie dans la défense des intérêts de la population civile contre les exigences et les menaces des autorités allemandes.

M. Glorieux, desservant à Montay (Nord) : en l'absence du maire de Montay, a été chargé par ses concitoyens de la direction de la municipalité de cette commune pendant toute la durée de la guerre. A rempli ses fonctions avec énergie et courage, tenant tête à l'ennemi, rendant ainsi de signalés services à la population.

M. Demolon, conseiller général du Nord : placé à la tète de la municipalité de Cambrai, depuis 1916, s'est acquits de ses fonctions avec zèle et compétence, s'opposant avec fermeté à toutes les mesures vexatoires de l'ennemi et protestant avec énergie contre les abus de tout genre. En but aux tracasseries, aux exigences, aux brutalités de la kommandatur, M. Demolon fit, pendant les deux dernières années, preuve d'un dévouement constant et d'une rare énergie pour la défense des intérêts de ses concitoyens.
En donnant l'exemple du plus pur patriotisme, M. Demolon a contribué pour une grande part à maintenir le moral des populations, qui lui gardent leur reconnaissance.

M. Picard (Emile), premier adjoint au maire de la municipalité du Cateau, faisant fonctions de maire : à la tête de la municipalité du Cateau pendant la guerre, M. Picard s'est signalé en toutes circonstances par son zèle et son dévouement le plus complet. Son attitude ferme et énergique, ses protestations véhémentes contre les abus et vexations de toute nature surent en imposer à l'ennemi et contribuèrent grandement au maintien du moral de la population dont il s'est attiré l'estime et la reconnaissance.

M. Bigo (René), maire de Marchiennes (Nord) : membre du comité de ravitaillement de l'arrondissement de Douai, a fait preuve en cette qualité d'une compétence exceptionnelle et d'un dévouement absolu. A réussi par son habileté à obtenir des adoucissements au sort de ses malheureux concitoyens qu'il a toujours réconfortés de son exemple et de ses conseils. S'est distingué particulièrement en fournissant à l'aide des ressources communales et des collectes, des vivres et vêtements aux prisonniers alliés internés dans sa commune.

M. Labalette (Alfred), maire d'Arleux (Nord), médecin-vétérinaire : a fait preuve de la plus grande fermeté de caractère à l'égard des autorités allemandes dont il n'a pas craint de dédaigner les ordres, pour sauvegarder les intérêts de ses concitoyens. A fait tous ses efforts pour maintenir le moral des populations dont il était le guide et le soutien et leur inspirer sa confiance inébranlable dans les destinées de la patrie.

M. Merlin (Narcisse), adjoint au maire d'Arleux (Nord) : s'est particulièrement distingué en défendant les intérêts agricoles du canton, malgré les entraves incessantes et les menaces de l'ennemi qui n'ont jamais réussi à l'émouvoir. Bel exemple de courage et de patriotisme.

M. Deville, président de la commission des hospices de Douai (Nord) : durant toute la guerre, n'a cessé de se prodiguer avec zèle et distinction en toutes circonstances pour diriger, malgré les entraves apportées par l'autorité allemande, les services de l'hôpital général, faisant l'impossible pour venir en aide aux évacués des régions avoisinantes. Est resté à Douai jusqu'au dernier moment pour venir en aide aux divers habitants malades ou infirmes qu'il faisait transporter dans les bateaux maintenant leur moral par son exemple et sa belle attitude.

M. le baron de Warenghien, à Douai (Nord) : malgré son grand âge, n'a cessé de mettre toute son activité au service de ses concitoyens qu'il a défendus en toutes circonstances et avec le plus grand courage coutre les abus de pouvoir des Allemands. Evacué, le 3 septembre 1918, a été le premier à rentrer à Douai pour y reprendre le cours de ses bonnes actions. A fait partie de la commission des notables dont il a été l'un des membres les plus actifs et les plus dévoués. Par sa noble et fière attitude vis-à-vis de l'occupant, a contribué dans la plus large mesure à assurer le bon moral des populations.

M. Beuzart, pasteur protestant à Douai (Nord) : a toujours prodigué aux blessés civils et militaires les soins les plus attentifs souvent sous de violents bombardements. Est resté à Douai jusqu'au dernier moment pour accompagner les infirmes sur la Belgique.

M. l'abbé David, aumônier, militaire, détaché aux hospices de Douai (Nord) : a toujours prodigué aux blessés et aux malades civils et militaires les soins les plus attentifs. Est resté à Douai jusqu'au dernier moment pour accompagner les infirmes évacués sur la Belgique, contribuant par son exemple à maintenir le moral des populations.

M. Doumergue, percepteur de Marchiennes (Nord) : a, durant toute l'occupation, assuré le service de perception d'une façon irréprochable. A été pour les communes un guide sûr et éclairé. Délégué par la région de Marchiennes pour l'achat des denrées alimentaires do provenance hollandaise, a résisté aux injonctions de l'ennemi pour qu'elles ne soient pas détournées de leur destination. Prodigue de son temps et de son activité, contribua à maintenir le moral des populations.

Mme Lauvergeat, Mlle Lebetre à Douai (Nord) : n'ont cessé de venir en aide aux prisonniers français arrêtés par les Allemands, leur fournissant soit à l'aide de collectes, soit sur leurs propres ressources, tout ce qui était nécessaire à leur habillement et à leur alimentation. Ont fait preuve d'un zèle et d'un dévouement absolus. Ont contribué par leur énergique attitude à maintenir le moral des populations.

Les supérieures et les communautés des Filles de la Charité de l'Hôpital général et de l'Hôtel-Dieu à Douai (Nord) : n'ont cessé sous les bombardements les plus violents d'exercer leurs fonctions. Sont venues en aide aux blessés militaires ou civils, ainsi qu'aux évacués ou réfugiés. Deux sœurs de cette communauté ont été tuées par les projectiles ennemis.

Mlle Ballon, inspectrice départementale des écoles maternelles, faisant fonctions d'inspectrice primaire à Valenciennes (Nord): malgré la situation particulièrement difficile qui résultait pour elle des circonstances, Mlle Ballon a su avec beaucoup de courage et de fermeté maintenir les prérogatives de ses fonctions et assurer dans les communes la continuité des services d'enseignement, contribuant par son exemple à maintenir le moral de ses subordonnés et d'assurer le bon fonctionnement des services.

M. Dhenin (Bertin), agent-voyer en retraite à Condé (Nord) : au début de la guerre, a fait preuve d'un sang-froid magnifique en conduisant jusqu'au dehors des lignes allemandes un groupe de soldats qui s'étaient cachés dans le pays. A contribué par son exemple à maintenir le moral des populations.

Mme Trocmé, directrice de l'hôpital civil de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) : s'est dépensée sans compter pendant toute la durée de l'occupation ennemie, assurant avec un dévouement complet la direction de l'hôpital civil de Saint-Amand-des-Eaux. En maintes circonstances, sous des bombardements particulièrement violents s'est portée au secours de victimes, donnant à tous le plus bel exemple de courage et de sang-froid.

M. le docteur Fourmeaux, chirurgien civil de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) : a fait preuve pendant toute la durée de l'occupation allemande d'un dévouement sans bornes. Au mépris du danger, a donné les premiers soins à des victimes civiles sous de violents tirs d'artillerie. A manifestement contribué à maintenir le moral de la population.

M. l'abbé Hallard, curé du Moulin des Loups, à Saint-Amand-les-Eaux (Nord) : s'est signalé d'une façon toute particulière pendant l'occupation allemande par son complet dévouement et son mépris du danger. A porté secours pendant de violents bombardements à obus toxiques à des victimes civiles contribuant au maintien du moral de la population.

M. Villerval, secrétaire général la mairie de Tourcoing (Nord) : d'un dévouement sans bornes et d'un concours absolu, a été une aide précieuse pour la municipalité en des heures délicates et difficiles. A contribué dans une large mesure à maintenir le moral de la population.

M. Vandevenne, faisant fonctions de premier adjoint au maire de Tourcoing (Nord) : s'est dépensé sans compter pendant toute la durée de l'occupation allemande. Très dévoué, a fait fonctions de maire de Tourcoing depuis l'arrestation de M. le sénateur Dron. A contribué par son énergique attitude, à maintenir le moral de la population.

M. Brassart, adjoint au maire de Tourcoing (Nord) : s'est dépensé sans comptée pendant la durée de l'occupation ennemie, pour toutes les questions de ravitaillement. A toujours fait preuve vis-à-vis de l'occupant d'une énergique attitude qui a contribué à maintenir le moral de la population.

Les administrateurs, les médecins et le personnel des établissements hospitaliers et charitables du Nord envahi : sans interruption aucune depuis le début des hostilités ont donné des preuves constantes du plus grand dévouement en assurant parfaitement la direction des services à eux confiés oU en prodiguant de jour et de nuit aux victimes des projectiles les soins les plus empressés.

Le personnel de l'enseignement technique professionnel du Nord envahi. Malgré les difficultés de l'heure, a apporté dans sa tâche ardue, beaucoup de zèle, de conscience et de dévouement. Par son attitude calme et énergique, a donné le meilleur exemple à la population.

Le personnel de l'enseignement primaire du nord envahi : dans des circonstances difficiles et délicates a continué, malgré l'absence des locaux, à assurer l'instruction à une nombreuse population scolaire, a constamment donné l'exemple d'un calme digne déloges dans l'accomplissement de son devoir contribuant par son attitude énergique, à maintenir le moral des populations.

Le personnel des mairies des communes du Nord envahi : a assuré pendant l'occupation la bonne marche des services administratifs. Par son zèle et son activité, a contribué au maintien du moral de la population donnant l'exemple du sang-froid dans l'accomplissement du devoir.

Le personnel de la préfecture du Nord à Lille, des sous-préfectures et des services départementaux du Nord envahi : n'a cessé depuis le début des hostilités, dans des circonstances difficiles, d'assurer parfaitement la marche des services administratifs. A contribué, par son zèle, son activité et son esprit d'abnégation, au maintien du moral de la population.

M. Carré, capitaine des sapeurs-pompiers, receveur municipal a assumé ses deux fonctions avec un zèle égal et un parfait dévouement. Au mépris du danger fit preuve du plus grand courage à la gare de Cambrai pendant l'explosion de plusieurs trains de munitions. Modèle d'énergie, son attitude fut un vrai réconfort pour la population.

Les directeurs et le personnel des établissements pénitentiaires du Nord envahi : sous la menace constante de l'ennemi, n'ont cessé d'exercer leurs fonctions avec un dévouement et une conscience dignes d'éloge.

M. Peers (Paul) à Roubaix (Nord) : pour ses beaux services rendus en pays occupé par l'ennemi. Soupçonné et arrêté par les Allemands, a subi une condamnation à un an de prison.

M. Legrand (Henri), professeur de l'école supérieure de Valenciennes (Nord) : transmettait à l'armée française d'utiles renseignements par le moyen de pigeons voyageurs. Découvert par les Allemands, emprisonné, condamné à mort et fusillé à l'endroit dit « Le Rolleur » à Valenciennes, le 23 février 1918, faisant preuve avant d'être exécuté du plus bel exemple de courage civique et de patriotisme.

Mlle Adriencense (Louise), demeurant à Rosult (Nord) : sommée de travailler pour l'armée allemande a été arrêtée, mise en cellule, traduite devant l'officier de justice, condamnée à une première peine de douze jours ; convoquée devant un officier qui la fit interner, condamnée à une nouvelle peine de quinze Jours de cellule, à la suite de laquelle elle maintint sa résolution. Arrêtée de nouveau, le colonel Hellingrath la fit condamner à la prison. Attitude particulièrement courageuse et fière devant l'occupant.

M. Denis (Charles-Auguste), vice-président de la commission administrative du bureau de bienfaisance, à Armentières (Nord) : membre du comité spécial du ravitaillement, a rempli sa tâche avec un zèle averti, que rien n'a ralenti. A contribué à assurer, malgré le bombardement des plus violents, les distributions de dix a douze mille rations quotidiennes, rendant ainsi à la population civile d'Armentières d'inappréciables services, en même temps qu'il maintenait au plus haut degré, par l'exemple de son courage, le moral de tous les habitants.

M. Ducrocq (Désiré), maire d'Erquinghem-Lys (Nord) : a donné à tous l'exemple du courage et du sang-froid, maintenant intact le moral de ses administrés et assurant avec zèle et dévouement, dans des conditions souvent difficiles, le ravitaillement de sa commune située a proximité de la ligne de feu. A été fait prisonnier au moment de l'avance allemande du 9 avril 1918.

M. Gailly (Charles), adjoint faisant fonctions de maire de la Gorgue (Nord) : s'est consacré avec un dévouement infatigable à l'administration de la ville, donnant a tous l'exemple du courage et maintenant par son calme et son sang-froid le moral de ses concitoyens. N'a quitté son poste au moment de l'avance allemande que sur l'ordre donné par l'autorité militaire et après avoir pris toutes les mesures voulues pour assurer, sous les bombardements, l'évacuation des habitants. Rentré un des premiers à la Gorgue, n'a eu d'autre préoccupation que d'assurer le ravitaillement et la reprise économique de sa commune.

M. Coquelle (Félix), maire de Rosendaël, conseiller municipal (Nord) : n'a cessé d'assurer avec beaucoup de dévouement la marche régulière des services municipaux dans une commune soumise à de fréquents bombardements par avions et obus de gros calibre. A donné, en toutes circonstances, l'exemple du courage et du sang-froid, contribuant par son énergique attitude au maintien du moral de ses concitoyens.

M. Marquis, maire de Saint-Pol-sur-Mer (Nord) : n'a cessé d'assurer avec beaucoup de dévouement la marche des services municipaux dans une commune fréquemment bombardée par avion et obus de gros calibre. A donné en toutes circonstances à la population l'exemple du courage et du sang-froid.

M. Fontaine, maire de Coudekerque-Branche (Nord) : n'a cessé d'assurer avec beaucoup de dévouement la marche des services municipaux dans une ville fréquemment bombardée par avions et obus de gros calibre, donnant en toutes circonstances à la population l'exemple du courage et du sang-froid.

M. Ardaens, adjoint au maire de Petite-Synthe (Nord) : a assuré avec beaucoup de dévouement dans une commune fréquemment bombardée la marche des services municipaux dont il avait la charge par suite de la mobilisation du maire, contribuant par son attitude au maintien du moral de ses concitoyens.

M. Castelain, conseiller municipal de Malo-les-bains (Nord) : a assuré malgré les bombardements nombreux par avions et par obus de gros calibre la marche des services municipaux dont il était chargé, donnant à la population l'exemple du courage et du sang-froid.

M. Bisiaux (Charles). ouvrier agricole à Villers-en-Cauchies (Nord) ; M. Bisiaux (Alfred), cordonnier à Villers-en-Gauchies (Nord) ; M. Mennechez (Fabien), étudiant à Villers-en-Gauchies (Nord) : au péril de leur vie et sous les yeux même des troupes allemandes, ont recueilli le 7 mai 1917 deux pigeons voyageurs français trouvés dans le panier d'un parachute militaire atterri sur le territoire de la commune. Leur ont fait reprendre leur vol après avoir répondu aux demandes de renseignements militaires apportées par ces volatiles.

M. Heppenheimer (Auguste), rentier à la citadelle (foyer du soldat) à Lille (Nord) : bel exemple de dévouement et de patriotisme. Directeur du « Foyer du soldat » organisé à la citadelle de Lille, a rendu de signalés services tant au point de vue matériel que moral. Se consacre avec un zèle infatigable à l'œuvre d'assistance à la troupe en s'intéressant activement au placement des démobilisés qui trouvent auprès de lui des conseils sages et éclairés.

M. Schotsmans (Auguste), industriel à Lille (Nord) : a collaboré avec le plus grand dévouement au placement des soldats démobilisés. A manifesté le plus beau désintéressement en mettant à la disposition du directeur de l'œuvre d'assistance aux libérés, la majeure partie de son domicile personnel, pour y établir les bureaux nécessaires au bon fonctionnement du service.

Mme veuve Leblond, née Suisse (Sophie) et M. David Lecapitaine, de Roubaix (Nord) : ont fait preuve d'un beau dévouement en prêtant leur concours à un soldat qui a pu ainsi échapper aux investigations de l'ennemi, pendant toute l'occupation.

Mme Boulet, née Bailleul (Eugénie), demeurant à Douai (Nord) : a fait preuve d'un beau courage en hébergeant et en venant en aide à dix soldats français en pays envahi.

M. Merlevède (Paul), quinze ans, élève de l'école professionnelle Baggio à Lille (Nord) : en mars 1915, a retiré la charge de poudre d'environ 503 cartouches appartenant à des soldats allemands logeant chez ses parents et a faussé la hausse de leurs fusils. Des perquisitions ayant été faites au domicile de ses parents dont il redoutait pour ce motif l'arrestation, se décida à avouer et fut traduit devant le conseil de guerre allemand. Condamné à quatre années d'emprisonnement et interné à la prison de Herford (Wesphalie).

Mlles Julienne et Judith Druesnes de Fourmies (Nord) : dénoncées à l'ennemi, arrêtées sous l'inculpation d'espionnage et pour avoir caché des soldats français, ont fait preuve d'un réel courage, de la plus grande énergie et d'un rare sang-froid au cours des pénibles interrogatoires qu'elles ont dû subir et d'une prévention très sévère. Condamnées respectivement à quinze uns et onze ans de réclusion ont été emprisonnées pendant dix-huit mois. Attitude particulièrement élogieuse.

M. Coppeaux (Ephrem), maire de Fourmies (Nord) : resté à son poste pendant l'occupation, malgré un état de santé précaire, a été sans cesse en butte aux vexations de l'ennemi. A contribué à maintenir le moral de la population par son attitude énergique. Condamné à quinze ans de réclusion par un tribunal allemand sous prétexte de trahison, a subi une partie de sa peine à la prison d'Avesnes et n'a été libéré qu'à l'armistice.

Mme veuve Waroquier, née Petit (Pauline), Mlle Waroquier (Angèle) et M. Broux (Emile), maréchal ferrant à Auchy-les-Orchies (Nord) : le 1er septembre 1917, ont recueilli, en pays occupé et au péril de leur vie, deux pigeons voyageurs anglais trouvés dans les paniers de deux parachutes militaires atterris dans le jardin de Mme veuve Waroquier. Ont fait reprendre leur vol à ces pigeons après avoir répondu aux demandes de renseignements militaires apportées par ces volatiles.

M. Corette (Victor), à Crèvecoeur-sur-Escaut (Nord) ; Mme Corette (Rosalie) (née Dufresnoy), il Crèvecœur-sur-Escaut : ont été tués dans leur maison.

M. Dermy (Charles), à Crèvecoeur-sur-Escaut (Nord) : tué dans son estaminet. Est mort des suites de ses blessures.

M. Desnoyelles (Guislain), à Crèvecœur-surEscaut (Nord) : tué dans sa maison.

M. et Mme Dufresnoy, à Crèvecœur-sur-Escaut (Nord) : tués dans leur maison, puis brûlés.

M. Jacquet (Marcel), à Crèvecoeur-sur-Escaut (Nord) : muet. Tué dans la cour de M. Balliard après avoir été violenté.

Mme Lemoine (Henriette), à Crèvecœur-sur-Escaut (Nord) ; a eu le bras cassé et est morte des suites de ses blessures (plaie gangréneuse).

M. Michaux (Charles-Adolphe), demeurant à Outreoux (Nord) : tué chez lui, trainé dans la cour, où il a été retrouvé la boite crânienne ouverte et la cervelle par terre.

Mme Michaux (Clémence- Denoyellce), demeurant à Outreoux (Nord) : blessée en fuyant dans le jardin de son fils, est morte quelques jours après des suites de ses blessures.

M. Telliez (Hubert), demeurant à Crèvecœur-sur-Escaut (Nord) : blessé en fuyant dans son jardin. Transporté à l'hôpital de Cambrai, où il est mort quelques jours après.

M. Vitasse (Henri) père et Mme Vitasse : fusillés contre un mur dans la cour de la ferme Paradis, à M. Raux (Léon).

M. Beauchêne (Charles) à Crêvecoeur-sur-Escaut (Nord) : tué sur la route de Bonavis. A été enterré sur le côté de la route.

L'harmonie municipale de la ville de Compiègne (Oise) : a été une des rares musiques qui ait pu continuer, sous la direction de M. Fain, à fonctionner pendant la durée de la guerre jusqu'au jour de l'évacuation de la ville. Pendant 4 ans ces jeunes musiciens, en l'absence de leurs aînés mobilisés, ont suivi régulièrement les répétitions, malgré les bombardements assez fréquents, afin de pouvoir donner des concerts dans toutes les formations sanitaires de la ville de Compiègne, où les blessés étaient heureux de les applaudir.

MM. Dantin, chef de gare Crépy-en-Valois (Oise) ; Delaporte (Charles), gardien d'entrepôt à Crépy-en-Valois (Oise) ; Benoist (Raymond), courrier auxiliaire à Crépy-en-Valois (Oise), ont occupé un poste souvent périlleux dans une gare située à proximité du front ; y ont fait preuve de courage et de sang-froid. ne cessant pas d'assurer leur service pendant les violents bombardements aériens dont Crépy-en-Valois a été l'objet à diverses reprises.

M. Lorthois (Gustave), facteur des postes à Meurchin (Pas-de-Calais) : a eu pendant l'occupation une attitude énergique en face des autorités ennemies, a recueilli et aidé un soldat français resté dans les lignes allemandes et a pu ainsi, malgré les soupçons qui pesaient sur lui, le faire échapper à la captivité.

Personnel des agents, des sous-agents et des ouvriers des P. T. T., en résidence à Calais (Pas-de-Calais) : depuis le début des hostilités, malgré la fréquence de bombardements souvent violents, a toujours assuré avec régularité à toute heure du jour et de la nuit le service de la distribution de transmissions, de la construction des lignes téléphoniques civiles, officielles et militaires, ainsi que la réparation des dérangements, avec courage et un inaltérable dévouement aux devoirs professionnels. A rendu de grands services à la population civile et militaire par le bel exemple de calme et d'abnégation qu'il a donné.

Personnel des agents et des sous-agents d'Etaples (Pas-de-Calais) ; Mme Legros, receveuse des postes à Etaples (Pas-de Calais) : depuis le début des hostilités, dans une cite soumise à de fréquents bombardements aériens de l'ennemi, ont toujours assure le service avec régularité, sans la moindre défaillance faisant preuve de sang-froid, de courage et d'abnégation.

Personnel des agents, des sous-agents et des ouvriers attachés à la résidence de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : a assuré régulièrement depuis le début des hostilités sans un instant, de défaillance le service de la distribution et la réparation des lignes militaires et civiles malgré des bombardements aériens violents et l'accroissement du trafic dû à la présence des services départementaux et de plusieurs états-majors français et alliés et montré en toutes circonstances un dévouement professionnel qu'aucune épreuve n'a pu altérer.

M. Canda (Ulysse), soixante-dix ans, adjoint au maire de Lillers (Pas-de-Calais) : pendant la période de bombardement de la ville, du 21 mars à juillet 10918, a toujours assuré son service de vétérinaire sanitaire et d'adjoint faisant fonctions de maire, avec le plus grand courage et le plus grand dévouement, malgré son grand âge. A soutenu le moral de la population, par son attitude courageuse et ses conseils.

M. Broutin (Désiré), cinquante-cinq ans, cultivateur et conseiller municipal à, Lillers (Pas-de-Calais) : pendant la période de bombardement de la ville (mars-juillet 1918), est toujours resté à son poste, collaborant-avec l'adjoint faisant fonctions de maire et s'occupant des questions de ravitaillement avec le plus grand courage et le plus grand dévouement. A, par son attitude courageuse et ses conseils, contribué à maintenir le moral de la population.

M. Carnet (Hippolyte), soixante-sept ans, garde municipal à Lillers (Pas-de-Calais) : a assuré son service, avec dévouement, pendant la période de bombardement de la ville (mars-juillet 1918), dans des circonstances souvent périlleuses.

M. Richebuch (Marius), cinquante-huit ans, garde municipal à Lillers (Pas-de-Calais) : a assuré son service, avec dévouement, pendant la période de bombardement de la ville (mars-juillet 1918), dans des circonstances souvent périlleuses.

M. Queva (Paul), trente-trois ans, agent municipal auxiliaire à Lillers (Pas-de-Calais) : à toujours rempli ses fonctions, avec le plus grand zèle et le plus grand dévouement dans des circonstances souvent périlleuses, Pendant la période de bombardement de la ville (mars-juillet 1918), était tous les jours à Lillers pour assurer la surveillance des propriétés privées.
A été blessé par un obus le 12 mai 1918, alors qu'il s'occupait de faire inhumer le corps d'une jeune fille abandonné en ville.

Mme Marie Pauquet, en religion sœur Marie-Bapt. des Franciscaines de Calais (Pas-de-Calais) : donne depuis plus de 20 ans ses soins aux malades. Evacuée en Belgique, a assuré la garde dès malades et des vieillards qu'elle a soignés avec abnégation jusqu'à son rapatriement en France, ne cessant d'assister le docteur Ovide Hémery, même dans les circonstances les plus périlleuses. Donnait le chloroforme pendant les opérations exécutées sous les obus, exécutait les pansements de ses malades qu'elle ne cessait d'encourager en leur faisant espérer la prochaine délivrance. S'est toujours montrée une excellente patriote, même dans les circonstances les plus difficiles.

M. Edouard, directeur d'école à Lens (Pas-de-Calais) : chargé de la réception et de la répartition des denrées du ravitaillement. N'a jamais quitté le magasin dont il avait la direction, même au moment des plus violents bombardements, donnant l'exemple du sang-froid à son personnel lorsque le magasin était atteint par les projectiles et évitant par sa présence d'esprit de nombreux accidents.

M. Dillies (Jean-Baptiste), garde civil à Lens (Pas-de-Calais) : chargé du service de nuit s'est continuellement porté avec un complet mépris du danger sur les points de chute des obus pour porter secours à ses concitoyens blessés. Grâce à sa courageuse intervention, de nombreuses victimes des bombardements ont pu être dégagées à temps pour recevoir les soins qui leur ont permis d'échapper à la mort.

M. Bourgeois, commissaire de police a Lens (Pas-de-Calais) : par son attitude énergique et son sang-froid a contribué à maintenir le moral de la population. A secondé avec beaucoup de zèle l'administration municipale dans sa résistance aux exigences dé l'ennemi. Au cours d'un violent bombardement, a été grièvement blessé dans l'exercice de ses fonctions, par un éclat d'obus qui lui enleva la jambe.

M. Lefebvre (Louis), économe directeur de l'hospice de Lens (Pas-de-Calais) : pendant l'occupation, a fait preuve du plus grand sang-froid froid et d'un mépris complet du danger en organisant sous les bombardements violents le transport des blessés et leur mise à l'abri. A contribué à l'évacuation des soldats français blessés à l'arrivée de l'ennemi.

M. Delobel (Alphonse), maire d'Oignies (Pas-de-Calais) : la conduite de M. Delobel pendant l'occupation allemande (1914-1918), a été des plus dignes. Malgré les menaces et les représailles dont il était l'objet de la part des autorités ennemies, qui l'ont fait emprisonner plusieurs fois, M. Delobel a toujours en une attitude courageuse, refusant de désigner aux Allemands les personnes pouvant servir d'otages ou les hommes susceptibles de travailler pour eux.

M. Dhumerelle (Louis), maire de Dourgès (Pas-de-Calais) : M. Dhumerelle a eu, pendant l'occupation allemande, une conduite digne d'éloges. Emprisonné plusieurs fois et même menacé de mort par les autorités ennemies, il a résisté à leurs injonctions. Dans les derniers mois de la guerre, alors que la commune était souvent bombardée, M. Dhumerelle, âge de 69 ans, s'est toujours rendu aux endroits sinistrés pour organiser les secours.

M. Leblanc (Jules), premier adjoint au maire de Beuvry (Pas-de-Calais) : malgré son age (68 ans) et ses infirmités, M. Leblanc, n'a pas hésité, alors que le maire était mobilisé, à s'occuper activement de l'administration de la commune, située à proximité des lignes ennemies (3 kilomètres) et soumise à de fréquents bombardements. Lors de l'évacuation de Beuvry, ordonnée le 13 avril 1918, M. Leblanc n'a quitté son poste que le 15 avril, après le départ de tous les habitants. M. Leblanc a montré, en toutes circonstances, l'exemple d'un dévouement absolu et d'un réel courage.

Mme Letaille directrice d'école à Labourse (Pas-de-Calais) : est demeurée courageusement à son poste, malgré de fréquents bombardements, d'octobre 1914 au 13 avril 1918, date de l'évacuation de Labourse. A donné ainsi le plus bel exemple de dévouement et de sang-froid.

M. Mercier, directeur général de la société des mines de Béthune (Pas-de-Calais) : par sa fermeté de caractère, sa présence constante de jour et de nuit, aux points les plus exposés, son exemple incessant a su maintenir en place le personnel, lui conserver son moral excellent et sauver les travaux de fonds et cela malgré une grave intoxication par les gaz.

M. de Broyart-de-Baillescourt, maire de Morchies (Pas-de-Calais) : alors que les Allemands envahissaient Morchies, conserva chez lui un soldat d'infanterie française, qui avait été, quelque temps auparavant, amené mourant dans la localité et qu'il n'avait pas été possible d'évacuer. Ayant fait passer des correspondances il fut, le 2 octobre 1914, traduit en conseil de guerre.

M. l'abbé Bletit, curé d'Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais) : resté à Annay, pendant l'occupation allemande, a assuré, avec un grand dévouement et en l'absence de la municipalité, l'administration et le ravitaillement de sa commune, a fait preuve, dans des circonstances difficiles, d'un grand courage et d'une énergique attitude devant les exigences de l'ennemi. A été emprisonné plusieurs reprises. Sa conduite, au cours des hostilités, est digne en tous points des plus grands éloges.

M. Anthime Bucamp, instituteur à Ablainzeville (Pas-de-Calais) : emmené en Allemagne, le 23 octobre 1915, en avril 1915 se dévoua aussitôt sa rentrée en France à ses compatriotes dont il s'est acquis l'estime et la reconnaissance. A fait preuve au cours des deux évacuations du village d'une force de caractère remarquable,

M. Leroy, membre de la chambre de commerce d'Arras (Nord) : est demeuré courageusement dans la ville qui fût l'objet de fréquents bombardements par canons et par avions ; s'est particulièrement distingué, au mépris des plus grands dangers, au sauvetage des œuvres d'art du musée d'Arras que l'incendie du palais Saint-Waast menaçait de destruction. A fait preuve, en des circonstances tragiques, du plus louable dévouement.

Mme Moitel (Léon), à Hermies (Nord) : aux premiers jours de l'occupation, a recueilli de nombreux soldats blessés ou égarés, les a réconfortés et, en leur procurant des habits civils, leur a permis de rejoindre les lignes françaises. S'est courageusement dévouée pour la population.

Mme Ovide Richard à Hermies (Nord) : âgée de soixante-dix ans, a au prix des plus grands-dangers, recueilli, caché et soigné, trois soldats français grièvement blessés qu'elle a pu faire transporter à Douai. A toujours fait preuve pendant l'occupation du plus ferme courage devant l'ennemi.

M. Lecomte (André), prisonnier civil à Colombes (Seine) : prisonnier civil au camp de Hamelin en 1914, s'est signalé par son dévouement à ses compagnons de captivité soutenant le moral, organisant les secours et les évasions. A eu constamment une attitude ferme et patriotique, vis à vis de l'ennemi et a été envoyé pour ce motif au camp de représailles de Holsminden en 1916, où il a continué à rendre les mêmes services à ses compatriotes.

M. l'abbé Manzoni, maître de chapelle de la cathédrale d'Amiens (Somme) : a fait preuve sous les violents bombardements de la ville d'Amiens, d'un courage éprouvé et d'un inlassable dévouement. Dans les circonstances les plus difficiles, a montré une énergie peu commune en prenant part avec les équipes aux travaux périlleux nécessités par les circonstances. Collaborateur précieux a contribué pour une large part, aux sauvetages avec une haute conscience du devoir à accomplir.

Mmes Marchal, demeurant à Senones (Voges) et b, demeurant à Senodes (Vosges) : ont aidé à cacher et à ravitailler pendant 22 mois, trois soldats français qui durent au bout de ce temps, se résoudre à se constituer prisonniers faute de vivres. Ont été condamnées respectivement pour ce fait 1 an et 8 ans de prison par le conseil de guerre allemand.

Mlles Lemaix (Alice et Jeanne), demeurant à Senones (Vosges) : ont aidé à cacher et soustraire aux Allemands trois soldats français qui s'étaient réfugiés dans un grenier. Pendant 22 mois n'ont pas hésité, à prélever sur leur propre nourriture, les aliments nécessaires au ravitaillement des trois militaires. Au bout de ce laps de temps, les soldats durent se rendre faute de vivres. Ont été condamnées, pour ce fait à deux ans de prison par un conseil de guerre allemand.

Mme Virion (Eléonore-Marguerite), à Saint Dié (Vosges) : a soigné en forêt, puis recueilli et entretenu dans une maison plusieurs soldats français pendant l'occupation de la ville de Saint-Dié par les Allemands, en septembre 1914.

Mme Helle, née Lallemand (Octavie), demeurant à Moyennoutier (Vosges) : a recueilli au début de la guerre, trois militaires français du 140e régiment d'infanterie qui avaient perdu leur unité et ne pouvaient songer à rejoindre le pays étant envahi par les troupes ennemies. Munis d'effets civils par ses soins les trois militaires essayèrent de traverser les lignes allemandes, mais échouèrent dans leurs tentatives. Les a ravitaillés pendant 9 jours avec d'infinies précautions en raison des difficultés résultant des rondes de patrouilles et ce n'est que lors de la retraite allemande qu'ils furent délivrés et purent retrouver leur régiment.

M. Grégoire, commissaire spécial adjoint à Besançon (Doubs) : courant février 1916, M. Grégoire, alors inspecteur de police à la 15e brigade de police mobile détachée au service des renseignements (sûreté aux armées) fut chargé d'une mission à l'effet de découvrir l'auteur d'un assassinat. Equipé et habillé en chasseur alpin, passa une dizaine de jours en première ligne, avec différentes unités et parvint à identifier l'assassin, menant ainsi a bonne fin dans des circonstances difficiles et périlleuses la mission qui lui avait été confiée.


Le personnel de l'usine de Gerrer, de Thann (Alsace) ;
Le personnel de l'usine Scheurer-Lauth et Cie de Thann (Alsace) ;
Le personnel de l'usine Weber de Thann (Alsace) ;
Le personnel des ateliers de constructions de Bitscheviller (Alsace) ;
Pendant toute la durée des hostilités, ont constamment travaillé avec le plus grand courage sous le feu de l'ennemi.


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